17/10/2015

Délicieusement licencieux…

Fragonard amoureux (cover).jpg

Dans le cadre de l’exposition « Fragonard amoureux, galant et libertin » qui se tient à Paris, au Musée du Luxembourg, jusqu’au 24 janvier 2016, les Éditions Gallimard se sont associées à la Réunion des Musées nationaux-Grand Palais pour faire paraître, dans la fameuse  collection « Découvertes », un Fragonard amoureux de toute beauté, conçu par Guillaume Faroult, conservateur en chef du Musée du Louvre en charge notamment des peintures françaises du XVIIe siècle.

Écoutons-le :

« Selon les frères Goncourt, le XVIIIe siècle fut le siècle de la séduction et de la licence amoureuse, et le peintre Jean Honoré Fragonard (1732-1806) son principal illustrateur. L'inspiration amoureuse parcourt l'œuvre protéiforme du « divin Frago », souvent en écho avec les transformations et les préoccupations de son époque. Elle accompagne les derniers feux de la galanterie pour emprunter ensuite les voies diverses de la polissonnerie, du libertinage ou de l'amour sincère et moralisé.

À l'heure où le roman moderne prend son essor avec Diderot et Crébillon, la question de l'articulation délicate de la sensualité et du sentiment est centrale dans la réflexion des intellectuels et des moralistes des Lumières.

Fragonard s'en empare à son tour et, dans ses peintures ou dans ses merveilleux dessins au lavis, explore avec virtuosité les infinies variations du sentiment amoureux. »

L’ouvrage (qui est un livre-objet dont les pages se déplient pour mieux reproduire les peintures présentées) s’articule autour de 8 modules :

- La mythologie dans le boudoir

- L’amour pastoral

- L’illustration libertine

- La feinte résistance

- Parfum de femme

- Le désir au bout du pinceau

- Allégories amoureuses

- Le Verrou (qui figure en couverture de l’ouvrage) 

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Fragonard, La résistance inutile, huile sur toile, 1770-1773.

Informations pratiques relatives à l'exposition :

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

75006 Paris

Tél. : 01 40 13 62 00

Ouverture tous les jours de 10h à 19h, nocturne le lundi et le vendredi jusqu'à 21h30.

Les 24, 31 décembre et 1er janvier : de 10h à 18h.

Fermeture le 25 décembre.

Tarifs :

Plein : 12 €

Réduit : 7,5 € (16-25 ans, demandeurs d'emploi et famille nombreuse).

Spécial Jeune : 7,5 € pour deux entrées (du lundi au vendredi à partir de 17h).

Gratuit pour les moins de 16 ans, bénéficiaires des minima sociaux.

Accès :

En transports en commun :

- RER : ligne B, arrêt Luxembourg (sortie Jardin du Luxembourg).

- Métro : ligne 4, arrêt Saint Sulpice ; ligne 10, arrêt Mabillon.

- Bus : lignes 58, 84, 89, arrêt Luxembourg ; lignes 63, 70, 87, 86, arrêt Saint Sulpice.

En voiture :

- Parking Marché Saint-Germain : accès par la rue Lobineau, Paris 6e.

- Parking Place Saint Sulpice, Paris 6e.

En Vélib’ :

- Stations n° 6009, 6030, 6017.

En Autolib’ :

- 2, rue de Fleurus et 18, rue Madame.

En raison des nouvelles dispositions du plan Vigipirate, les sacs et valises ne sont plus autorisés.

Bernard DELCORD

Fragonard amoureuxpar Guillaume Faroult, Paris, coédition Gallimard/Réunion des Musées nationaux-Grand Palais, collection « Découvertes », septembre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

18:36 Écrit par Bernard dans Arts, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/10/2015

Mondaines, demi-mondaines, trottins et pierreuses…

Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910 (cover).jpg

Catalogue de l’exposition qui se tient Musée d’Orsay à Paris au jusqu’au 17 janvier 2016, puis du 19 février au 19 juin 2016 au Van Gogh Museum d’Amsterdam, le magnifique ouvrage collectif intitulé Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910 résume fort habilement ce que ses organisateurs présentent comme « la première grande manifestation qui tente de retracer la façon dont les artistes français et étrangers, fascinés par les acteurs et les lieux de ce fait social, n'ont cessé de rechercher de nouveaux moyens picturaux pour en représenter réalités et fantasmes. 

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Vincent van Gogh (1853-1890), Agostina Segatori au Tambourin (1887)

Huile sur toile. H. 55,5 cm ; L. 46,  cm. Amsterdam, Van Gogh Museum

© Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

"Pierreuses" officiant clandestinement sur des terrains vagues dans les profondeurs de la nuit, filles "en carte" et "insoumises" racolant dans l'espace public, "verseuses" employées par des brasseries à femmes, pensionnaires de maisons closes, courtisanes recevant leurs admirateurs dans leur luxueux hôtel particulier… Au XIXe siècle, la prostitution revêt de multiples visages. 

Reutlinger – La belle Otéro.jpg

Reutlinger, La belle Otéro (1875-1917)

1 album de photographies positives,

Album Reutlinger de portraits divers, vol. 3, PET FOL-NA-260 (3)

H. 10,5 cm ; L. 14,5 cm (tirages), H. 35,5 cm ; L. 40 cm (vol.)

Département Estampes et photographie, Bibliothèque Nationale de France, Paris

© Bibliothèque Nationale de France, Paris

Ce caractère protéiforme et insaisissable n'a cessé d'obséder romanciers et poètes, dramaturges et compositeurs, peintres et sculpteurs. La plupart des artistes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle ont porté leur regard sur les splendeurs et les misères de la prostitution, celle-ci devenant également un motif d'élection pour les médias naissants, tels que la photographie puis le cinématographe.

C'est en particulier à Paris, entre le Second Empire et la Belle Époque, que la prostitution s'affirme comme sujet dans des œuvres se rattachant à des courants aussi divers que l'académisme, le naturalisme, l'impressionnisme, le fauvisme ou l'expressionnisme. La ville est alors en pleine métamorphose : nouvelle Babylone pour certains, "Ville Lumière" pour d'autres, elle offre aux artistes quantité de lieux nouveaux (salons de la haute société, loges d'opéras, maisons de tolérance, cafés, boulevards…) où observer le ballet codé des amours tarifées. 

Édouard Manet – Bal masqué à l'Opéra.jpg

Édouard Manet (1832-1883), Bal masqué à l'Opéra (1873)

Huile sur toile. H. 59,1 cm ; L. 72,5 cm.

Washington, National Gallery of Art

© Courtesy The National Gallery of Art, Washington

De L'Olympia et du Bal masqué à l’Opéra de Manet à L'Absinthe de Degas, des incursions dans les maisons closes de Toulouse-Lautrec et Munch aux figures audacieuses de Vlaminck, Van Dongen ou Picasso, l'exposition s'attache à montrer la place centrale occupée par ce monde interlope dans le développement de la peinture moderne.

Edvard Munch – Noêl au bordel.jpg

Edvard Munch (1863-1944), Noël au bordel

Huile sur toile. H. 60 cm ; L. 88 cm.

Oslo, Munch Museum

© Munch-museet/Munch - Ellingsen Gruppen/Bono

Dans ces représentations souvent contrastées se mêlent tout à la fois observation scrupuleuse et imagination, indiscrétion et objectivité, approche clinique et fantasmes débridés. Mais pour singuliers qu'ils soient, tous ces regards jetés sur le monde de la prostitution sont exclusivement ceux d'artistes masculins. Aussi, derrière l'évocation des plaisirs et des maux, des ascensions fulgurantes et des vies misérables, c'est aussi le poids de la condition féminine à l'époque moderne qui transparaît [1]. »

Henri Evenepoel – Au café d'Harcourt à Paris.jpg

Henri Evenepoel (1872-1899), Au café d'Harcourt à Paris (1897)

Huile sur toile. H. 114 cm ; L. 148 cm.

Francfort-sur-le-Main, Städel Museum

© Städel Museum – U. Edelmann – ARTOTHEK

Le musée informe que certaines des œuvres présentées dans l'exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs (et tout particulièrement du jeune public).

Quoi qu’il en soit, nous pensons que cet événement artistique majeur vaut impérativement la visite, ne serait-ce qu’en raison de la notoriété des artistes et de la qualité des œuvres qu’il réunit !

Bernard DELCORD

Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910, ouvrage collectif, Paris, coédition Flammarion et Musée d’Orsay, septembre 2015, 307 pp. en quadrichromie au format 25,2 x 30,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 € (prix France)

Commissariat :

Marie Robert et Isolde Pludermacher, conservateurs au musée d'Orsay

Richard Thomson, professeur d'histoire de l'art à l'Université d'Edimbourg,

Nienke Bakker, conservateur au van Gogh Museum, Amsterdam

Scénographie :

Robert Carsen, scénographe et directeur artistique

Informations pratiques :

Adresse :

Musée d'Orsay

62, rue de Lille

75343 Paris Cedex 07

Tél. : 00 33 1 40 49 48 14

Horaires :

Ouverture

- de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche

- de 9h30 à 21h45 le jeudi

Vente des billets jusqu'à 17h, 21h le jeudi

Évacuation à partir de 17h15, 21h15 le jeudi

Groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu'à 20h le jeudi

Fermeture tous les lundis et les 1er mai et 25 décembre.

Tarifs :

Billet musée :

Ce billet donne accès aux collections permanentes, et aux expositions temporaires, dans la limite des places disponibles.

Plein tarif : 11 €

Tarif réduit : 8,50 €

- Pour les 18-25 ans non ressortissants et non résidents de longue durée d'un pays de l'Union européenne.

- Pour tous à partir de 16h30 (sauf le jeudi).

- Pour tous, le jeudi en nocturne, à partir de 18h.

Billetterie :

http://www.musee-orsay.fr/fr/visite/billets-dentree/bille...

 

15:54 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2015

Une exposition d’envergure

Heartbreak Hotel (affiche).jpg

C’est avec fierté que la Vanhaerents Art Collection annonce sa première grande exposition en dehors des frontières belges, intitulée Heartbreak Hotel.

Cet événement, qui s’inscrit dans le cadre de la 56e Biennale de Venise, se déroulera du 6 mai au 15 septembre 2015 au Zuecca Project Space, une des institutions culturelles de premier plan à Venise.

Le fondateur de la collection, Walter Vanhaerents, qui fêtera cette année ses 70 ans, est le commissaire de cette prestigieuse exposition.

Comme c’était le cas des précédentes expositions de la Vanhaerents Art Collection, Heartbreak Hotel emprunte son titre directement à la musique pop.

Inspiré par les émouvantes paroles de la célèbre chanson d’Elvis Presley sortie en 1956, Walter Vanhaerents a sélectionné une quinzaine d’œuvres monumentales de la collection. Il a volontairement opté pour des œuvres évoquant l’ambiance ou l’esprit de cet incontournable classique du rock ’n-roll, possédant par ailleurs un attrait visuel, une présence physique et une stratification conceptuelle particuliers.

Conçu comme un dialogue entre des œuvres d’artistes de différentes générations et aux approches variées, Heartbreak Hotel traite de thèmes tels que la mélancolie, la souffrance physique et le martyre. L’exposition évoque des scènes de guerre historiques et des pratiques religieuses actuelles, qu’elle met en contraste avec un monde idyllique plein de palmiers ondulants, de clowns amusants et de dames du « beau monde ».

L’exposition aborde également le thème de la collection, lorsque celle-ci place le collectionneur impatient face à son rival, un imprévisible marchand à la silhouette diabolique,  et soulève la question suivante : lequel des deux finira par gagner ?

Heartbreak Hotel comprend des œuvres de Sam Falls, Katharina Fritsch, Matthew Day Jackson, Bruce Nauman, Ugo Rondinone, Markus Schinwald, Cindy Sherman, Yinka Shonibare, Lucien Smith, Nick van Woert, Joana Vasconcelos, Bill Viola et Andy Warhol.

Gerrie SOETAERT

 

Informations pratiques :

Heartbreak Hotel

Du 6 mai au 15 septembre 2015

Ouvert tous les jours de 10 à 18 heures ; fermé le mardi

Entrée gratuite

Zuecca Project Space, Giudecca

Fondamenta delle Zitelle 32 Venise (Italie)

www.zueccaprojectspace.com

Vaporetto stop ‘Zitelle’ (lines 2 and 4)

Vanhaerents Art Collection

Anneessensstraat 29, 1000 Brussels, Belgium

www.vanhaerentsartcollection.com

vincent@vanhaerentsartcollection.com

+32 2 511 50 77

 

Voici la photographie de quelques-unes des œuvres présentées :

 

Katharina FRITSCH

Née en 1956 à Essen (DE)

Vit et travaille à Düsseldorf (DE) 

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Händler (marchand), 2001, polyester, peinture, 192 x 59 x 41 cm

© Katharina Fritsch / 2014 SABAM Belgium / Courtesy Matthew Marks Gallery

Photo © Nic Terwiggenhorn / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Matthew Day JACKSON

Né en 1974 à Los Angeles (USA)

Vit et travaille à New York 

Matthew Day Jackson - August 9, 1945 (2011).jpg

August 9, 1945, 2011, bois roussi sur panneau,

243,8 x 472,4 x 35,6 cm / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Bruce NAUMAN

Né en 1941 à Fort Wayne (USA)

Vit et travaille à Galisteo (USA) 

Bruce Nauman.jpg

Quatre parties de grands animaux, 1989, aluminium, fil de fer, métal tubé, 142 x 376 x 368 cm

Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Ugo RONDINONE

Né en 1964 à Brunnen, (Suisse)

Vit et travaille à New York 

Ugo Rondinone.jpg

If there were anywhere but desert 2, 2000 fibre de verre, peinture, vêtements, paillettes, couverture,

43 x 200 x 110 cm / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Cindy SHERMAN

Née en 1954 à Glen Ridge (USA)

Vit et travaille à New York 

Cindy Sherman..jpg

Untitled #475, 2008, impression chromogénique, 219,4 x 181,16 cm, ed.6/6

Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Lucien SMITH

Né en 1989 à Los Angeles (USA)

Vit et travaille à New York 

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Stuck in a ditch under the pale moonlight. A dream I remember too well, 2014,

Huile sur canevas, 244 x 198 cm / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Joana VASCONSELOS

Née en 1971 à Paris (France)

Vit et travaille à Lisbonne (Portugal) 

Vasconcelos.jpg

Diane, 2013, statue, peinture acrylique, coton fait à la main,

210 x 50 x 60 cm / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Bill VIOLA

Né en 1951 à New York (USA)

Vit et travaille à New York

Bill Viola.jpg

Martyrs (terre), 2014, écran plasma couleur, 119,4 cm,

Courtesy Vanhaerents Art Collection.

13:55 Écrit par Bernard dans Arts, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/07/2015

« Une image vaut mieux que mille mots. » (Confucius)

Une autre histoire de la photographie.jpg

À partir du noyau assemblé par deux amateurs passionnés se sont constituées les collections du Musée français de la Photographie (78, rue de Paris à F-91570 Bièvres) actuellement en rénovation, qui détient aujourd'hui plus de 25 000 objets, un million de photographies, une bibliothèque et un fonds documentaire technique unique.

Les photographies présentées dans le bel album collectif intitulé Une autre histoire de la photographie paru chez Flammarion à Paris, largement inédites, dessinent une histoire de la discipline allant de son invention à nos jours en tenant compte de la dimension sociale de ses usages.

Du fonds vernaculaire au numérique, en passant par les revues spécialisées et les éditions d'artistes, c'est un large ensemble de cette vaste collection protéiforme qui y est analysé par des spécialistes de renom.

Un ouvrage généreusement illustré qui constitue un outil destiné aussi bien au professionnel qu'à l'amateur curieux.

Bernard DELCORD

Une autre histoire de la photographie par Julie Guiyot-Corteville, Éric Karsenty et Rémi Calzada, préface de Christian Caujolle, Paris, Éditions Flammarion, « Les collections du Musée français de la Photographie », mai 2015, 240 pp. en quadrichromie au format 23 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 39 € (prix France)

18:24 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/06/2015

Musée à domicile...

Le Louvre en 100 chefs-d'œuvre.jpg

Le Louvre est, comme chacun sait, le musée le plus visité au monde et il héberge de multiples chefs-d'œuvre, parmi les plus renommés de tous les temps.

Pour préparer – ou prolonger – la visite que vous ne manquerez pas de lui rendre, les Éditions Flammarion à Paris proposent un remarquable boîtier intitulé Le Louvre en 100 chefs-d'œuvre dans lequel le photographe allemand Erich Lessing et sa compatriote l’historienne d’art Anja Grebe présentent les œuvres majeures exposées dans ses galeries.

Elles incluent 90 tableaux, glanés parmi une riche production de grands peintres européens : Fra Angelico, Tiepolo, Léonard de Vinci, le Titien, le Caravage, Bruegel, Bosch, Memling, Van Eyck, Van Dyck, Cranach l’Ancien, Teniers le Jeune, Vermeer, Gainsborough, Turner, Reynolds, Boucher, Chardin, Poussin, Watteau, David, Delacroix, de La Tour, Greuze, Fragonard, Géricault, Ingres, Millet, Corot, le Greco, Goya, Zurbaran, et bien d'autres encore.

On y trouvera aussi une dizaine de sculptures exceptionnelles comme la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace ou L'Esclave rebelle de Michel-Ange, aux côtés d’œuvres originaires d'Égypte et d’antiquités du Proche-Orient, ainsi que de la pyramide de verre édifiée par I. M. Pei.

Chaque fiche fournit une photographie du chef-d'œuvre ainsi que sa description, une légende spécifiant son titre de l'œuvre, le nom de l'artiste, leurs dates, la technique utilisée, les dimensions de l'œuvre, son numéro de collection et la pièce du Louvre où elle est exposée.

Bouclez les valises !

Bernard DELCORD

Le Louvre en 100 chefs-d'œuvre par Erich Lessing (photographies) et Anja Grebe (légendes), traduction française de Camille Fort, Paris, Éditions Flammarion, avril 2015, 100 fiches r°/v° en quadrichromie sous boîtier cartonné en couleurs au format 17 x 16,8 x 6 cm, 24,95 € (prix France)

20:59 Écrit par Bernard dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2015

Le génial galeriste des génies méconnus…

Mémoires du marchand des impressionnistes.jpg

Ouvrage indispensable pour les visiteurs de la belle exposition [1] qui lui est consacrée jusqu’au 8 février 2015 dans les murs du Musée du Luxembourg [2] à Paris, les Mémoires du marchand des impressionnistes de Paul Durand-Ruel (1831-1922), parus chez Flammarion, l’est aussi pour tous ceux que passionne l’histoire de l’art en France au XIXe siècle, s’agissant en particulier de l’œuvre de Camille Corot (1796-1875), d’Eugène Delacroix (1798-1863), d’Eugène Fromentin (1820-1876), d’Eugène Boudin (1824-1898), de Camille Pissarro (1830-1903), d’Édouard Manet (1832-1883), de James Whistler (1834-1903), d’Edgar Degas (1834-1917), d’Henri Fantin-Latour (1836-1904), de Paul Cézanne (1839-1878), d’Alfred Sisley (1839-1899), de Claude Monet (1840-1926), de Berthe Morisot (1841-1895), d’Auguste Renoir (1841-1919), de Mary Cassatt (1844-1926) ou de Gustave Caillebotte (1848-1894), excusez du peu !

Précurseur sur la scène internationale du marché de l’art – il a établi un réseau de galeries à Paris, Londres, Bruxelles et New York –, notre homme avait aussi le nez creux puisqu’il nourrit, défendit et promut les peintres de l’École de Barbizon puis les impressionnistes à l’époque où il était de bon ton de vilipender leurs œuvres, en conservant leurs toiles jusqu’à l’émergence du marché.

« Ma folie a été sagesse, a-t-il écrit. Dire que si j’étais mort à soixante ans, je mourais criblé de dettes et insolvable, parmi des trésors méconnus. »

Retraçant sa vie de 1831 à 1922, le livre est accompagné de plus de 60 illustrations (documents et œuvres), d’une sélection d'articles et de lettres, d'une liste de ses expositions (200 à Paris et 130 à New York), ainsi que d'une biographie chronologique.

Par ailleurs, l'ouvrage comporte un riche appareil analytique en annexe : Paul-Louis Durand-Ruel (son arrière-petit-fils) et Flavie Durand-Ruel (son arrière-arrière-petite-fille et nièce de Paul-Louis) ont identifié tous les personnages et artistes cités, ainsi que toutes les œuvres mentionnées en précisant leur localisation actuelle.

Bernard DELCORD

Mémoires du marchand des impressionnistes par Paul Durand-Ruel, texte établi, présenté et annoté par Paul-Louis Durand-Ruel & Flavie Durand-Ruel, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 331 pp. en noir et blanc + 32 pp. de cahier photo en quadrichromie au format 15 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 32 € (prix France)

Mémoires du marchand des impressionnistes (affiche expo).jpg



[1] http://museeduluxembourg.fr/expositions.

[2] Elle est organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais en collaboration avec le musée d’Orsay, la National Gallery de Londres et le Philadelphia Museum of Art et elle réunit quatre-vingts chefs-d’œuvre de l’impressionnisme en retraçant le moment où une avant-garde artistique accède à la reconnaissance internationale sous l’impulsion d’un marchand passionné.

19:04 Écrit par Bernard dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/11/2014

La Région où muser...

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais.jpg

Vincent Brocvielle est l'auteur du Petit Larousse de l'Histoire de l'Art (2010, 2013). Il participe, comme éditeur, à diverses publications encyclopédiques à destination du grand public. Il est né à Hazebrouck.

François Reynaert, journaliste au Nouvel Observateur, est l'auteur de livres d'histoire dont Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises (Fayard, 2010). Il est né à Malo-les-Bains.

Photographe documentaire de renommée internationale, reconnu pour ses travaux montrés à la fois dans la presse et dans les musées, Philippe Chancel a publié de nombreux ouvrages.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais Véronèse (Portrait de femme).jpg

Véronèse, Portrait de femme (ca 1560).

Huile sur toile, 106 x 87 cm, Douai, musée de la Chartreuse.

Ces trois hommes de culture se sont associés pour faire paraître chez Flammarion à Paris un fort beau livre intitulé L'art et l'histoire du Nord-Pas-de-Calaisdans lequelils racontent l'histoire foisonnante de cette région riche, belle et méconnue en appuyant leur propos sur les œuvres des « musées de France » que l'on peut visiter dans ces deux départements.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais (Constantin Meunier, Le Mineur).jpg

Constantin Meunier, Le Mineur (ca 1880).

Huile sur toile, 178 x 79 cm, Douai, musée de la Chartreuse (cliché Daniel Lefebvre).

De Philippe de Champaigne à Henri Matisse, de Pierre Breughel le Jeune à Amedeo Modigliani, d’Albrecht Dürer à Camille Claudel, de Pierre-Paul Rubens à Auguste Rodin, de Jean Auguste Dominique Ingres à Sonia Delaunay, de Jacques-Louis David à Guillaume Delacroix, de Gustave Courbet à Jean Dubuffet, de Nicolas Poussin à Georges Braque, du Musée de la Mine et des Traditions populaires à Escaudain au Musée des Beaux-Arts de Cambrai, du Musée de l’Hospice-Comtesse à Lille au Louvre-Lens, cet ouvrage propose une façon nouvelle de découvrir, à la lumière des chefs-d'œuvre qui y sont conservés et qui ont valu au Nord-Pas-de-Calais le surnom mérité de « Région des Musées », un patrimoine exceptionnel par sa qualité et sa diversité.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais Fernand Léger (Le Mécanicien).jpg

Fernand Léger, Le Mécanicien (1918).

Huile sur toile, 65 x 54 cm, Villeneuve d’Ascq, LaM.

Ce fort volume revisite les grandes périodes ainsi que les principaux styles et courants artistiques de l'Occident à travers 9 sections chronologiques. Celles-ci sont  introduites par une synthèse historique, illustrées par des chefs-d'œuvre en lien avec la période traitée et suivies d'un guide illustré des 42 musées de la région.

Autant de visites à mettre à son agenda !

Bernard DELCORD

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais par Vincent Brocvielle et François Reynaert, photographies de Philippe Chancel, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 304 pp. en quadrichromie au format 23 x 29 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 40 € (prix France)

13:53 Écrit par Bernard dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |