01/03/2017

« Bruxelles, ma belle… » (Dick Annegarn)

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Les musées de la capitale de l’Europe débordent d’œuvres extraordinaires, comme on peut le découvrir dans le superbe ouvrage collectif intitulé 100 trésors des musées bruxellois publié à Bruxelles aux Éditions Racine, un beau livre qui se doit de trôner dans la bibliothèque de tout amateur d’art qui se respecte.

Qu'il s'agisse d'œuvres de Pieter BRUEGEL l’Ancien, Jan BREUGHEL, Jérôme BOSCH, Quentin METSYS, Rogier VAN DER WEYDEN, Hans MEMLING, ÉRASME, Albrecht DÜRER, Pierre-Paul RUBENS, REMBRANDT, Jacques-Louis DAVID, Félicien ROPS, Constantin MEUNIER, Fernand KHNOPFF, Georges SEURAT, Henri de TOULOUSE-LAUTREC, Victor HORTA, James ENSOR, Gustave DE SMET, Léon SPILLIAERT, René MAGRITTE, Paul DELVAUX, Marcel BROODTHAERS, Francis BACON, PANAMARENKO, Pierre ALECHINSKY, Salvador DALI ou Jan FABRE, des iguanodons de Bernissart, d’un canthare attique à figures rouges, d’une corne à boire mérovingienne, d'un fétiche à clous congolais, d’un porteur d’offrande chimu (représenté en couverture de l’ouvrage et rendu mondialement célèbre par Hergé dans Tintin et l’oreille cassée), du dossier judiciaire Rimbaud-Verlaine de 1872-73, de planches originales de bandes dessinées ou du Manneken Pis fondu en 1619 par Jérôme DUQUESNOY l’Ancien, les 100 trésors présentés dans ce livre appartiennent aux collections permanentes de quelque 41 musées bruxellois.

Ils ont été sélectionnés en fonction de leur portée historique, leur état de conservation, leur unicité ou leur rareté.

Pour chacune des pièces, les auteurs livrent une description, une remise en contexte et une anecdote.

Une vraie mine d’arts…

Bernard DELCORD

100 trésors des musées bruxellois, ouvrage collectif, Bruxelles, Éditions Racine, novembre 2016, 224 pp. en quadrichromie au format 16 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 19,95 €

13:30 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/02/2017

Un riche patrimoine…

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Les Pauvres Sœurs de Mons et la Maison de la Mémoire de Mons organisent aux Ateliers des FUCaM [1] une passionnante exposition – en 4 jalons historiques et 7 modules patrimoniaux présentant de nombreux manuscrits et objets d’art religieux – intitulée PSM - Les Pauvres Sœurs de Mons.

Les Pauvres Sœurs de Mons sont les vivantes héritières du béguinage de Cantimpret [2].

Leur histoire, d'une particulière richesse, est donc liée à celle de la ville depuis le XIIIe siècle.

Car leur congrégation, née à Mons en 1350, a fortement marqué l'histoire du quartier de Messine et de la Ville tout entière.

Cette exposition se double de la publication d’un fort beau livre, Les Pauvres Sœurs de Mons depuis 1350, un charisme, une histoire, un patrimoine, un ouvrage collectif tiré à 1 000 exemplaires [3] dans lequel les textes d’historiens voisinent avec 190 illustrations somptueuses. 

Détail d'une chasuble.jpg

Détail d’une chasuble

La maison des Pauvres Sœurs de Mons, entre la rue de Bertaimont et la place Nervienne, apparaît ainsi dans ses murs, ses œuvres d'art, ses meubles et ses archives, comme une pièce non négligeable du patrimoine local et régional.

Aujourd'hui, il reste très peu de religieuses, mais les activités autour du couvent sont en pleine expansion avec une maison de repos, des résidences services ou encore la distribution de vivres aux plus démunis.

Et le lieu demeure, encore et toujours, le périmètre d'épanouissement d'un charisme alimenté par la spiritualité de saint Augustin.

Il est enfin l'outil d'une mission de service qui plonge ses racines jusqu'au Moyen Âge.

Bernard DELCORD

Les Pauvres Sœurs de Mons depuis 1350, un charisme, une histoire, un patrimoine, ouvrage collectif, Mons, Les Pauvres Sœurs de Mons et la Maison de la Mémoire de Mons, décembre 2016, 208 pp. en quadrichromie au format 22 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 25 €

Sommaire

Partie I : Au fil de l’Histoire

  1. La traversée des siècles
  2. Patrimoine et pauvreté
  3. Pauvres Sœurs contre Chanoinesses
  4. Réponses à des appels

Partie II : Une vie consacrée

  1. La spiritualité augustinienne
  2. La Règle et les Constitutions
  3. Aime et dis-le par ta vie
  4. Portraits de religieuses
  5. Notre charisme
  6. Face aux grandes épidémies

Partie III : À la découverte d’un patrimoine

  1. Topographie de la mémoire
  2. La nature au cœur du couvent
  3. Objets de célébration
  4. Le patrimoine artistique
  5. Au détour des couloirs

Partie IV : Une œuvre en expansion

  1. Trente années de croissance
  2. Vivre au quotidien avec les personnes âgées
  3. « Vivre le reste de son âge »

Archiver le présent ?

Informations pratiques :

L’exposition est accessible jusqu’au 25 février 2017 en semaine de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30, le samedi de 14 h à 17 h.

La totalité de l'exposition n'est visible que les mercredis et samedis de 14 à 17 h et sur demande.

Visite guidée chaque samedi à 14h30 et sur demande pour les groupes au 065/66.69.14.

 

[1] Facultés Universitaires Catholiques de Mons, rue des Sœurs Noires, 2 (entrée rue du Grand Trou Oudart) à 7000 Mons.

[2] Le béguinage de Cantimpret était sous la direction de l'église Sainte-Waudru et se trouvait sur le territoire de Cuesmes. En 1295, Jean d'Avesnes incorpore le béguinage de Cantimpret dans l'enceinte de Mons. 

En novembre 1792, les révolutionnaires français envahissent la Belgique et exigent une somme de 18 140 livres aux chanoinesses à titre d'impôt. Le 2 mars 1793, après la victoire de l'armée autrichienne, les chanoinesses retrouvent leur statut, mais, en juin 1794, après la bataille de Fleurus gagnée par les Français, le chapitre cesse d'exister.

Après le rétablissement du culte sous le règne de Napoléon Ier, quelques chanoinesses reviennent à Mons, entre autres Henriette-Bernardine-Josèphe, comtesse de Spangen, qui meurt le 15 août 1855. Elle était la dernière survivante du chapitre. (Source : http://home.scarlet.be/heraldus/Chanoinessehistorique.htm)

[3] Il peut être commandé à ladresse suivante : http://www.mmemoire.be/les-pauvres-soeurs-de-mons-depuis-...

20/12/2016

« La liberté de la presse ne s'use que lorsque l'on ne s'en sert pas. » (Devise du Canard enchaîné)

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Fondé durant la Première Guerre mondiale – sa publication régulière a commencé le 5 juillet 1916 [1] – par un journaliste, Maurice Maréchal, et par un dessinateur, Henri-Paul Gassier, le Canard Enchaîné se voulait un contre-feu de la propagande officielle et de l’information censurée par le recours à la dérision dans un esprit libertaire et insoumis.

Pour fêter ses vingt lustres, les Éditions du Seuil à Paris ont publié, choisis par Laurent Martin et Bernard Comment, Le Canard enchaîné, 100 ans – Un siècle d'articles et de dessins, une remarquable – et épaisse [2] – compilation d’articles et de dessins propres à dérider les esprits les plus chagrins et à raviver les mémoires défaillantes [3].

Seul journal français, à ce jour, à n'accepter aucune publicité et à ne vivre que de ses lecteurs, il a connu un succès croissant au fil des décennies [4], sans avoir jamais épargné personne de ses sarcasmes et de son humour dévastateur : les autorités politiques, militaires, religieuses, diplomatiques, académiques, ainsi que les capitaines de l’industrie et de la finance, le monde de l’édition, les vedettes du show-business et du sport ou encore les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision… tout en dénonçant avec une belle constance les magouilles et les affaires, les turpitudes et les hypocrisies, les lâchetés et les forfanteries, mais aussi les totalitarismes et les fanatismes…

Un régal d’esprit et de l’esprit !

Bernard DELCORD

Le Canard enchaîné, 100 ans – Un siècle d'articles et de dessins choisis par Laurent Martin et Bernard Comment, Paris, Éditions du Seuil, octobre 2016, 614 pp. en quadrichromie au format 23,8 x 30,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 49 € (prix France)

 

[1] Cinq premiers numéros avaient paru à l'automne 1915, mais la publication fut interrompue, faute d'avoir trouvé suffisamment de lecteurs. Par ailleurs, Le Canard n’a pas paru de juin 1940 à septembre 1944, sous l'Occupation.

[2] Elle est faite d’un choix de plus de 2000 articles et dessins, organisés chronologiquement et thématiquement, présentés par de brèves notices pour les restituer dans leur contexte.

[3], L’ouvrage contient aussi Le Roman du Canard (une centaine de pages du livre), un texte de Patrick Rambaud qui donne là une histoire haute en couleurs, faite de personnages souvent truculents, dans des époques ressuscitées avec un grand nombre de détails révélateurs.

[4] Près d'un demi-million d'exemplaires sont actuellement vendus chaque semaine.

20:47 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Histoire, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/12/2016

« Il est vrai qu'on ne peut trouver la pierre philosophale, mais il est bon qu'on la cherche. » (Fontenelle)

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Valérie Gontero-Lauze est maître de conférences de langue et littérature du Moyen Âge à l'université d'Aix-Marseille. Ses recherches portent sur la littérature encyclopédique, en particulier sur les lapidaires et les bestiaires et elle a notamment publié Parures d'or et de gemmes – L'orfèvrerie dans les romans antiques du XIIe siècle (Le Roman de Thèbes, Le Roman d'Eneas, Le Roman de Troie de Benoît de Sainte Maure et Le Roman d'Alexandre d'Alexandre de Paris) à Aix-en- Provence, aux Presses universitaires de Provence en 2002 ainsi que Sagesses minérales – Médecine et magie des pierres précieuses au Moyen Âge à Paris, aux Éditions des Classiques Garnier en 2010.

Elle revient sur le sujet avec Les Pierres du Moyen Âge – Anthologie des lapidaires médiévaux, un splendide ouvrage fort bellement illustré publié par les Éditions Les Belles Lettres à Paris.

Voici ce qu’elle en dit :

« Le Moyen Âge croyait aux pouvoirs des pierres précieuses ; leurs vertus médicinales et magiques étaient consignées dans des traités encyclopédiques, les lapidaires.

Ce savoir, hérité de l'Antiquité, est resté pérenne durant des siècles ; le diamant rend invincible ; le saphir délivre les prisonniers ; l'émeraude guérit les problèmes de vision ; l'améthyste protège de l'ivresse ; l'hématite arrête les hémorragies, etc.

Les pouvoirs attribués aux pierres procèdent par analogie, mode de pensée qui prévaut pendant toute la période médiévale.

Cette anthologie des lapidaires médiévaux propose pour la première fois une édition bilingue de ces textes longtemps méprisés et toujours largement méconnus, avec une sélection d'extraits en ancien et moyen français, accompagnés de leur traduction. »

Un livre précieux !

Bernard DELCORD

Les Pierres du Moyen Âge – Anthologie des lapidaires médiévaux par Valérie Gontero-Lauze, Paris, Éditions Les Belles Lettres, octobre 2016, 224 pp. en quadrichromie au format 15,5 x 19,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 21 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié la table des matières de cet ouvrage passionnant :

Introduction

L'encyclopédisme médiéva1

Les traités sur les pierres précieuses

L'article de lapidaire, un exercice de style

Genre encyclopédique et genre romanesque, des liens étroits

Anthologie des lapidaires médiévaux :

  1. L'escarboucle, la pierre de lumière
  2. Le rubis, la pierre de l'amour
  3. Le saphir, la pierre du ciel
  4. L'émeraude, la pierre de la vision
  5. Le diamant, la pierre de l'invincibilité
  6. Le cristal, la mère des pierres
  7. L'améthyste, la pierre contre l'ivresse
  8. L'agate, la pierre anti-venin
  9. L'hématite, la pierre du sang
  10. La pyrite, la pierre du feu
  11. Le corail, la pierre végétale
  12. La perle, la pierre de la rosée
  13. L’héliotrope, la pierre du soleil
  14. La topaze, la pierre de la lune
  15. L'alectoire, la pierre du chapon
  16. La chélidoine, la pierre de 1'hirondelle
  17. Le ligure, la pierre du lynx
  18. La panthère, la pierre du fauve
  19. La dracontite, la pierre du dragon
  20. La magnétite, la pierre de 1'attraction
  21. La céraunie, la pierre de la foudre
  22. L'onyx, la pierre de la magie noire
  23. La mède, la pierre de Médée
  24. Le diadoque, la pierre à ressusciter les morts

Notes

Bibliographie sélective

Index des pierres

Index des personnages légendaires et historiques

19:39 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/11/2016

« Un art qui a de la vie ne reproduit pas le passé, il le continue. » (Auguste Rodin)

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Raphaël Masson a été conservateur au musée Rodin, chargé des archives et de la bibliothèque, tandis que Véronique Mattiussi est responsable du fonds historique de la même institution parisienne [1].

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Le Penseur (1880-81)

Il se sont associés pour rédiger un splendide album sobrement intitulé Rodin, publié chez Flammarion à Paris, rassemblant une iconographie forte de nombreux dessins, aquarelles, documents d'archives et nouvelles prises de vue des sculptures, spécialement effectuées pour ce livre qui invite à la redécouverte de l’œuvre d’Auguste Rodin (1840-1917) [2] dont les statues les plus célèbres (Les Bourgeois de Calais, Le Baiser, La Porte de l'Enfer, Le Penseur...), longtemps contestées, appartiennent au patrimoine collectif de l’art occidental.

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Camille Claudel, La Valse, 1905

Bernard DELCORD

Rodin par Raphaël Masson et Véronique Mattiussi, préface de Jacques Vilain, Paris, Éditions Flammarion & Musée Rodin, septembre 2016, 248 pp. en quadrichromie au format 20,3 x 26,1 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 25 € (prix France)

 

[1] 79, rue de Varenne, F-75007 Paris

[2] Qui fut aussi le mentor de la géniale Camille Claudel (1864-1943).

14:52 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« Être surréaliste, c'est bannir de l'esprit le déjà vu et rechercher le pas encore vu. » (René Magritte)

Les plus belles œuvres de René Magritte .jpg

C'est jusqu'au 23 janvier 2017 que se tient, au Centre Pompidou à Paris, une exposition intitulée René Magritte - La trahison des images qui propose une approche inédite de la production de l’artiste belge.

Rassemblant les œuvres emblématiques, comme d'autres peu connues, provenant des plus importantes collections publiques et privées, cet événement offre une lecture renouvelée de l’une des figures magistrales de l’art moderne à travers une centaine de tableaux, de dessins et de documents d’archives.

De leur côté, les Éditions Larousse à Paris ont publié, sous la plume d'Éloi Rousseau, un bel album intitulé Les plus belles œuvres de René Magritte qui offre l'occasion de découvrir son parcours original ainsi que son étonnante personnalité.

Écoutons l'auteur :

« Proche des surréalistes français mais toujours à distance du groupe qu'ils formaient, René Magritte (1898-1967) a poussé à l'extrême leur réflexion sur le rêve, l'étrangeté du réel et la mémoire, devenant un des artistes majeurs du XXe siècle. Ses tableaux stupéfiants explorent les rapports entre le mot et l'image, le nom et la chose, créant un univers trouble et déconcertant. Sa technique, précise et froide, sert des compositions qui, en défiant les lois de la proportion, de la logique et de la science, dévoilent ce qui, au-delà de la vision, demeure caché.

L'homme au chapeau melon qui exerça son ironie à l'encontre de toutes formes d'image, à commencer par celle qu'il renvoyait, n'a eu de cesse de jouer avec nos perceptions et notre conception du monde. Facétieux et provocateur, le maître du surréalisme belge est aujourd'hui un des peintres les plus surprenants, l'incarnation de la puissance de la pensée en peinture. »

Bernard DELCORD

Les plus belles œuvres de René Magritte par Éloi Rousseau, Paris, Éditions Larousse, septembre 2016, 128 pp. en quadrichromie au format 20 x 24,2 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 12,90 € (prix France)

Informations pratiques :

Jusqu'au 23 janvier 2017

Centre Pompidou

Galerie 2

Place Georges Pompidou

F-75004 Paris

Tarifs :

Plein tarif : 14 euros

Moins de 26 ans : 11 euros

Horaires d'ouverture :

De 11h à 21h tous les jours sauf le mardi (fermeture des caisses à 20h, sortie des espaces d’exposition à partir de 20h45)

Nocturnes les lundis et les jeudis jusqu’à 23h (fermeture des caisses à 22h, sortie des espaces d’exposition à partir de 22h45)

11:54 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/11/2016

« Toute l'eau de la rugueuse et vulgaire mer ne saurait laver l'huile sainte d'un roi oint. » (William Shakespeare)

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Historien réputé des dynasties occidentales et auteur à grand succès – parfaitement justifié, en raison de la qualité de sa documentation, du sérieux de son travail et de la flamboyance de son style –, le journaliste et écrivain Jean Marie de Pérusse des Cars, dit Jean des Cars (1943–), a signé nombre de best-sellers : Louis II de Bavière ou le Roi foudroyé, Sissi ou la Fatalité, La véritable histoire des châteaux de la Loire, Inoubliable Grace de Monaco, Dictionnaire amoureux des trains, La Saga des Romanov, La Saga des Habsbourg, La Saga des Windsor, La Saga des reines, La Saga des favorites ou encore Le Sceptre et le sang : rois et reines dans la tourmente des deux guerres mondiales ainsi que Nicolas II et Alexandra de Russie. Une tragédie impériale.

Dans Le Siècle des Sacres, un bel album illustré publié tout récemment à Paris aux Éditions Perrin, il fait la narration, entre faste et solennité, de 16 sacres et couronnements parmi les plus importants ou les plus marquants, depuis celui de la reine Victoria d'Angleterre en 1838 jusqu’à l'accession au trône du roi Felipe VI d'Espagne en 2014, en passant par ceux de Napoléon III, empereur des Français (1853), du tsar Nicolas II (1896), de Charles IV, roi de Hongrie (1916), de Rainier III, prince de Monaco (1949), de Baudouin Ier, roi des Belges (1951), d’Elizabeth II, reine du Royaume-Uni et du Commonwealth (1953), de Mohammad Reza Pahlavi , shah d’Iran (1967), de Margrethe II, reine de Danemark (1972), de Charles XVI Gustave, roi de Suède (1973), de Juan Carlos, roi d’Espagne (1975), de Harald V, roi de Norvège (1991), d’Henri, grand-duc de Luxembourg (2000), d’Albert II, prince de Monaco (2005), de Willem-Alexander, roi des Pays-Bas (2013) et de Philippe Ier, roi des Belges (2013).

Écoutons l’auteur :

« Les premières années du XXIe siècle ont vu l'arrivée d'une nouvelle génération de souverains sur les trônes de diverses monarchies européennes. Leurs intronisations ont été fortement médiatisées, suscitant la curiosité et le plus souvent l'enthousiasme, non seulement de leurs sujets mais d'innombrables téléspectateurs ayant suivi ces cérémonies le plus souvent spectaculaires. Le sacre, qui est un rite religieux remontant à l'Ancien Testament a été, pendant des siècles, en usage en Europe dans les empires, royaumes et principautés. Cette tradition, (le sacre) – précédant le couronnement qui est un acte politique symbolisant l'entrée en fonction du monarque – a progressivement été remplacée par une installation sous forme de prestation de serment devant le Parlement. Celle-ci est parfois précédée ou suivie d'une célébration religieuse, obligatoire quand est instituée une religion d'État dans le pays concerné et que le monarque en est le chef. »

De fastueux débuts de carrière !

Bernard DELCORD

Le Siècle des Sacres par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, novembre 2016, 256 pp. en quadrichromie au format 19,8 x 27,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,90 € (prix France)

15:37 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |