24/01/2018

Le Maupassant anglophone…

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Figure majeure du réalisme littéraire anglo-saxon du XIXe siècle, l’écrivain américain naturalisé britannique en 1915 Henry James (New York, 1843-1916, Chelsea) a partagé sa vie entre les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Son immense talent de conteur demeure très actuel et il est l'auteur de très nombreuses nouvelles et de plusieurs romans parmi lesquels Daisy Miller (nouvelle, 1878) [1], Washington Square (roman, 1880) [2], Portrait de femme (roman, 1881) [3], Les Bostoniennes (roman, 1886) [4], L’Élève (nouvelle, 1891) [5], Le Motif dans le tapis (nouvelle 1896), Ce que savait Maisie (roman, 1897) [6], Le Tour d'écrou (nouvelle, 1898) [7], Les Ailes de la colombe (roman, 1902) [8], Les Ambassadeurs (roman, 1903), ou encore La Coupe d'or (roman, 1904) [9]

Saluons la réédition aux Éditions de l’Aube à La Tour d’Aigues (Vaucluse), dans la collection de poche « Mikrós classique », d’un autre de ses romans célèbres, Les papiers de Jeffrey Aspern [10].

En voici le résumé :

« Dans un palazzo de Venise, à moitié en ruine, la vieille miss Bordereau n'en finit pas de mourir. Elle a été, dans sa jeunesse, le grand amour de Jeffrey Aspern, célèbre poète anglais, et la rumeur veut qu'il lui ait légué de nombreux manuscrits inédits.

Le narrateur, qui écrit un livre sur Aspern, est prêt à tout pour les acquérir. Prêt à tous les mensonges, toutes les bassesses, toutes les ruses, y compris tenter de séduire la malheureuse nièce de la vieille dame.

Mais il n'a pas mesuré la force de celle qui, au fil des pages, devient peu à peu le plus redoutable des adversaires ». [11]

À savourer comme un verre de très vieux Pure malt ou comme une tasse de thé noir de l’Assam…

Very very British!

Bernard DELCORD

Les papiers de Jeffrey Aspern par Henry James, roman traduit de l’anglais par Jean-Marie Le Corbeiller, La Tour d’Aigues, Éditions de l’Aube, collection « Mikrós classique », janvier 2018, 191 pp. en noir et blanc au format 12,6 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

[1] Adapté au cinéma en 1974 dans le film éponyme réalisé par Peter Bogdanovich, avec Cybill Shepherd.

[2] Adapté au cinéma en 1949 sous le titre L'Héritière, film réalisé par William Wyler qui remporta quatre Oscars, dont celui de la meilleure actrice pour Olivia de Havilland dans le rôle de Catherine Sloper, et en 1997 sous le titre Washington Square par Agnieszka Holland, avec Jennifer Jason Leigh.

[3] Adapté au cinéma en 1996 sous le même titre par Jane Campion, avec Nicole Kidman dans le rôle-titre.

[4] Adapté au cinéma en 1984 sous le même titre par James Ivory, avec Madeleine Potter, Vanessa Redgrave et Christopher Reeves.

[5] Adapté au cinéma en 1996 sous le même titre par Olivier Schatzky, avec Vincent Cassel, Jean-Pierre Marielle et Caroline Cellier.

[6] Adapté au cinéma 2012 (What Maisie Knew), réalisé par Scott McGehee et David Siegel, avec Alexander Skarsgård, Julianne Moore et Steve Coogan.

[7] Adapté au cinéma en 1961 sous le titre Les Innocents, film réalisé par Jack Clayton sur un scénario de Truman Capote, et en 1971 sous le titre The Nightcomers (Le Corrupteur), réalisé par Michael Winner, avec Marlon Brando, ainsi que dans The Turn of the Screw en 1954, opéra en un prologue, deux actes et seize scènes, composé par Benjamin Britten.

[8] Adapté au cinéma en 1981 sous le même titre Benoît Jacquot et en 1997 par Iain Softley avec Helena Bonham Carter, nominée à l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation de Kate Croy.

[9] Adapté au cinéma en 2000 sous le même titre par James Ivory, avec Uma Thurman, Jeremy Northam et Kate Beckinsale.

[10] Adapté au cinéma en 1947 sous le titre Moments perdus (The Lost Moment) par Martin Gabel, avec Susan Hayward et Robert Cummings et en 1982 sous le titre Aspern par Eduardo de Gregorio, avec Jean Sorel, Bulle Ogier, Alida Valli ainsi qu’au théâtre, avec succès, à Broadway en 1962, par Michael Redgrave. La pièce fut remontée de nombreuses fois depuis cette production originale. (Sources : Wikipédia.)

[11] Source : https://archive.org/details/HenryJames_LesPapiersDeJeffre...

16:08 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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