04/08/2015

La Merveille de l’Occident…

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Géologue, titulaire d’un DESS en environnement, photographe professionnel, auteur de nombreux livres et expositions, Arnaud Guérin parcourt le monde au gré des éruptions volcaniques, des reportages et des voyages thématiques qu’il crée et encadre pour les amateurs de découvertes de la nature.

Son camp de base est en Normandie, qu’il parcourt sans cesse pour capter sa lumière unique et où il guide régulièrement des voyageurs venus découvrir autrement le mont Saint-Michel, dont il est fin connaisseur.

Le Mont-Saint-Michel est une commune française située dans le département de la Manche, qui tire son nom d’un îlot rocheux consacré à saint Michel où s’élève aujourd’hui l’abbaye du Mont Saint-Michel.

L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et l'un des dix plus fréquentés en France avec près de deux millions et demi de visiteurs chaque année. Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage.

L'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques dans la liste de 1862 [1] tandis que la commune et la baie figurent depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO [2].

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Le Mont Saint-Michel en 2004. © Jakob Voss.

Depuis l’année 2015, les visiteurs peuvent se rendre au Mont par les nouveaux ouvrages d'accès créés par l'architecte Dietmar Feichtinger. Une nouvelle digue et une passerelle sur pilotis laissant passer l'eau par dessous desservent désormais l'île. 

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Le Mont Saint-Michel en 2014 avec la nouvelle jetée à marée haute. © Mathias Neveling.

À l'occasion du rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel, Arnaud Guérin a fait paraître, chez Glénat à Grenoble, un beau livre abondamment illustré intitulé Mont Saint-Michel – Une île mythique et une baie d'exception dans lequel il mène le lecteur à la rencontre d'un joyau architectural et d’une merveille naturelle façonnée par les troisièmes plus grandes marées au monde.

Car la baie du Mont Saint-Michel est le théâtre des plus grandes marées d’Europe continentale, jusqu’à 15 mètres de marnage [3]. La mer se retire ensuite à grande vitesse sur une dizaine de kilomètres, mais revient aussi vite. L’expression consacrée est « qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop ».

Le Mont Saint-Michel n’est entouré d'eau et ne redevient une île qu’aux grandes marées d'équinoxe, cinquante-trois jours par an, pendant quelques heures. Mais c’est un spectacle impressionnant qui attire de nombreux touristes ces jours-là.

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Bas-relief représentant les quatre évangélistes (XVIe siècle). © Arnaud Guérin.

Depuis la vision de l'archange saint Michel reçue par saint Aubert, il y a plus de mille trois cents ans, jusqu'à aujourd'hui, l’auteur dévoile l'histoire et les richesses du mont, de son abbaye, de son village… et il fait découvrir la baie dans tous ses aspects (faune, flore, géologie…), en mettant en lumière leurs liens indissociables.

Une vision… paradisiaque !

Bernard DELCORD

Mont Saint-Michel – Une île mythique et une baie d'exception par Arnaud Guérin, Grenoble, Éditions Glénat, collection « Patrimoine », mai 2015, 192 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 19,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,99 € (prix France)


[2] Source : Wikipédia.

[3] Différence entre basse et haute mers.

14:32 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un texte éblouissant !

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Née en 1973 à Bruxelles, Nathalie Skowronek a raconté dans Max, en apparence (Éditions Arléa, 2013) le parcours de son grand-père rescapé du camp de Jawischowitz, à dix kilomètres d’Auschwitz.

Elle élargit sa quête autour du dramatique passé familial avec la publication de La Shoah de Monsieur Durand paru chez Gallimard, une courte compilation – remarquablement rédigée – de réflexions personnelles sur les séquelles psychologiques ayant marqué et frappant encore les victimes de l’Holocauste jusqu’à la quatrième génération, une tentative de mise au point d’une intelligence insigne assortie d’une très grande sensibilité.

C’est que, comme le souligne l’auteure, si « la première génération s'est refermée sur ses horribles secrets, la deuxième a vécu dans le silence obligé (on ne devait pas “en parler”), la troisième génération a tenté de façon parfois maladroite et excessive de déterrer ces secrets en mettant la Shoah au centre de tout. La quatrième génération est en train de tenter une rupture avec ces attitudes. Après le temps de l'oubli, puis le temps du souvenir obsessionnel, désormais il faut vivre : bientôt les derniers rescapés des camps auront disparu ».

Le temps passant et les témoins directs disparaissant, la Shoah se « désacralise », entraînant le risque – de plus en plus perceptible en Europe occidentale – d’une résurgence de l’antisémitisme et de son cortège d’horreurs et de crimes.

L’immense intérêt de La Shoah de Monsieur Durand réside dans l’intériorisation par l’auteure des séquelles du plus grand crime de l’humanité jamais commis en raison des moyens mis en œuvre pour le perpétrer et du nombre de victimes qu’il a entraîné.

On attend avec intérêt une suite de l’ouvrage dans laquelle Nathalie Skowronek livrerait ses idées sur des thèmes absents ou à peine abordés dans le présent ouvrage : l’identité et la religion juives, les réparations de l’Holocauste, le sionisme, l’État d’Israël – voire la question palestinienne et des territoires, prétexte commode à la résurgence de l’antisémitisme, mais aussi du racisme anti-arabe un peu partout sur la planète.

Nul doute qu’elle aurait des choses passionnantes à en dire !

Bernard DELCORD

La Shoah de Monsieur Durand par Nathalie Skowronek, Paris, Éditions Gallimard, avril 2015, 566 pp. en noir et blanc au format 20,5 x 1 cm sous couverture brochée en couleurs, 7,50 € (Prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes éclairant sur le titre du livre :

L'oubli puis la mémoire. La mémoire puis l'oubli. Or, qu'est-ce oublier, si ce n'est éviter le « je me souviens » ? Et qu'est-ce se souvenir, si la nécessité de vivre demande l'oubli ? On enlève la couche de surface, peut­ être même se défait-elle toute seule, et voilà que réapparaît, juste dessous, ce qu'on pensait recouvert. Les marques sont toujours là. Rien ne s'est effacé. Il n'y aurait pas d'issue, alors ? À moins que ? Sauf si ?

C'est l'histoire de Maurice Dupont qui se rend aux services d'administration de sa ville pour demander à changer de nom. Il voudrait qu'on l'appelle désormais Maurice Durand. Le fonctionnaire consulte le dossier puis l'interroge : « Monsieur Dupont, je ne comprends pas, vous avez fait la même démarche l'année dernière, vous vous appeliez alors Maurice Shmulewicz et vous vouliez transformer votre nom en Maurice Dupont. Pourquoi, maintenant que vous vous appelez Maurice Dupont, voulez-vous vous faire appeler Maurice Durand ? »

Alors, Maurice Shmulewicz, qui se nomme à présent Maurice Dupont comme l'attestent ses papiers d'état civil, répond avec l'accent yiddish qui caractérise les Juifs de l'Est : « Monsieur de l'Administration, c'est très simple. Quand on me demande mon nom et que je réponds que je m'appelle Maurice Dupont, la personne en face de moi me dit : D'accord, monsieur Dupont, mais avant, monsieur Dupont, comment vous appeliez-vous avant ? C'est très gênant. Alors, comme ça, monsieur de l'Administration, comme ça, la prochaine fois, je pourrai répondre : Cher monsieur, je m'appelle Maurice Durand, et avant ? Avant, monsieur, je m'appelais Maurice Dupont ».

10:25 Écrit par Bernard dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/08/2015

Belgitude pur jus !

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Époux à la ville de la célèbre écrivaine belge Jacqueline Harpman (1929-2012), l’architecte et poète post-surréaliste Pierre Puttemans (1933-2013) a participé au mouvement d’avant-garde bruxellois Phantomas (lui-même issu de Cobra) et on lui doit notamment les recueils Le Monomotapa (2010), Basse-cour (2011) et Facéties (2013). En architecture, il a construit ou restauré des bibliothèques (notamment celles de Nivelles et des Riches-Claires), des théâtres (le Poche et le Théâtre- Poème), un opéra (La Monnaie), ou encore le Centre de Traumatologie et de Réadaptation de l’hôpital Brugmann.

Les Éditions Espace Nord ont sorti récemment un recueil à l’humour subversif intitulé La Constellation du chien qui rassemble des textes, des poèmes et des fragments de son œuvre débridée, dont certains font penser à Chavée, à Scutenaire ou à Verheggen :

– Une larme à double tranchant.

– Il n’est pire sourd que celui qui n’entend rien.

– On coupa le cou du soleil avant de lui dire adieu.

– Le calembour est la viande de l’esprit.

– Il n’y a pas de fumeux sans fée.

– Peste, dit l’étranger.

– L’ennui naquit un jour d’un uniforme mité.

Un carnaval drolatique !

Bernard DELCORD

La Constellation du chien et autres textes par Pierre Puttemans, postface de Laurent Demoulin, notice biographique par Marianne Puttemans, Bruxelles, Éditions Espace Nord, juin 2015, 176 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 7,50 €. Existe en format électronique ePub (6,99 €)

19:08 Écrit par Bernard dans Littérature belge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un lanceur de vitriol…

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Léon Daudet, résume Wikipédia, est un écrivain, journaliste et homme politique français, né le 16 novembre 1867 à Paris 4e et mort le 30 juin 1942 (à 74 ans) à Saint-Rémy-de-Provence.

Républicain converti au monarchisme, antidreyfusard et nationaliste clérical, député de Paris de 1919 à 1924, il fut l'une des principales figures politiques de l'Action française et l'un des collaborateurs les plus connus du journal de ce mouvement.

La bibliographie des œuvres de cet écrivain engagé et prolifique est énorme : plus de 300 notices sur le catalogue de la BNF. Il reste aujourd'hui son œuvre de mémorialiste, six volumes de « choses vues » de 1880 à 1921, « prodigieux Souvenirs », comme disait Marcel Proust qui ajoutait : « Les ressemblances entre Saint-Simon et Léon Daudet sont nombreuses : la plus profonde me semble l'alternance, et l'égale réussite, des portraits magnifiquement atroces et des portraits doux, vénérants, nobles [1] ».

Établie par l’historien Bernard Oudin, préfacée par le professeur au Collège de France Antoine Compagnon et parue chez Robert Laffont dans la fameuse collection « Bouquins », la nouvelle édition des Souvenirs et polémiques du fils aîné d’Alphonse rassemble ses réminiscences endiablées à propos des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux [2]Fantômes et Vivants, 1914, Devant la douleur (1915), L’Entre-Deux-Guerres (1915), Salons et Journaux (1917), Au temps de Judas (1920), Vers le roi (1921) –, celles de son expérience de Député de Paris (1919-1924) parues en 1933, de son « Paris vécu » (Rive droite, 1929, Rive gauche, 1930) écrit en exil à Bruxelles ainsi que Le Stupide XIXe siècle (1922), période qu’il vouait aux gémonies.

Époux un temps de la petite-fille de Victor Hugo, antisémite virulent, ami de Maurras, romancier, journaliste, éditorialiste de l’Action française, essayiste, critique, mémorialiste, membre du jury Goncourt [3], il fut avant tout un extraordinaire polémiste usant d'une violence verbale aujourd'hui inimaginable.

« S’il mit son talent au service de causes extrêmes, écrit l’éditeur, lançant des affirmations à l'emporte-pièce, tenant des propos injustes et calomnieux, nul n'aura su comme lui faire le portrait au vitriol de ses contemporains, esquisser une silhouette en quelques traits mordants, trouver la formule assassine contre l'adversaire, décrire avec une verve jubilatoire les ridicules d'un salon, d'une académie, d'une assemblée parlementaire, d'un tribunal, évoquer l'ambiance hallucinante des hôpitaux de sa jeunesse ».

Et, un exemple valant mieux que tous les discours, voici un extrait de Fantômes et Vivants qui parle d’un dîner chez la princesse Mathilde vers 1890 :

La princesse, à laquelle chacun s’accordait – je ne sais pourquoi – à trouver grand air, était une vieille et lourde dame, au visage impérieux plus qu’impérial, qui avait le tort de se décolleter. (…)

En dépit de Taine, Renan et Sainte-Beuve, elle était demeurée épaisse et sommaire. Je l’ai vue ne parlant plus guère, fixant sur ses invités à la ronde des yeux bovins et méfiants. (…)

L’ennui immense pleuvait du plafond sur la table chargée d’aigles, de verreries et de fleurs, sur les convives, qui peinaient pour animer ce cimetière d’une société jadis brillante, sur la maîtresse de maison déjà lointaine, sur les mollets rebondis des larbins.

On sortit de la table mortuaire, où la nourriture, je dois l’ajouter, était à la fois exécrable et parée, le poisson, sans goût ni sauce, prenant la forme d’une côtelette, et le rôti baignant sur une eau saumâtre, comme si le bœuf était demeuré toute la nuit assis dans une mare.

N’en jetez plus !

Bernard DELCORD

Souvenirs et polémiques par Léon Daudet, édition établie par Bernard Oudin, préface d’Antoine Compagnon, Paris, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », mars 2015, 1 504 pp. en noir et blanc au format 13,4 x 19,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 32 € (prix France)


[1] Cité par Kléber Haedens dans la préface des Souvenirs Littéraires de Léon Daudet, Grasset, coll. Poche, 1968, pp. 9 et 16.

[2] Il fut un temps étudiant en médecine.

[3] Il a fait obtenir en 1919 le Prix Goncourt à Marcel Proust (pourtant de mère juive et surtout dreyfusard) qui le lisait et est resté son ami (Proust lui a dédié Le côté de Guermantes).

16:24 Écrit par Bernard dans Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/07/2015

Démons intérieurs...

Le journal d'un fou (lu par Jean Desailly).jpg

Considéré comme l'un des écrivains classiques de la littérature russe, Nicolas Gogol, à qui on doit les Nouvelles de Pétersbourg [1] (1835-1836), Le Revizor (1836), Tarass Boulba (1839) ou encore Les Âmes mortes (1842), est un prosateur, dramaturge, poète, critique littéraire et publiciste russe d'origine ukrainienne, né à Sorotchintsy (Empire russe) en 1809 et mort à Moscou en 1852.

Il a, entre autres expériences, occupé un modeste emploi dans un ministère et la fin de sa vie le vit sombrer dans une dépression profonde, aux frontières de la démence.

Dans leur excellente collection « Écoutez lire », les Éditions Gallimard ont sorti Le Journal d'un fou en CD audio, dans la version lue en 1987 par le comédien français à la grande carrière Jean Desailly [2] (1920-2008) et qui n’a pas pris une ride.

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L’ouvrage de Gogol traite de la frontière incertaine entre folie et raison.

Le héros, Poprichtchine, est un misérable fonctionnaire pétersbourgeois appartenant au petit prolétariat de la bureaucratie russe, qui lutte contre la perte de son privilège d'homme et de son identité même.

Écrasé, banni de la « vraie vie », puni d'avoir rêvé, puni d'avoir aimé la fille de son supérieur, puni de n'avoir pas accepté sa case sur l'échiquier social et de s'être révolté, Poprichtchine s'enfuit par la porte du délire psychotique.

Avec le talent qu’on lui connaissait, Jean Desailly restitue d'une manière profondément intense les errances de Poprichtchine, ses délires puis son basculement dans la folie et il nous fait pénétrer dans le monde étrangement inquiétant de Gogol.

Un joli tour de force !

L'écoute en classe de ce CD est autorisée par l'éditeur.

Bernard DELCORD

Le journal d'un fou de Nicolas Gogol lu par Jean Desailly, traduit du russe par Sylvie Luneau, musique d'Isabelle Aboulker, Paris, Éditions Gallimard, collection « Écoutez lire », mai 2015, 1 CD audio sous boîtier plastifié et couverture cartonnée en couleurs au format 13,5 x 18,5 cm, durée d'écoute environ 1 heure, 8,99 € (prix France)


[1] Composées de 1. « Arabesques » : La Perspective NevskiLe Journal d'un fouLe NezLa CalècheLe Manteau. 2. « L'Apport de Rome » : Le Portrait (première version) – RomeLes Nuits de la villa.

[2] À la Comédie-Française (1942-1946), à la Compagnie Renaud-Barrault (1946-1968), au Théâtre Hébertot (1972-1975), au Théâtre Édouard VII (1976-1977), au Théâtre Marigny (1978), au Théâtre de la Madeleine (1980-2002), ainsi que dans de nombreux films et à la télévision.

19:46 Écrit par Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Encyclopédie gastronomique…

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Du canard d'Apicius à la purée de Joël Robuchon, les 188 entrées du Dictionnaire gourmand de l’historienne Marie-Hélène Baylac paru chez Omnibus à Paris traitent de la petite et de la grande histoire des aliments et des mets, proposent 512 recettes et tours de main inattendus, des anecdotes croustillantes, des précisions nutritionnelles, des explications sur les variétés de fruits et de légumes, sur les morceaux des viandes et des poissons, sur les cépages des vins, sur les produits de saison, sur leurs qualités, mais aussi des extraits d'œuvres d'écrivains, des références artistiques de toutes sortes, des indications de vocabulaire, des renvois bibliographiques...

Tout en répondant à des questions comme : quand et comment les produits que nous consommons sont-ils entrés dans le répertoire culinaire ? Comment sont nés et ont évolué les plats les plus emblématiques ? Quels témoignages en véhiculent la littérature, la peinture, le cinéma, la chanson ? Pourquoi, finalement, le « repas gastronomique des Français » a-t-il été inscrit par l'Unesco au patrimoine culturel immatériel de l'humanité ?

Une mine d’informations savoureuses !

Bernard DELCORD

Dictionnaire gourmand – Du canard d'Apicius à la purée de Joël Robuchon par Marie-Hélène Baylac, Paris, Éditions Omnibus, collection « Cuisiner ! », mai 2014, 1 477 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 31 € (prix France)

Voici la recette d’un dessert unanimement apprécié depuis bien longtemps :

Abricots Condé

Pour 6 personnes

Ingrédients :

700 g d’abricots

200 g de riz

1 litre de lait entier

1 gousse de vanille

280 g de sucre en poudre

2 cuillerées de kirsch

Fruits confits (cerises et losanges d'angélique)

Beurre

Recette :

Préparez un riz au lait :

Versez 200g de riz à grains ronds dans une casserole d'eau portée à ébullition.

Laissez le riz dans l'eau 3 minutes puis égouttez-le et versez-le dans une casserole contenant 1 litre de lait entier parfumé avec 1 gousse de vanille fendue en deux.

Faites cuire très doucement pendant une demi-heure puis ajoutez 100g de sucre en poudre et poursuivez la cuisson 15 à 20 minutes (le riz doit s'écraser).

Versez le riz dans un moule ovale très légèrement beurré et laissez- le refroidir à température ambiante.

Pendant ce temps, préparez les abricots :

Dans une casserole, faites fondre 180g de sucre en poudre dans ¼ de litre d'eau.

Laissez bouillir 2 minutes puis ajoutez 700g d'abricots mûrs à point coupés en deux et débarrassés de leurs noyaux.

Faites frémir doucement.

Au bout de 6 à 8 minutes, retirez une dizaine d'oreillons (c'est le nom qu'on donne aux demi-abricots).

Faites cuire le reste jusqu'à obtenir une compote.

Hors du feu, incorporez 2 cuillerées de kirsch.

Pour servir, démoulez le riz au lait sur un plat.

Décorez-le avec les oreillons d'abricots, et quelques fruits confits (cerises et losanges d'angélique).

Servez avec la compote d'abricots au kirsch tiède.

Astuce :

Si vous manquez de temps (ou en hiver), vous pouvez utiliser des oreillons d'abricots au sirop en conserve pour préparer la garniture.

18:22 Écrit par Bernard dans Dictionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Fruits et légumes…

Desserts aux légumes (cover).jpg

Le docteur Florence Solsona, médecin nutritionniste, également diplômée en psychosomatique, travaille depuis 10 ans sur les troubles alimentaires et sur l'équilibre nutritionnel au quotidien.

Elle a apporté ses lumières à la créatrice culinaire Noémie Strouk dans la rédaction de ses 50 recettes originales, gourmandes et saines, de Desserts aux légumes, parues aux Éditions Larousse à Paris.

On y trouve des classiques revisités : éclairs à la tomate et aux framboises ; cupcakes redvelvet à la betterave ; tiramisu à la mousse de betterave, framboises et cassis…

Des cakes, gâteaux et moelleux : cake marbré au panais et au chocolat ; gâteau renversé au potiron et à l’orange…

Des desserts lactés ; crème brûlée au panais et aux amandes ; cheese-cake coco-avocat.

Des glaces, sorbets et smoothies : glace à la rhubarbe ; smoothie au maïs et au lait de coco ; sorbet tomate-fleur d’oranger et streusel à la noisette…

Des petits gâteaux : madeleines aux pistaches et aux petits pois ; barres de céréales à la patate douce et au quinoa soufflé…

Des muffins & brownies : muffins aux haricots blancs, au chocolat et aux noix de pécan ; brownies au chocolat et aux haricots rouges…

Des desserts d'ailleurs : scones au potiron, aux cranberries et aux noix de pécan ; kabak tatsili (potiron confit) ; carrés aux dattes et à la patate douce ; cookies aux carottes, à la grenade et aux noisettes...

De belles alliances du jardin fruitier et du potager !

Bernard DELCORD

Desserts aux légumes – 50 desserts plus sains avec une nouvelle saveur par Noémie Strouk, introduction et conseils par le Dr Florence Solsona, photographies d’Aline Princet, Paris, Éditions Larousse, collection « Saveurs & bien-être », janvier 2015, 96 pp. en quadrichromie au format 17,2 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 8,90 € (prix France)

Voici une préparation des plus onctueuses :

Crèmes d’avocats à la pistache

Pour 6 personnes

Préparation : 10 minutes

Ingrédients :

3 avocats bien mûrs

2 cuillers à soupe de pâte de pistaches

Le jus de 1 citron vert

50 g de pistaches concassées

6 cuillers à soupe de miel liquide

15 cl de crème liquide entière très froide

Recette :

Pelez les avocats et coupez-les en cubes.

Citronnez-­les immédiatement pour qu'ils ne noircissent pas.

Mixez la chair d'avocat citronnée avec le miel et la pâte de pistaches.

Montez la crème en chantilly et incorporez-la délicatement à la crème d'avocat.

Déposez la crème dans 6 verrines et parsemez de pistaches concassées avant de servir.

Astuce :

Pour monter facilement la crème en chantilly, placez au préalable le saladier et les fouets du batteur au congélateur au moins 10 minutes.

L’avis de la nutritionniste :

Les pistaches sont des fruits secs d'une grande qualité nutritionnelle : en effet, tout comme les autres fruits secs, elles apportent des fibres et de bons acides gras. Elles contiennent aussi du magnésium, important en période de fatigue et de stress, du potassium, du cuivre et du fer.

Dans cette recette, l'association des pistaches et du jus de citron permet d'optimiser l'absorption du fer par l'organisme.

18:18 Écrit par Bernard dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |