26/10/2016

Un quart de quarteron…

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Le journaliste français d’extrême droite Jean-Paul Angelelli [1] est né à Alger en 1934 et il a fait son service militaire de 1960 à 1962 dans l'ouest constantinois, au 3e escadron du 6e régiment de Spahis, et il fut à cette époque décoré de la croix de la Valeur militaire avec citation. Il a été professeur certifié d'histoire-géographie aux lycées de Pithiviers (de 1962 à 1969) et de Beauvais (de 1969 à 1994) avant de décrocher le titre de docteur en histoire (titre de sa thèse : L'Algérie et l'opinion française en 1930, Nanterre, 1972) et de poursuivre sa carrière d’enseignant. Il est actuellement vice-président de l'association des Amis de Raoul Salan.

Fils du général André Zeller, Bernard Zeller est né en 1946. Polytechnicien (X66), docteur-ingénieur, ingénieur en chef de l'armement, il a fait carrière dans les industries spatiale et de défense où il a tenu des postes de direction. Il fut président de l'association des Amis de Raoul Salan de 2004 à 2015.

Ils sont les auteurs de Salan, Qui suis-je ? aux Éditions Pardès à Grez-sur-Loing, une biographie remarquable – et nos lecteurs connaissent nos convictions, très éloignées de celles des auteurs et du sujet de leur ouvrage – du général d’armées Raoul Salan (1899-1984) qui fut commandant en chef des forces terrestres, aériennes et navales en Indochine (1953-54) puis commandant supérieur interarmées en Algérie (1956-1959) et gouverneur militaire de Paris (1959-1960) avant de prendre part à une tentative de coup d’État militaire contre Charles de Gaulle et de diriger l’OAS, une sanglante organisation terroriste et colonialiste.

Admis à Saint-Cyr en 1917, Salan est affecté au 5e Régiment d’infanterie coloniale (RIC) à Lyon le 14 août 1918. Chef de section à la 11e compagnie, il participe aux combats de novembre 1918 dans la région de Verdun (Saint-Mihiel, Les Éparges, Fort de Bois-Bourru, Côte de l’Oie, Cumières-le-Mort-Homme) et est cité à l’ordre de la brigade en date du 29 décembre 1918. Ces combats ont marqué le jeune officier pour la vie.

Détaché dans l’administration coloniale en Extrême-Orient (1924-1937), il sort de la tourmente de 1940 avec trois citations. En 1944-1945, du débarquement en Provence à l’Allemagne, il mène ses troupes jusqu’à la victoire et est cité deux fois à l’ordre de l’Armée, les 29 avril et 2 décembre 1945, pour son action à la tête du 6e régiment d’infanterie coloniale et à la tête de l’infanterie de la 9e division d’infanterie coloniale.

En Indochine, aux côtés du général Philippe Leclerc, en 1945, puis du général Jean de Lattre de Tassigny, en 1951, il défend cette colonie qu’il a bien connue dans l’entre-deux-guerres. Il y affronte un ennemi implacable : le Viêt-minh, après avoir négocié sans succès avec Hô Chi Minh en 1946 à Đà Lạt et à Fontainebleau.

En 1958, après avoir échappé à un attentat au bazooka commis le 16 janvier 1957 par des ultras qui lui reprochaient, outre d’avoir « bradé l’empire » en Indochine, une addiction à l’opium, des opinions socialistes et une appartenance à la franc-maçonnerie, Raoul Salan avait soutenu Charles de Gaulle, revenu aux affaires publiques après une traversée du désert longue de 12 années, avant de participer en avril 1961 au putsch d’Alger contre de Gaulle qu’il accusait de trahison [2] et de prendre la tête de l’Organisation de l’armée secrète (1961-1962), une organisation politico-militaire clandestine française, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.

On se souvient de la fameuse bourde de langage commise le 23 avril 1961 par Charles de Gaulle qui, dénonçant la tentative de putsch dirigée par Maurice Challe, Edmond Jouhaud, André Zeller et Raoul Salan, commença son intervention radio-télévisée par : « Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie par un pronunciamento militaire. (…) Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite… » [3]

Arrêté le 20 avril 1958 et condamné à la détention criminelle à perpétuité, Raoul Salan fut libéré le 15 juin 1968 et rétabli dans l’intégralité de ses droits le 3 décembre 1982 (sous la présidence de François Mitterrand).

En dépit de son parti-pris très laudateur, l’essai de Jean-Paul Angelelli et de Bernard Zeller présente, à nos yeux, deux avantages essentiels : d’une part, la remise en perspective factuelle de l’embrouillamini politico-militaire qui entraîna la chute de l’empire colonial français et dont les militaires firent les frais, et, d’autre part, le récit de la vie entière de Raoul Salan (et pas seulement de l’époque des événements en Algérie), le tout permettant de mieux comprendre comment il et comment on en était arrivé là…

Bernard DELCORD

Salan Qui suis-je ? par Jean-Paul Angelelli et Bernard Zeller, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », juin 2016, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

 

Sommaire :

 

ENFANCE ET JEUNESSE

Une enfance heureuse

La Grande Guerre et la campagne de Syrie (1918-1921)

 

PASSION INDOCHINOISE

 

LA GUERRE DE 1939-45 ET SES PRÉMICES

Le Service de renseignement intercolonial

La campagne de France

Vichy (août 1940-février 1942)

Dakar (février 1942-août 1943)

Alger (septembre 1943-mai 1944)

Le débarquement de Provence

Vers la victoire (hiver 1944-printemps 1945)

 

LA GUERRE D'INDOCHINE (1945-1954)

Salan diplomate (1945-1946)

Négociations entre la France et le Viêt-minh

Les débuts de l'affrontement avec le Viêt-minh

Avec de Lattre (1951)

Commandant en chef en Indochine

Diên Biên Phu et la fin de la présence de la France en Indochine

 

RESPONSABILITÉS SUPRÊMES EN ALGÉRIE

Le chef de guerre

L'affaire du bazooka

Les batailles d'Alger

Le 13 mai 1958

Délégué général en Algérie

Bilan algérien

Vers le passage dans la réserve

 

LE PASSAGE DANS L'ILLÉGALITÉ, LE PUTSCH ET L'OAS

Intermède espagnol

Le putsch

À la tête de l'OAS

Arrestation du général Salan

 

PROCÈS

Ouverture et déclaration du général Salan

Témoignages

Réquisitoire, plaidoiries et verdict

Les suites du procès

 

DÉTENTION, LIBERTÉ, FIN

À Tulle

Liberté recouvrée

La fin

 

[1] Jeune étudiant à l'université, il milita au Cercle Henri Quatre (Lycéens et Étudiants d'Action française) et, durant toute sa carrière jusqu’aujourd’hui, il a collaboré ou collabore encore à La Nation française, à Rivarol (quitté en 2010) et aux revues Est-Ouest, Écrits de Paris, L’Algérianiste, Nous les Africains, Mémoire Vive. Il fut candidat sur les listes u Front national en 1988.

[2] Le 13 mai 1958 à Alger, Raoul Salan avait participé à la formation d’un « comité de salut public » appelant le général de Gaulle au pouvoir pour sauver l’Algérie française. À cet égard, le « Vive le général de Gaulle ! » lancé le 15 mai 1958 par Salan à l’issue de son discours prononcé au balcon du gouvernement général fut décisif et Charles de Gaulle devint président du Conseil le 1er juin suivant. Dans des discours prononcés successivement les 4 et 6 juin 1958 à Alger puis à Mostaganem, de Gaulle, s’adressant à ceux qui l’avaient ramené au pouvoir, s’écria : « Je vous ai compris » et « Vive l’Algérie française ! » avant de proposer l’autodétermination pour l’Algérie le 16 septembre 1959…

[3] Pour « un quatuor ». Quarteron, quarteronne (de l’espagnol cuarterón, de cuarto, quart) est un nom qui désigne un métis ayant un quart d'ascendance noire et trois quarts d'ascendance blanche… (Dictionnaire Larousse)

17:05 Écrit par Bernard dans Histoire, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pour remonter dans le passé…

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Nicolas Buat, conservateur en chef du patrimoine, est directeur adjoint des Archives de Paris et Évelyne Van den Neste, conservateur général du patrimoine, est chef du Service des archives et de l’information documentaire de la Présidence de la République française. Archivistes-paléographes, ils sont chargés depuis plus de dix ans du cours de paléographie organisé aux Archives départementales du Val-de-Marne.

Ils sont aussi les auteurs, aux Éditions Les Belles Lettres à Paris, d’un Manuel de paléographie française et d’un Dictionnaire de paléographie française qui passionneront les historiens et seront de la plus grande utilité pour les archivistes, les conservateurs de bibliothèques et de musées, les notaires, les généalogistes, les mémorialistes, les romanistes, les étudiants, les thésards, les membres de cercles d’histoire locale et nationale, et, plus largement, toutes les personnes amenées à déchiffrer des textes rédigés entre le XVe et le XVIIIe siècle.

Voici ce qu’ils nous écrivent de leurs deux ouvrages :

« De la fin du Moyen Âge à la Révolution, la façon d'écrire le français a beaucoup évolué, et le tracé des lettres encore plus rapidement que l'orthographe ou la grammaire. Pour lire les sources originales de l'histoire de France, de la charte royale au plus humble registre paroissial, il est indispensable de maîtriser certains codes et certaines règles : c'est ce qu'enseigne la paléographie.

Quel lecteur de documents anciens n'a pas été confronté à des difficultés pour déchiffrer un texte ? Quel amateur d'archives n'a pas été rebuté par une écriture jugée illisible, désorienté par une orthographe erratique, perdu par un vocabulaire abscons ? Outil pratique et pédagogique, le Manuel de paléographie française a été conçu pour que chacun, néophyte ou expert, puisse surmonter ces difficultés, à son rythme et en parfaite autonomie.

C'est pourquoi il s'intéresse essentiellement aux écritures de la période postérieure à 1450, couvrant trois siècles d'un Ancien Régime riche en fonds d'archives patiemment reconstitués après les désastres de la guerre de Cent ans. Une nouvelle ère s'ouvre alors, avec le triomphe de la langue française et la généralisation des écritures liées, bientôt qualifiées de gothiques, auxquelles les greffiers et tabellions vont demeurer attachés jusqu'au XVIIIe siècle.

Abondamment illustré, l’ouvrage se compose de deux parties distinctes : un exposé en six chapitres des principes et des méthodes de la paléographie, suivi de neuf parcours d'exercices, à la fois thématiques et progressifs.

Cet apprentissage permet aux paléographes débutants, mais aussi aux plus confirmés, de se familiariser avec le dessin des lettres, de repérer les abréviations des mots, de comprendre des tournures de phrases aujourd'hui archaïques, en bref, d'exercer au quotidien son œil paléographique…

Dictionnaire de paléographie française.jpg

Conçu quant à lui comme un ouvrage de base, le Dictionnaire de paléographie française s'adresse aussi bien à l'érudit qu'au simple curieux. Plus commode qu'un manuel, il est le compagnon idéal du chercheur en salle de lecture. Il se laisse également feuilleter avec plaisir : comme tout dictionnaire, il offre avec plus de 2 500 entrées, 12 000 exemples et 15 000 illustrations un trésor d'associations de mots et d'images, de découvertes inattendues.

Certains mots font encore l'objet de planches particulières : autre, faire, icelui, Jehan, maître, pour, présent, que... Il ne s'agit en aucun cas d'un dictionnaire de mots rares ! Ce sont au contraire les termes les plus courants qui sont les plus difficiles à lire ou à interpréter, parce qu'ils sont écrits en abrégé ou perdus dans des formules au sens obscur. Les exemples sont là pour montrer les associations de mots et d'idées les plus fréquentes dans les actes de procédure ou de la pratique notariale.

Régler une querelle de voisinage, obtenir un dégrèvement d'impôts, passer un contrat de travail, organiser une succession : ces soucis de la vie quotidienne étaient également ceux de nos ancêtres, et nous sommes nombreux à vouloir en retrouver le témoignage dans des liasses et des registres parfois très anciens.

Les archives publiques sont ouvertes à tous, et ce dictionnaire aidera son utilisateur à remonter le temps, peut-être bien au-delà de ce qu’il espérait. »

De précieux outils de décryptage !

Bernard DELCORD

Manuel de paléographie française par Nicolas Buat et Évelyne Van den Neste, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Sources », mai 2016, 313 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 21,6 cm sous couverture brochée en bichromie, 25 € (prix France)

Dictionnaire de paléographie française, nouvelle édition revue et augmentée, par Nicolas Buat et Évelyne Van den Neste, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Sources », mai 2016, 803 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 21,6 cm sous couverture brochée en bichromie, 45 € (prix France)

25/10/2016

Un humoriste décapant…

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Jacqueline Blancart-Cassou, agrégée de lettres classiques et docteur d’État, est professeure honoraire à l’université Paris XIII-Nord. S’intéressant à la littérature dramatique et, en particulier, au comique, elle a consacré sa thèse au Rire de Michel de Ghelderode. Elle est l’auteur d’ouvrages sur les œuvres de ce dernier, de Jean Anouilh, de Georges Feydeau, d’Eugène Labiche, et de nombreux articles concernant divers dramaturges des XIXe et XXe siècles. Elle a reçu en 2004 la première édition du prix triennal attribué par la Fondation internationale Michel de Ghelderode.

On lui doit aussi, paru chez Pardès à Grez-sur-Loing, un passionnant Courteline Qui suis-je ?, petit essai biographique et critique très documenté et abondamment illustré dans lequel elle se penche sur la destinée personnelle et littéraire d’un des orfèvres de l’humour théâtral français de la Belle Époque.

Voici la présentation qu’elle nous en donne :

« Georges Moineau est né à Tours, fils d’un auteur connu de chroniques judiciaires, qui signe Jules Moinaux. Élevé d’abord dans cette ville chez ses grands-parents, il vit ensuite à Paris, puis sera interne durant six années au collège de Meaux. Réformé après un bref service militaire, il devient employé de bureau [1], mais peu assidu à ce travail.

Sous le nom de Courteline, il écrit des chroniques dans des journaux, et les développe sous forme de contes ou de romans ; il fonde la revue Paris-Moderne [2] ; il fait la satire de la vie militaire, dans Les Gaîtés de l’escadron (1886) et Le Train de 8 h 47 (1891), et de l’administration dans Messieurs les ronds-de-cuir (1893).

En 1892, il rencontre sa première compagne, qui lui donnera deux enfants, et se tourne vers le théâtre. Dans de courtes comédies, il évoque des relations de couples (Boubouroche, La Peur des coups) et se moque de la police et de la Loi (Le commissaire est bon enfant, Les Balances).

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 Georges Courteline (vers 1890)

Devenu veuf, il se remarie. Il fait jouer une comédie, La Paix chez soi, puis un pastiche de Molière, La Conversion d’Alceste, écrit un roman, Les Linottes (1912), enfin La Philosophie de Georges Courteline (1917).

Il est promu commandeur de la Légion d’honneur [3] et élu à l’Académie Goncourt [4]. Mais sa santé est atteinte : il doit subir l’amputation d’une jambe [5] et, quatre ans plus tard, de l’autre ; il ne survivra pas à la seconde opération. Il meurt le 25 juin 1929.

Son œuvre abondante, précise et vivace dans la raillerie, en fait l’égal d’un Feydeau ou d’un Labiche. »

On ajoutera que Courteline, tout commandeur de la Légion d’honneur qu’il fut, était un grand amateur de canulars – on lui doit, par exemple, l’invention du déconomètre – ainsi qu’un académicien Goncourt fort peu conformiste, comme en témoignent ses armoiries et sa devise reproduites dans l’ouvrage de Madame Blancart-Cassou, et que nous nous faisons un plaisir de livrer à l’admiration de nos lecteurs :

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Un bien vaste programme, comme l’a dit un jour Charles de Gaulle en découvrant l’inscription « Mort aux cons ! » sur une Jeep de la 2e division blindée du général Leclerc, qui fut la première à entrer dans Paris, le 24 août 1944, lors de la bataille pour la libération de la capitale française…

Bernard DELCORD

Courteline Qui suis-je ? par Jacqueline Blancard-Cassou, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », août 2016, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

Quelques citations de Georges Courteline :

« Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. »

« L’administration est un lieu où les gens qui arrivent en retard croisent dans l'escalier ceux qui partent en avance. »

« Obliger les hommes à se laver et ne point leur donner de serviettes, toute l’ânerie militaire est là. »

« Il y a deux sortes de femmes : celles qu'on compromet et celles qui vous compromettent. »

« Un des plus clairs effets de la présence d'un enfant dans un ménage est de rendre complètement idiots de braves gens qui sans lui n'auraient été que de simples imbéciles. »

« Neuf fois sur dix, la loi, cette bonne fille, sourit à celui qui la viole. »

« Il n ' y a pas de milieu dans la vie : dès qu'on n'est plus jeune, on est vieux, et au-dessus de quarante ans, on est tous du même âge. »

« Il est étrange qu'un seul terme exprime la Peur de la mort, la Peur de la souffrance, la Peur du ridicule, la Peur d'être cocu et la Peur des souris, ces divers sentiments de l'âme n'ayant aucun rapport entre eux. »

« Je veux être enterré avec une brosse à habits pour quand je tomberai en poussière. »

 

[1] En 1880, comme expéditionnaire au ministère de l'Intérieur, à la Direction générale des cultes, où, ça ne s’invente pas, il a pour directeur Charles Dumay, un anticlérical convaincu…

[2] En 1881.

[3] En 1921.

[4] Le 24 novembre 1926.

[5] La droite, le 5 janvier 1925, en raison d’une gangrène sèche consécutive d’une inflammation de l'orteil compliquée par le diabète.

22:44 Écrit par Bernard dans Humour, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/10/2016

Temps de saisons…

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L'Almanach des Terres de France 2017 (qui constitue la 10e édition de ce best-seller) compile le meilleur et l'indispensable des régions de l’Hexagone.

Depuis sa création en 2008, cette parution annuelle égaye les 365 jours de l'année, au fil des saisons et au gré de ses rubriques.

Au fil de ses 320 pages, en images et en textes, vous découvrirez les saveurs des terroirs (gastronomie, recettes, étapes gourmandes…), vous partirez sur les plus belles routes de France (lieux insolites, promenades, maisons de personnalités…), vous profiterez d'astuces pratiques (maison, bricolage, bons plans, petits gestes écolos…), vous garderez l'esprit curieux (subtilités de la langue française, personnalités régionales, patrimoines architecturaux, croyances populaires…), vous vous ferez du bien (conseils de vie, de santé, de bien-être…), vous goûterez aux plaisirs de la lecture (poèmes, citations, 52 extraits de romans de la célèbre collection « Terres de France »…).

Et bien d’autres choses encore !

En outre, pour ce millésime 2017 de l'Almanach des Terres de France, des auteurs spécialistes dans leur domaine (gastronomie, jardin, patrimoine) ont prêté leur plume et souhaité faire partager leurs connaissances.

Un ouvrage à savourer durant toute l’année !

Bernard DELCORD

Almanach des Terres de France 2017 par Silvia André, Marie-Hélène Baylac, Marie-Charlotte Delmas, Guy Héranval, Julia Hung & Cécile Neuville, Paris, Éditions des Presses de la Cité, collection « Terres de France », septembre 2016, 320 pp. en quadrichromie au format 19 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs avec reliure à spirale, 19,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cette compilation passionnante

la recette régionale suivante :

Rôti de porc à la flamande

Pour 4 personnes

Ingrédients :

1 rôti de porc de 1 kg

3 cuillerées à soupe d'huile

100 g de lard fumé

2 oignon

25 cl de vin blanc sec

50 cl de bière blonde

1 cuillerée à soupe de cumin en poudre

1 feuille de laurier

1 kg d'endives

50 g de beurre

Le jus d'½ citron

Sel, poivre

Recette :

Versez l'huile dans une cocotte à fond épais, faites chauffer sur feu moyen, mettez le rôti à dorer sur toutes ses faces.

Coupez le lard en petits dés.

Épluchez et émincez les oignons.

Ajoutez-les dans la cocotte et faites-les légèrement dorer en remuant.

Salez, poivrez, versez sur le rôti le vin et la bière, ajoutez le cumin et le laurier, couvrez la cocotte et laissez cuire doucement pendant 1 heure en retournant le rôti deux ou trois fois.

Pendant ce temps, nettoyez les endives.

Dans une cocotte, faites fondre le beurre, posez-y les endives côte à côte, arrosez-les du jus du ½ citron, salez, poivrez, couvrez et faites cuire très doucement 30 à 35 minutes en retournant régulièrement les endives.

10 minutes avant la fin de la cuisson du rôti, ajoutez les endives autour.

22:30 Écrit par Bernard dans Livres pratiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Traître, et fier de l’être…

Degrelle 1906-1994.jpg

Philosophe de formation, ancien éditeur [1] et enseignant [2], Arnaud de la Croix qui est déjà l'auteur, aux Éditions Racine à Bruxelles, d'Hitler et la franc-maçonnerie, des Illuminati et de La Religion d'Hitler, vient de faire paraître dans la même maison et sous un titre laconique, Degrelle 1906-1994, la première biographie politique d’importance du « beau Léon », l’archétype en Belgique de la trahison sous toutes ses formes (idéologique, militaire, raciste, opportuniste et crapuleuse) durant la Seconde Guerre mondiale.

Voici la présentation de l’ouvrage fournie par les Éditions Racine :

« Cette première biographie complète explique comment un jeune catholique, doué pour l'écriture comme pour la parole, finit dans la peau du dernier grand chef nazi.

Arnaud de la Croix a mené une enquête approfondie sur l'attirance précoce de Léon Degrelle pour la poésie et son intérêt, dès l'adolescence, pour l'autoritarisme (D'Annunzio, Mussolini) comme pour le nationalisme (Maurras), et sur sa véritable fascination pour le Führer jusqu'à son exil en Espagne.

Il met également au jour nombre de détails inédits, fait la part des choses et décrit avec précision les relations de Degrelle avec des personnages hors du commun comme monseigneur Picard, Hergé, l'abbé Wallez, le cardinal Van Roey, le roi Léopold III, Paul Van Zeeland ou Paul-Henri Spaak. Mais aussi Goebbels, Himmler et Hitler. »

On pourrait y ajouter le nom du publiciste et romancier Robert Poulet, homme du roi cité à diverses reprises, sans qu’il soit fait mention de leur clash fameux consécutif du discours de Degrelle sur la germanité des Wallons (Liège, 17 janvier 1943), ouvrant la voie à l’éclatement de la Belgique en deux Gaue, États satellites du Reich, Degrelle se voyant ipso facto futur Gauleiter de Wallonie, mais le cas de l’écrivain liégeois est une autre histoire à écrire…

La science d’Arnaud de la Croix est grande, et son exposé ne manque ni d’intelligence, ni de perspicacité, ni de mesure, une jolie performance intellectuelle s’agissant de voir clair dans le jeu brouillé d’un criminel mythomane, roublard et sans vergogne.

Cet essai passionnant , qui se penche aussi longuement sur les magouilles politiques de l'establishment d'avant-guerre, se complète d’un avant-propos de l’historien belge Alain Colignon [3], d’une postface du Français Jean-Louis Vullierme [4], d’un index détaillé et d’une vaste bibliographie – on y regrettera néanmoins l’absence de trois ouvrages de l’historien Eddy De Bruyne, spécialiste s’il en est de la collaboration rexiste, à savoir Léon Degrelle et la Légion Wallonie : la fin d’une légende (Luc Pire, 2013), Les commandos wallons d’Hitler (Luc Pire, 2014), tous deux édités par votre serviteur, ainsi que son Encyclopédie de l’Occupation, de la Collaboration et de l’Ordre Nouveau en Belgique francophone (Cercle Segnia, La Roche, 2016) –, le tout constituant désormais la référence incontournable sur le bouillant Bouillonnais.

Chapeau !

Bernard DELCORD

Degrelle 1906-1994 par Arnaud de la Croix, avant-propos d’Alain Colignon, postface de Jean-Louis Vullierme, Bruxelles, Éditions Racine, septembre 2016, 224 pp. en noir et blanc + 1 cahier photos de 8 pp.  en quadrichromie au format 15,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,95 €

 

[1] Aux éditions Le Cri, Duculot, Casterman et Le Lombard.

[2] À l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles.

[3] Attaché au Centre d’études et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines (Cegesoma) à Bruxelles.

[4] Agrégé de philosophie, docteur d'État en droit et docteur en philosophie politique, ancien professeur à la Sorbonne.

17:19 Écrit par Bernard dans Histoire, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/10/2016

« Un repas est insipide, s’il n’est assaisonné d’un brin de folie. » (Érasme)

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Rééditée une première fois par votre serviteur en 1992 (la parution princeps datant de 1988) aux Éditions Didier Hatier à Bruxelles, la Grammaire illustrée du néerlandais de Gaston Rosen est toujours disponible sur le marché, aux Éditions Érasme à Namur cette fois.

Il s’agit d’un ouvrage didactique pérenne pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, parce qu’il s’adresse au grand public, et pas seulement aux élèves et aux étudiants.

Ensuite, parce qu’il est d’une très grande clarté dans son exposé, au demeurant fort complet, de la morphosyntaxe de la langue de Vondel.

Mais aussi parce qu’il a une double matrice : son sommaire renvoie à un exposé de thèmes grammaticaux successifs en 200 unités et son index de mots clés en fin d’ouvrage renvoie directement aux unités concernées.

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(Ai-je dit quelque chose de mal ?)

Enfin, last but not least, parce que de nombreux exemples sont fournis sous forme de cartoons issus de la série mondialement célèbre des aventures du Viking Hägar Dünor dessinées par l’Américain Dik Browne.

Pour apprendre vite et en souriant…

Bernard DELCORD

Grammaire illustrée du néerlandais par Gaston Rosen, illustrations de Dik Browne, Namur, Éditions Érasme, mai 2015, 144 pp. en bichromie au format 19,5 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 €

13/10/2016

« Jamais homme noble ne hait le bon vin. » (François Rabelais)

Le grand Larousse du vin.jpg

« Quand le vin devient une passion, écrit fort justement l’éditeur de l’ouvrage, il vous invite au voyage, car il y a partout dans le monde des milliers de crus différents.

Cependant, il est parfois difficile de s'y retrouver.

La nouvelle édition – la première a paru en 2010 – du Grand Larousse du vin vous aidera à mieux connaître les produits viticoles, mais aussi à devenir un amateur éclairé pour qui les termes de gouleyant, tuilé, charpenté, soyeux... n'auront plus de secrets !

Partez à la découverte de la vigne et du vin : les différents cépages, les terroirs et leurs caractéristiques, les étapes de fabrication et les techniques de vinification...

Apprenez à choisir, conserver et déguster le vin : comment décrypter une étiquette, acheter au juste prix, aménager une cave, associer correctement un plat et un vin, s'initier à l'art subtil de la dégustation...

Faites le tour des grands vignobles du monde entier : ceux des différentes régions de France, mais aussi ceux des autres pays d'Europe, des États-Unis et du Canada, d'Amérique latine, sans oublier d'Afrique du Sud, d'Australie et d'Asie. »

Avec 37 cartes des pays et des régions viticoles, 240 fiches sur les régions et les vins du monde entier, plus de 60 portraits de domaines et de propriétaires des plus grands vins du monde, mais aussi plus de 700 photographies et un tableau des millésimes, vous avez-là sans conteste l’un des plus grands monuments d’œnologie !

Bernard DELCORD

Le grand Larousse du vin ouvrage collectif, préface d’Olivier Poussier, Meilleur Sommelier du Monde Paris, Éditions Larousse, septembre 2016, 656 pp. en quadrichromie au format 24 x 30,4 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39,95 € (prix France)

18:35 Écrit par Bernard dans Oenologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |