29/11/2011

Un duel dans les vignobles…

Poursuivant, dans le tome 19 des Gouttes de Dieu, un manga de Tadashi Agi & Shu Okimoto paru chez Glénat à Grenoble, leur quête du nom et du millésime des treize bouteilles d’exception dont le défunt critique œnologique nippon Yutaka Kanzaki a fait la condition pour recueillir son héritage de 2 milliards de yens, son fils Shuzuku et son fils adoptif Issei s’affrontent une nouvelle fois dans un duel sans merci au cœur des plus beaux et des plus prestigieux domaines viticoles de l’hexagone et du monde.

Un récit palpitant, dont les renseignements fournis au détour des pages démontrent avec brio que le bon vin fortifie le cœur des vrais hommes !

Bernard DELCORD

Les gouttes de Dieu, tome 19, par Tadashi Agi & Shu Okimoto, Grenoble, Éditions Glénat, collection «  Seinen Manga », mai 2011, 226 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 18 cm sous couverture brochée monochrome et jaquette en quadrichromie, 8,99 € (prix France)

Pour vous, nous avons recueilli dans cette BD de choc les informations suivantes :

La production de vin au Japon

La culture de raisin de type européen au Japon a débuté en 1962 à Hosaka dans la ville de Nirasaki, préfecture de Yamanashi. Le Merlot, Cabernet-Sauvignon et Sémillon étaient cultivés sur des treilles, et pourtant on ne put obtenir un raisin de grande qualité.

Ensuite, la culture de Merlot débuta en 1976 à Kikyogahara dans la ville de Shiojiri, préfecture de Nagano. Après bien des vicissitudes naquit l’étendard de Mercian, le Kikyogahara Merlot, en 1985.

Quant à ce Nagano Merlot, son premier millésime date de 1989. Pour le désigner dans les termes employés dans le Médoc, à Bordeaux, il est une sorte de second vin du Kikyogahara Merlot.

Le directeur de Château Margaux, Paul Pontallier, laissa ces mots quand il se rendit sur ces terres : « Ce vin est brillant de vie, il y a de la jeunesse en lui, et il est délicat aussi. »

Le charme du Nagano Merlot 2005

Le 2005 est un excellent produit, le raisin ayant bien mûri grâce à un temps chaud et peu pluvieux. Sa robe est d’un riche rouge pourpré. Les attentes s’envolent, là !

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19/11/2011

« Si les Ricains n’étaient pas là… » (air connu)

Le texte ci-dessous a été mis en ligne le 19/11/2011 dans les colonnes du magazine satirique belge SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

La compilation intitulée Buck Danny, l’intégrale 3 parue récemment aux Éditions Dupuis à Marcinelle rassemble quatre récits dessinés des aventures du célèbre pilote d’avions yankee et de ses compagnons, publiés en feuilleton en 1951 et 1952 puis parus en albums en 1952 et 1953.

Il s’agit des trois tomes d’une saga de l’or noir (Les trafiquants de la mer Rouge, Les pirates du désert et Les gangsters du pétrole) dans laquelle nos héros, démobilisés en 1945, ont de sérieux démêlés au sein d’une compagnie aérienne privée basée au Moyen-Orient, qui les a recrutés pour se livrer à leur insu au trafic des armes et de la drogue, ainsi que de Pilotes d’essai, l’épisode qui voit leur réintégration définitive au sein de l’US Air Force et dans lequel ils risquent leur vie pour faire progresser la science aéronautique.

Les scénarios de Vic Hubinon sont palpitants à souhait, tandis que les dessins de Jean-Michel Charlier, qui ont gagné en précision par rapport à ceux des tomes 1 et 2  [1], le rapprochent du statut qu’il acquerra bientôt, de meilleur dessinateur d’avions de la planète.

Une plongée fascinante – et fascinée… – au cœur des « Golden fifties » et de l’« American way of life »… vus de la vieille Europe avec une belle et franche naïveté !

PÉTRONE

Buck Danny, l’intégrale 3 par Vic Hubinon et Jean-Michel Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, juin 2011, 239 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24 €

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[1] Tome 1 : Les Japs attaquent et Les mystères de Midway ; tome 2 : La revanche des Fils du Ciel, Tigres volants, Dans les griffes du dragon noir et Attaque en Birmanie.

 

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12/09/2011

Scouts, toujours !

Réunissant en un fort volume les quatre premières histoires de la série, publiées dans Le Journal de Spirou entre 1954 et 1957 (Le Mystère de Grosbois, Le disparu de Ker-Aven, L'Inconnu de la Villa Mystère et Sur la Piste de Mowgli), l’album de bandes dessinées intitulé La patrouille des Castors, l’intégrale 1 paru aux Éditions Dupuis à Marcinelle ravira les anciens scouts nostalgiques de totems, de feux de camp, de débrouillardise et d’aventures dans la forêt.

Car les histoires empreintes de mystère et d'aventure imaginées par Jean-Michel Charlier (le scénariste de Buck Danny) et remarquablement dessinées par Michel Tacq, alias MiTacq, tracent encore la route, plus d’un demi-siècle après leur création, à l’instar du Mystère de Grosbois avec son trésor, son abbaye en ruines et ses valeureux héros pétris de morale humaniste et généreuse.

L’ouvrage rassemble également un certain nombre de documents d’archives, dont trois courtes histoires de la patrouille des Castors parues en 1956 dans Risque-Tout, « Le journal du cran et de l’enthousiasme », et une « Belle histoire de l’Oncle Paul » de 1952 consacrée à Madame Mère (de Napoléon Ier), de petites merveilles dans leur genre !

Bernard DELCORD

La patrouille des Castors, l’intégrale 1 par Mitacq & Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, mars 2011, 263 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 €

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23/08/2011

« Krieg ? Gross Malheur… »

Décrivant de manière saisissante l’atmosphère dantesque qui régnait sur le front de l'est entre 1942 et 1943, le bédéiste Fabrice Le Henanff a livré, dans Ostfront Stalingrad paru aux Éditions 12 bis à Paris, une œuvre particulièrement aboutie sur les plans du scénario et du graphisme.

Entraînant le lecteur à suivre les péripéties guerrières, débouchant sur la défaite, de trois soldats allemands pris au cœur de la tourmente (l'Oberleutnant Tomas von Vilshofen, un jeune officier exerçant son premier commandement à Stalingrad, l’Unteroffizier Max Dinger, un vétéran aguerri des campagnes de Pologne et de France, et l'ex-Unterfeldwebel Sepp Steiner, un dur-à-cuire des bataillons disciplinaires), l’auteur jette un regard cru sur le nazisme, le fanatisme, les crimes, les massacres, les viols, les destructions, la faim, le froid, la puanteur, la souffrance, les amputations, le typhus, la mort, mais aussi sur l’héroïsme et la petite lueur qui peut encore briller – parfois – dans l’esprit d’hommes confrontés à l’inhumain…

Une bande dessinée mémorable et impressionnante !

Bernard DELCORD

Ostfront Stalingrad par Fabrice Le Henanff, Paris, Éditions 12 bis, mai 2011, 64 pp. en quadrichromie au format 24 x 32 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 13,50 € (prix France)

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21/07/2011

Les bonnes (ré)solutions…

Le texte ci-dessous a été mis en ligne le 21/07/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

À l’occasion de la (possible) dernière fête nationale de la Belgique moribonde, le magazine « Spirou » s’est fendu d’un numéro spécial dans lequel les membres de sa rédaction proposent leurs solutions pour la formation d’un gouvernement et l’évitement de la partition du pays.

Les plus originales ? Celle de Nix qui propose de démonter la Belgique puis de la reconstruire en la repeuplant de manière aléatoire avec des Flamands et des Francophones… Et celle de Salma et Libon suggérant de recourir aux services d’un Manneken Peace…

Sans intérêt, penserez-vous peut-être ?

Oui mais non, hein !

Au pays du surréalisme, il est grand temps de faire appel aux solutions les moins rationnelles : elles ont toutes les chances d’aboutir !

La preuve ?

Quand un type comme Bar(s)t De Wever est l’homme politique le plus populaire de Flandre, un ketsje comme Manneken Peace devrait forcément tenir la corde ! [1]

PÉTRONE



[1] Pas pour le pendre, quand même ? (ndlr).

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17/07/2011

Spirou et les Kollabos

Le texte ci-dessous a été mis en ligne le 17/07/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

Avec Le groom vert-de-gris (par Schwartz et Yann) paru en 2009 chez Dupuis à Marcinelle, Spirou et Fantasio avaient replongé dans des aventures à la Franquin, durant la Seconde Guerre mondiale, à Bruxelles sous la botte allemande. Groom au Moustic Hôtel réquisitionné par la Gestapo, le maître de Spip y était poursuivi par une blonde Ursula quelque peu nymphomane et informait la Résistance sur les intentions du colonel von Knochen mais il se faisait doubler par celui-ci, tandis que Fantasio, zazou en diable, cachait dans sa garçonnière des aviateurs alliés tombés du ciel. Ajoutez à cela un savant fou qui dressait des chauves-souris pour abattre les bombardiers nazis, un robot particulièrement autonome et efficace, un pittoresque boxeur des Marolles, des collabos sans scrupules ainsi que des clins d’œil à toutes les pages, et vous aviez la recette d’un agréable divertissement, joliment troussé et habilement dessiné.

Pour la fête nationale belge (le 21 juillet, pour ceux qui l’ignoreraient) de l’an de grâce 2011 – qui sera peut-être la dernière, les petits-fils et neveux de collabos ayant investi la tête de la très philo-nazie N-VA –, l’éditeur a remis sur le marché la version en bruxellois de cette excellente BD, habilement traduite par Georges Lebouc, spécialiste s’il en est du parler des places Sainte-Catherine et du Jeu de Balle.

Le résultat ? Le kastar des Marolles, une clache joyeuse et hilarante sur le snotneus de ceux qui croivent que la culture brusseleire, ça est que du flamand ou de la crotte !

PÉTRONE

Le kastar des Marolles par Schwartz et Yann, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Une aventure de Spirou et Fantasio par… », mai 2009, 64 pp. en quadrichromie sous couverture cartonnée et pages de garde, 13,50 €

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25/06/2011

L’horloger des moteurs…

Le texte ci-dessous a été mis en ligne le 15/06/2011 sur le site des guides gastronomiques DELTA (www.deltaweb.be) et le 25/06/2011 sur celui du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be). Il a paru également dans la livraison de juin 2011 de la revue des Belges d’Afrique EBENE :

Fondateur, en 1911, de la marque d’automobiles à son nom, le Suisse Louis Chevrolet (1878-1941), issu d’une famille modeste pratiquant l'horlogerie, s’engagea dans sa jeunesse en tant que mécanicien chez un marchand de cycles de Beaune (Côte-d'Or, France) où il pratiqua la course cycliste.

En 1899, il monta à Paris pour y devenir coureur cycliste sur piste tout en se mettant au service de la firme automobile Darracq, avant de traverser l'Atlantique et de s'installer à New York en 1900.

Là, il est engagé comme mécanicien chez De Dion-Bouton puis chez Buick. Parallèlement, il entame une carrière de pilote de course et bat le record du mile en 1905. On le surnomme à cette époque « le coureur le plus casse-cou du monde ».

Entre 1905 et 1920, en raison de graves accidents, il passera d’ailleurs au total 3 années sur un lit d'hôpital

Chez Buick, marque dont il est devenu l'un des pilotes officiels, il rencontre l'entrepreneur William Crapo Durant (le fondateur de la General Motors en 1908), avec lequel il s'associe en 1911 pour monter une nouvelle marque automobile. Afin de profiter de la notoriété de pilote de Louis, la marque prend le nom de « Chevrolet ». Mais suite à d'incessants désaccords sur la direction à donner à la marque, l’Helvète revend en 1913 ses parts de l'entreprise (ainsi que l'usage exclusif du nom Chevrolet) à Durant.

Louis Chevrolet décide alors de reprendre sa carrière de pilote automobile : avec ses jeunes frères Arthur et Gaston (également pilotes et mécaniciens), il établit la marque Frontenac, qu'il destine à la compétition et notamment aux 500 miles d'Indianapolis, l'épreuve reine du sport automobile américain.

En 1920, qualifié en première ligne, Louis Chevrolet est rapidement contraint à l'abandon mais se console largement avec la victoire de son frère Gaston, qui fait triompher la Frontenac familiale. Mais en fin d'année, Gaston se tue dans une épreuve en Californie, ce qui incite Louis à mettre un terme à sa carrière.

Dans les années 1920, il lance avec Arthur une entreprise de construction de moteurs d'avion, mais une dispute avec son frère, puis la crise de 1929 le ruinent.

Frappé par la récession, il perdit tout et ne trouva plus, pour survivre, qu'une place de mécanicien... chez Chevrolet !

Les Éditions Graton/Dupuis lui consacrent, dans la collection « Les Dossiers Michel Vaillant » et sous la plume de Pierre Van Vliet et Philippe Graton, un remarquable album intitulé Louis Chevrolet retraçant de manière passionnante la biographie de cet homme ingénieux, tenace et audacieux, à qui il ne manquait que le sens des affaires.

Le texte est pétaradant, les photographies d’époque pleines d’allant, les planches de Michel Vaillant vrombissantes et les illustrations présentant les différents modèles de la marque véritablement époustouflantes.

Et dire qu’on prétend que les Suisses sont lents !

PÉTRONE

Louis Chevrolet par Pierre Van Vliet et Philippe Graton, Éditions Graton/Dupuis, collection « Les Dossiers Michel Vaillant », mars 2011, 96 pp. en quadrichromie au format 22 x 29,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,95 €

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