11/02/2016

Adieu, les kilos !

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À l’occasion des 30 ans de sa première parution, les Éditions Flammarion à Paris publient une version revue et augmentée de La méthode Montignac illustrée, un best-seller de la nutrition amaigrissante traduit en 25 langues, publié dans 42 pays et vendu à 30 millions d’exemplaires à 2 générations d’utilisateurs, excusez du peu !

Il est vrai que, basée sur les index glycémiques, cette méthode qui opère en deux phases permet, si elle est appliquée correctement, de transformer sa silhouette définitivement, sans restriction de quantité, sans frustration, en limitant les risques diabétiques et cardio-vasculaires tout en améliorant la digestion et le sommeil.

Après un exposé des fondements scientifiques qui le sous-tendent, le modus operandi est décrit avec précision et suivi d’un descriptif de différents repas possibles selon les goûts de chacun, de menus types détaillés et de 50 recettes gourmandes.

Pour fondre de plaisir !

Bernard DELCORD

La méthode Montignac illustrée, nouvelle édition revue et augmentée, par Michel Montignac, Paris, Éditions Flammarion, février 2016, 256 pp. en quadrichromie au format 17,2 x 21,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 21,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage célébrissime la recette suivante :

Jarret d’agneau braisé

Cette partie de l'agneau profite grandement d'une cuisson lente. La viande en est bien plus tendre. La marinade préalable lui donne par ailleurs un goût inégalable.

Pour 4 personnes

Temps de préparation : 5 minutes, plus 24 heures de macération

Temps de cuisson : 2h15

Ingrédients :

4 jarrets d'agneau

1 bouteille de vin rouge

Huile d'olive

1 oignon haché

1,5 litre de bouillon de bœuf ou de veau dégraissé

1 bouquet de thym frais

1 feuille de laurier fraîche

Recette :

Faire mariner l'agneau dans le vin au réfrigérateur au moins 24 heures.

Faire revenir la viande dans une poêle avec un peu d'huile d'olive.

Laisser dorer.

Ajouter l'oignon et laisser cuire quelques minutes.

Ajouter le vin de la marinade, le bouillon, le thym et le laurier.

Cuire 2 heures à couvert.

Retirer la viande et faire réduire la sauce d'environ un tiers.

Remettre la viande, dégraisser et servir.

20:18 Écrit par Bernard dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/02/2016

« Et qui pardonne au crime en devient complice. » (Voltaire)

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Dashiell Hammett (1894-1961) est un écrivain américain, unanimement considéré comme le fondateur du roman noir avec des histoires dans lesquelles les notions de bien et de mal n'ont plus cours et comme le créateur de la figure du détective privé que popularisera Humphrey Bogart à l'écran dans le rôle de Sam Spade.

La contribution de Dashiell Hammett à la littérature américaine et mondiale est d'une importance capitale et des auteurs tels qu'Ernest Hemingway, Raymond Chandler ou Georges Simenon ont reconnu son influence sur leur propre travail.

Détective chez Pinkerton pendant six ans, Dashiell Hammett s’est lancé dans l'écriture dès 1922 avant de publier des nouvelles dans le fameux magazine Black Mask en 1924. En tout, il publiera soixante-cinq nouvelles et cinq romans : L’Introuvable, La Moisson rouge, Sang maudit, La Clé de verre et Le Faucon de Malte qui sera adapté quatre fois au cinéma [1].

Il laisse aussi un roman semi-autobiographique et inachevé, Tulip (1966, publication posthume).

Rassemblant sept nouvelles noires [2] de cet auteur magistral au style sec, visuel et sans fioritures – elles ont paru dans des pulps [3]entre 1922 et 1926 –, le recueil intitulé Flic maison publié chez Omnibus à Paris dans la collection de poche « Bibliomnibus » fait découvrir la réalité brutale qui régnait aux États-Unis à l’époque de la Prohibition et de l’expansion du crime organisé, dans des récits au cadre violent, où les activités de la mafia et la corruption des politiciens et des officiers de police sont omniprésentes. [4]

Frissons garantis !

Bernard DELCORD

Flic maison par Dashiell Hammett, traductions nouvelles ou révisées de Marie-Christine Halpern et Jean F. Amsel, Paris, Éditions Omnibus, collection « Bibiomnibus Polar », avril 2015, 205 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 € (prix France)

 

[1] Le Faucon maltais de Roy Del Ruth (1931), Satan Met a Lady de William Dieterle (1936), Le Faucon maltais de John Huston (1941) et Target: Harry de Roger Corman (1969).

[2] L'éléphant vert (1923) ; Flic maison (1923) ; Qui a tué Bob Teal ? (1924) ; Au fer à cheval d'or (1924) ; Le Velu (1925) ; Pièges à filles (1925) et Le complice (1926).

[3] Pour « pulpe » : nom donné au mauvais papier imprégné de morceaux de bois sur lesquels ces ouvrages étaient imprimés.

[4] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dashiell_Hammett

21:05 Écrit par Bernard dans Littérature policière | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« Des moutons dirigés par un lion sont plus redoutables que des lions dirigés par un âne. » (Douglas MacArthur)

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Le troisième numéro de la revue « Folle Histoire » dirigée par Bruno Fuligni aux Éditions Prisma à Gennevilliers est consacré aux Bourdes militaires et il s’avère parfaitement réjouissant tout en donnant une fois de plus raison à Georges Clemenceau qui assurait que « la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires » !

Écoutons Bruno Fuligni :

« Des guerres ont été déclenchées pour un seau, un cochon, une taxe sur le whisky ou un match de football. Une bombe atomique a rasé Hiroshima à cause d'une mauvaise traduction. La principauté du Liechtenstein fut envahie par erreur. Et si la guerre anglo-zanzibarite n'a duré que trente-huit minutes, celle qui opposa les îles Sorlingues aux Pays-Bas s'étala sur 335 ans, si bien que plus personne ne se souvenait du conflit en cours quand des érudits proposèrent de signer le traité de paix qui y mettrait fin, en 1986.

Stratèges fous, tacticiens idiots, putschistes maladroits, assassins en uniforme, inventeurs d'engins délirants : l'art militaire présente une fantastique galerie de modèles à ne pas suivre.

Autant d'histoires qui paraîtraient risibles, si elles n'avaient causé des millions de morts ! »

Une pierre blanche dans le jardin des pacifistes !

Bernard DELCORD

Les Bourdes militaires, ouvrage collectif sous la direction de Bruno Fuligni, Gennevilliers, Éditions Prisma, mai 2015, 210 pp. en noir et blanc au format 15,4 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 17,50 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes écrites par Bruno Fuligni :

La guerre des Gâteaux (1838-1839) – La France se sucre

Indépendant en 1821, le Mexique est perpétuellement secoué de révoltes et de pronunciamientos. Les finances du nouvel État, désastreuses, ne permettent guère de régler les engagements internationaux et, quand la France du roi Louis­ Philippe demande en plus qu'on indemnise les ressortissants français dont les biens ont été détruits dans les émeutes, c'est non.

Paris exige 600 000 pesos pourtant, et ne veut pas céder. Un pâtissier français de Veracruz, en particulier, se trouve lésé, si bien que la flotte française, en mars 1838, fait le blocus du port. Les tractations s'éternisant, c'est la poudre qu'on fera parler : le 27 novembre 1838, les canonniers français bombardent le fort de Saint-Jean-d'Ulloa, qui doit se rendre.

Cette canonnade demeurera le seul fait d'armes de la guerre des Gâteaux, ainsi qu'on surnomme bientôt cette action de recouvrement en faveur d'un pâtissier. Elle fera quatre-vingt-quinze morts du côté mexicain, douze chez les Français, ainsi que des centaines de blessés. Parmi ceux-ci, le général Antonio López de Santa Anna, l'ancien dictateur, le vainqueur d'Alamo. Après avoir échoué à conquérir le Texas, il a perdu la faveur des Mexicains, mais ce fin politique a décidé de se refaire en prenant le commandement des troupes mexicaines de Veracruz. Il laisse une jambe dans la bataille, membre martyr qu'il va enterrer en grande pompe, avec les honneurs militaires. Héros national pour sa résistance aux Français dans la guerra de los Pasteles, il sera de nouveau porté au pouvoir en 1840.

La France, entre-temps, aura obtenu, le 3 septembre 1839, la signature d'un traité de paix garantissant le versement par le Mexique d'une indemnité de réparation. Pour les vétérans de la guerre des Gâteaux, la Monnaie de Paris émettra une médaille commémorative – même pas en chocolat.

13:29 Écrit par Bernard dans Histoire, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/01/2016

« C’est singulier, on peut dire : je serai guillotiné, tu seras guillotiné, mais on ne peut pas dire : j'ai été guillotiné. » (Danton)

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« La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l’homme n’est plus », déclara le Dr Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814), député du Tiers-État de la ville et des faubourgs de Paris aux États Généraux de 1789 et humaniste convaincu, devant l’Assemblée nationale française le 1er décembre de la même année.

Il n'imaginait pas que cinquante mille personnes allaient périr sur sa planche fatale…

Se penchant sur leur cas dans Raccourcis Dernières paroles stupéfiantes et véridiques devant la guillotine, un recueil de paroles de condamnés à mort célèbres ou anonymes (prononcées entre la Révolution française et l’abolition de la peine de mort en 1981) paru aux Éditions Prisma à Gennevilliers, Bruno Fuligni, diplômé de Sciences-Po, régent du Collège de Pataphysique et auteur prolixe autant que passionnant, a rassemblé nombre de pieds de nez face à la mort, de cris du cœur et d’adieux grinçants qui composent un saisissant traité d'humour noir.

Écoutons ce qu’il en dit :

« Princes, tribuns ou simples truands, quelques-uns ont trouvé l'énergie d'un ultime coup de griffe ou d'un dernier coup de gueule. Soucieux de soigner leur sortie, les guillotinés ont parfois fait assaut d'esprit et de panache, de passion et d'orgueil, de défi et de gouaille, avant de basculer dans le néant.

Les plus cabots ont multiplié les prises de parole, aux différentes étapes de leur calvaire : au réveil, à la toilette, devant l’aumônier, en paraissant devant la populace avide de sang frais, ou bien, pour les mieux trempés, sur la machine elle-même. »

Un ouvrage à couper la chique !

Bernard DELCORD

Raccourcis Dernières paroles stupéfiantes et véridiques devant la guillotine par Bruno Fuligni, Gennevilliers, Éditions Prisma, avril 2015, 192 pp. en quadrichromie au format 15 x 23 cm sous couverture brochée au format inédit en biais couleur acier façon guillotine, 13,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces mots d’avant le grand plongeon :

« Quel fatal désir que la renommée, j’ai voulu être quelque chose. » (Olympe de Gouges, femme de lettres et féministe, exécutée à Paris le 3 novembre 1793)

« Canaille imbécile, qui meurs de faim, va donc à la section chercher tes quatre onces de pain : moi, je m’en vais le ventre plein ! » (Antoine Quentin Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, exécuté à Paris le 7 mai 1795)

Ayant goûté son verre d’eau-de-vie : « Ce n’est pas ça, ce n’est pas digne de Poncet ; il m’en faut de meilleure. » (Barthélemy Poncet, bagnard évadé, voleur et assassin, exécuté à Versailles le 8 février 1866)

Ayant bu le verre de rhum : « Je voudrais bien encore une cigarette. » (Aimé-Thomas Barré, maître-chanteur, voleur et assassin d’une femme, exécuté à Paris le 7 septembre 1878)

À la foule : « C’est beau, n’est-ce pas, l’agonie d’un homme ! » (Raymond Callemin alias Raymond-la-Science, membre de la « bande à Bonnot », exécuté à Paris le 21 avril 1913)

Refusant la cigarette et le verre de rhum : « Vous savez bien que je n’ai jamais été buveur ni fumeur… et puis, c’est mauvais pour la santé. » (Henri-Désiré Landru, assassin de dix femmes et d’un adolescent, exécuté à Versailles le 25 février 1922)

Au procureur qui le réveille : « – Ta gueule ! – N’avez-vous pas de déclaration à faire ? – Je viens de la faire ! » (Marcel Petiot, médecin et assassin d’au moins vingt-sept personnes, lui-même revendiquant soixante-trois victimes, exécuté à Paris le 25 mai 1946)

« Ah ! c’est ce truc-là ! » (Louis Mathiau, assassin, exécuté à Paris le 24 janvier 1956)

« Où que c’est-ce qu’il est, le bourreau ? Où que c’est-ce qu’il est, le bourreau ? » (Roger Bontemps, meurtrier d’un gardien de prison et d’une infirmière pris en otage avec son complice Buffet, exécuté avec celui-ci à Paris le 28 novembre 1972)

21:25 Écrit par Bernard dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Venez nombreux !

Joyeuses tribus et grandes tablées.jpg

Après une formation aux Beaux-Arts en Design et Espace, Anne Loiseau a travaillé quelques années dans la communication événementielle.

Créatrice avant tout, elle a rapidement développé un petite gamme d’objets décoratifs et d’accessoires, au rythme des saisons et de ses envies.

Elle met aujourd’hui au service de la presse, de l’édition et des marques ses idées et ses créations, la plupart du temps proches du monde du loisir créatif, de l’enfance ou de la gourmandise et elle collabore très régulièrement avec la photographe Emanuela Cino.

Pour les Éditions Larousse à Paris, elles ont conçu un fort beau recueil de recettes culinaires joliment illustré et intitulé Joyeuses tribus & grandes tablées qui fourmille d’idées salées et sucrées pour recevoir 8, 12 ou 16 convives, et même plus, réalisables dans toutes les cuisines.

La variété de propositions est grande : fougasse à l’origan et aux olives vertes, velouté de moules au curry, gaspacho de betterave à l’huile de noix, acras de cabillaud, terrine de lapin à la citronnelle, brie aux figues et fruits secs, pastilla de confit de canard, quiche à la fourme d'Ambert et à la pancetta, choucroute de poisson, risotto crémeux d’épeautre aux langoustines, rôti de lotte au haddock et au citron, cocotte de bœuf fondant à l'orange, travers de porc laqués, légumes farcis à l’agneau et au muesli, poitrine de veau roulée aux herbes, bœuf en croûte de sel, tian de légumes au thym, châtaignes rôties au sésame, taboulé boulgour-quinoa aux herbes et aux noisettes grillées, salade tiède de légumes-racines et pesto d’épinard, amandes caramélisées au sel, brochette d'ananas rôti, gaspacho fraise-pastèque, crumble pomme gingembre, tiramisu à la rhubarbe, mousse au chocolat au piment d’Espelette, tarte meringuée aux groseilles, vin de pêche à la menthe…

Le tout agrémenté de listes de courses spécialement adaptées et de conseils astucieux pour réussir à tous les coups.

Un ouvrage grandement festif !

Bernard DELCORD

Joyeuses tribus & grandes tablées – 8, 12, 16 gourmands ou plus ! par Anne Loiseau, photographies d’Emanuela Cino, Paris, Éditions Larousse, septembre 2015, 242 pp. en quadrichromie au format 26,4 x 31,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié la recette suivante, fort conviviale :

Cuisses de poulet laquées miel-citron-coriandre

Pour 8 personnes

Préparation : 15 minutes

Cuisson : 40 à 50 minutes

Repos : 12 heures

Ingrédients :

8 cuisses de poulet

Le jus de 3 citrons

5 cuillers à soupe de miel liquide

5 cuillers à soupe de sauce soja

5 gousses d’ail

1 bouquet de coriandre

Recette :

Dans un petit bol, mélangez le jus de citron avec le miel, la sauce soja et les gousses d’ail hachées.

Recueillez la pulpe des citrons et ajoutez-la à la marinade avec la moitié du bouquet de coriandre hachée.

Étalez les cuisses de poulet dans un grand plat allant au four et recouvrez-les de marinade en remuant le poulet pour bien l’enrober.

Réservez au frais pendant une nuit (12 heures).

Préchauffez lz four à 240°C (thermostat 8) et enfournez pour 40 à 50 minutes de cuisson.

Veillez à retourner régulièrement le poulet pour qu’il soit bien doré.

Servir aussitôt avec le reste de coriandre effeuillée.

Et si vous êtes plus nombreux ?

Pour 12 personnes :

12 cuisses de poulet

Le jus de 4 citrons

8 cuillers à soupe de miel liquide

8 cuillers à soupe de sauce soja

8 gousses d’ail

1 bouquet de coriandre

Pour 16 personnes :

16 cuisses de poulet

Le jus de 6 citrons

10 cuillers à soupe de miel liquide

10 cuillers à soupe de sauce soja

10 gousses d’ail

1 bouquet de coriandre

19:07 Écrit par Bernard dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2016

Le Zola des années 1930-1940…

L'empreinte du dieu.jpg

Né à Roubaix le 4 mai 1907 et mort le 14 janvier 1951 au Touquet où il s'était établi pour soigner sa tuberculose, Maxence Van der Meersch est l'écrivain des paysages et des gens de la Flandre française.

Il connut un grand succès populaire de son vivant, mais est aujourd'hui – très injustement –oublié en dehors de sa région natale.

Il est notamment l'auteur de La Maison dans la dune (1932, une description de la lutte implacable opposant contrebandiers et douaniers dans le Wetshoek, l'histoire d'un amour pur et sincère et la recherche d'une rédemption impossible ; il a été adapté au cinéma à trois reprises : en 1934, 1952 et 1988), de Quand les sirènes se taisent (1933, sur les grèves des ouvrières d'usines), d’Invasion 14 (1935, sur l'occupation allemande du Nord de la France durant la Grande Guerre), de Maria, fille de Flandre (1935), de L'Élu (1936), de la Vie du Curé d'Ars (1936, hagiographie), de Pêcheurs d'hommes (1940, sur la Jeunesse ouvrière chrétienne), de Corps et Âmes (1943, sur le monde de la médecine, Prix de l'Académie française, son plus grand succès, traduit en treize langues), de La petite sainte Thérèse (1943, une biographie de Sainte-Thérèse de Lisieux violemment contestée par le clergé catholique), de Femmes à l'encan (1945, essai contre la prostitution), de Masque de chair (1958, publication posthume, roman sur l'homosexualité masculine) et d'un triptyque autobiographique, La Fille pauvre (tome I : Le Péché du monde, 1934, tome II : Le Cœur pur, 1948, tome III : La Compagne, publication posthume, 1955).

Il fut lauréat du prix Goncourt en 1936 pour L’empreinte du dieu que les Éditions des Presses de la Cité à Paris ont eu l’excellente idée de remettre à la disposition du public.

Il s’agit de l'histoire tragique de Karelina, timide paysanne belge au joli visage, mariée de force à un colosse brutal, qui doit subir une vie faite d'expédients et les humiliations de son mari. Quand son bourreau est mis sous les verrous, elle s'enfuit. Elle trouve refuge chez son oncle Domitien, écrivain célèbre, dont l'épouse, Wilfrida, reçoit avec joie la jeune femme, qu'elle considère bientôt comme sa propre fille. Les deux femmes ignorent alors qu'elles viennent de sceller leurs destins...

Une œuvre magnifique à (re)découvrir !

Bernard DELCORD

L'empreinte du dieu par Maxence Van der Meersch, Paris, Éditions des Presses de la Cité, collection « Trésors de France », avril 2015, 239 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

19:28 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/01/2016

Krieg, gross malheur !

Quelle connerie la guerre.jpg

Défenseurs infatigables des valeurs fondamentales de l'humanité, Jean-Pol Baras [1] et Denis Lefebvre [2] ont réuni dans Quelle connerie la guerre ! – Anthologie d'écrits sur la tolérance, le pacifisme et la fraternité universelle une série de textes – fondateurs ou de circonstance – de personnalités du monde entier, de tous les temps et de tous les horizons, mettant en valeur les sentiments humains et les actes humanistes au service de la paix et de la coexistence entre les peuples.

Des dessins de Plantu [3], président et fondateur de Cartooning for Peace, viennent les illustrer ou proposer d'autres approches.

Écoutons-les auteurs :

« À la suite de l'attentat de Charlie Hebdo, les initiatives d'écrivains et de dessinateurs furent nombreuses pour défendre la liberté d'expression. Depuis lors, cette tragédie nous a incités à la réflexion. Et voilà que brutalement, le 13 novembre 2015, nous avons de nouveau été confrontés à un acte de barbarie pure qui donne un triste regain d'actualité à notre message. Cette anthologie souhaite élargir le débat à la tolérance, au combat pour la paix, à la fraternité universelle. »

La rencontre entre les dessins de Plantu pour la plupart inspirés par l'actualité et la sélection de textes d'hommes et de femmes – disparus pour beaucoup d'entre eux – met en évidence l'intemporalité et l'universalité du message.

Cet ouvrage est une initiative de la Fondation Henri La Fontaine, prix Nobel de la paix en 1913 et l'un des inspirateurs de la Société des Nations, à laquelle se sont associées les éditions Marot et Omnibus.

Bernard DELCORD

Quelle connerie la guerre ! – Anthologie d'écrits sur la tolérance, le pacifisme et la fraternité universelle par Jean-Pol Baras, Denis Lefebvre et Plantu, préface d'Henri Bartholomeeusen, Paris, Éditions Omnibus, janvier 2016, 288 pp. en noir et blanc au format 18 x 25 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,95 € (prix France)

Table des matières :

Préface d'Henri Bartholomeeusen

Henri La Fontaine

La guerre est une torture

Discours à la SDN, 1920

CHAPITRE 1 –LES PÈRES PENSEURS, LES TEXTES FONDATEURS

1149, Hildegarde de Bingen, ‘Nun höre und lerne, damit du errötest...

1509, Érasme, Éloge de la Folie

1686, John Locke, Lettre sur la tolérance

1763, Voltaire, Traité sur la tolérance

1849, Henry David Thoreau, La Désobéissance civile

1868, Léon Tolstoï, La Guerre et la Paix

1889, Bertha von Suttner, « Bas les armes ! »

1912, Alain, « L’amour de la paix »

1914, Bertha von Suttner, Première assemblée de l'Union des Femmes de la Société allemande pour la Paix

1914, Romain Rolland, « Au-dessus de la mêlée »

1914, Romain Rolland & Stefan Zweig, Correspondance

1915, Congrès international des Femmes, La Haye, 28 avril-1er mai 1915

1918, Woodrow Wilson, Message du 8 janvier 1918 devant le Congrès des États-Unis

1930, Gandhi, Lettres à l'Ashram

1932, Albert Einstein & Sigmund Freud, Pourquoi la guerre ?

1948, André Malraux, « Que sont devenues, dans l'Europe d'aujourd'hui, les valeurs de culture et de lucidité ? »

1955, Bertrand Russell & Albert Einstein, Correspondance

1955, Le Manifeste Russell-Einstein

1957, Martin Luther King, « Le choix de la non-violence contre le racisme »

Février 2015, Abdennour Bidar, « La fraternité comme sacré »

CHAPITRE II – LES MIROIRS DU TEMPS QUI PASSE

1588, Montaigne, Les Essais

1778, Denis Diderot, Essai sur les règnes de Claude et de Néron

1905, Anatole France, « Discours prononcé à la grande soirée pacifiste organisée par un groupe d'artistes, le 12 février 1905, dans la Salle du Trocadéro, à Paris »

1906, Anatole France, « Discours prononcé au meeting pour la Paix, au sujet de la conférence d'Algésiras, le 20 janvier 1906 »

1915, Rosa Luxemburg, « Socialisme ou Barbarie ? »

1943, Lanza del Vasto, Le Pèlerinage aux sources

1978, Raymond Aron, « Prix de la Paix ? »

1979, Jean Daniel, « Que faire de l’Histoire ? »

1991, Régis Debray, « Je ne me range pas parmi les pacifistes »

1997, Saci Belgat, « De l'intégrisme au fascisme »

2000, Federico Mayor, « Entretiens du XXIe siècle »

2000, Ilya Prigogine, « Flèche du temps et fin des certitudes »

2001, John Rawls, « Quatre rôles de la philosophie politique »

2006, Zygmunt Bauman, La vie liquide

2013, Bernard Maris, L'Homme dans la guerre : Maurice Genevoix face à Ernst Jünger

2015, Abdennour Bidar, « La France et l'Islam sont une chance l'un pour l'autre »

CHAPITRE III – LA VIE ET RIEN D’AUTRE

1915, Elsa Brandstrom, Mémoires

1916, Henri La Fontaine, Magnissima Charta

1916, Kathe Kollwitz, Die Tagebücher (1908-1943)

1940, Léon Werth, 33 jours. Récit

1942, Stefan Zweig, Souvenirs d'un Européen

1944, Ernst Jünger, Premier et second journaux parisiens (1941-1945)

1945, Anonyme, Une femme à Berlin, Journal, 20 avril-22 juin 1945

1945, Albert Camus, Éditorial, dans Combat, 8 août 1945

1962, Albert Memmi, Portrait d'un Juif. L'impasse

1964, Hans Magnus Enzensberger, Les rêveurs de l'absolu

1971, Tilla Durieux, Meine ersten neunzig Jahre. Erinnerungen

1972, Lida Gustava Heymann & Anita Augspurg, Erlebtes und Erschautes. Deutsche Frauen kämpfen für Freiheit, Recht und Frieden 1850-1940

1991, Yehudi Menuhin, Paroles prononcées devant la Knesset, le 5 mai 1991

1992, Christiane Amanpour Dans Henriette Schroeder, Ein Hauch von Lippenstift für die Würde. Weiblichkeit in Zeiten grosser Nat.

1997, Benamar Médiène, « C'est en Algérie que ça se passe »

2006, Emily Wu, Une plume dans la tourmente de la Révolution culturelle

2009, Malala Yousafzai, Extraits de son blog

2015, Seirai Yüichi, « La difficile littérature de la bombe atomique »

CHAPITRE IV – DE LA RÉSISTANCE À LA RIPOSTE

1914, Jean Jaurès, « Sang-froid nécessaire », L'Humanité

1923, Isabelle Blume, « Combien de marks pour un homme ? », Le Peuple

1938, Le Libertaire, « Cette paix n'est pas notre paix ! Révolutionnaires du Front populaire »

1938, Jean Giono, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix

1943, Kurt Huber, « La Rose Blanche, tract n°6 »

1951, Jean Van Lierde, « Pourquoi je refuse d'être soldat »

2002, Salwa Hdeib-Qannam « Frauen und Sicherheit - Brauchen wir einen Weltfrauensicherheitsrat ? »

2008, Slimane Benaïssa, Au-delà du voile

CHAPITRE V – LE CHANT DU POÈTE

1855, Walt Whitman, « Battez, battez tambours ! »

1910, Rabîndranath Tagore, L'Offrande lyrique

1915, John McCrae, “ln Flanders Fields”

1919, Roland Dorgelès, Les Croix de bois

1928-1929, Erich Maria Remarque, À l'Ouest rien de nouveau

1945, Gaston Baccus, Carnets d'un combattant sans armes

1946, Jacques Prévert, « Barbara »

1948-1950, Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien

1954, Léo Ferré, « Merci mon Dieu ! »

1954, Boris Vian, « Le Déserteur »

1962, Carlos Fuentes, La Mort d'Artemio Cruz

1965, Georges Brassens, « Les Deux Oncles »

1970, Yannis Ritsos, « Hélène »

1989, Gao Xingjian, La fuite

 

[1] Jean-Pol Baras est né à La Louvière en 1948. Fondateur du mouvement d’éducation permanente Présence et Action culturelles (PAC) qu’il a présidé jusqu’en 2007, il a beaucoup participé à la gestion d’institutions culturelles comme membre et comme président. Secrétaire général du Parti socialiste belge de 1996 à 2007 puis Délégué général de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Paris jusqu’en 2013, il a publié de nombreux articles sur la culture et sur la politique dans des revues belges et étrangères. Il compte à son actif sept livres dont des essais sur François Mitterrand, un roman (Le Dernier Goncourt), une chronique (Pour Mai, lettre à ma fille sur le mois de son prénom). Dernier titre paru : En lisant le Nouvel Obs (Genèse, 2015).

Source : http://www.marginales.be/jean-pol-baras/

[2] Historien et journaliste professionnel né à Arras en 1953, Denis Lefebvre est rédacteur en chef des publications de l'OURS, et directeur de la revue Histoire(s) socialiste(s). Il préside depuis 1996 le centre Guy Mollet (association créée en 1976) et, depuis 1992, il exerce les fonctions de secrétaire général de l'Office universitaire de recherche socialiste (OURS, fondé en 1969 par Guy Mollet). Il fonde en 2003 la collection L’Encyclopédie du socialisme, dont il assure la direction. Cette collection a publié depuis cette date une quarantaine d’ouvrages dans des genres très différents : biographies, essais contemporains et historiques, recueil de textes choisis, etc. Il collabore à de nombreuses publications (Gavroche, Communes de France, Historia, La Chaîne d'union, Humanisme, L’Idée libre...) dans lesquelles il publie des chroniques littéraires et des essais historiques. Ses livres, articles et conférences couvrent deux champs principaux : l'histoire du socialisme et celle de la franc-maçonnerie. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Lefebvre

[3] Le Français Jean Plantureux, dit Plantu, né en 1951 à Paris, est un célèbre caricaturiste et dessinateur de presse (dans Phosphore, Droit de réponse, L’Express et Le Monde, notamment) formé à l'école Saint-Luc à Bruxelles où il eut pour professeur Eddy Paape (1920-2012) principalement connu pour les séries BD Jean Valhardi, Marc Dacier et Luc Orient. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plantu

21:38 Écrit par Bernard dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |