31/08/2015

Cure de désintoxication…

C'est décidé, j'arrête le sucre (cover).jpg

Croyant avoir une alimentation saine, la journaliste et blogueuse australienne Sarah Wilson consommait en réalité l'équivalent de 25 cuillerées à café de sucre chaque jour. Lorsqu'elle a fait le lien entre sa consommation de sucre et ses problèmes d'humeur, de poids, de sommeil et son dérèglement thyroïdien, elle a compris qu'il était temps de réagir. Ce qui a commencé comme une expérience « juste pour voir » est vite devenu un style de vie.

Elle a partagé son expérience dans un livre proposant un programme de sevrage en 8 semaines sans renoncer à la joie de vivre ni au plaisir des papilles, ouvrage devenu bestseller dans son pays ainsi qu’aux États-Unis, dont la version française a paru aux Éditions Larousse à Paris sous le titre C'est décidé, j'arrête le sucre.

Écoutons-la :

« Avez-vous un problème avec le sucre ? Ressentez-vous une baisse d'énergie en plein après-midi ? Terminez-vous vos repas par un dessert ? Êtes-vous sujet à des ballonnements après les repas ? Il vous est impossible de manger une part de gâteau sans vous resservir ? Même si vous êtes mince, êtes-vous grassouillet au niveau de l’abdomen ? Vous arrive-t-il souvent de vous sentir lourd, barbouillé, pas en forme ? J'avais répondu “oui” à la majorité des questions ci-dessus et me doutais que le sucre avait quelque chose à y voir. Si vous êtes dans ce cas, essayez de vous lancer. Mon programme de 8 semaines a fonctionné pour des dizaines de milliers de gens avant vous…

Retrouvez un bien-être durable dans lequel le sucre n'aura plus sa place ! On sait tous que le sucre produit des effets redoutables sur notre silhouette. Plusieurs études tendent à démontrer aussi ses dangers à long terme sur notre santé.

Apprenez à remplacer le sucre par des ingrédients bons pour la santé, à déchiffrer les étiquettes pour débusquer les sucres cachés, à choisir les bons produits sucrants. »

Les astuces, techniques et ruses de l’auteure vous aideront à vaincre la sensation de manque et à surmonter les moments difficiles. Elle fournit en outre plus de 100 recettes sans sucre privilégiant les aliments complets et nutritifs.

Des recettes de base à utiliser au quotidien : bouillon de poulet ; fromage à la crème ; lait d'amande ; légumes secs germés ; ketchup maison ; pesto de chou kole ; pâte à tartiner sans sucre...

De petits plats gourmands : sauté au brocoli et ou curcuma ; gratin de patates douces ; tartes à la courge sans lactose ; muffins à la viande : boulettes de poulet au curry et à la noix de coco ; œufs verts au jambon. ; sauté de saucisse à la betterave..

Des encas pour les petits creux : pop-corn “superfood” ; frites de panais ; biscuits au fromage ; chips de coco caramélisées...

Des smoothies et boissons : infusion glacée citronnelle-gingembre ; smoothie épinard-fenouil ; chaï au rooibos ; smoothie au yaourt et aux fruits rouges ; chocolat chaud au beurre de cacahuète…

Des desserts et gâteaux : macarons moelleux au quinoa ; bouchées au chocolat et au beurre de noix ; cookies au gingembre ; crumble aux myrtilles ; mousse à la carotte ; cheesecake aux noix croustillantes ; gâteau au pamplemousse ; gratin de fruits rouges au mascarpone...

La preuve que manger sainement sans sucre peut devenir facile, économique et... bon !

Bernard DELCORD

C'est décidé, j'arrête le sucre par Sarah Wilson, Paris, Éditions Larousse, février 2015, 224 pp. en quadrichromie au format 19,3 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 14,90 € (prix France)

Voici une recette idéale pour un brunch :

Cheesecake aux courgettes

Pour 8 personnes

Préparation : 10 minutes

Égouttage : 15 minutes

Cuisson : 1 h 25

Ingrédients :

2 ou 3 grosses courgettes

1 cuiller à café de sel

450 g de ricotta

100 g de parmesan râpé

Le vert émincé de 2 jeunes oignons

2 gousses d'ail hachées

½  bouquet d'aneth haché

Le zeste de 1 citron bio râpé

2 œufs battus

40 g de feta émiettée

Huile de coco ou beurre pour le moule ou le plat

Recette :

Préchauffez le four à 160°C. (thermostat 5- 6) et graissez un moule ou un plat à gratin.

Râpez les courgettes avec la grosse grille.

Mélangez avec le sel et mettez à égoutter 15 minutes dans une passoire.

Pressez les courgettes dans vos mains pour retirer le maximum d'eau, puis mettez-les dans un saladier avec tous les autres ingrédients sauf la feta.

Mélangez bien à la fourchette et versez dans le moule ou le plat.

Enfournez pour 1 heure, puis parsemez de feta et remettez à cuire 25 minutes de plus.

Laissez refroidir complètement, puis servez à température ambiante.

14:38 Écrit par Bernard dans Cuisine, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

À fréquenter assidûment…

Bar à jus de fruits & légumes (cover).jpg

Adaptation française d’un ouvrage norvégien, Bar à jus de fruits & légumes paru chez Marabout à Paris rassemble 60 recettes de smoothies à base de fruits, de légumes et de baies, à réaliser avec un blender ou une centrifugeuse.

Des combinaisons originales mariant des ingrédients aussi divers que l’ananas, l’asperge, la baie de goji, la banane, le basilic, la betterave, le brocoli, la canneberge, la cannelle, la carotte, le céleri, le chou frisé, le citron jaune ou vert, le concombre, la coriandre, la courgette, l’épinard, le fenouil, la fraise, la framboise, le fruit de la Passion, les germes de haricot, le gingembre, les graines, la grenade, l’huile de coco, le kiwi, la mangue, la mélisse citronnée ou l’officinale, les melons commun, d’Espagne ou cantaloup, la menthe, le miel, le muesli, la mûre, la myrtille, la nectarine, la noix, l’orange, le pamplemousse, le panais, la pastèque, le persil, le piment, la poire, le poivron vert, jaune ou rouge, la pomme, le raisin noir, la spiruline et la tomate.

Une belle source d’inspiration pour consommer cinq fruits et légumes par jour en variant les plaisirs à tout moment de la journée : au petit déjeuner, au goûter, avant et après le sport ou à l’apéritif.

Bernard DELCORD

Bar à jus de fruits & légumes – 60 recettes de jus & de smoothies par Vibeke Blomvâgnes, photographies de Christin Eide, Paris, Éditions Marabout, janvier 2015, 160 pp. en quadrichromie au format 20 x 26,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 15,90 € (prix France)

Voici une recette de smoothie pour le moins originale :

Pomme, asperge, fenouil

 

Pour 2 verres de 20 cl

Ingrédients :

2 pommes

½ courgette

1cm de gingembre

½ citron avec la peau

½ concombre

1 branche de céleri

1 morceau de fenouil

½ poivron vert

2 asperges

4-6 glaçons

Recette :

Passez tous les ingrédients à la centrifugeuse en mettant une pomme au début et à la fin des fruits et des légumes.

Commentaire :

Ce jus est un bon dépuratif pour le foie, car les fibres des fruits et des légumes entraînent les toxines hors de l’organisme.

Ce jus est riche en vitamines C, A, B6 et K, en bêtacarotène, calcium, zinc, magnésium, potassium et sodium.

Le fenouil exerce une action dépurative et apaisante sur le système digestif.

14:23 Écrit par Bernard dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Éloquence corporelle...

Savoir parler en public avec son corps.jpg

Joseph Messinger est écrivain, psychologue et spécialiste de la communication verbale et non verbale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages à succès sur le langage des gestes comme Ces gestes qui vous trahissent, Le dico illustré des gestes et La Grammaire des gestes. Caroline Messinger, son épouse, est écrivain et se passionne pour le décryptage verbal.

Ils ont publié chez Flammarion à Paris un essai intitulé Savoir parler en public avec son corps dans lequel sont passés au crible les signaux émis par notre regard, nos bras, nos jambes, nos mains, nos genoux, nos pieds… lorsque nous nous exprimons face à d’autres personnes.

« Le corps a son propre langage qui contredit parfois la parole. Que vous passiez un entretien d'embauche, que vous négociiez un contrat ou que vous donniez une conférence, sachez décoder les gestes de votre interlocuteur et comprendre leur symbolique. Apprenez également à décrypter vos propres gestes pour choisir les attitudes adéquates et dominer la situation, écrivent-ils. »

À travers le décodage de postures répétitives et leurs significations, les auteurs donnent les clés essentielles pour savoir parler avec son corps et séduire son public.

Bernard DELCORD

Savoir parler en public avec son corps par Joseph & Caroline Messinger, illustrations de Grégoire Vallancien, Paris, Éditions Flammarion, mars 2013, 198 pp. en noir et blanc au format 15,2 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes relatives à une posture très fréquente :

Les bras croisés

On ne croise jamais les bras sans une raison valable. Le réflexe est tellement courant que nul n’y prête plus attention.

Quand le croisement est reproduit ponctuellement, il peut parfaitement ressortir d’un besoin de détente du dos. Mais, le plus souvent, le croisement des bras est réactif à une invasion de votre territoire mental par l’atmosphère délétère qui prévaut dans le public. Mais il arrive que le croisement intervienne alors que vous n'avez pas conscience du dérapage de votre conférence.

Les bras croisés en permanence

Néanmoins, le croisement systématique des bras face à ce genre de situation est symptomatique d'une attitude de protection non consciente contre une invasion du territoire.

L’attitude est clairement oppositionnelle et voisine d’une conduite de revendication. Elle indique surtout une déflation de la confiance en soi, une méfiance absolue qui correspond au profil clinique de la paranoïa. Et qui ne signifie pas automatiquement que le conférencier en soit un, de paranoïaque, au sens clinique du terme.

Un paranoïaque se signale par son orgueil démesuré, sa psychorigidité, sa méfiance généralisée, son hypersensibilité au jugement d'autrui, mais surtout pas son raisonnement paralogique. Tout ce qu'il avance repose sur de faux postulats, des erreurs de jugement, des illusions et des préjugés dictés par une affectivité hors normes.

Les sujets atteints de troubles paranoïaques ou paranoïdes croisent les bras en quasi-permanence. Ils sont aussi abonnés au double croisement (bras et jambes). Ils affichent leur manque de confiance en eux et doutent de tout par principe.

L’agressivité ambiante dans le cadre d'un cours ou d'une formation en entreprise entraîne automatiquement le croisement des bras. Mis en situation d'examen, le formateur protège d'office son territoire mental en croisant les bras. Face à un intervenant qui détient un pouvoir d'influence ou de nuisance au sein de l'entreprise, le croisement des bras est une barrière dérisoire, mais obligée. Tel est le lien de cause à effet qui institutionnalise cette réaction corporelle archi banale et pourtant essentielle.

Comme je le signale déjà dans La Grammaire des gestes (Éditions Flammarion), le territoire mental individuel est un espace sacré, un sanctuaire, dont le rôle consiste à défendre les idées, les projets, le credo ou la foi du sujet. La fréquence du croisement des bras est un signal fort et surtout prédictif du climat mental à la conscience. Il faut y être attentif, car il signifie que la confiance en soi est ébranlée.

Nombre de jeunes femmes (surtout les ados) se promènent dans les endroits publics les bras croisés. Cette manie est typiquement féminine (les hommes ne croisent les bras qu'en face à face). La confiance en soi de ces femmes est-elle perturbée ? Certains objecteront que les femmes n'ont pas de poches pour cacher leurs mains. Exact ! Et cette remarque explique peut-être en partie pourquoi les femmes croisent plus souvent les bras que les hommes.

Il en résulte logiquement que les orateurs qui croisent systématique­ ment les bras sont plus influençables ou impressionnables. La prise de conscience de cette dernière remarque est importante, car elle fait barrage au doute.

Si chaque fois que vous intervenez face à un public, vous croisez les bras, donnez-vous la peine de situer l'origine de ce réflexe, vous renforcerez ipso facto votre confiance en vous-même et vous retrouverez une autorité accrue.

14:01 Écrit par Bernard dans Livres pratiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2015

Un classique plus moderne que jamais…

Une tragédie américaine.jpg

Journaliste engagé, militant socialiste, romancier hors norme, Theodore Dreiser (1871-1945) est considéré comme le père de la littérature américaine du XXe siècle. Le grand critique et théoricien des lettres américaines H. L. Mencken dit que « Dreiser a joué dans la littérature américaine le rôle qu’a joué Darwin dans la biologie, il l’a transformée radicalement ». Les plus grands écrivains américains du XXe siècle se sont, en effet, réclamés de son héritage.

Il est l’auteur d’Une tragédie américaine (“An American Tragedy”), publié en 1925, dont les Éditions Motifs à Paris ont eu l’excellente idée de le ressortir dans une nouvelle traduction française, un texte fort à la frontière du roman policier et du roman social, inspiré de l'affaire du meurtre d’une ouvrière américaine, Grace Minerva Brown (1886-1906).

En voici le résumé :

Fils d'évangélistes errants, Clyde Griffiths vit mal la mendicité dévote de ses parents. Devenu jeune homme, il trouve un modeste emploi de chasseur à Kansas City dans un hôtel de luxe, où la richesse des autres l'éblouit. Là, ses collègues lui font connaître l'alcool et les prostituées. Mais la vie de Clyde bascule quand il tue un jeune enfant dans un accident de voiture. Il fuit la ville et se réfugie auprès d'un oncle fortuné, Samuel Griffiths, propriétaire d'une usine de cols de chemise à Lycurgue, dans l'État de New York.

Faible, vaniteux, ignorant, sensuel, attiré par le fruit défendu, Clyde entretient une relation clandestine avec une petite ouvrière, Roberta Alden, qui le croit sincèrement amoureux  d'elle. Mais, lors d'une soirée chez son oncle, il est remarqué par la belle Sondra Finchley, une hautaine héritière qui s'éprend de lui. Clyde se voit déjà riche. Mais Roberta est enceinte. Blessée par son infidélité, elle le menace de scandale. Après avoir tenté en vain de la faire avorter, Clyde décide de s'en débarrasser en la noyant…

Considéré aux États-Unis comme l'un des 100 plus grands romans jamais écrits en anglais, Une tragédie américaine a fait l'objet d'adaptations théâtrales, télévisées et cinématographiques – Une tragédie américaine (1931) de Josef von Sternberg avec Phillips Holmes, Sylvia Sidney et Frances Dee, ainsi que le très célèbre Une place au soleil (1951) de George Stevens avec Elisabeth Taylor et Montgomery Clift. Il est également à l'origine d'un opéra du même nom, composé en 2005 par Tobias Picker.

Un chef-d’œuvre impérissable !

Bernard DELCORD

Une tragédie américaine par Theodore Dreiser, traduction de Victor Llona revue et corrigée par Victor Lupan, Paris, Éditions Motifs, collection « Grand Format », septembre 2015, 991 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 21,50 € (prix France)

24/08/2015

« Le fait de pouvoir élire librement des maîtres ne supprime ni les maîtres ni les esclaves. » (Herbert Marcuse)

Herbert Marcuse ou les vertus de l'obstination.jpg

Ingénieur de formation, Claude Dupuydenus a étudié la philosophie auprès d'Herbert Marcuse, dont il a été l'assistant à l'université de Californie de 1966 à 1969. Il a fait paraître, chez Autrement à Paris, la première biographie en langue française de ce maître à penser, sous le titre Herbert Marcuse ou les vertus de l'obstination.

Fils aîné d'une famille juive aisée de Berlin, Herbert Marcuse (1898-1979) a passé plus de la moitié de sa vie aux États-Unis, où il s'est exilé dès 1933.

Après la Première Guerre mondiale qu’il accomplit dans des unités de l'arrière, il adhère en 1917 au parti social-démocrate (SPD) qu’il quitte après l'assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg en 1919 pour rallier le mouvement spartakiste.

Il étudie ensuite à Berlin puis à Fribourg-en-Brisgau la Germanistik ainsi que la philosophie et l’économie politique.

Élève de Martin Heidegger dont il fut l’assistant à Fribourg-en-Brisgau et sous la direction de qui il rédigea une thèse sur Hegel avant d’entrer en désaccord profond avec son maître, il devint membre de l'École de Francfort en 1932, puis, quand Hitler accéda au pouvoir, il émigra à New York, où il fut embauché par l'Institut de Recherche sociale, mais aussi par l’Office of Strategic Services (OSS), où il travailla sur un programme de dénazification.

Les sources de la pensée de Marcuse se trouvent dans la lecture combinée de Marx et de Freud, mais aussi de Hegel, Husserl et Lukacs.

Il est notamment l'auteur d'Éros et Civilisation (1955) et de L'Homme unidimensionnel (1964), paru en France en 1968, qui veut démontrer le caractère inégalitaire et totalitaire du capitalisme des « Trente Glorieuses ».

En 1968, Marcuse voyage en Europe où il prononce de multiples conférences et entretient de nombreuses discussions avec les étudiants. Il devient alors une sorte d'interprète théorique de la formation des mouvements estudiantins en Europe et aux États-Unis [1].

Durant sa carrière, il a côtoyé Max Horkheimer [2], Theodor Adorno [3], Angela Davis [4], il a débattu durement avec Erich Fromm [5] et il a mené ses combats philosophiques avec une conviction sans égale : contre le nazisme, la barbarie, le libéralisme et les mécanismes de domination.

La biographie que lui consacre Claude Dupuydenus retrace le parcours personnel et intellectuel d'un penseur acharné qui fut présenté comme l'une des grandes figures de Mai-68.

On redécouvre l'homme, mais aussi une époque et surtout une pensée philosophique clairement expliquée et parfaitement accessible au lecteur non averti.

Une gageure !

Sommaire :

– Une famille aisée, allemande et juive

– Un adolescent insouciant devenu guerrier

– Conjurer les échecs de 1919

– Penser en Allemagne avant le nazisme

– Le libéralisme engendre la barbarie

– Aux Affaires étrangères américaines

– L'après-guerre jusqu'en 1954

Bernard DELCORD

Herbert Marcuse ou les vertus de l'obstination par Claude Dupuydenus, préface de Michel Onfray, Paris, Éditions Autrement, collection « Universités populaires et Cie », février 2015, 302 pp. en noir et blanc au format 13 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 € (prix France)


[2] Max Horkheimer (1895-1973) est un philosophe et un sociologue allemand qui fut de 1930 à 1969 le directeur de l'Institut de recherche sociale (Institut für Sozialforschung) à l’origine de la célèbre École de Francfort, et un des fondateurs de la théorie critique (Kritische Theorie). Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Horkheimer

[3] Theodor W. Adorno, 1903-1969, est un philosophe, sociologue, compositeur et musicologue allemand. En tant que philosophe, il est avec Herbert Marcuse et Max Horkheimer l'un des principaux représentants de l'École de Francfort. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Theodor_W._Adorno

[4] Angela Yvonne Davis, née le 26 janvier 1944 à Birmingham en Alabama, est une militante des droits de l'homme, professeure de philosophie et militante communiste de nationalité américaine. Active au sein du mouvement des droits civiques aux États-Unis, membre des Black Panthers, elle fut poursuivie par la justice à la suite de la tentative d’évasion de trois prisonniers, qui se solda par la mort d’un juge californien en août 1970. Emprisonnée vingt-deux mois à New York puis en Californie, elle fut finalement acquittée et poursuivit une carrière universitaire qui la mena au poste de directrice du département d’études féministes de l’université de Californie. En 1965, Herbert Marcuse, alors en poste à l’Université de San Diego, avait accepté de reprendre la direction de sa thèse, initialement tenue par Adorno, sur « le concept philosophique de la liberté chez Kant, et ses rapports sur la lutte de la libération des Noirs ». Elle la soutiendra en 1969. En 2012, elle a été proclamée docteure honoris causa de l'Université libre de Bruxelles. Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Angela_Davis et http://bougnoulosophe.blogspot.be/2011/04/angela-davis-pa...

[5] Erich Fromm (1900-1980) était un psychanalyste humaniste états-unien d'origine juive allemande. Il fit ses études à l'université de Heidelberg puis à celle de Munich et enfin à l'Institut de Psychanalyse de Berlin. Il fut avec Adorno, Marcuse et d'autres, un des premiers représentants de l'École de Francfort. Il a greffé d'une façon critique et originale la thèse freudienne sur la réalité sociale de l'après-guerre aux États-Unis où il a vécu à partir de 1934. Il a enseigné au Bennington College, à la Columbia University, à celle du Michigan, à Yale, à l’École de Palo Alto et à l'Université Nationale du Mexique. Source : http://1libertaire.free.fr/EFromm05.html

17:41 Écrit par Bernard dans Philosophie, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Poignant, et pourtant optimiste…

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« Martin Leroy, quinze ans six mois et vingt-deux jours, vient de recevoir un étrange cadeau : un paquet de feuilles reliées. Il croit d'abord à une farce – on ne lit plus de livres en 2050 –, mais lorsqu'il découvre sur la première page la dédicace “À mon petit zébron Marty”, il est pris d'un véritable tremblement. Au risque de paraître ringard, il entame clandestinement la lecture de ce texte qui dévoile la vie mystérieuse et bouleversée d'un enfant Haut Potentiel dans les années 2010 et celle de sa mère touchante et burlesque à la fois...

Il comprend peu à peu qu'il n'est pas étranger aux secrets bien gardés que renferme le récit. On les appelle HP, HPI, surdoués, précoces, zèbres... »

Telle est la trame de Zebraska, un roman particulièrement attachant écrit par Isabelle Bary et paru chez Luce Wilquin à Avin, qui tente « de démystifier ces enfants pas comme les autres, menottés à des clichés fumistes et si souvent incompris ».

Car un enfant HP, c’est épuisant. Pour lui-même et pour son entourage, tant les idées s’enchaînent à une vitesse supersonique dans son esprit à la sensibilité exacerbée, générant une angoisse permanente qui se transmet aussi à son entourage qui aimerait tant le faire rentrer dans le moule de la normalité.

Un ouvrage qui dit aussi ce qu’est être une mère – d’un enfant « normal » ou pas…

Bernard DELCORD

Zebraska par Isabelle Bary, Avin, Éditions Luce Wilquin, février 2015, 218 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 €.

10:20 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/08/2015

Un roman qui secoue le prunier… et les cocotiers !

Le camp des saints.jpg

« Dans la nuit, sur les côtes du midi de la France, cent navires à bout de souffle se sont échoués, chargés d'un million d'immigrants. Ils sont l'avant-garde du tiers-monde qui se réfugie en Occident pour y trouver l'espérance. À tous les niveaux, conscience universelle, gouvernements, équilibre des civilisations, et surtout chacun en soi-même, on se pose la question trop tard : que faire ? »

C'est ce que raconte Le Camp des Saints de Jean Raspail (le titre est emprunté à L’Apocalypse de Saint-Jean), publié pour la première fois en 1973 et qui a reparu en 2011 avec une préface en forme de mise au poing sur la tronche des bobos intitulée Big Other, allusion transparente au « Big Brother » du 1984 de George Orwell, un autre roman prophétique.

Ce livre qui a fait connaître au grand public le Français Jean Raspail, un écrivain royaliste au style flamboyant né en 1925 et qui se défend d'être d'extrême droite, révélait la fascination de l’auteur pour les causes perdues et les peuples disparus.

« Y a-t-il un avenir pour l’Occident ? », demandait-il à l’époque, alors que l’on pouvait lire sur la quatrième de couverture de la première édition deux phrases prudentes de l’éditeur : « On épousera ou on n’épousera pas le point de vue de Jean Raspail. Au moins le discutera-t-on, et passionnément ».

En 2015, à l'heure où des milliers d'immigrants accostent sur l'île italienne de Lampedusa, mais aussi en Grèce, au Monténégro et ailleurs, ou se bousculent à Calais pour entrer clandestinement au Royaume-Uni, ce débat n’a rien perdu de son acuité et le public ne s’y est pas trompé puisque près de 44 000 exemplaires du livre se sont écoulés dans les deux mois qui ont suivi sa réédition.

« Faut-il rapprocher ce phénomène éditorial de la montée du FN de Marine Le Pen dans les sondages ? (…) Le livre est en tous cas chroniqué favorablement sur des sites comme celui d'Action française ou du Rassemblement pour la France (RPF) », écrivait doctement le site parisien de RTL [1] qui marchait visiblement sur des œufs pour parler de l’ouvrage.

Comme si le fait qu’il ait un jour louangé Hitler faisait de Churchill un nazi [2] !

En tout cas, ce n’est pas en se cachant derrière son petit doigt que l’on fera avancer les choses ni reculer, hélas, la montée en force du racisme et de l’extrême droite en Europe…

Car pour qui sait lire (et pour qui l’a lu…), Le Camp des Saints n’est pas, mais alors pas du tout un ouvrage raciste !

Même si Jean Raspail, joyeusement provocateur, répertorie avec précision les 87 motifs, si son ouvrage avait été publié pour la première fois aujourd’hui, qui vaudraient à celui-ci des poursuites judiciaires en vertu des lois Pleven (1972), Gayssot (1990), Lellouche (2003) et Perben (2004), inapplicables en l’espèce, la rétroactivité ne jouant pas (encore) sur le plan judiciaire…

Bernard DELCORD

Le Camp des Saints précédé de Big Other par Jean Raspail, Paris, Éditions Robert Laffont, février 2011, 393 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs et jaquette en quadrichromie, 22 € (prix France)


[2] “One may dislike Hitler's system and yet admire his patriotic achievement. If our country were defeated, I hope we should find a champion as indomitable to restore our courage and lead us back to our place among the nations.” (Winston Churchill)

20:12 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |