08/02/2018

Splendeurs baroques…

L'hôtel de ville de Liège – Un remarquable florilège d'ornements.jpg

Grand spécialiste de l’histoire de l’art, de la musique et de l’ornementation architecturale, Bernard Wodon [1] a fait paraître récemment, dans la collection des « Carnets du Patrimoine » publiée à Namur par l’Institut du Patrimoine wallon, un passionnant petit ouvrage intitulé L'hôtel de ville de Liège – Un remarquable florilège d'ornements dans lequel il retrace et commente en détail la construction, durant le premier tiers du XVIIIsiècle, de ce magnifique bâtiment baroque érigé sur un plan en U.

Situé à l'emplacement de l'ancienne maison communale gothique, détruite par les troupes françaises en 1691 sur ordre de Louis XIV, ce monument municipal a été classé en 1942 et inscrit au patrimoine exceptionnel de Wallonie depuis 2002, en raison notamment de son remarquable état de conservation, de la splendeur des deux cages de ses escaliers d’honneur et de la richesse décorative de ses nombreuses salles ornées par quantité d’artistes, liégeois pour la plupart.

Une véritable débauche de feuilles d’acanthe, de rinceaux, d’espagnolettes, de culots, d’attiques, de trophées, de panneaux et de plafonds peints, de dorures, de stucs, de dais, de dessus de porte sculptés, d’atlantes, de caryatides, de boiseries travaillées, de toiles murales, de manteaux de cheminées…

De toute beauté !

Bernard DELCORD

L'hôtel de ville de Liège – Un remarquable florilège d'ornements par Bernard Wodon, Namur, Institut du Patrimoine wallon, collection « Carnets du Patrimoine », décembre 2017, 52 pp. en quadrichromie au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 6 €

[1] Docteur en musicologie et histoire de l’art de l’Université catholique de Louvain, Bernard Wodon a entre autres fonctions été chargé du cours d’analyse du décor monumental à l’Université de Liège. Il est notamment l’auteur de -2000 +2000, 4000 ans de patrimoine (Bruxelles, Éditions Didier Hatier, 2002), de l’Histoire de la Musique (Paris, Larousse, collection « In extenso », 2008, rééd. 2014), de 1000 ans de rayonnement artistique liégeois (Liège, Éditions de la Province de Liège, 2016), de L’Opéra dans l’Histoire (Liège, Éditions de la Province de Liège, 2017),  – quatre ouvrages dont votre serviteur a assuré la direction éditoriale –, ainsi que de L'Ornement. De l'Antiquité au XXsiècle (Paris, Citadelles & Mazenod, 2014).

21:35 Écrit par Bernard dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2018

« À l'œuvre, on connaît l'ouvrier. » (Aristophane)

Claude Debussy .jpg

Pianiste virtuose et producteur de radio depuis 2005 (des émissions Notes du traducteur puis Portraits de famille sur France Musique), Philippe Cassard (°1962) a consacré une part importante de ses activités à Claude Debussy (1862-1918). Il interprète régulièrement l'intégrale de la musique pour piano de ce musicien d’avant-garde à son époque [1], qu'il a enregistrée pour Virgin's Classics et Decca [2]. Parallèlement à sa carrière pianistique, il a publié un essai sur Franz Schubert chez Actes Sud en 2008 et un livre d'entretiens sur le cinéma et la musique, Deux temps trois mouvements chez Capricci en 2012.

Il revient cette année chez Actes Sud avec un Claude Debussy particulièrement intéressant dans la mesure où, en plus de données biographiques et d’analyses de l’œuvre de l’auteur du Prélude à l’après-midi d’un faune (symphonie sous-titrée Églogue pour orchestre d'après Stéphane Mallarmé, 1894), de Pelléas et Mélisande (opéra en cinq actes d’après l’œuvre éponyme de l’écrivain belge Maurice Maeterlinck, 1902) et de La Mer (trois esquisses symphoniques pour orchestre, 1905), il donne à connaître en de courts chapitres le point de vue de l’interprète particulièrement en phase avec les nombreuses pièces pianistiques qu’il exécute.

Un concert magnifique !

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie intimiste est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Claude Debussy par Philippe Cassard, Arles, Actes Sud, collection « Classica », janvier 2018, 152 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 16,50 € (prix France)

Œuvres principales de Claude Debussy :

Œuvres pour piano

1888-1889 : Petite Suite, pour piano à 4 mains

1888-1891 : Arabesques

1890-1905 : Suite bergamasque

1903 : Estampes

1904 : Masques

1904 : L’Isle joyeuse

1904 : Images - Livre I

1906-1908 : Children’s Corner

1907 : Images - Livre II

1909-1912 : Préludes

1914-1915 : Six épigraphes antiques, pour piano à 4 mains

1915 : En blanc et noir, pour 2 pianos à 4 mains

1915 : Études

Musique de chambre

1893 : Quatuor à cordes en sol mineur

1913 : Syrinx, pour flûte

1915 : Sonate pour violoncelle et piano

1915 : Sonate pour flûte, alto et harpe

1916-1917 : Sonate pour violon et piano

Œuvres symphoniques

1892-1894 : Prélude à l’après-midi d’un faune

1897-1899 : Nocturnes

1903-1905 : La Mer

1905-1912 : Images pour orchestre

Musique de ballet

1912 : Jeux

1913 : La Boîte à joujoux

Œuvres lyriques

1884 : L’Enfant prodigue, cantate sacrée sur un livret d’Édouard Guinand

1888 : La Damoiselle élue, cantate sur un livret de Dante Gabriel Rossetti (orchestrée en 1902).

1893-1902 : Pelléas et Mélisande, drame lyrique en cinq actes sur un livret de Maurice Maeterlinck

1908-1916 : La Chute de la maison Ushern 4, 34, 35 et Le Diable dans le beffroi, deux opéras (inachevés) en un acte, d’après Edgar Allan Poe traduit par Charles Baudelaire

1911 : Le Martyre de saint Sébastien, mystère en cinq actes sur un livret de Gabriele D’Annunzio

Mélodies

1888 : Ariettes oubliées d’après Verlaine

1887-1889 : Cinq poèmes de Charles Baudelaire

1891 : Fêtes galantes (premier recueil) d’après Verlaine

1891 : Trois mélodies d’après Verlaine

1897-1899 : Trois chansons de Bilitis d’après Pierre Louÿs

1904 : Fêtes galantes (second recueil) d’après Verlaine

1904 : Trois chansons de France d’après Charles d’Orléans et Tristan L’Hermite

1909 : Trois chansons de Charles d’Orléans

1904-1910 : Le Promenoir des deux amants d’après Tristan L’Hermite

1910-1911 : Trois ballades de François Villon

1913 : Trois poèmes de Stéphane Mallarmé

[1] Le nom de Philippe Cassard est étroitement lié à Debussy, dont il a enregistré une intégrale en 1994, et qu'il a jouée en une journée et quatre concerts à Besançon, Paris, Marseille, Angoulême, Londres, Dublin, Sydney, Tokyo, Lisbonne, Vancouver et Singapour. Il a aussi interprété en une journée l’intégrale pour piano solo à la Philharmonie de Liège en 2012.

[2] Debussy : Œuvres pour piano à 4 mains et 2 pianos (Prélude à l'après-midi d'un faune, Petite suite, En blanc et noir, Lindaraja, Première Suite pour orchestre), avec François Chaplin (Decca, 2012). On lui doit aussi Debussy : Mélodies avec Natalie Dessay, soprano (Virgin's Classics, 2012), Debussy (Toccata, Jardins sous la pluie) et Debussy : Préludes (livres 1 et 2), Images (livres 1 et 2), Estampes, Images oubliées, L'Isle Joyeuse (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Cassard)

15:02 Écrit par Bernard dans Arts, Musique, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/01/2018

« Il y a toujours un moment dans leur vie où les gens s'aperçoivent qu'ils m'adorent. » (Salvador Dali)

Une vie de Gala.jpg

Lauréate du prix Interallié pour Malika (Éditions du Mercure de France) en 1992, du prix Méditerranée pour Gala (Éditions Flammarion) en 1994 et du Prix Renaudot en 1998 pour Le Manuscrit de Port-Ébène, (Éditions Grasset), l’écrivaine Dominique Bona (°1953) est depuis 2013 membre de l'Académie française où elle occupe le fauteuil 33 à la suite de Michel Mohrt (1914-2011).

Reprenant, cette fois sous le titre Une vie de Gala, son ouvrage biographique de 1994, les Éditions Flammarion en ont fait un beau livre remarquable, magnifiquement illustré – la version princeps ne l’était pas – et riche d’archives inédites, une vaste mine d’or pour les historiens et les admirateurs du surréalisme.

C’est qu’Elena Diakonova, plus connue sous le nom de Gala [1], fut la mystérieuse épouse (à partir de 1916) de Paul Eluard (1895-1952), qu’elle a quitté en 1928 pour Salvador Dalí (1904-1989, mariage civil avec Gala en 1932, mariage religieux en 1958) après avoir été la maîtresse de Max Ernst (1891-1976, amant de Gala dès 1922), des artistes dont elle marqua les œuvres respectives d’une empreinte profonde, en particulier celle de ses deux maris, ainsi que l’écrit Dominique Bona :

« Solitaire, fermée sur un monde intérieur dont elle garde farouchement le secret, Gala fascine et joue de ses multiples sortilèges. En elle, ces deux grands artistes du XXsiècle ont puisé une énergie vitale, puissante. Elle fut une part de leur génie ».

Libre, volage et cependant jalouse – d’Amanda Lear, par exemple, la jeune égérie de Dali devenu vieux –, elle inspira à Eluard nombre de ses plus beaux poèmes d’amour et au peintre de Cadaques certaines de ses toiles les plus inspirées, comme le Portrait de Gala avec deux côtelettes d’agneau sur son épaule (1933), Portrait géodésique de Gala (1936), La Galarina (1945), Ma femme nue, regardant son propre corps devenir marches, trois vertèbres d’une colonne, ciel et architecture (1945), Leda atomica (1949), La Madone de Port Lligat (1950), La Découverte des Amériques par Christophe Colomb (1959) et à Max Ernst La Belle Jardinière (1924).

Loin des deux descendantes de sa compatriote le comtesse de Ségur, une grande fille modèle, en somme…

Bernard DELCORD

Une vie de Gala par Dominique Bona, Paris, Éditions Flammarion, novembre 2017, 232 pp. en quadrichromie au format 21 x 26,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

 

[1] Née à Kazan (Russie) le 7 septembre 1894 et morte à Portlligat, Espagne, le 10 juin 1982.

14:59 Écrit par Bernard dans Arts, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2018

Les mots de l’École...

Les 100 mots des Arts Déco.jpg

Fondés en 1766 et ouverts en 1767, les « Arts déco » ont fêté récemment leurs deux siècles et demi d’existence.

Derrière ce surnom, il faut reconnaître l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD), une grande école d'art et de design située 31 rue d'Ulm à Paris, relevant du ministère de la Culture et ayant pour mission la formation de haut niveau, artistique, scientifique et technique d’artistes et de designers, un établissement prestigieux dont sont issus, entre autres, Hector Guimard – l’auteur des entourages en fonte des bouches du métro parisien –, le sculpteur Auguste Rodin, les peintres Fernand Léger, Henri Matisse et Francis Picabia, le cinéaste Maurice Pialat, le bédéiste Jacques Tardi, le chanteur Gérard Manset ou encore le graphiste Jean-Paul Goude, et où ont enseigné des pointures comme Eugène Viollet-le-Duc, Marcel Gromaire, Jean Widmer, Philippe Starck…

L’occasion pour Laurent Cauwet [1] de revenir, dans Les 100 mots des « Arts déco » paru aux Presses Universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », sur son histoire, sa pédagogie et ces savoir-faire et ces métiers qui joignent l’utile à l’agréable : architecture intérieure, mobilier, design graphique, textiles et vêtements, multimédia, scénographie…

Un univers artistique à mi-chemin entre l’artisanat et l’industrie, qui contribue à donner des formes et des couleurs à l’environnement quotidien des humains…

Bernard DELCORD

Les 100 mots des « Arts déco » par Laurent Cauwet, Paris, Presses Universitaires de France, collection « Que sais-je ? », octobre 2017, 128 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 9 €

Liste des 100 mots :

Accessoires - Affiches - Anciens - Architecture - Architecture intérieure -Argentique - Art-espace - Art industriel - Art mural - Artistes - Arts - Arts appliqués - Arts décoratifs - Arts graphiques - Arts plastiques - Atelier - Ateliers de rencontres - Automobile - Bain - Bâtiment - Béton - Bibliothèque - Blog - Bois - Carton - Céramique - Cinéma - Cinéma d’animation - Classe - Collage - Colle - Colloque - Communication visuelle - Concours - Conférence - Contrat - Couleur - Couture - Crayon - Création - Culture - Décor - Design - Dessin - Directeur, -trice - Éclairage - Écran - Éditions - Ensad - Ensadlab - Enseignement - Esthétique - Événements - Grande masse - Gravure – Identité visuelle - Illustration - Impression - Infographie - Installation - Instances - Internationale - Maquette - Massicot - Matériauthèque - Métal - Mobilier - Mode - Modelage - Modèle - Modernité - Morphologie - Morphostructure - Moulage - Multimédia - Ornement - Papier - Partenariat - Patron - Peinture - Performance - Perspective - Photographie - Pinceau - Plastique - Projection - Publicité - Réseau - Résine - Scénographie - Sculpture - Sérigraphie - Tableau - Tapisserie - Textile - Transdisciplinarité - Typographie - Vidéo - Wifi - Workshop

 

[1] Laurent Cauwet a fondé et dirige la maison d’édition de poésie Al Dante depuis 1994. Comme auteur, il a publié La Domestication de l’art (La Fabrique, 2017).

18:53 Écrit par Bernard dans Arts, Arts et décoration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2017

« Ce qui importe par-dessus tout dans une œuvre d’art, c’est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir. » (James Joyce)

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Avec ses 2000 illustrations commentées et décryptées choisies parmi les plus extraordinaires chefs-d'œuvre de tous les temps, la nouvelle édition condensée (celle de 2009 en comptait 2500) de l’Histoire de l’art en images parue chez Flammarion à Paris et rédigée par de grands spécialistes anglo-saxons sous la direction de l’historien d’art britannique Andrew Graham Dixon est un modèle de perfection livresque.

Expliquant comment il faut regarder les œuvres et proposant un parcours chronologique de la Renaissance italienne à nos jours, cet ouvrage unique en son genre expose de manière brève, claire et précise, à la manière d’une encyclopédie visuelle, l’histoire de la peinture et de la sculpture à travers les âges et les continents.

Une sorte de Bescherelle de l’art…

Bernard DELCORD

Histoire de l'art en images sous la direction d’Andrew Graham Dixon, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2017, 432 pp. en quadrichromie au format 22,2 x 26,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

15:59 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« La pluie est traversière / elle bat de grain en grain / quelques vieux chevaux blancs / qui fredonnent Gauguin… » (Jacques Brel – Les Marquises)

Gauguin (cover).jpg

Paul Gauguin (1848-1903) est l’un des peintres français majeurs du XIXe siècle et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne.

Une exposition intitulée Gauguin l’alchimiste lui est consacrée à Paris au Grand Palais jusqu’au 22 janvier 2018 par l’Art Institute of Chicago, l’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais.

Elle retrace son étonnante carrière, dans laquelle il a exploré les arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique... et les chefs-d’œuvre réunis pour l’occasion mettent en avant le travail de l’artiste sur la matière ainsi que son processus de création : Gauguin va bâtir son art sur la répétition de thématiques et de motifs récurrents.

Cet événement majeur est l’occasion pour les Éditions Flammarion de ressortir l’incontournable Gauguin de l’historienne de l'art et conservatrice de musées Françoise Cachin (1936-2011) paru en 1988, un essai biographique magistral richement illustré et habilement développé.

En voici la présentation de l’éditeur :

« Unique à bien des égards, la vie romanesque Gauguin est tout compte fait bien moins extraordinaire que son itinéraire de peintre qu'elle occulte souvent. Ce livre, ici réédité, retrace l'aventure artistique de Gauguin et de sa génération et les étapes majeures de l'évolution de son œuvre, à travers une abondante illustration et l'analyse d'une centaine de ses œuvres – tableaux, dessins, sculptures.

Des commentaires des tableaux au texte, on suit les interrogations et les doutes de l'artiste, ses enthousiasmes et ses brouilles, l'aventure tragique d'Arles avec Van Gogh, jusqu'au départ pour les îles. À Tahiti puis aux Marquises, on le sait, Gauguin veut retrouver la naïveté des premiers âges et ressourcer son être loin des entraves de la civilisation. Ici, l'auteur éclaire la part respective du mythe et de la mystification dans la vision de la Polynésie que nous a léguée Gauguin.

Mais, jusqu'au bout, les motifs d'inspiration polynésiens seront loin de recouvrir les composantes d'un art prodigieusement savant qui mêle les sources les plus diverses – par exemple Degas, Cézanne, Puvis de Chavanne, l'art égyptien, l'art précolombien – à une subtilité de coloris toute occidentale. »

Précisons en outre qu’un film d’Édouard Deluc intitulé Gauguin – Voyage de Tahiti avec Vincent Cassel dans le rôle-titre est sorti en salles le 20 septembre 2017.

Bernard DELCORD

Gauguin par Françoise Cachin, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2017, 312 pp. en quadrichromie au format 22 x 27,9 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition Gauguin l’alchimiste

Gauguin l'alchimiste.png

GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Galeries nationales

Entrée Clemenceau, place Clemenceau, Paris 8e

Entrée Square Jean Perrin, Champs-Élysées, avenue du Général Eisenhower, Paris 8e

Entrée Winston Churchill, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Accès pour les personnes à mobilité réduite : Avenue du Général Eisenhower – Porte B

Des places de stationnement pour personnes handicapées, sous réserve de disponibilité, sont situées dans l'avenue du Général Eisenhower, devant le square Jean Perrin.

Une salle de l’exposition Gauguin l’alchimiste n’est pas accessible aux personnes en fauteuil roulant (salle accessible uniquement par 11 marches)

Horaires :

Jusqu’au 22 janvier 2018

Tous les jours de 10 h à 20 h

Nocturnes les mercredis, vendredis et samedis jusque 22 h

Fermé le mardi

Fermetures anticipées à 18 h les dimanches 24 et 31 décembre.

Fermé le lundi 25 décembre 2017

Pendant les vacances de Noël (du 23 décembre 2017 au 7 janvier 2018), ouvert tous les jours y compris le mardi de 9 h à 22 h (fermeture à 20 h le 7 janvier)

Tarifs :

Plein tarif : 14 €

Tarif réduit : 10 €

Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes de 16-25 ans) : 38 €

13:56 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2017

« Les idées ne suffisent pas, il faut le miracle. » (André Derain)

Derain – Un fauve pas ordinaire.jpgRessorti (l’édition princeps, publiée dans la même collection, date de 1994) à l’occasion de l’exposition « André Derain, 1904-1914. La décennie radicale » qui est présentée au Centre Pompidou à Paris jusqu’au 29 janvier 2018, le petit essai de l’historien d’art Patrice Bachelard (1952-1995) intitulé Derain – Un fauve pas ordinaire paru chez Gallimard dans la collection « Découvertes » fait habilement la synthèse de la vie (1880-1954) et de l’œuvre de ce peintre (y compris de décors et costumes de ballets et de théâtre), sculpteur, graveur, illustrateur et décorateur qui « a joué un rôle moteur et intellectuel dans l’éclosion des deux grandes avant-gardes du début du XXe siècle, le fauvisme et le cubisme » (Cécile Debray, commissaire de l’exposition).

Le fauvisme (ou les fauves) est un courant de peinture qui émerge en France en 1905 et se termine vers 1910. Son influence a marqué tout l'art du XXe siècle, notamment par la libération de la couleur.

Initié en 1907 par les peintres Pablo Picasso et Georges Braque, le cubisme est un mouvement artistique révolutionnaire dont les œuvres représentent des objets analysés, décomposés et reconstruits dans une composition abstraite, géométrique, comme si l'artiste multipliait les points de vue.

Après 1918, André Derain s’orientera vers un réalisme teinté de classicisme qui en fait une des figures artistiques majeures de l'entre-deux-guerres.

L’exposition, quant à elle, a pour ambition de retracer les étapes du parcours de l’artiste avant-guerre, moment où le peintre participe aux mouvements d’avant-garde les plus radicaux et développe une œuvre puissante multipliant les expérimentations plastiques.

S’appuyant sur des archives inédites d’André Derain – ses photographies, sa collection d’estampes et de reproductions d’œuvres d’art, ses écrits et sa correspondance – cette exposition éclaire de manière inédite une sélection de ses œuvres les plus emblématiques, par des contrepoints visuels forts : les photographies prises par le peintre, ses références artistiques atypiques telles que les gravures d’Épinal, les objets maoris copiés au British Museum en 1906 ou les sculptures africaines de sa collection.

On y admire environ 70 peintures ainsi qu’un ensemble important d’œuvres sur papier – aquarelles, dessins, carnets de croquis, gravures –, des sculptures, une cinquantaine de photographies, des sculptures maories et africaines, des céramiques…

Et quelques ensembles exceptionnels sont réunis pour l’occasion : la production estivale de 1905 à Collioure, la série des vues de Londres et les très grandes compositions autour des thèmes de la danse et des baigneuses.

Un événement miraculeux !

Bernard DELCORD

Derain – Un fauve pas ordinaire par Patrice Bachelard, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes », septembre 2017, 128 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,10 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition André Derain 1904-1914. La décennie radicale

Coordonnées :
Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou
Galerie 2
F-75191 Paris Cedex 04

Tél. 00 33 1 44 78 12 33

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cb56kjg/r58BdjK

Horaires :
Jusqu’au 29 janvier 2018
De 11 heures à 21 heures
Nocturnes jusqu'à 23 heures tous les jeudis soir

Accessibilité :
Métro Rambuteau (ligne 11), Hôtel de Ville (lignes 1 et 11), Châtelet (lignes 1, 4, 7, 11 et 14)
RER Châtelet-Les Halles (lignes A, B, D)
Bus 29, 38, 47, 75

Tarifs :
Prix plein : 14 €
Prix réduit : 11 €

Le premier dimanche de chaque mois, l’accès au musée est gratuit pour tous.

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