11/12/2017

Sans avoir l’air d’y toucher…

En love mineur.jpg

Parues aux Éditions Quadrature à Bruxelles, les 17 nouvelles rassemblées dans En love mineur, le nouveau recueil de Dominique Costermans, par ailleurs auteure de l’inoubliable Outre-Mère [1], constituent un véritable régal de variations subtiles sur le thème de l’amour abordé en fines touches allusives par des zeugmes, des répétitions, des pirouettes, des flash-backs… brillantes facettes de ces petits bijoux littéraires qui entraînent le lecteur un peu partout – à Bruxelles, en Italie, au Portugal, en Grèce, dans les Alpes, à Charleroi… – sur une jolie carte de Tendre où les plages, les villes, les villages, les routes, les rues et les chemins, mais aussi les lasagnes aux artichauts et les confitures de citron mènent à l’émoi.

D’exquises esquisses, comme disait Serge Gainsbourg…

Bernard DELCORD

En love mineur par Dominique Costermans, Bruxelles, Éditions Quadrature, décembre 2017, 116 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 €

[1] Un roman publié en janvier 2017 chez Luce Wilquin à Avin.

18:36 Écrit par Bernard dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/12/2017

Pour apprendre à cuisiner...

Techno Culinaire Bac Pro 3 ans.JPG

Professeur chef de cuisine honoraire du lycée technologique des métiers de l'hôtellerie Jean Drouant à Paris, Michel Maincent-Morel est l’auteur aux Éditions BPI à Clichy de Travaux pratiques de cuisine - Practical kitchen work - Technologie culinaire, de Cuisine de référence, de Technologie culinaire 1ère année et 2ème année, de BEP Technologie culinaire, et de La cuisine de référence, version complète (qui existe aussi en version espagnole, portugaise et italienne), tous couronnés d’un grand prix du meilleur ouvrage de l'Académie Nationale de Cuisine.

Robert Labat, quant à lui, est professeur d'enseignement professionnel honoraire à l’EREA-Cronstadt (Paris 15e) et on lui doit en tant qu’auteur chez BPI l'Aide-mémoire de l'apprenti cuisinier ainsi que l'Aide-mémoire des cuisines régionales françaises et des cuisines européennes et, en tant que co-auteur, Technologie culinaire 1ère année et 2ème année et BEP Technologie culinaire, grand prix du meilleur ouvrage 2003 de l'Académie Nationale de Cuisine.

Ils ont publié en 2009 [1], chez le même éditeur une bible intitulée Techno Culinaire Bac Pro 3 ans qui fut elle aussi lauréate en 2010 du Grand Prix de l’Académie Nationale de Cuisine.

Il s’agit d’un ouvrage très complet qui traite de l’histoire de la cuisine, du personnel de cuisine, des produits, des produits semi-élaborés, des cuissons, des préparations de base, des préparations culinaires, des procédés de conservation, des préparations culinaires élaborées à l’avance (P.C.E.A.), de l’éducation du goût, de l’odorat, de l’association des mets et des garnitures d’accompagnement, des relations cuisine/restaurant, des approvisionnements des services, des régions de France ainsi que des pays d’Europe.

Avis aux (futurs) professionnels de la gastronomie, aux fins becs et aux cordons bleus !

Bernard DELCORD

Techno Culinaire Bac Pro 3 ans par Michel Maincent-Morel et Robert Labat, Clichy, Éditions BPI, décembre 2009, 524 pp. en quadrichromie au format 21 x 29,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 28,70 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce référentiel culinaire l’image suivante :

LES CATÉGORIES DE LA VIANDE DE VEAU

Catégories du veau.jpg

[1] Ce best-seller est toujours disponible en librairie et chez l’éditeur.

« Les animaux se repaissent ; l'homme mange. L’homme d’esprit seul sait manger. » (Anthelme Brillat-Savarin)

Guide Delta Belgique 2018.jpg

Le Guide Delta 2018 des hôtels et des restaurants de Belgique & du Luxembourg (qui en est à sa 17e édition et qui se décline aussi dans une version en langue néerlandaise) recense par ordre alphabétique des localités où ils sont situés quelque 1960 restaurants et hôtels du Royaume et de son aimable voisin, pour lesquels l'ouvrage fournit de nombreuses informations sous forme de logos, et la présentation de 1470 d’entre eux est en outre accompagnée d’un texte critique rédigé par les inspecteurs du guide (au nombre desquels figure votre serviteur qui a joyeusement perdu la ligne au cours de ces 17 années d’activité gourmande…) tout en permettant, par un système ingénieux de sept index, de sélectionner également les restaurants par ordre alphabétique de leur enseigne et dans chaque province, en fonction des coups de cœur de la rédaction, de la présence de salles de séminaire, de la possibilité de disposer d’un chef à domicile, du charme ou de la quiétude des lieux.

Comme le veut la tradition, le guide mentionne en ouverture les lauréats annuels de la profession [1].

Les maisons exceptionnelles en Belgique et au Grand-duché de Luxembourg (4 toques dans la classification Delta) passent de 14 à 16.

Il s’agit des établissements suivants :

De Jonkman à Bruges, Lafarques à Pepinster, ‘t Zilte à Anvers, L’Air du Temps à Éghezée, L’Auberge du Moulin Hideux à Bouillon, Comme Chez Soi à Bruxelles, L’Eau Vive à Arbre, Hertog Jan à Zedelgem, Hof Van Cleve à Kruishoutem, Le Manoir de Lébioles à Spa, Mosconi à Luxembourg, Pastorale à Rumst, Sea Grill à Bruxelles et Zur Post à Sankt-Vith.

Il convient aussi d’applaudir l’exploit de L’écailler du Palais Royal à Bruxelles qui passe d’une à trois toques.

Enfin, soulignons la présence d'un « Passeport Delta » valable jusqu’au 31 décembre 2018 permettant à son utilisateur de bénéficier d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction) dans 55 restaurants de qualité.

Une seule utilisation de ce document rembourse donc le prix d’achat du livre !

Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Belgique & du Luxembourg 2018, Bruxelles, Les Guides Delta, décembre 2017, 608 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 29,75 €

Delta Gids België & Luxembourg van restaurants & hotels 2018, Brussel, De Delta Gids, december 2017, 608 pp, 29,75 €

Delta Gids België 2018.jpg

[1] Delta d’Or : Au Tour du Vin à Éghezée, Colette à Westerlo et La Cristallerie à Luxembourg ; Delta d’Argent : Maxens à Saint-Symphorien, DEssenti à ‘s Gravenwezel et Aal Schoul à Hobscheid; Delta de Bronze : Noir du Poivre & Rouge du Poivre à Waremme & à Sclessin, Marquize à Westende et Péitry à Roodt-sur-Syre. Lauréats par spécialités : Carcasse à Coxyde (viande de qualité), Couleur Rouge à Eupen (cuisine de fusion), I Cugini ! à Chapelle-lez-Herlaimont (cuisine italienne), Knossos à Tubize (cuisine grecque), Le Minaret à Boussu (cuisine du Maghreb), Le Saint-Gilles à Saint-Hubert (cuisine de terroir), OAK à Gand (cuisine italienne et asiatique), Rascasse à Kapellen (cuisine de la mer) et Villa Doria à Schoten (cuisine italienne).

16:05 Écrit par Bernard dans Gastronomie, Guides | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/12/2017

« Le véritable enseignement n'est point de te parler mais de te conduire. » (Antoine de Saint-Exupéry)

Appren-tissages.jpg

Rassemblant des contributions remarquables, le premier numéro du très beau mook de pédagogie – sa maquette, elle aussi, est une belle réussite – intitulé Appren-tissages paru sous la direction de l’enseignant belge Gaël Bournonville et du célèbre théoricien et professeur d’université français (à l'université Lumière-Lyon 2) Philippe Meirieu a pris pour thème central « Entre deux mondes » et aborde en profondeur des sujets aussi divers que :

– Une interview d’Eirick Prairat, l’auteur d’Éduquer avec tact (Éditions ESF Sciences humaines, 2017) et la critique de son ouvrage par Christophe Quittelier ;

– Une présentation de l’exposition « L’école en Algérie, l’Algérie à l’école » à voir au Musée national de l’Éducation de Rouen (jusqu’au 2 avril 2018) ;

– Un long reportage d’Anne-Cécile Huwart intitulé « Ihsane, entre deux mondes » relatant l’année scolaire 2015-2016 d’une adolescente de 17 ans, issue de l’immigration et sourde, qui remporte haut la main le pari de l’intégration ;

– Un vaste débat d’idées entre Serge Dupont et Serge Tisseron qui répondent à la question : « Les jeunes sont-ils condamnés à devenir stupides ? » ;

– Un épais dossier sur « Les enfants Rom et l’école » constitué sous la houlette d’Aurore Dudka ;

– Commentée par Boris Cyrulnik, Darlène, une nouvelle inédite de Geneviève Damas, l’auteure du roman à succès Patricia paru chez Gallimard ;

– Un reportage de Gaël Bournonville intitulé « Rasmane, petit prince de Pô » dans lequel il suit l’aventure d’une école pour enfants des rues au Burkina Faso soutenue par l’association Éducation sans Frontières ;

– « Fenêtres sur cours Freinet » par Philippe Meirieu, à propos du récent congrès de l’Institut coopératif de l’école moderne (ICEM) qui a rassemblé plus de 700 participants et à travers les notes d’un groupe d’enseignants réunis autour du projet d’une nouvelle école secondaire qui verra le jour dans quelques mois ;

– Une réflexion approfondie sur les rapports entre « Pulsion et pensée à l’École », par Jean-Sébastien Philippart, philosophe et enseignant ;

– Une recension réflexive du film de Thierry Michel intitulé Une année dans une classe de Cheratte sise à proximité des vestiges industriels de l’ancien charbonnage du Hasard non loin de Liège, composée d’enfants d’origine turque et animée par « Madame Brigitte, une prof à l’ancienne » qui y fait des miracles.

Épatant, non ?

Abonnez-vous !

Bernard DELCORD

Appren-tissages 1– Un autre regard sur l’éducation, revue semestrielle collective sous la direction de Gaël Bournonville et Philippe Meirieu, Bruxelles, décembre 2017, 164 pp. en quadrichromie au format 21 x 24,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 23 € (abonnement pour 1 an = 2 numéros : 44 € ; abonnement pour 2 ans = 4 numéros : 88 € sur www.revue-apprentissages.com)

17:57 Écrit par Bernard dans Livres d'apprentissage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/12/2017

Amour de la sagesse…

Bibliothèque idéale des philosophes antiques – De Pythagore à Boèce.jpg

Jean-Louis Poirier, qui a longtemps enseigné en khâgne au Lycée Henri IV à Paris, est un philosophe spécialiste de l'Antiquité. Il collabora à l'édition des Présocratiques et des Épicuriens à la Bibliothèque de la Pléiade, a rédigé de nombreux articles et publié des ouvrages aux Éditions Les Belles Lettres.

C’est dans cette vénérable maison qu’il a fait paraître sa Bibliothèque idéale des philosophes antiques – De Pythagore à Boèce, un recueil de larges extraits et de pages significatives extraites de l’œuvre de divers philosophes antiques, des textes parfois peu connus, surprenants ou provocateurs, et bien souvent d’une extraordinaire modernité.

L’occasion de jeter un œil neuf sur un passé immensément riche !

Liste des auteurs :

Pythagore, Héraclite, Parménide, Empédocle, Gorgias, Démocrite, Thucydide, Platon, Aristote, Épicure, Zénon de Citium, Cléanthe, Chrysippe, Hermès Trismégiste, Cicéron, Lucrèce, Philon d’Alexandrie, Sénèque, Plutarque, Épictète, Apulée, Galien, Irénée de Lyon, Clément d’Alexandrie, Alexandre d’Aphrodise, Tertullien, Origène, Cyprien de Carthage, Sextus Empiricus, Plotin, Longin, Porphyre, Jamblique, Victorinus, Grégoire de Nazianze, Némésius, Augustin d’Hippone, Proclus, Damascius, Un cours de l’École d’Alexandrie, Boèce

Bernard DELCORD

Bibliothèque idéale des philosophes antiques – De Pythagore à Boèce, textes rassemblés et présentés par Jean-Louis Poirier, Paris, Éditions Les Belles Lettres, novembre 2017, 684 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19,4 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs, 29,50 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié le texte suivant, du philosophe romain Sénèque

(4 avant Jésus-Christ – 65 après Jésus-Christ) :

LE MAÎTRE ABSOLU : LA MORT

Sénèque dégage ici, très simplement, en quoi la mort, qui « affranchit l'esclave malgré son maître », est libératrice, comme le rappellera Hegel.

Oh ! qu'ils méconnaissent leurs misères, ceux qui ne célèbrent pas la mort comme la plus belle invention de la nature et qui ne l'attendent pas avec espoir !

Soit qu'elle couronne une vie heureuse, soit qu'elle écarte de nous l'infortune, soit qu'elle termine la satiété et la fatigue du vieillard, soit qu'elle enlève le jeune homme dans sa fleur, à l'âge où l'on vit d'espérances, soit qu'elle réclame l'enfant avant le temps des épreuves, pour tous, elle est la fin, pour beaucoup la guérison, pour quelques-uns l'accomplissement du vœu suprême, et ceux qui lui ont le plus d'obligation sont ceux qui la reçoivent avant d'avoir imploré sa venue.

La mort affranchit l'esclave malgré son maître ; la mort soulage les captifs de leurs chaînes ; la mort ouvre leur prison à ceux qu'un pouvoir inflexible y maintenait despotiquement ; la mort montre aux exilés, dont la pensée et le regard se tournaient incessamment vers la patrie, qu'on repose tout aussi bien sous une terre que sous une autre ; quand la fortune répartit mal les biens communs à tous les hommes et subordonne l'un à l'autre des êtres venus au monde avec des droits égaux, la mort rétablit l'égalité.

Après la mort, nul n'est assujetti au bon plaisir d'autrui ; la mort ne se refuse jamais à personne, et cette mort, Marcia, ton père l'a désirée de tous ses vœux.

C'est grâce à la mort, je le répète, que naître n'est pas un supplice, c'est grâce à elle que les malheurs dont je suis menacé ne m'accablent point, que je puis conserver l'équilibre et l'indépendance de l'âme : je sais quel est mon recours.

Je vois devant moi des instruments de torture, non pas tous du même modèle, mais variant avec le maître qui les fait faire : il en est qui pendent leurs victimes la tête en bas, d'autres les empalent, d'autres les mettent en croix ; je vois des chevalets, je vois des fouets ; on va jusqu'à fabriquer des appareils particuliers pour chaque membre ! Mais je vois aussi la mort. J'ai devant les yeux des ennemis sanguinaires, des concitoyens intraitables ; mais je vois également la mort.

La servitude n'a rien de pénible quand on sait que l'on n'a qu'un pas à faire, le jour où l'on sera las du joug, pour se donner la liberté. Je t'aime, vie, en faveur de la mort !

Consolation à Marcia, chapitre XX

21:31 Écrit par Bernard dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/12/2017

Le hit-parade de Bacchus…

Bordeaux Grands crus classés 1855 – Médoc & Sauternes .jpg

La classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 a été établie à l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1855 et à la demande de l'empereur Napoléon III. Elle a légèrement évolué avec le temps et fait office de référence suprême.

Publié chez Flammarion, le beau livre de Hugh Johnson et Franck Ferrand intitulé Bordeaux Grands Crus Classés 1855 – Médoc & Sauternes est le seul ouvrage consacré à l'ensemble de ces vins remarquables mettant en valeur la beauté des châteaux où ils sont élaborés et l'excellence de leur production.

L’écrivain et journaliste français spécialisé en histoire Franck Ferrand (°1967) y révèle l'histoire cachée derrière chacun de ces vins, les secrets des cuviers et des chais. Il guide le lecteur à travers ces vignobles et ces châteaux qui font rêver le monde entier.

De son côté, l’écrivain britannique Hugh Johnson (°1939), l’œnologue le plus réputé de la planète dont les livres sur le vin sont des best-sellers (plus de 15 millions d'exemplaires vendus à travers le monde), évoque la naissance des crus classés de médoc « au rouge plus intense et miroitant qu'un rubis » et l'origine mystérieuse de ce vin blanc unique aux arômes envoûtants qu'est le Sauternes.

Bernard DELCORD

Bordeaux Grands Crus Classés 1855 – Médoc & Sauternes par Hugh Johnson et Franck Ferrand, photographies de Guillaume de Laubier, Paris, Éditions Flammarion, décembre 2017, 264 pp. en quadrichromie au format 25,8 x 29,2 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 45 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ce classement dionysiaque :

VINS ROUGES

Premiers crus

– Château Lafite Rothschild, pauillac

– Château Latour, pauillac

– Château Margaux, margaux

– Château Mouton Rothschild, pauillac (second cru en 1855, promu en premier cru en 1973).

– Château Haut-Brion, en appellation pessac-léognannote (graves jusqu'en 1986)

Deuxièmes crus

– Château Pichon Baron, pauillac

– Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, pauillac

– Château Brane-Cantenac, margaux (à Cantenac)

– Château Durfort-Vivens, margaux

– Château Lascombes, margaux

– Château Rauzan-Gassies, margaux

– Château Rauzan-Ségla, margaux

– Château Ducru-Beaucaillou, saint-julien

– Château Gruaud Larose, saint-julien

– Château Léoville Barton, saint-julien

– Château Léoville Las Cases, saint-julien

– Château Léoville Poyferré, saint-julien

– Château Cos d'Estournel, saint-estèphe

– Château Montrose, saint-estèphe.

Troisièmes crus

– Château Boyd-Cantenac, margaux

– Château Cantenac Brown, margaux (à Cantenac)

– Château Desmirail, margaux

– Château d'Issan, margaux (à Cantenac)

– Château Ferrière, margaux

– Château Giscours, margaux (à Labarde)

– Château Kirwan, margaux (à Cantenac)

– Château Malescot Saint-Exupéry, margaux

– Château Marquis d'Alesme Becker, margaux

– Château Palmer, margaux (à Cantenac)

– Château Lagrange, saint-julien

– Château Langoa Barton, saint-julien

– Château Calon-Ségur, saint-estèphe

– Château La Lagune, haut-médoc (à Ludon).

Quatrièmes crus

– Château Duhart-Milon, pauillac

– Château Marquis de Terme, margaux

– Château Pouget, margaux (à Cantenac)

– Château Prieuré-Lichine, margaux (à Cantenac)

– Château Beychevelle, saint-julien

– Château Branaire-Ducru, saint-julien

– Château Saint-Pierre, saint-julien

– Château Talbot, saint-julien

– Château Lafon-Rochet, saint-estèphe

– Château La Tour Carnet, haut-médoc (à Saint-Laurent).

Cinquièmes crus

– Château Batailley, pauillac

– Château Clerc Milon, pauillac

– Château Croizet-Bages, pauillac

– Château d'Armailhac, pauillac (anciennement Château Mouton-Baronne-Philippe)

– Château Grand-Puy Ducasse, pauillac

– Château Grand-Puy-Lacoste, pauillac

– Château Haut-Bages Libéral, pauillac

– Château Haut-Batailley, pauillac

– Château Lynch-Bages, pauillac

– Château Lynch-Moussas, pauillac

– Château Pédesclaux, pauillac

– Château Pontet-Canet, pauillac

– Château Dauzac, margaux (à Labarde)

– Château du Tertre, margaux (à Arsac)

– Château Cos Labory, saint-estèphe

– Château Belgrave, haut-médoc (à Saint-Laurent)

– Château de Camensac, haut-médoc (à Saint-Laurent) (anciennement Château Camensac)

– Château Cantemerle, haut-médoc (à Macau, entré dans le classement le 16 septembre 1855).

VINS BLANCS

Premier cru supérieur

Château d'Yquem, sauternes.

Premiers crus

–  Château Climens, barsac

–  Château Coutet, barsac

–  Château Guiraud, sauternes

–  Clos Haut-Peyraguey, sauternes (à Bommes)

–  Château Lafaurie-Peyraguey, sauternes (à Bommes)

–  Château La Tour Blanche, sauternes (à Bommes)

–  Château Rabaud-Promis, sauternes (à Bommes)

–  Château de Rayne-Vigneau, sauternes (à Bommes)

–  Château Rieussec, sauternes (à Fargues)

–  Château Sigalas-Rabaud, sauternes (à Bommes)

– Château Suduiraut, sauternes (à Preignac).

Deuxièmes crus

– Château Broustet, barsac

– Château Caillou, barsac

– Château Doisy Daëne, barsac

– Château Doisy-Dubroca, barsac

– Château Doisy-Védrines, barsac

– Château de Myrat, sauternes (château de Myrat)

– Château Nairac, barsac

– Château Suau, barsac

– Château d'Arche, sauternes

– Château Filhot, sauternes

– Château Lamothe, sauternes

– Château Lamothe Guignard, sauternes

– Château de Malle, sauternes (à Preignac)

– Château Romer, sauternes (à Fargues)

– Château Romer du Hayot, sauternes (à Fargues).

22:10 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Oenologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/11/2017

« Si la merde valait de l’argent, les pauvres naîtraient sans cul. » (En-tête du papier à lettres de Henry Miller)

1 semaine avec Henry Miller.jpg

Auteur dramatique réputé, écrivain talentueux (Le fouille-merde, 1987, rédigé avec Gaston Compère, L’homme caramel, 1995 et 2017), artiste conceptuel et journaliste politique belge, Pascal Vrebos (°1952) est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre (Tête de Truc, 1973, Entre-chats, 1978, Crime magistral ou L’homme descend du songe, 1999, Viol d'une cerise noire, 2008, L’Accusateur, 2014…) jouées en France, en Allemagne et aux États-Unis, traduites en néerlandais, en tchèque, en allemand et en anglais. Il a remporté de nombreux prix littéraires, dont celui de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques pour l’ensemble de son œuvre.

Il a fait paraître, chez Genèse Édition à Bruxelles et sous le titre 1 semaine avec Henry Miller – Ultime rencontre avec l’écrivain et sa muse, Brenda Venus, une version revue et augmentée d’Une folle semaine avec Henry Miller (1983, Éditions Le Cri), son stupéfiant reportage littéraire dans lequel il relate sa rencontre en février 1979 à Pacific Palisades en Californie avec Henry Miller (1891-1980), l’auteur génial et sulfureux de Tropique du Cancer (1934), de Tropique du Capricorne (1939), du Colosse de Maroussi (1941), de la trilogie de La Crucifixion en rose (Sexus, 1949, Plexus, 1952, Nexus, 1960) ou encore de Jours tranquilles à Clichy (1956), de Big Sur et les Oranges de Jérôme Bosch (1957) et de Jours tranquilles à Brooklyn (1978).

On y entre dans l’intimité du géant, sa simplicité, son humour, son désespoir, sa hauteur d’esprit, ses souvenirs, sa conception de la littérature, ses frasques mémorables et son amour pas du tout platonique pour sa dernière muse [1], la jeune actrice américaine Brenda Venus (°1957), de 66 ans sa cadette, à qui il écrivit près de 1 500 lettres torrides jusque sur son lit de mort et que Pascal Vrebos a revue en juin 2017, une rencontre qui donne la postface de son ouvrage.

Un texte remarquablement écrit et scandaleusement riche de passions humaines, avouables ou pas, sur un formidable écrivain dans le cœur de qui Éros et Thanatos se sont affrontés dans un combat homérique permanent !

Bernard DELCORD

1 semaine avec Henry Miller – Ultime rencontre avec l’écrivain et sa muse, Brenda Venus par Pascal Vrebos, Bruxelles, Genèse Édition, novembre 2017, 159 pp. + 1 cahier photos de 8 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 19,50 

[1] Il y en avait eu d’autres, parmi lesquelles la danseuse June Edith Smith (1902-1979), qui devint sa deuxième épouse et dont Miller parle longuement dans Sexus, ainsi que l’écrivaine et diariste américaine d’origine franco-cubaine Anaïs Nin (1903-1977), auteure de Vénus erotica (1977, posthume), qui entretint une relation amoureuse avec Henry et June.

21:02 Écrit par Bernard dans Essais, Récits de voyage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |