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29.01.2012

« Bonum vinum laetificat cor hominis »

Soignez-vous par le vin.jpg

Best-seller paru en 1974, traduit dans de nombreuses langues et maintes fois réédité avant de devenir introuvable depuis 15 ans (le politiquement correct étant passé par là), le fameux compendium intitulé Soignez-vous par le vin du docteur E. A. Maury vient de reparaître chez NiL éditions à Paris, pour le plus grand plaisir des épicuriens et sous les grimaces des pisse-vinaigres et autres buveurs d'eau.

Toubib – comme Rabelais le fut, ne l'oublions pas –, le docteur Maury, était diplômé de la Faculté de Médecine de Paris et il fut médecin résident au Royal Homeopathic Hospital de Londres où, à partir de 1931, il s'est consacré à l'homéopathie et à l'acupuncture. Il prônait le vin au double titre d'aliment et surtout de médication « adjuvante » aux divers traitements médicamenteux. Selon lui, à chaque organe déficient convient un cru précis.

Bien entendu, ressortir cet ouvrage par les temps qui courent exposait l'éditeur à de belles volées de bois vert. Aussi, pour s'en prémunir, a-t-il adopté le ridicule mais efficace (auprès des bobos...) principe de précaution en le présentant à la manière de Tartuffe :

« Un sommet d'humour involontaire qui en dit long sur notre rapport au vin.

Vous avez du cholestérol ? Buvez des vins de Loire ou des Côtes de Provence. Vous êtes pris des bronches ? Descendez vite à la cave chercher une bouteille de bordeaux rouge ou de bourgogne titrant à 10°. Vous avez des calculs biliaires ? Privilégiez le sancerre ou le pouilly. Vous êtes enceinte ? N'oubliez pas vos deux verres de bordeaux rouge à chaque repas. Vous avez une angine ? Un peu de médoc ou de beaujolais et ça ira mieux. Vous présentez des risques d'infarctus ? Carburez au champagne sec. Vous avez des problèmes de vue ? Il vous faut un vin rouge léger de Bordeaux ou de Bourgogne. Vous êtes neurasthénique ? Mais qu'est-ce que vous attendez pour déboucher une blanquette de Limoux ?

Ce ne sont pas des blagues. Ce sont les très sérieuses recommandations de l'éminent docteur Maury qui ont fait le succès de Soignez-vous par le vin. (...) Pour ne pas réserver cette lecture désopilante aux quelques initiés qui le chinaient aux Puces ou chez les bouquinistes, les Éditions NiL ont décidé de le republier, dans sa version d'origine, et donc avec son lot de "perles". Vous apprendrez ainsi que le vin n'est pas une "boisson alcoolique", que les discours anti-vin détournent l'attention des vrais dangers que sont la consommation excessive d'eau et de jus de fruits, et que si les Français buvaient plus de vin... l'alcoolisme... ne serait plus un problème !

Les best-sellers disent quelque chose de leur époque. Guide médical au moment de sa sortie, Soignez-vous par le vin est devenu un édifiant et stupéfiant témoignage sur les rapports passionnés que nous entretenons avec le "jus fermenté de la vigne" ».

Pourtant, l'essayer (avec modération tout de même), c'est l'adopter !

Bernard DELCORD

Soignez-vous par le vin par le docteur E. A. Maury, Paris, NiL éditions, novembre 2011, 156 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 15 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce petit ouvrage les précieux conseils suivants :

LES MALADIES
(lettre A)

AÉROPHAGIE
La déglutition exagérée d’air qui se traduit, dans une grande majorité de cas, par un gonflement pénible de l’estomac survenant au cours des repas ou peu après, se manifeste le plus souvent chez les sujets nerveux, inquiets, insatisfaits de leur vie et que tourmente un problème d’origine affective ou professionnelle.

Cru conseillé :
Champagne sec ou brut.

Pourquoi ?
Du fait, d’abord, de l’influence euphorisante de ce vin sur le tonus psychique, sans avoir les inconvénients des « tranquillisants » classiques. Du fait, également, sur le plan physique, de l’action mécanique produite par le gaz naturel sur la paroi gastrique, ce qui favorise la remise en route de la contraction physiologique de l’estomac ; ainsi, l’excès d’air avalé est évacué par la bouche.
Il convient de noter, à ce propos, que la gazéification du gaz carbonique contenu dans le champagne, au cours des trois ou quatre années de maturation dans les caves, diffère totalement de la gazéification artificiellement obtenue pour certain mousseux et certaines eaux minérales, et qui est trop brutale et trop rapide ; de toute façon, ce type de produit est toujours contre-indiqué chez les sujet souffrants d’aérophagie.

Doses :
Deux flûtes au cours des repas.

ALLERGIE (Tendance à l’)
Les réactions allergiques, si communes de nos jours et liées le plus souvent aux intoxications médicamenteuses qui « sensibilisent » le sujet non seulement aux médicaments, mais encore maintenant aux produits naturels jadis et naguère inoffensifs, représentent l’expression de médications apportées à l’économie sous l’influence de substances étrangères à cette dernière et dites « allergènes » ; elles se traduisent par une exsudation de la muqueuse ou par un œdème du tissu cellulaire sous-cutané, donc par un excès de production séreuse ; ces réactions désagréables n’interdisent toutefois pas au sujet qui en souffre l’usage raisonnable d’un vin approprié.

Cru conseillé :
Médoc.

Pourquoi ?
Parce que ce cru est riche en potassium naturel ; or, ce métal alcalin à doses faibles agit sur les troubles du métabolisme de l’eau, donc sur les phénomènes de rétention hydrique qui s’observent dans les phénomènes allergiques.

Doses :
Un demi-verre à bordeaux au cours des repas.

AMAIGRISSEMENT
Toute perte de poids corporel peut reconnaître une série de causes qui vont de la perte normale d’appétit jusqu’aux troubles métaboliques plus profonds et plus sérieux.
Indépendamment de la thérapeutique appropriée et naturellement prescrite par le médecin traitant après qu’il a établi son diagnostic causal, on ne peut que conseiller au sujet atteint d’amaigrissement un cru convenant à son cas particulier.

Crus conseillés :
Vins de la côte de Beaune.

Pourquoi ?
Parce que ces vins sont riches en fer ainsi qu’en extraits minéraux, dont le calcium, réparateur de la cellule osseuse.

Doses :
Deux verres à Bourgogne de ce vin au cours des repas.

AMAIGRISSANT (Régime)
Tout excès de poids demande la prescription d’un régime alimentaire correctement dosé et pauvre en glucides et en corps gras.
Le vin qui est susceptible d’accompagner ce type de diète répondra donc aux mêmes impératifs ; d’autre part, son absorption, au cours des repas souvent ascétiques, permettra de pallier la sévérité du régime imposé pour combattre cet excès pondéral.

Crus conseillés :
Vins de la Côte-d’Or.

Pourquoi ?
Parce que ces vins, peu colorés, favorisent, de par leur composition même, le métabolisme des graisses, tout en gardant leurs qualités nutritives.

Doses :
Deux verres à Bourgogne au cours des repas.

ANÉMIE
La diminution pathologique du nombre des globules rouges dans le sang se manifeste par toute une série de troubles, dont, entre autres, une fatigue constante, des vertiges, un manque de tonus général, parfois même des hémorragies.
Il convient donc, indépendamment toujours d’un traitement approprié à ce type de maladies, de donner au sujet un apport supplémentaire de fer dans son alimentation.

Crus conseillés :
Vins de Graves

Pourquoi ?
Du fait de leur teneur en fer, car la vigne productrice de ce type de vin est cultivée sur du sable pur contenant des particules de fer sous forme soluble dont le taux peut parfois atteindre 10 mg par litre.

Doses :
Deux verres à Bordeaux au cours des repas.

ANGOISSE (Névrose d’)
Certaines manifestations psychiques, telles que l’angoisse à base de peurs irraisonnées, peuvent être, dans bien des cas, en carence de sels organiques normalement présents dans l’économie ; dans la majorité des cas, ces carences portent surtout sur le phosphore, aliment de base du système nerveux.
Un vin bien choisi sera donc d’un réel secours pour le sujet victime de ce type d’affection.

Cru conseillé :
Médoc

Pourquoi ?
Du fait de sa richesse en phosphore dont les concentrations peuvent atteindre 0,03 à 0,05 g dont le quart se trouve sous forme organique ; cet élément représente un médicament de choix pour la cellule nerveuse.

Doses :
Deux verres à Bordeaux au cours des repas.

ANGINES
Les affections inflammatoires du pharynx et des amygdales s’accompagnent habituellement d’une certaine gêne à la déglutition ainsi que de température qui peut être plus ou moins élevée ; ces malades peuvent facilement bénéficier de l’adjonction de vins au traitement médicamenteux, d’autant que le jus de la treille apporte au malade ses propriétés bactéricides.

Crus conseillés :
Vins rouge de Bordeaux de la région du Médoc.
Vins rouges de la région du Beaujolais.

Pourquoi ?
Parce que le contenu de ces vins en tanin leur confère des propriétés décongestionnantes et également parce que, comme tous les jus de vigne fermentés, ils sont bactéricides, antiseptiques, toniques et diaphorétiques.

Doses :
Faire chauffer 500 g du vin choisi, selon le goût personnel du malade et titrant 10° ; Y ajouter 10 g de cannelle, du sucre et de l’écorce de citron ; en boire deux demi-bols, trois fois par jour.

12:12 Écrit par Bernard dans Oenologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28.01.2012

Ne jetez pas l'anathème !

Sibylline 1965-1969.jpg

Les Éditions Casterman à Bruxelles ont pris l'heureuse initiative de rééditer l'intégrale d'une série culte, les aventures de Sibylline, la petite souris pétillante née en mars 1965 (et disparue en 1990) dans l'hebdomadaire Spirou sous les pinceaux de Raymond Macherot (1924-2008), qu'Hergé tenait « pour l'égal de Walt Disney dans sa manière de camper le caractère des animaux ».

Les aventures au Bosquet Joyeux de la pétulante fiancée de Taboum, du corbeau Flouzemaker, du lapin Clothaire, du brigadier Verboten (un hérisson policier), du perroquet ventriloque Gloglo, en butte aux attaques du chat Pantoufle, du rat noir Anathème, du renard Pistolard ou du furet Croque-Monsieur, reparaissent donc en cinq volumes qui comporteront près de 1000 pages et qui ont fait l’objet d’un travail très soigné de restauration des planches, afin de leur redonner la chaleur des couleurs originelles.

Les deux premiers tomes ont paru sous les titres respectifs de Sibylline 1965-1969 & Sibylline 1969-1974 et ils rassemblent chacun neuf histoires, dont certaines inédites en album comme Mission "Chèvrefeuille" (1953), sorte de prolégomènes de la série qui finira, bien plus tard, en se teintant de fantastique et de surnaturel.

Un petit monde foisonnant à (re)découvrir au plus vite !

Bernard DELCORD

Sibylline 1965-1969 & Sibylline 1969-1974 par Raymond Macherot, Bruxelles, Éditions Casterman, collection « Univers d'auteurs », octobre 2011 et janvier 2012, 200 pp. et 191 pp. en quadrichromie au format 21,3 x 28,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 25 € chacun

Sibylline 1969-1974.jpg

25.01.2012

God save the Queen!

Éminent et talentueux spécialiste de l'histoire des familles couronnées (nous avons écrit ici naguère tout le bien que nous pensions de sa magistrale Saga des Habsbourg), Jean des Cars revient ces temps-ci sur le devant de la scène royale avec une flamboyante Saga des Windsor parue aux Éditions Perrin à Paris, dans laquelle il fait le point avec la verve qu'on lui connaît sur les événements qui ont agité voire secoué le trône d'Angleterre depuis une centaine d'années.

Écoutons-le :

« Windsor ! C'est à la fois la plus grande forteresse du monde toujours habitée et le nom choisi par le roi George V en 1917, en pleine Première Guerre mondiale, pour effacer la consonance germanique des souverains Saxe-Cobourg-Gotha alors que le Royaume-Uni se bat contre l'Empire allemand.

Mais qui aurait pu penser que ce nouveau patronyme, difficilement imposé, serait, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, synonyme d'un scandale sans précédent ? Edouard VIII ne règne que huit mois et abdique par amour pour une Américaine deux fois divorcée, Mrs Wallis Simpson ! En renonçant au trône, le fils aîné de George V devient, le 11 décembre 1936, le duc de Windsor, charmeur et pacifiste, compromis dans ses relations bienveillantes à l'égard du régime national-socialiste.

Et c'est son frère, courageusement parvenu à se débarrasser de son bégaiement (voir Le Discours d'un roi), qui lui succède sous le nom de George VI.

De l'Angleterre encore imprégnée du prestige de la légendaire reine Victoria au long règne d'Elizabeth II, de l'Empire britannique dominant le monde d'avant 1914 au Commonwealth des Nations, des gentlemen en chapeau melon aux Beatles, de l'immense figure de Churchill au destin tragique de la princesse Diana puis au mariage de William et de Kate qui a séduit deux milliards de téléspectateurs, voici l'extraordinaire saga d'une lignée de monarques, de reines, de princes et de princesses dont les destins sont de véritables romans.

Dans leurs joies comme dans leurs malheurs, ils continuent de fasciner par un unique mélange de traditions et d'audaces. Windsor ? Une passionnante synthèse britannique. »

On ne saurait mieux dire !

Ni mieux raconter l'Histoire...

Bernard DELCORD

La saga des Windsor par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, novembre 2011, 423 pp. en noir et blanc au format 14 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 21,90 €  (prix France)

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19:12 Écrit par Bernard dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Cocoricos cocos

L'article ci-dessous a été mis en ligne le 25/01/2012 dans les colonnes du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

Publié aux Éditions Les Arènes à Paris et sous-titré « Un siècle d'histoire dans les archives du PCF (1871-1989) », l'étonnant livre-objet de Bruno Fuligni intitulé La France rouge présente, commentés avec science, verve et à-propos, une centaine de documents historiques inédits, reproduits à l'identique, collés sur les pages ou glissés dans des enveloppes.

On y retrouve ainsi, entre autres, la partition de L'Internationale, des manuscrits de communards, une photo dédicacée de Louise Michel, le premier numéro de L'Humanité et l'éditorial manuscrit de Jean Jaurès, la carte du délégué Marcel Cachin au Congrès national de Lyon en 1924,un album photo des premiers congés payés de l'été 1936, des lettres de brigadistes racontant la guerre d'Espagne, la correspondance de Guy Môquet, le rapport d'arrestation d'une cellule clandestine par la police française en 1941, l'Affiche rouge et un poème de Missak Manouchian, un tract communiste fabriqué dans le camp de Buchenwald, une lettre d'enfant envoyée à Maurice Thorez pour son anniversaire, la carte de Marguerite Duras et son dossier d'exclusion du Parti, des lettres de militants scandalisés par le portrait de Staline peint par Picasso, des messages envoyés par les dirigeants des « partis frères », le questionnaire biographique de Georges Marchais – publié pour la première fois –, un tract de mai 68, la déclaration du Bureau politique du PCF en date du 21 août 1968 sur les événements en Tchécoslovaquie), deux lettres de François Mitterrand lors de l'élaboration du Programme commun...

Autant de madeleines de Proust pour ceux qui, à l'instar de votre serviteur hélas – générosité aveugle de la jeunesse – se sont fourvoyés dans une idéologie criminelle qui fut et demeure le pendant du nazisme...

PÉTRONE

La France rouge par Bruno Fuligni, Paris, Éditions Les Arènes, collection « L'Histoire entre nos mains », novembre 2011, 120 pp. en quadrichromie au format 25 x 30 cm sous couverture cartonnée et coffret en couleurs, 34,80 €  (prix France)

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Le Bescherelle des écrivains et des lecteurs

Laurence Caillaud-Roboam se propose, dans Les figures de style illustrées par des dessins de Plantu paru aux Éditions Hatier à Paris, d'éveiller l'attention ou de réveiller le savoir de ses lecteurs sur les différentes techniques formelles permettant « d'opérer des modifications du langage ordinaire à l'aide de jeux sur le sens des mots, sur leur graphie, leur sonorité, leur grammaire ou encore sur la syntaxe des phrases ».

On connaît certes généralement l'acrostiche, l'allégorie, l'aphorisme, l'apologie, le calembour, le calligramme, le cliché, le chiasme, la comparaison, la contrepèterie, l'euphémisme, l'ironie, le leitmotiv, la métaphore, le mot-valise, le néologisme, l'oxymore, le parallélisme, le pastiche, le pléonasme, la tautologie...

Mais en va-t-il de même de l'anaphore, de l'antonomase, de l'apocope, de l'asyndète, de la dérivation, de l'ellipse, de l'emphase, de l'épenthèse, du gallicisme, de la litote, du palindrome, de la syncope, du zoomorphisme ?

Rien n'est moins sûr...

Quant à l'adynaton, l'aposiopèse, l'épanadiplose, l'épanalepse, la gémination, l'isotopie, la polyptote et la prosopoppée, pour beaucoup, c'est sûr, c'est du chinois !

Illustrées de dessins de Plantu et d'exemples choisis dans des textes classiques, l'auteure décode ces figures de style, et d'autres encore, avec un brio incontestable.

Il est vrai que son ouvrage a paru dans la fameuse collection « Bescherelle », un gage incontesté de qualité incontestable...

Bernard DELCORD

Les figures de style illustrées par des dessins de Plantu par Laurence Caillaud-Roboam, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », octobre 2011, 96 pp. en quadrichromie au format 27 x 20 cm sous couverture cartonnée et plastifiée en couleurs, 19,90 €  (prix France)

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22.01.2012

Famille moderne mode d'emploi…

Quand un enfant leur est né, surtout s'il s'agit du premier, ses parents ne savent pas toujours comment s'y prendre pour assurer au mieux son épanouissement et son bien-être et ils craignent parfois de ne pas effectuer les gestes les plus efficaces ou de ne pas adopter les attitudes et les comportements les plus adéquats.

Pour leur venir en aide et répondre à toutes leurs interrogations, l’édition 2012-2013 du fameux vade-mecum de Laurence Pernoud (1918-2009) intitulé J'élève mon enfant, publié aux Éditions Horay à Paris, a rassemblé sous la direction d'Agnès Grison qui en a assuré la mise à jour, une équipe pluridisciplinaire (pédiatre, psychologue, diététicienne nutritionniste, avocate spécialisée en droit de la famille, assistante sociale...) qui a participé au travail d'actualisation tout en mettant ses compétences au service des lectrices et des lecteurs qui peuvent même poser leurs questions sur Internet à l’adresse lpernoud@horay-editeur.fr.

Compagnon des premières années de l'enfance, de la naissance à la fin de l'école maternelle, ce guide pratique mondialement connu aborde tous les sujets de la vie quotidienne : sommeil, alimentation, santé... De plus, un chapitre décrit l'éveil psychologique de l'enfant et parle des difficultés qui peuvent survenir et des solutions à celles-ci.

Un best-seller mondial indispensable à tous les parents d'aujourd'hui !

Bernard DELCORD

J’élève mon enfant par Laurence Pernoud, mis à jour sous la direction d'Agnès Grison, édition 2012-2013, Paris, Éditions Horay, janvier 2012, 500 pp. en quadrichromie au format 20 x 25,6 cm sous couverture cartonnée en couleur, 30,50 €

Pour vous, nous avons recopié dans ce must familial  la préface adressée aux parents :

Chers Parents,

Voici l'édition 2012 de J'élève mon enfant, le « Laurence Pernoud », un livre écrit pour vous, chers parents, pour vous donner confiance dans vos capacités à élever votre enfant, à tisser avec lui des liens profonds, dans un climat de tendresse.


Ce livre est ambitieux. Il voudrait que chaque fois que vous vous posez une question, vous trouviez la réponse, en le feuilletant, en regardant le sommaire, en consultant l'index. Certains chapitres sont très concrets, l'alimentation, la vie quotidienne, la santé, les différentes formalités... Comment installer la chambre de bébé ? Quand donner le bain ? Quels aliments peut-on proposer à huit mois ? À un an ? L'obésité peut-elle se prévenir ? Et l'allergie ? Comment réagir devant une fièvre qui monte ?... D'autres chapitres sont plus psychologiques et éducatifs. Mais vous verrez que bien souvent ces différentes parties alternent et se complètent. Tout au long de J'élève mon enfant, concret et affectif s'entrecroisent à l'image de la vie.


Le chapitre 4 est le cœur du livre, celui que les parents lisent et relisent : il raconte le développement psychomoteur et relationnel des premières années. Vous découvrirez que le jeu si connu de « Coucou !  » est une véritable manifestation de l'intelligence, comme un peu plus tard l'apparition de « Bravo !  », et que dire « Non » puis « À moi ! À moi !  » sont des étapes fondatrices de la construction de la personnalité de l'enfant. Lorsque l'enfant refuse de manger, c'est souvent une façon d'exercer son pouvoir sur les adultes, de tester leurs réactions ; et s'il proteste pour aller se coucher, c'est également pour s'imposer mais aussi pour dire qu'il est difficile de se retrouver seul dans sa chambre.


Ces informations et ces repères vont vous permettre de mieux comprendre votre enfant, de l'aider à s'épanouir, de l'élever plus facilement. Vous vous apercevrez qu'il est important d'adapter vos attitudes éducatives à l'âge de l'enfant, à son développement : souplesse et indulgence sont la règle avec le tout-petit pour respecter sa fragilité émotionnelle, son besoin de découverte. Puis, au fur et à mesure que l'enfant grandit, il faudra savoir à certains moments faire preuve de fermeté et d'autorité.

Cette édition de J'élève mon enfant est fidèle aux principes de qualité et de rigueur qui nous ont toujours animées Laurence Pernoud et moi-même. J'ai eu la grande chance de travailler avec Laurence pendant de nombreuses années. Nous mettions sur pied la nouvelle édition, décidions des sujets à traiter, discutions chaque nouveau chapitre jusqu'à ce qu'il ait pris sa forme définitive, recherchions des photos, etc. Nous choisissions les nouveaux collaborateurs de notre équipe qui, au fil des années, s'est étoffée. Nous répondions à l'abondant courrier des lecteurs, dont les témoignages et les suggestions ont enrichi notre expérience. Lorsqu'elle s'est peu à peu mise en retrait Laurence Pernoud a souhaité que je poursuive son œuvre, celle de toute une vie. Je continue aujourd'hui ce travail, entourée de notre équipe, avec le même enthousiasme.

Au seuil de cette aventure unique que vous allez vivre maintenant, j'ai envie de reprendre la suggestion que Laurence Pernoud aimait faire aux nouveaux parents : « Essayez de bien "profiter" de votre enfant, ce que nos amis anglais appellent enjoy, prendre de la joie. Votre enfant va grandir plus vite que vous ne l'imaginez aujourd'hui. Ne laissez pas passer l'enfance : profitez au maximum de ces années précieuses ».

Agnès Grison

J’élève mon enfant (2012-2013).gif

12:32 Écrit par Bernard dans Maman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Le livre des générations futures !

Dans la vie d'une femme et d'un homme, peu d'événements provoquent autant d'émotion, de plaisir, de bouleversements que l'attente d'un enfant, qui suscite de multiples questions et parfois même des inquiétudes.

Trois ans après le décès de son auteure, Laurence Pernoud (1918-2009), et la reprise du flambeau par sa collaboratrice Agnès Grison (qui anime une équipe pluridisciplinaire comportant gynécologue obstétricien, échographiste, sage-femme, psychologue, diététicienne nutritionniste, assistante sociale...), l’édition 2012-2013 du célébrissime J'attends un enfant publié à Paris par les Éditions Horay accompagne comme à l’accoutumée les parents du monde entier – l’ouvrage est traduit dans de nombreuses langues et constitue un best-seller international – tout au long de la grossesse et de l'accouchement en répondant à leurs interrogations, en les informant, en les rassurant, en leur donnant confiance.

Toutes les situations sont envisagées, toutes les données de la vie quotidienne sont prises en compte, toutes les questions sont abordées, toutes les solutions examinées, toutes les craintes vaincues, tous les bonheurs permis… Et les futures parturientes peuvent même prolonger leur lecture ou partager leur vécu avec les auteurs sur Internet en leur envoyant des mails à l’adresse l.pernoud@horay-editeur.fr.

Un ouvrage indispensable aux futures mamans et aux futurs papas !

Bernard DELCORD

J’attends un enfant par Laurence Pernoud, mis à jour sous la direction d'Agnès Grison, édition 2012-2013, Paris, Éditions Horay, janvier 2012, 480 pp. en quadrichromie au format 20 x 25,6 cm sous couverture cartonnée en couleur, 29,50 €

Pour vous, nous avons recopié dans ce must familial  la préface adressée aux lecteurs :

Chère Lectrice, Cher Lecteur,

Voici l'édition 2012 de J'attends un enfant, le «  Laurence Pernoud », riche de l'expérience des années et des compétences d'aujourd'hui, Ce livre a été écrit pour vous, chers futurs parents, pour répondre à toutes les questions qui jaillissent dès le premier jour de la grossesse, parfois avant, dès le désir d'enfant.
Comment un œuf, dont on peut à peine imaginer la taille, deviendra-t-il en neuf mois un bébé de trois kilos ? Quel est le processus de cette croissance prodigieuse qui ne se reproduira plus jamais au cours de la vie ? Quelles en sont les grandes étapes ? Comment le bébé se nourrit-il ? Que ressent-il ? Quelles précautions prendre pour lui assurer le meilleur développement ? Faut-il changer de mode de vie ? Et de façon de se nourrir ? Comment se déroule une grossesse ? Quand passer la première échographie ? La péridurale est-elle possible partout ? Comment être sûr que l'accouchement a bien commencé ? Et si notre bébé naissait prématurément ?

Les questions affluent, parfois aussi des inquiétudes. J'attends un enfant est là pour vous informer, vous rassurer, vous donner confiance dans vos capacités à attendre un enfant, à le mettre au monde, à devenir parents.


Laurence Pernoud était déjà très connue lorsque je l'ai rencontrée, Avoir eu l'idée d'écrire un livre s'adressant directement aux futurs parents, le faire dans un langage clair et chaleureux, tout en donnant une information rigoureuse, lui avait rapidement fait connaître le succès, J'attends un enfant puis J'élève mon enfant sont vite devenus la référence pour les parents, Ils le restent aujourd'hui.


Rencontrer Laurence Pernoud a été pour moi un grand événement. Lorsqu'elle m'a proposé de travailler avec elle, j'ai accepté sans hésiter, Cela a été le début d'une aventure passionnante qui se poursuit aujourd'hui. Laurence m'a aussitôt fait confiance et m'a peu à peu donné une place particulière au sein de l'équipe qu'elle rassemblait autour d'elle, Je suis devenue sa principale collaboratrice, « son bras droit », disait-elle, Ensemble, chaque année, nous mettions sur pied la nouvelle édition, décidions des sujets à traiter, discutions chaque nouveau chapitre jusqu'à ce qu'il ait pris sa forme définitive, recherchions des photos, etc. Ensemble, nous choisissions les nouveaux collaborateurs de notre équipe qui, au fil des années, s'est étoffée, Ensemble, nous répondions à l'abondant courrier des lecteurs, dont les témoignages et les suggestions ont enrichi notre expérience, Lorsqu'elle s'est peu à peu mise en retrait, Laurence a souhaité que je poursuive son œuvre, celle de toute une vie, Je continue aujourd'hui ce travail avec le même enthousiasme, le même plaisir, fidèle aux principes de qualité et de rigueur qui nous ont toujours animées, Maintenant, je vous laisse à votre lecture, en espérant que J'attends un enfant sera le compagnon de ces mois à venir, Une nouvelle vie vous attend: plus rien ne sera comme avant.

Agnès Grison

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