30/01/2017

Galerie de félons…

Ces Français qui ont collaboré avec le IIIe Reich.jpg

Surnommé « le détective de l'histoire », Jean-Paul Lefebvre-Filleau, ancien colonel de gendarmerie, diplômé de l'université en droit, criminologie et théologie, a publié une vingtaine d'ouvrages, dont le dernier, réédité aux éditions De Borée en 2016, s’intitule La Franc-maçonnerie au cœur de la République, de 1870 à nos jours.

Il vient de faire paraître aux Éditions du Rocher à Paris Ces Français qui ont collaboré avec le IIIe Reich, un véritable Who’s who de la trahison – le parcours personnel particulièrement significatif de 77 idéologues, naïfs, antisémites, opportunistes, affairistes, stipendiés, renégats ou bandits de grands chemin – fondé sur une documentation abondante et étayé d’un impressionnant appareil de notes.

On y voit pourquoi et comment ces individus d’origines fort diverses ont basculé dans le camp de l’ennemi, allant parfois jusqu’à s’en asperger les mains de sang.

Une impressionnante enquête au cœur des ténèbres de l’âme humaine !

Bernard DELCORD

Ces Français qui ont collaboré avec le IIIe Reich par Jean-Paul Lefebvre-Filleau, préface de Gilles Perrault, Paris, Éditions du Rocher, janvier 2017, 550 pp. en noir et blanc au format 15,3 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 € (prix France)

LISTE DES COLLABORATEURS

Les politiques :

ALIBERT Raphaël

BAUDOUIN Paul

BEUGRAS Albert

BONNARD Abel

BOUT DE L'AN Francis

BUCARD Marcel

DÉAT Marcel

DORIOT Jacques

GABOLDE Maurice

HENRIOT Philippe, le « Goebbels » français

MARION Paul

PUCHEU Pierre

VALLAT Xavier

 

Les intellectuels :

ALGARRON André

BEAUPLAN Robert de

BENOIST-MÉCHIN Jacques

BERAUD Henri

BRASILLACH Robert

BRINON Fernand de

CÉLINE, Louis-Ferdinand

CHACK Paul

CHÂTEAUBRIANT Alphonse de

COUSTEAU Pierre-Antoine

FERDONNET Paul

HÉROLD Jean-Auguste, dit HÉROLD-PAQUIS

JEANTET Claude

LAUBREAU Alain

LUCHAIRE Jean

REBATET Lucien

SUAREZ Georges

 

Les militaires :

BASSOMPIERRE Jean

BRIDOUX Eugène

DAGOSTINI Raoul

DARNAND Joseph

DENTZ Henri

DUGÉ DE BERNONVILLE Jacques

FENET Henri

KNIPPING Max

LABORDE Jean de

LÉCUSSAN Joseph

MAYOL DE LUPÉ Jean de

PLATON Charles

PUAUD Edgar

RAYBAUD Émile

TISSOT Noël de

VAUGELAS Jean de

 

Les hauts fonctionnaires :

ANGELI Alexandre

BOUSQUET René

CHIAPPE Angelo

CUSSONAC René

DARQUIER DE PELLEPOIX Louis

FAY Bernard

LABROUE Henri

LELONG Georges

MARION Charles

SÉZILLE Paul

TOUVIER Paul

 

Les chefs d'entreprise :

BERLIET Marius

BICHELONNE Jean

BRUNETON Gaston

DEWOITINE Émile

JOANOVICI Joseph

LAGARDELLE Hubert

LESCA Charles

SZKOLNIKOFF Mandel

 

Les repris de justice :

ANDRÉ Francis, dit « Gueule-Tordue »

BONNY Pierre

CARRÉ Mathilde

DANOS Abel

DELFANNE Georges, dit Christian MASUY

FILIOL Jean

GLÈBE D'EU Guy

LAFONT Henri

MARTIN Frédéric, alias Rudy de MÉRODE

PAOLI Pierre-Marie

SOLNLEN Maurice, alias Jean MANSUY

VILLAPLANA Alexandre

18:27 Écrit par Bernard dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/01/2017

Bataille pour un château-fort…

Vengeance.jpg

« Un château médiéval, un parc boisé, trois propriétaires, une indivision...

Louis d'Érezée vit seul avec sa mère agonisante dans cette forteresse familiale, mais son frère Maximilien et sa sœur Colienne, tenus à l'écart de sa gestion, en exigent la vente. Ils s'affrontent avec dureté, persuadés chacun que leur avenir dépend de l'issue du combat.

L’aîné s'accroche à une vision digne de l'Ancien Régime, les deux autres ne cherchent qu'à vivre avec leur temps. Ce conflit violent, lié aux particularités de letur éducation singulière, mobilise toute leur énergie. En pure perte, comme dans la majorité des conflits. »

Tel est le texte de la quatrième de couverture du passionnant roman Vengeance rédigé et publié par le marquis Charles de Trazegnies né à Bruxelles en 1946 [1].

On s’en voudrait de déflorer le scénario de cet excellent livre et ses multiples rebondissements, mais on ne peut s’empêcher d’établir un lien avec la longue bataille juridique que mena l’auteur, entre 1997 et 2008, contre son frère et sa sœur pour obtenir la sortie d’indivision et la mise en vente de la forteresse médiévale de Corroy-le-Château, finalement acquise par l’artiste Wim Delvoye [2].

Charles de Trazegnies ne dit d’ailleurs pas vraiment le contraire dans son avertissement : « Bien qu’il décrive une réalité – c’est nous qui soulignons –, ce roman est une œuvre de fiction peuplée de personnages imaginaires ».

Des fantômes fort agressifs…

Bernard DELCORD

Vengeance par Charles de Trazegnies, Bruxelles, Éditions Le Roseau vert [3], mai 2016, 314 pp. en noir et blanc au format 15 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 25 €

 

[1] Il a longtemps exercé la profession d'éditeur (plus de 120 livres publiés, dont certains “best sellers” en Belgique) et de traducteur (une vingtaine de livres traduits du néerlandais et de l'anglais). Il est par ailleurs l'auteur de poèmes, de récits et de nombreux contes imaginaires.

[2] http://www.lavenir.net/cnt/112576 &

http://archives.lesoir.be/wim-delvoye-se-paye-corroy_t-20080923-00J2QY.html

[3] Rue de la Tulipe, 2 à 1050 Bruxelles.

17:28 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Fiction nucléaire…

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Le premier roman du Belge Denis Ralet, Le cauchemar du Président, paru à Bruxelles aux Éditions Telarcom, décrit avec force détail et d’une plume alerte l’univers post-apocalyptique qui pourrait résulter d’une explosion nucléaire dans un futur proche.

En voici le pitch :

« Né en 1963, Charles Chabrolles est élu Président de la République française en 2022. Peu après, une explosion nucléaire en Antarctique place les hommes politiques et les consommateurs devant leurs responsabilités.

Le Président Chabrolles est alors confronté à des troubles climatiques, sécuritaires et économiques et, en 2027, l’Elysée est brièvement prise d’assaut.

En 2046, depuis sa retraite à Banon dans les Alpes de Haute-Provence, le Président Chabrolles observe la vie de ses contemporains à partir de 2027 : politique, éducation, économie, loisirs, violence, migrants…

Sur un ton parfois cynique ou désabusé, il décrit les dérives d’un monde en quête d’équilibre.

Ses dernières paroles, en 2047, furent “Honte à ma génération” ».

Avis aux amateurs du genre !

Bernard DELCORD

Le cauchemar du Président par Denis Ralet, Bruxelles, Éditions Telarcom, diffusion Éditions Weyrich, novembre 2016, 240 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,50 €

16:06 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/01/2017

« Plus les éléments employés sont purs, plus l'œuvre est pure. » (Édouard Vuillard)

Bonnard & Vuillard – Donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière .jpg

Les « Nabis » est le nom que se sont donné les jeunes peintres qui se regroupent autour de Paul Sérusier vers 1888. Le terme Nabi, ou nebiim signifie en hébreu, dans un sens actif « orateur » ou « annonciateur », ou dans un sens passif, « celui qui est ravi dans une extase » ou « appelé par l'esprit ». En Occident, Nabi a été traduit par « prophète » « illuminé » ou encore « celui qui reçoit les paroles de l'au-delà », « l'inspiré de Dieu ».

Ce cercle naît d'une controverse autour d'une peinture de Paul Sérusier, Le Talisman, l'Aven au Bois d'Amour, réalisée sous la direction de Paul Gauguin, durant l'été 1888. Gauguin encourage Sérusier à se débarrasser de la contrainte imitative de la peinture, à user de couleurs pures et vives, à ne pas hésiter à exagérer ses visions, et à donner à ses peintures sa propre logique décorative et symbolique.

Lorsque Sérusier revient à Paris, son tableau fait naître des débats enflammés avec les autres étudiants de l'Académie Julian et de l'École des Beaux-Arts, sur le rôle sacré de l'art et de la peinture. Sérusier forme alors le groupe des Nabis, avec ses proches amis Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, René Piot, Henri-Gabriel Ibels, Maurice Denis, Ker-Xavier Roussel, Paul Ranson. En 1891, le Hollandais Jan Verkade, en 1892, le Suisse Félix Vallotton, puis Georges Lacombe, Mogens Ballin, József Rippl-Rónai, Charles Filiger, Adolf Robbi ainsi que le sculpteur Aristide Maillol les rejoignent.

Ils se donnent tous un surnom, signe de leur initiation, et paraphent les lettres qu'ils échangent du sigle ETPMVMP (« en ta paume mon verbe et ma pensée ») [1].

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Édouard Vuillard, Jeune fille la main sur la poignée de la porte (1891)

© Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais/Patrice Schmidt

Jusqu’à la fin mars 2017, le musée d'Orsay présente pour la première fois dans ses murs l'ensemble de la donation de Zeineb et Jean-Pierre Marcie-Rivière consentie au cours de l'année 2010 et dont l'usufruit est tombé avec la disparition de Jean-Pierre Marcie-Rivière, le 6 janvier 2016.

Cette libéralité constitue un événement majeur dans l'histoire des collections publiques françaises qui coïncide avec la célébration des trente ans d'ouverture du musée.

La donation comprend 25 tableaux et 94 dessins de Pierre Bonnard [2] ; 24 tableaux, 3 pastels et 2 dessins d’Édouard Vuillard [3].

Commencée dans les années 1960 par André Levy-Despas, le premier mari de Zeineb Kebaïli, la collection a été poursuivie pendant plus de quarante ans par Zeineb et Jean-Pierre Marcie-Rivière.

Elle exprime une sensibilité aux sujets intimes et aux compositions mystérieuses parfois jusqu'à l'hermétisme ou la caricature. Soirées musicales, portraits saisis sur le vif, intérieurs avec personnages, scènes urbaines, témoignent des correspondances étroites entre Bonnard et Vuillard au temps des Nabis. Des tableaux de la maturité des deux artistes complètent cet ensemble d'œuvres créées dans les années 1890. À cette époque, Bonnard et Vuillard s'intéressent aux mêmes sujets avec une prédilection pour les scènes intimistes représentant leur univers familier [4].

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Pierre Bonnard, Chien sur la terrasse (1917)

© Adagp - Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais/Patrice Schmidt

Le superbe catalogue de cette exposition, publié par les Éditions Flammarion et le Musée d’Orsay, s’intitule Bonnard/Vuillard – Donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, rassemble 160 illustrations ainsi que des textes remarquables de Guy Cogeval, Isabelle Cahn et Leïla Jarbouai, des as de la vulgarisation artistique.

Un ouvrage somptueux !

Bernard DELCORD

Bonnard / Vuillard – Donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, catalogue d’exposition avec des textes de Guy Cogeval, Isabelle Cahn et Leïla Jarbouai, Paris, Éditions Flammarion & Musée d’Orsay, novembre 2016, 172 pp. en quadrichromie au format 19 x 27 cm sous couverture brochée en couleurs, 35 € (prix France)

Informations pratiques :

Musée d’Orsay

1 rue de la Légion d'honneur

75007 Paris

Salles 67, 68 et 69

Informations téléphoniques : 00 33 1 40 49 48 14

Métro : ligne 12, station Solferino

RER : ligne C, station Musée d'Orsay

Bus : 24, 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94

Horaires :

Ouverture de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 9h30 à 21h45 le jeudi.

Vente des billets jusqu'à 17h, 21h le jeudi.

Évacuation à partir de 17h15, 21h15 le jeudi.

Groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu'à 20h le jeudi.

Fermeture tous les lundis.

Tarifs :

Plein tarif : 12 €

Tarif réduit : 9 €

– Pour les 18-25 ans non ressortissants et non résidents de longue durée d'un pays de l'Union européenne.

– Pour tous à partir de 16h30 (sauf le jeudi).

– Pour tous, le jeudi en nocturne, à partir de 18h.

Gratuit

– Pour tous le premier dimanche de chaque mois.

– Moins de 18 ans.

– 18-25 ans ressortissants ou résidents de longue durée d'un pays de l'Union européenne.

– Enseignants des établissements français du primaire au secondaire, munis d'un Pass éducation en cours de validité.

– L'entrée du musée est gratuite et prioritaire par la porte C pour la personne handicapée (mobilité réduite, déficience auditive, intellectuelle ou visuelle) et son éventuel accompagnateur, sur présentation d'un justificatif : cartes délivrées par une MDPH (maison départementale des personnes handicapées) ou attestation étrangère équivalente, accompagnée d'une pièce d'identité avec photographie.

 

[1] [1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nabi_(peinture)

[2] Peintre de personnages, figures, nus, portraits, paysages animés, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, Pierre Bonnard (1867-1947) est un artiste postimpressionniste membre du groupe des Nabis.

[3] Jean Édouard Vuillard (1868-1940) est un peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français. Membre fondateur du mouvement nabi, il s'est illustré dans la peinture de figures, de portraits, d'intérieurs, de natures mortes, de scènes intimistes, de compositions murales et de décors de théâtre.

[4] Plus d’informations sur http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/bonnard-vuillard...

19:06 Écrit par Bernard dans Arts, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« La révolution russe, c'est la révolution française qui arrive en retard, à cause du froid. » (Salvador Dali)

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Tintin au pays des Soviets (titre complet sur la couverture : Les Aventures de Tintin, reporter du « Petit Vingtième », au pays des Soviets) est le premier album de la série de bande dessinée Les Aventures de Tintin, créée par Hergé (1907-1983).

Alors responsable du Petit Vingtième, le supplément jeunesse du journal belge Le Vingtième Siècle, Hergé reçoit, de son rédacteur en chef l'abbé Norbert Wallez, la commande d'une bande dessinée dont le héros ferait un reportage en URSS. L'abbé fournit à Hergé le pamphlet Moscou sans voilesNeuf ans de travail au pays des Soviets publié en 1928 par Joseph Douillet (1878-1954), ambassadeur de Belgique en Russie [1], dont l'auteur s'inspire très fortement, ce qui fait de cette aventure une critique particulièrement virulente du régime communiste.

Moscou sans voiles.jpg

Hergé considère cette œuvre comme une « erreur de jeunesse ». En effet, il fait preuve d'inconstance dans le caractère des personnages et dans le ton anticommuniste, mais il introduit néanmoins l'usage exclusif du dessin et des phylactères dans la bande dessinée européenne, comme Alain Saint-Ogan avant lui, et il montre un réel talent pour représenter le mouvement et le son. Outre la première apparition des célèbres personnages Tintin et Milou, plusieurs moments de l'album sont passés à la postérité, par exemple la scène de la manipulation des élections.

L’histoire est prépubliée dans Le Petit Vingtième du 10 janvier 1929 au 8 mai 1930, puis paraît en album en septembre 1930. Elle est également publiée dans le magazine français Cœurs vaillants à partir d'octobre 1930. Rapidement introuvable en librairie et victime de la contrefaçon sur le marché noir, l'album n'est réédité par les éditions Casterman qu'en 1973, au sein des Archives Hergé. Jamais redessinée par les Studios Hergé, cette histoire reste dans son format original, en noir et blanc, jusqu'en 2017 [2], quand les éditions Casterman et la société Moulinsart SA, chargée de l’exploitation commerciale de l’œuvre d’Hergé, en publient une version colorisée [3].

La mise en couleurs amplifie la lisibilité du récit, la clarté des dessins et surprend par sa modernité, comme s'il s'agissait d'un nouvel album. Elle a été confiée dans le cadre des Studios Hergé à Michel Bareau, assisté de Nadège Rombaux [4].

Bien que cette publication se fonde sur des motifs purement commerciaux, le filon des aventures de Tintin et Milou s’épuisant, et qu’elle s’apparente fortement à un raclage de fonds de tiroir, force est de constater qu’elle constitue une belle réussite graphique…

Bernard DELCORD

Tintin au pays des Soviets par Hergé, Bruxelles, Éditions Casterman-Moulinsart, janvier 2017, 137 pp. en noir et blanc au format 22,6 x 30,4 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 14,95 €

 

[1] Douillet lived in Russia from 1891 to 1926. He served as the Belgian consul in Rostov-on-Don. It has been said that he "had spent so long in the country that he was almost more Russian than Belgian." In 1925 he was arrested in the USSR and was imprisoned for nine months before being expelled from the country.

In 1928 he published a book Moscou sans Voiles Neuf ans de travail au pays des Soviets, which condemned the Bolshevik regime. Among the charges recorded in the book are that the Soviet government created false factories to deceive foreign visitors. "The first part of Douillet's book was called: 'How the red paradise is portrayed', and is full of examples of how foreign visitors are deceived.

Another part of the book recorded how one Oebijkon coerced people into assenting for Communist rule during an election. "We see the communist comrade Oebijkon (who is resigning from the presidency) delivering a speech. This is what he says: 'We have three lists: one of these comes from the communist party. Let anyone who is against this list raise their hand!' At the same moment Oebijkon and four of his comrades pull their revolvers and direct them menacingly at the peasant audience. Oebijkon continued: 'Who votes against this list? No one? Then I declare that anyone voted for the communist list. There is no need to vote for the other two lists anymore.'" This episode would later be used in Tintin in the Land of the Soviets. (Source – en anglais uniquement : https://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Douillet)

[2] Année du centenaire de la Révolution d’Octobre.

[3] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tintin_au_pays_des_Soviets

[4] Source : http://www.decitre.fr/livres/les-aventures-de-tintin-tint...

15:17 Écrit par Bernard dans Bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/01/2017

« Un coup de dés jamais n'abolira le hasard. » (Stéphane Mallarmé)

Le hasard a un goût de cake au chocolat.jpg

Après l’excellent Monsieur a la migraine publié chez Luce Wilquin en 2015 et centré sur le plaisir sexuel féminin, Valérie Cohen (°Bruxelles, 1968), qui est sans nul doute une des écrivaines belges les plus subtiles de ce début de siècle, a fait paraître chez le même éditeur un nouveau roman particulièrement succulent, intitulé Le hasard a un goût de cake au chocolat, dans lequel elle traite en touches pointillistes la question du hasard et de sa nécessité.

En voici le pitch :

« Le hasard existe-t-il ? Les coïncidences peuvent-elles avoir un sens ?

Impossible, vous dirait Roxanne. La charmante jeune femme vit aux côtés d'un compagnon peu loquace, d'une mère angoissée et d'une inséparable sœur. Lorsqu'elle reconnaît, sur un marché aux puces, une photographie de son arrière grand-oncle, ses certitudes sont ébranlées. Cette improbable rencontre la bouleverse.

Persuadée que les signes du destin guident ses pas, sa tante Adèle mettra tout en œuvre pour en convaincre sa protégée. Entre simples coïncidences et clins d'œil de l'existence, le quotidien tranquille de la jeune femme vacille... »

On admirera tout particulièrement le style de l’auteure, empreint de grâce et de simplicité, pour décrire des événements du quotidien avec une touche de fantaisie.

La lire est un plaisir !

Bernard DELCORD

Le hasard a un goût de cake au chocolat par Valérie Cohen, Avin, Éditions Luce Wilquin, janvier 2017, 138 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 €

21:20 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2017

« Tout à fait dignes du panier de Madame de Sévigné... » (Georges Brassens)

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Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, plus connue sous le nom de Madame de Sévigné, est une épistolière française, née le 5 février 1626 à Paris et morte le 17 avril 1696 au château de Grignan (Drôme).

Orpheline de père à l'âge d’un an, celui-ci ayant été tué au siège de La Rochelle, elle perd aussi sa mère, Marie de Coulanges (1603-1633), six ans plus tard.

Elle vit néanmoins une jeunesse choyée et heureuse, d’abord chez son grand-père, Philippe de Coulanges, puis, après sa mort en 1636, chez le fils aîné de celui-ci, Philippe de Coulanges.

Le 4 août 1644, elle épouse Henri de Sévigné (1623-1651), mais devient veuve à vingt-cinq ans, le 5 février 1651, quand son époux est tué lors d’un duel.

Le couple a deux enfants :

– Françoise-Marguerite (1646-1705) qui épousera en 1669 François Adhémar de Monteil de Grignan, nommé lieutenant-général de Provence l’année suivante ; la nouvelle comtesse de Grignan le rejoint une année plus tard. Le couple résidera au château de Grignan pendant presque quarante ans.

– Charles (1648-1713), qui restera sans postérité.

La correspondance de Madame de Sévigné avec sa fille s’effectua à peu près pendant vingt-cinq ans au rythme de deux ou trois lettres par semaine. S’y ajoutèrent de nombreuses missives à sa famille et à ses amis [1].

Madame de Sévigné est devenue un grand écrivain presque sans le vouloir et sans le savoir. Ses lettres sont nées de sa conversation, vive, enjouée, dont elle a su conserver, à l'intention de ses correspondants, le badinage, l’intelligence et la spontanéité.

Nouvellement sélectionnées et commentées par Nathalie Freidel, des Lettres choisies de Madame de Sévigné ont été publiées récemment chez Gallimard à Paris dans la collection « Folio classique »

Écoutons ce qu’en dit l’éditrice :

« De même que deux vers de Racine suffisent à reconnaître la main du maître, deux lignes de Sévigné signalent immédiatement le style, le savoir-faire, la langue inimitables de l'épistolière.

Encline au libertinage intellectuel, réfractaire à l'endoctrinement, Madame de Sévigné est le pur produit de la société du loisir lettré. (…)

Par le détour du pastiche, de l'ironie et de l'humour, elle dresse un portrait de soi parmi les plus vivants, les plus audacieux et les plus émouvants de son siècle. Mais les lettres consacrées aux opérations militaires, à la révolte de la Bretagne, à l'exil des rois d'Angleterre ainsi que l'intérêt porté à la politique familiale des Grignan en Provence dévoilent aussi un engagement sur un terrain où les femmes étaient loin d'être les bienvenues.

Par son rayonnement – de la vie mondaine à la sphère politique en passant par l'intime – et son ton unique, Madame de Sévigné fait souffler un vent de liberté dans le classicisme français. »

Avec quel style et quel panache !

Bernard DELCORD

Lettres choisies de Madame de Sévigné, édition et annotations par Nathalie Freidel, Paris, Éditions Gallimard, collection « Folio classique », novembre 2016, 744 pp. en noir et blanc au format 10,8 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,80 € (prix France)

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_de_S%C3%A9vign%C3%A9