26/04/2015

La littérature pour tous...

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Rédigée par une équipe de docteurs ès lettres et d’agrégés placés sous la direction d’un professeur émérite des universités françaises et s'adressant au vaste public – pas seulement scolaire– aimant la lecture, la Chronologie de la littérature française du Moyen Âge à nos jours constitue bien évidemment un ouvrage d’excellence sur tous les plans (pédagogique, historique, iconographique et vulgarisateur), puisqu’il a paru dans la célébrissime collection « Bescherelle » qui fait les beaux jours de la maison Hatier depuis 1842.

S’ouvrant sur la Séquence de Sainte Eulalie (881-882), premier texte transposé du latin dans ce qui deviendra la langue française, l’ouvrage s'achève avec La Disparition de Jim Sullivan (2013) de Tanguy Viel après avoir détaillé plus de 150 dates clés permettant d'évoquer les auteurs majeurs et les œuvres fondatrices.

L’organisation est claire et la mise en page ingénieuse.

En effet, au début de chaque période, une frise chronologique permet de repérer d’un coup d’œil les œuvres clés et les mouvements littéraires. Elle est suivie de doubles pages présentant auteurs et œuvres, avec des encadrés pour mettre en lumière le contexte culturel. À intervalles réguliers, des dossiers éclairent sur les principaux mouvements littéraires et, à la fin de l'ouvrage, un index très complet facilite la recherche d'une œuvre, d'un auteur ou d'un fait littéraire.

 

Un ouvrage qui permet de savoir comment Cyrano de Bergerac défia les autorités en 1657, de quelle manière le duc de Saint-Simon fit chuter Louis XIV de son piédestal entre 1691 et 1723, pourquoi Alphonse de Lamartine a fait sensation avec ses Méditations en 1820, avec quelle rigueur la justice condamna Baudelaire pour ses Fleurs du Mal parues en 1857, pourquoi Joris-Karl Huysmans trahit Émile Zola avec son roman À rebours en 1884, ce qu’avait en tête Gabrielle Colette en lançant la mode des garçonnes en 1920, avec quelle vigueur Georges Perec s’en prit à la société de consommation dans Les Choses en 1965, ce que le jury du Nobel voulait couronner en décernant en 2008 son célèbre prix à Jean-Marie Gustave Le Clézio…

Et bien d’autres choses encore !

Bernard DELCORD

Bescherelle Chronologie de la littérature française du Moyen Âge à nos jours, ouvrage collectif sous la direction de Johan Faerber, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », août 2014, 386 pp. en couleurs au format 15 x 22,5 cm sous couverture Integra en quadrichromie, 15,99 € (prix France)

Pour vous, nous avons repris les deux pages relatives à un écrivain belge fort célèbre :

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25/04/2015

Tournée des bonnes popotes…

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Dans Paris Marx – Saveurs capitale paru chez Flammarion, le grand chef Thierry Marx (né à Ménilmontant en 1959) qui préside aux destinées du prestigieux Sur-mesure by Thierry Marx sis dans les murs du grand palace Le Mandarin Oriental Paris au 251 de la rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement, dévoile sa vision toute personnelle de la capitale française.

En six balades admirablement commentées, il entraîne le lecteur sur les lieux importants de sa vie, il raconte des histoires sur cette ville qu'il aime tant, il concocte dix-sept recettes au fil de ses pérégrinations et il fournit les adresses des commerçants qui lui sont chers : boulangers, pâtissiers, confiseurs, épiciers, bouchers, charcutiers, tripiers, poissonniers, fromagers, maraîchers, herboristes, brûleurs et marchands de café, marchés de quartier, petits bistrots, restaurateurs, traiteurs, cavistes, mais aussi gantier, disquaire, marchand de vélo, libraire, papetier…

Un guide averti qui en vaut au moins deux !

Sommaire des balades :

Entre Ménilmontant et le grand nord

Du marais à la rue Saint-Dominique

De Montparnasse au marché Poncelet

Un petit tour dans le Quartier latin

Des faubourgs au centre historique

Paris d’ici, Paris d’ailleurs

Bernard DELCORD

Paris Marx – Saveurs capitale par Thierry Marx, Paris, Éditions Flammarion, décembre 2014, 211 pp. en quadrichromie au format 19,9 x 24,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 32 € (prix France)

Voici une recette de dessert peu fréquent :

Omelette soufflée aux poires

Pour 6 personnes

Préparation : 25 minutes

Ingrédients :

8 œufs

3 poires

125 g de sucre

1 gousse de vanille

40 g de beurre

10g de sucre glace

Recette :

Battez les œufs.

Épluchez les poires, découpez-les en quartiers, citronnez-les légèrement et passez-les dans le sucre.

Dans une poêle à fond épais, légèrement graissée à l'huile de colza, déposez les œufs battus non salés et mélangez en faisant un mouvement circulaire dans la poêle.

Pendant ce temps, dans une autre poêle, faites revenir dans du beurre les quartiers de poire sucrés et faites-les sauter avec la gousse de vanille fendue.

À mi-cuisson de l'omelette, ramenez les œufs vers le bord et disposez les poires au milieu.

Inclinez la poêle et commencez à rouler l'omelette sur elle-même.

Disposez sur une assiette et saupoudrez de sucre glace.

23:21 Écrit par Bernard dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Cuisine à la Speedy Gonzales…

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Le recueil intitulé Recettes rapides publié chez Larousse à Paris compile 100 recettes express (réalisables en moins de 30 minutes, préparation et cuisson incluses), variées et équilibrées pour toutes les occasions.

Des entrées sur le pouce : ciabatta à la mozzarella et au salami ; salade de poires à la dinde ; pêches au jambon de Parme ; salade de boulgour à la feta ; salade de quinoa aux épinards ; velouté de patates douces à la noix de coco ; taboulé à l'aubergine, radis à l’orientale…

Des viandes prêtes en moins de 15 minutes : sauté de bœuf thaï, côtelettes d'agneau panées aux herbes et à la polenta ; farfalles froides au poulet ; porc laqué ; brochettes de porc à la provençale ; côtelettes d’agneau à l’indienne…

Du poisson express : brochettes de gambas ; noix de Saint-Jacques aux poireaux ; cabillaud à la crème et au cresson ; thon grillé aux haricots verts et salsa verte ; linguine au thon et au citron ; sashimi de saumon ; espadon et sauce piquante à la menthe…

Des petits plats végétariens ultra-rapides : soupe de nouilles épicée aux champignons ; gnocchis à la sauce verte ; risotto au potimarron ; omelette au fromage de chèvre et aux poivrons ; pâtes aux noisettes ; omelette à la betterave et à la feta…

Des desserts top chrono : yaourt marbré au citron ; verrines de myrtilles au mascarpone ; cookies à la crème glacée ; baies glacées au chocolat blanc ; trifles aux framboises ; fondue de chocolat aux fruits ; crème à la mangue et aux fruits de la Passion…

Pour les impatients affamés !

Bernard DELCORD

Recettes rapides, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Tous à table ! », janvier 2015, 216 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 17 cm sous couverture brochée en couleurs, 5,95 € (prix France)

Voici une recette très simple :

Linguines aux palourdes

Pour 4 personnes

Préparation et cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

800 g de palourdes nettoyées

300 g de linguine

Huile d'olive

2 gousses d'ail

2 piments rouges

20 cl de vin blanc sec

1 petit bouquet de persil plat

Recette :

Rincez les palourdes et jetez toutes celles qui ne se referment pas quand on les tapote légèrement.

Portez à ébullition une grande casserole d'eau salée et faites cuire les pâtes selon les instructions figurant sur le paquet.

Versez plusieurs cuillerées d'huile d'olive dans une cocotte munie d'un couvercle, émincez finement l'ail et les piments et faites-les revenir à feu vif.

Ajoutez les palourdes, versez le vin, couvrez et laissez cuire quelques minutes, jusqu'à ce que tous les coquillages soient ouverts.

Jetez les palourdes restées fermées.

Égouttez les pâtes, déposez-les sur les coquillages, ciselez le persil et parsemez-en la préparation

Mélangez bien l'ensemble et servez sans attendre.

22:54 Écrit par Bernard dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/04/2015

Saloth ? Un beau salaud…

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En publiant Pol Pot Qui suis-je ? chez Pardès à Grez-sur-Loing, l’historien de droite Nicolas Tandler, excellent spécialiste des grandes figures de l’extrême gauche [1], donne un joli coup de pied dans la fourmilière des idées reçues de la bien-pensance actuelle, en rappelant avec force que ce sont des thèses de Jean-Jacques Rousseau qui furent à l’origine du génocide du peuple khmer perpétré par Saloth Sâr, alias Pol Pot (1928-1998), et par ses séides Khmers rouges entre 1975 et 1979.

Voici la présentation de l’ouvrage que nous donne l’auteur :

« On ne dit pas “Djougachvili”, mais Staline. De même, on ne parle pas de “Saloth Sâr”, mais, à partir de 1970, de Pol Pot, son pseudonyme. D'une famille cambodgienne aisée, il profita de divers enseignements dans la capitale du pays, Phnom Penh.

Parti compléter sa formation en France, il y découvre les Lumières avec Rousseau, la Révolution avec Robespierre, le marxisme avec Staline. Il néglige son école technique, et il doit retourner au pays sans diplôme. Il décide alors de devenir révolutionnaire professionnel.

Stoïque, il fait ses classes grâce aux communistes vietnamiens, qu'il hait, dans son for intérieur, comme ennemis héréditaires des Khmers. Devenu l'organisateur du Parti communiste à Phnom Penh, la chance le sert : le chef du PC est tué, et il prend sa place.

Le voici acteur d'une guerre tout à la fois civile et internationale. Avec des enfants-soldats vêtus de noir, ses troupes, les Khmers rouges, se multiplieront grâce aux erreurs de la puissante Amérique, aux divisions entre républicains et royalistes, au soutien de Hanoï.

Le 17 avril 1975, Pol Pot atteint son but.

Trois ans, huit mois, vingt jours, le peuple khmer subira une expérience démente, à vif, qu'aucun utopiste social n'avait osée avant lui. Elle lui coûtera 1 700 000 morts (estimation basse).

Puis Pol Pot fut vaincu dans une guerre éclair par le Vietnam. Il survécut deux décennies à sa défaite, divisant le monde à son propos, avant de mourir, esseulé. »

Pur produit du PCF et de ses intrigues, Pol Pot entretenait à l’évidence la haine recuite que les médiocres – ce petit-bourgeois avait échoué lamentablement dans toutes ses tentatives de scolarité largement financées par la France – vouent à tout ce qu’ils sont incapable d’être, à savoir des hommes, et qui donne les Hitler et les Staline, des étrons de l’histoire…

Bernard DELCORD

Pol Pot Qui suis-je ? par Nicolas Tandler, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », novembre 2014, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)


[1] On lui doit, chez le même éditeur, un Marx Qui suis-je ?, un Staline Qui suis-je ? et un Trotski Qui suis-je ? fort intéressants, eux aussi.

08:19 Écrit par Bernard dans Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/04/2015

« Frères humains qui après nous vivez... » (François Villon)

Jadis vivait ici.jpg

Avec Jadis vivait ici (paru aux Éditions L’Âge d’Homme à Lausanne), un élégant texte pointilliste tissé sur une trame médiévale, notre compatriote Corinne Hoex apporte une nouvelle preuve de sa grande virtuosité littéraire et de son talent étrange et remarquable à raconter des histoires terribles à coups de petites touches sensibles, d’images captivantes et de mots qui font rêver.

Dans ce qui constitue une sorte de chanson des gestes de la vaine ambition humaine de faire de sa vie quelque chose d’impérissable, Corinne Hoex fait résonner la voix des trouvères pour convoquer les forces obscures de la nature, de la destinée, de la religion, du mal, de la foi, de l’esprit chevaleresque, de la désespérance, de la souffrance et de la mort pour nous tendre le miroir de notre époque, perpétuation de l’âge de fer des fanatismes en tout genre et des croyances naïves à propos de supposées qualités miraculeuses de la terre-mère, de ses animaux et de ses plantes.

Extraits :

 

Ancolie.

Digitale mauve.

Doigt rouge de la Vierge.

Par-dessus les fougères, mélampyre des champs. Violette des blés. Cornette. Gant de bergère.

 

Loin des jardins et des enclos, l’herbe mauvaise, le chardon laineux, ne meurt pas. (p. 14)

 

 

Poux.

Tiques.

Punaises.

Parasites ailés.

Vermines domestiques.

 

Tu as vu à l’œuvre les écornifleurs.

Courtisans.

Flatteurs.

Dévots.

Pique-assiette.

 

Tu as pris exemple. (p. 54)

 

 

Tu vivras d’elle. Ta terre. Ses sources. Ses arbres.

Ta glèbe nourricière, diras-tu.

Ta terre à blé.

À pâturages.

Ta terre à vignes.

Ta campagne.

 

Et tu tueras pour elle.

Et tu assassineras.

 

Puis, un matin, elle se jettera sur ton cercueil. (p. 91)

 

Comme de juste…

Bernard DELCORD

Jadis vivait ici par Corinne Hoex, Lausanne, Éditions L’Âge d’Homme, collection « La petite Belgique » dirigée par Jean-Baptiste Baronian et Jacques Booth, mars 2015, 91 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en bichromie, 14 € (prix France)

16:01 Écrit par Bernard dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pour qui sonne le glas ?

L’ombre d’une photographe, Gerda Taro.jpg

François Maspero, décédé le 11 avril 2015, était un écrivain et un biographe de valeur. Pour lui rendre hommage, nous avons ressorti de nos archives la recension ci-après, parue en 2007, d’un ouvrage magnifique et fort heureusement toujours disponible en librairie.

Le célèbre éditeur François Maspero est aussi un incorrigible romantique, comme le prouve L’ombre d’une photographe, Gerda Taro paru l’année dernière aux Éditions du Seuil. Il y dresse la biographie de la reporter-photographe, correspondante de guerre durant la guerre civile espagnole, qui mourut à 26 ans le 25 juin 1937 sur la route de Madrid, alors qu’elle venait de couvrir les violents combats de Brunete.

Avec un brio incontestable, il ressuscite la belle et libre Galicienne Gerta Pohorylle dont le poète Rafael Alberti assurait qu’elle avait « le sourire d’une jeunesse immortelle » et qui, du printemps 1936 à juillet 1937, signa du pseudonyme de Gerda Taro les clichés et les reportages qu’elle donna aux journaux français Ce Soir et Regards.

Elle était à ce moment la compagne de Robert Capa, le plus grand reporter de guerre de tous les temps, qui fonda dix ans plus tard avec Henri Cartier-Bresson la fameuse agence Magnum et mourra le 25 mai 1954 dans le Tonkin en marchant sur une mine.

Mais François Maspero ne se contente pas de faire revivre l’ombre de celle qui, appareil photo au poing et animée par l’espérance d’un monde meilleur, affronta les dangers avec une grâce et une inconscience désarmantes, il braque aussi une lumière aveuglante de lucidité sur les enjeux, les angoisses et les illusions de l’Europe à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Bernard DELCORD

L’ombre d’une photographe, Gerda Taro par François Maspero, Paris, Éditions du Seuil, collection « Fiction & Cie », mars 2006, 137 pp. au format 15,5 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,20 € (prix France)

13:38 Écrit par Bernard dans Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2015

Un compositeur grandement inspiré...

Alexandre Scriabine .jpg

Écrivain, poète, éditeur et organisateur de festivals, Jean-Yves Clément, à qui l’on doit divers ouvrages (Les Deux Ames de Frédéric Chopin, 2010, Franz Liszt, 2011, De l'aube à midi, 2013), a publié récemment chez Actes Sud une biographie du musicien russe Alexandre Scriabine (1872-1915).

Personnalité singulière par le symbolisme flamboyant de son langage musical et atypique par le refus de toute référence au folklore national, Alexandre Scriabine, mort il y a un siècle tout juste, peut être qualifié de mystique de l'extase influencé par la théosophie [1].

Il laisse une œuvre profondément originale d'où se détachent son imposant corpus de dix sonates pour piano, son Poème divin (1903-1904), son Poème de l'extase pour grand orchestre (1904-1907), son Prométhée ou le Poème du feu (1908-1910) pour grand orchestre avec orgue, chœurs, piano et clavier à lumières ainsi que de nombreux préludes, 9 impromptus, 21 mazurkas, 3 valses, 3 nocturnes et 26 études au style virtuose et coloré.

Sa dernière œuvre, Le Mystère (commencée en 1903), qui fut aussi son projet le plus ambitieux, est restée inachevée en raison du décès subit d’Alexandre Scriabine à l’âge de 43 ans [2].

Voici ce que dit Jean-Yves Clément de ce compositeur au talent visionnaire :

« L'œuvre de Scriabine est l'une des plus originales de toute la musique ; totalement révolutionnaire, au même titre que celles de Schönberg, Bartók, Prokofiev ou Stravinski, bousculant de manière irréversible la tonalité, inventant comme Chopin ses propres formes, développant une esthétique de la miniature en droite ligne des tentatives du dernier Liszt, exploitant des horizons harmoniques et des espaces sonores inédits dont Messiaen se souviendra, pour ne rien dire de Berg, Szymanowski, ou de compositeurs plus proches de nous, tels Stockhausen ou Cage, Scriabine fait poser à la musique des questions qu'elle ne se posait pas avant lui.

Créateur à la charnière du bousculement des mondes entre XIXe et XXe siècles, partagé entre romantisme total et modernisme radical, mystique absolu et prophète d'un nouveau monde, Scriabine a fait de l'art une sorte de religion et d'initiation magique appelées à transformer la vie.

Cent ans après sa mort, il est plus que jamais notre contemporain. »

Relevons, pour l’anecdote, que de 1908 à 1909, Alexandre Scriabine habita au 45, rue de la Réforme à Bruxelles, après une grande succession de concerts donnés à Paris avec Diaghilev et ses Ballets russes.

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie à rebondissements est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Alexandre Scriabine par Jean-Yves Clément, Arles, Actes Sud, collection « Classica », janvier 2015, 194 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 18,50 € (prix France)


[1] Système philosophique ésotérique à travers lequel l'être humain tente de connaître « le Divin » et les mystères de la Vérité. (Source : Wikipédia.)

[2] Source : Wikipédia.

15:51 Écrit par Bernard dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |