16/10/2017

« Les époques dégueulasses sont propices aux chefs-d’œuvre. » (Georges Wolinski)

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Georges Remi dit Hergé, né le 22 mai 1907 à Etterbeek et mort le 3 mars 1983 à Woluwe-Saint-Lambert, est un auteur belge de bandes dessinées mondialement connu pour Les Aventures de Tintin.
 
Le Secret de La Licorne est le onzième album de celles-ci, prépublié en noir et blanc du 11 juin 1942 au 14 janvier 1943 dans les pages du Soir « volé » dont la rédaction fut dirigée de janvier 1941 à octobre 1943 [1] par le publiciste collaborationniste, belgiciste, royaliste, unitaire et rexiste Raymond De Becker (Bruxelles 1912 – suicidé à Versailles en 1969)[2]. L'album en couleurs est paru en 1943.
 
Il avait été précédé dans les colonnes du même journal par Le Crabe aux pinces d'or (1940-1941 ; cet album marque l'arrivée du capitaine Haddock dans la série) ainsi que par L’Étoile mystérieuse (1941-1942) et il y sera suivi par Le Trésor de Rackham le Rouge (1943) et par une partie des Sept boules de cristal dont la publication sera interrompue le 2 septembre 1944 en raison de l’arrivée des Alliés et de la Libération de la Belgique. La parution reprendra en 1946.
 
Bien que les circonstances de sa parution aient été sujettes à caution (après la Libération, Hergé fut interdit de publication jusqu’en septembre 1946), Le Secret de La Licorne est une immense réussite sur les plans du scénario, de la documentation et du graphisme. Hergé y peaufine sa technique déjà grande de la ligne claire [3] et y fait montre d’une extraordinaire virtuosité technique.
 
On en trouvera une preuve magnifique dans Tous les secrets de La Licorne, un superbe ouvrage publié en coédition par Gallimard à Paris et Moulinsart à Bruxelles sous la plume d’Yves Horeau, historien de la marine du XVIIe siècle, romancier et tintinophile (Tintin, Haddock et les bateaux, Éditions Moulinsart, 1999), de Jacques Hiron (coauteur avec Yves Horeau des 120 fascicules de la collection Construisez La Licorne, Paris, Éditions Hachette, 2011) et de Dominique Maricq, auteur et archiviste aux Studios Hergé.
 
Ces auteurs passionnés y détaillent par le menu la manière dont Hergé a imaginé son trois-mâts en s’inspirant des bâtiments de la marine de Louis XIV et lui a donné le nom d’un animal mythologique, ainsi que la façon dont le scénario s’est alors mis en place, le tout accompagné de plus de 300 illustrations (strips, bleus de coloriage, crayonnés, planches au trait, plans, maquettes, objets de marine et tableaux) qui permettent de saisir la genèse et d’assister au développement d’une œuvre artistique d’importance.
 
Fascinant !
 
Bernard DELCORD
 
Tous les secrets de La Licorne par Yves Horeau, Jacques Hiron et Dominique Maricq, Paris-Bruxelles, Éditions Gallimard et Moulinsart, octobre 2017, 184 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 28,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 €
 
 [1] Ce poste avait d’abord été occupé en 1940 par l’écrivain Horace Van Offel (1876-1944) et c’est le rexiste ultra Max Hodeige qui succédera à Raymond De Becker jusqu’en septembre 1944.

 [2] Condamné à mort le 24 juillet 1946 par le Conseil de Guerre de Bruxelles, Raymond De Becker verra sa peine commuée par la suite en détention à perpétuité, avant qu'il ne soit finalement gracié le 22 février 1951. Après sa remise en liberté, il publiera des ouvrages dans des domaines tout aussi variés que le cinéma, l'homosexualité, les philosophies orientales... Son goût pour le paranormal l'a aussi amené à écrire des articles pour la revue Planète. Jusqu’à sa mort, il resta en contact avec Hergé qui en a fait un personnage de Vol 714 pour Sydney (1968).

 [3] Il s'agit d'un dessin caractérisé, après la réalisation des crayonnés, par un trait d'encre noire d'épaisseur constante. Chaque élément forme une cellule isolée par son contour, et reçoit une couleur donnée. Chaque couleur se trouve donc ainsi séparée de sa voisine par un trait.

15/10/2017

« L'art cache l'étude sous l'apparence du naturel. » (Carlo Goldoni)

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La nouvelle version française (la précédente avait paru en 2014 chez le même éditeur) de l’Atlas du Street Art et du graffiti de Rafael Schacter est sortie chez Flammarion à Paris, un événement pour les amateurs, et ils sont nombreux, de cette forme d’art contemporain des plus originales.
 
Riche de 750 illustrations en quadrichromie, cet ouvrage se penche sur l’œuvre de 113 artistes actuels de 25 pays en détaillant leur contexte historique et leurs influences, en réglant le focus sur 16 villes (New York, San Francisco, Los Angeles, Mexico, São Paulo, Buenos Aires, Londres, Paris, Berlin, Stockholm, Madrid, Barcelone, Athènes, Melbourne, Sydney et Tokyo) et en fournissant 12 cartes originales créées par 12 artistes talentueux. 

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Graffiti par Miss-Tic (Paris).
 
II offre un panorama mondial de cet art aux influences multiples (le spray can art, le pixãçao brésilien, le pop art et le land art américains, les pochoirs politiques argentins…) et aux manifestations diverses, du graffiti traditionnel à l'intervention sculpturale, de l'affiche à la performance et de l'abstraction géométrique à la figuration photoréaliste.
 
Un art populaire qui s'est développé dans des environnements très divers, de la métropole surpeuplée au désert perdu et a été produit par des créateurs de toute nationalité, religion ou culture.
 
Et un guide des plus originaux !
 
Bernard DELCORD
 
Atlas du Street Art et du graffiti par Rafael Schacter, préface de John Fekner, traduit de l’anglais par Denis-Armand Canal, Paris, Éditions Flammarion, août 2017, 400 pp. en noir et blanc au format 23 x 24 cm sous couverture Intégra en couleurs, 39,90 € (prix France)

20:59 Écrit par Bernard dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Retours vers le passé…

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« Un ouvrage incontournable pour découvrir le passé de guerre secret de votre famille », assure le site des Éditions Racine à Bruxelles qui ont fait paraître, sous la plume des historiens et archivistes flamands Koen Aerts, Dirk Luyten, Bart Willems, Paul Drossens et Pieter Lagrou un essai au titre choc : Papy était-il un nazi ? – Sur les traces d’un passé de guerre qui aborde de front la question délicate de la collaboration avec l’occupant allemand en Belgique entre 1940 et 1944.
 
Voici la présentation qu’ils donnent de leur travail :
 
« Quelque 500 000 Belges – Flamands, Bruxellois et Wallons – ont un membre de leur famille qui fut “du mauvais côté” pendant la Deuxième Guerre mondiale.
 
Des grands-pères, grands-mères, pères, mères, oncles ou tantes [de Belges actuels].
 
À la base, il y avait 400 000 dossiers d'accusés. Environ 100 000 citoyens ont aussi été condamnés à diverses peines : de l'exécution à la privation de leurs droits en passant par l'emprisonnement.
 
Aujourd'hui, les petits-enfants et autres membres de la famille partent de plus en plus souvent à la recherche des vraies circonstances pour donner une place [à ces événements].
 
[Notre ouvrage vous donne] les clés pour partir vous-même à la recherche de ce passé de guerre souvent tabou ».
 
N’y cherchez cependant pas de listes d’« inciviques », il n’y en a pas…
 
En revanche, si d’aventure vous souhaitiez faire des recherches sur des membres de votre famille dans les innombrables archives conservées par d’aussi innombrables instances administratives et judiciaires aux quatre coins de la Belgique, ce livre remarquablement documenté et bien illustré qui fait le tour de tous les cas de figure de la trahison vous sera un vade-mecum des plus précieux !
 
Bernard DELCORD
 
Papy était-il un nazi ? – Sur les traces d’un passé de guerre par Koen Aerts, Dirk Luyten, Bart Willems, Paul Drossens & Pieter Lagrou, Bruxelles, Éditions Racine, septembre 2017, 272 pp. en noir et blanc au format 24 x 16 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 24,99 €

19:57 Écrit par Bernard dans Essais, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/10/2017

Pérégrination amoureuse…

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Après Les fées penchées (2014) et Le Vampire de Clichy (2015), deux romans publiés à Bruxelles par les Éditions Onlit, Véronique Janzyk revient sur le devant de la scène littéraire chez le même éditeur avec J'ai senti battre notre cœur, le court récit d’une relation sentimentale basée sur la marche, les livres et l’amour physique, une pure merveille de finesse, d’observation, de sensibilité et, surtout, de style pointilliste parfaitement maîtrisé dans de courts chapitres très subtils.
 
Qu’on en juge :
 
« Tu as le teint brun des paysans et des marins, des grands et petits voyageurs. Tu dors sur le dos, hiératique. Tu dors debout, comme un gisant prêt à te relever. Tes pommettes, ton nez, ton menton, ton cou se dessinent à contre-jour. Je ne te vois jamais de face quand tu dors.
 
Tu dors comme s'il allait falloir s'éveiller. La menace est toujours possible. Tu es toujours prêt à marcher.
 
Ou alors tu dors en me tournant le dos. Je vois ton dos. Je te vois devant moi. Là encore.
 
Tu crois défier le temps. Mais en marchant devant, tu permets à la distance de s'installer entre nous. Tu incarnes l'avance que tu as sur moi. »
 
Du Théo van Rysselberghe sur papier…
 
Bernard DELCORD
 
J'ai senti battre notre cœur par Véronique Janzyk, Bruxelles, Onlit-Éditions, octobre 2017, 103 pp. en noir et blanc au format 12 x 19,2 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs, 12 €

14:44 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/10/2017

Décryptages…

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Après Les 500 plus belles expressions de Monsieur Dictionnaire paru en 2013 chez Racine à Bruxelles, Jacques Mercier a remis le couvert cette année avec Les nouvelles expressions de Monsieur Dictionnaire publié chez le même éditeur, un recueil dans lequel il se penche sur l'origine, le sens et les synonymes de nouvelles expressions et en fait redécouvrir de plus anciennes, parfois un peu oubliées.

Grâce à lui, vous saurez ce que boloss signifie, ou yolo, ou chiller, ou s’enjailler, ou faire son Kevin, ou avoir le swag, ou ça passe crème, ou se faire un gif, ou avoir le seum pas en soum soum…
 
Et vous retrouverez des suavités langagières comme boire le calice jusqu’à la lie, faire un pataquès, manger son chapeau, passer sous les fourches caudines, une querelle de clocher, s’entendre comme larrons en foire, se mettre la rate au court-bouillon…
 
Nul doute, en tout cas, que pour nombre d’entre nous, sans cet ouvrage plaisamment érudit, tout cela resterait mystère et boule de gomme…
 
Bernard DELCORD
 
Les nouvelles expressions de Monsieur Dictionnaire par Jacques Mercier, illustrations de Gaston de Lapoyade, Bruxelles, Éditions Racine, août 2017, 92 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 16,95 €

18:45 Écrit par Bernard dans Dictionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une Rolls-Royce pédagogique…

Livre unique de français 1re – La vie en toutes lettres.jpg

Contenant un « livret repères » séparé présentant l’histoire de la littérature française, le manuel scolaire intitulé Livre unique de français 1re publié à Paris aux Éditions Hatier dans la collection « La vie en toutes lettres » s’adresse aux élèves de toutes les séries en France et convient parfaitement, moyennant quelques adaptations légères par l’enseignant, pour les cours de 6e année secondaire en Belgique francophone (filières générale, techniques de transition et techniques de qualification).
 
Il s’agit d’un ouvrage très richement illustré en couleurs qui favorise la liberté de parcours par un grand choix de textes, d’images et d’activités :
 
– Chaque séquence (il y en a 21) propose 2 corpus de thèmes, difficultés et approches pédagogiques variés.
– De nombreux prolongements : histoire des arts, lectures d’images, débats, activités TICE…
– Des pages « Découvrir » pour mettre la classe en activité avant d’entrer dans les textes.
– Des exercices de remédiation en langue, des entraînements progressifs aux épreuves écrites et orales du bac en France et propices à la préparation du CESS en Belgique.
 
Et qui fournit de nombreuses aides pour développer l’autonomie des élèves :
– Des repères chronologiques et des fiches d’histoire littéraire.
– Des cartes mentales pour mémoriser l’essentiel du programme.
– Des encadrés contextuels en marge des textes : vocabulaire, histoire, société…
– Des synthèses claires accompagnées d’auto-évaluations.
– Des méthodes bac pas à pas : exemples rédigés, exercices guidés, fiches conseils, schémas, bilan…

Livre unique de français 1re – La vie en toutes lettres (livre du professeur).jpg

Ce manuel, bien entendu, est complété d’un livre du professeur, mais aussi, également destiné à l’enseignant, d’un manuel numérique interactif enrichi (en ligne).
 
Un arsenal pédagogique d’une grande efficacité !
 
Bernard DELCORD
 
Livre unique de français 1re, ouvrage collectif, Paris, Éditions Hatier, collection « La vie en toutes lettres », mai 2016, 649 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 26 cm sous couverture Intégra en couleurs, 32,50 € (prix France)
 
Livre unique de français 1re – Livre du professeur, ouvrage collectif, Paris, Éditions Hatier, collection « La vie en toutes lettres », août 2016, 368 pp. en quadrichromie au format 16,8 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 23,40 € (prix France)
 
Livre unique de français 1re – Manuel numérique interactif enrichi pour l’enseignant, ouvrage collectif, Paris, Éditions Hatier, collection « La vie en toutes lettres », août 2016, en ligne, 59 € (prix France)
 
SOMMAIRE :
 
Initiation à l’histoire littéraire de l’antiquité au XXIe siècle
 
PARTIE I : LITTÉRATURE
 
Le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours
– Le personnage dévisagé
– Du héros épique à l’antihéros
– Le goût de l’interdit : Corniche Kennedy, de Maylis de Kerangal
– Ellénore, une héroïne tourmentée : Adolphe, de Benjamin Constant
 
Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIe siècle à nos jours
– Le destin du personnage tragique
– Duels au théâtre
– Comédie et enjeux amoureux : Le jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux
– Mettre en scène le théâtre de l’absurde : La leçon, d’Eugène Ionesco
 
Écriture poétique et quête de sens, du Moyen Âge à nos jours
– Évasions poétiques
– Beauté et laideur en poésie
– La poésie du quotidien : Paroles, de Jacques Prévert
– Croisements artistiques : Romances sans paroles, de Paul Verlaine
 
La question de l’Homme dans les genres de l’argumentation, du XVIIe siècle à nos jours
– L’animal, miroir de l’humain ?
– Réflexions sur la vie et la mort
– La ville : liberté ou aliénation ?
– Saisir la vie : Regarde les lumières mon amour, d’Annie Ernaux
 
Vers un espace culturel européen : Renaissance et humanisme
– L’humanisme, un mouvement fondateur
– Un récit à tiroirs : L’Heptaméron, de Marguerite de Navarre
 
Les réécritures, du XVIIe siècle à nos jours
– Permanence des mythes antiques
– Variations sur le thème du mal
– Les amours contrariées, de Mme de La Fayette à Raymond Radiguet
 
PARTIE II : OUTILS
 
– Améliorer son expression
– Utiliser les outils d’analyse
– Maîtriser les objets d’étude
– Analyser l’image

PARTIE III : MÉTHODES
 
– Travailler en autonomie
– Réussir les épreuves du bac
– Activités et recherches TICE
 
ANNEXES
 
– Biographies
– Index des auteurs et des œuvres
– Index des œuvres d’art et des artistes
– Réponses aux tests

17:04 Écrit par Bernard dans Livres d'apprentissage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/10/2017

« Soyez réalistes : demandez l'impossible ! » (Che Guevara)

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Ernesto Rafael Guevara, né le 14 juin 1928 à Rosario, en Argentine, est tombé le 9 octobre 1967 à La Higuera, en Bolivie, sous les balles d’un commando de l’armée bolivienne lancé à ses trousses à la demande de la CIA et, peut-être, de l’URSS, si l’on en croit son frère, Juan Martin Guevara. (1)
 
Plus connu sous le nom de « Che Guevara », c’était un révolutionnaire marxiste et internationaliste argentin ainsi qu'un homme politique d'Amérique latine.
 
Il avait notamment été un des dirigeants de la révolution cubaine qui renversa le dictateur Fulgencio Batista le 1er janvier 1959 et qui installa Fidel Castro au pouvoir, révolution qu'il a théorisée et tenté d'exporter vers d'autres pays, comme la République démocratique du Congo (où il se joignit aux maquis de Laurent-Désiré Kabila) ou la Bolivie.
 
À l’occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition, les Éditions Gallimard à Paris ont ressorti (l’édition princeps date de 1997), dans leur belle collection « Découvertes », la courte biographie riche de 150 illustrations intitulée Che Guevara – Compagnon de la révolution parue sous la plume du grand reporter Jean Cormier (°1943) avec la collaboration de l’historien et biographe Jacques Lapeyre.
 
L’ouvrage est bien fait, les événements sont bien précisés, qui ont fait du Che, parce qu’il était beau, parce qu’il était audacieux, parce qu’il était brillant, parce qu’il savait ce qu’il voulait et parce qu’il est mort jeune et au combat, une légende qui se poursuit de nos jours...
 
Pointons néanmoins une petite lacune qui change certaines choses : il n’est pas rappelé que le 2 février 1959, Ernesto Guevara s'est installé dans la prison de La Cabaña, à l'entrée du port de La Havane. Il y fut le procureur d'un tribunal révolutionnaire qui a exécuté plus d'une centaine de policiers et militaires du régime précédent jugés coupables de crimes de guerre. Des volontaires y étaient invités à participer au peloton d’exécution, par exemple des membres des familles des victimes. Certains condamnés à mort devaient, devant leurs parents proches, justifier leur exécution.
 
Puis le Che créa des camps de « travail et de rééducation »…
 
Nobody’s perfect, pas vrai ?
 
Bernard DELCORD
 
Che Guevara – Compagnon de la révolution par Jean Cormier avec la collaboration de Jacques Lapeyre, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes », septembre 2017, 144 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,60 € (prix France)

(1) http://www.levif.be/actualite/international/le-parti-communiste-a-sans-doute-trahi-che-guevara/article-normal-732449.html

18:33 Écrit par Bernard dans Histoire, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |