01/07/2015

En mode polémique…

Yves Saint-Laurent 1971 – La collection du scandale.jpg

Paru chez Flammarion, le superbe catalogue de l’exposition Yves Saint Laurent 1971 – La collection du scandale qui se tient jusqu’au 19 juillet 2015 à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint-Laurent à Paris revient sur un moment capital de la carrière du grand couturier français (1936-2008), moment qui le propulsa définitivement sur le devant de la scène internationale, en dépit des cris d’orfraie poussés par le public huppé et la presse unanime dans l’erreur…

Petit rappel des faits, par les auteurs :

« Le 29 janvier 1971, Yves Saint Laurent présente sa collection de haute couture printemps-été : épaules carrées, robes-chemisiers imprimées, fourrures et semelles compensées défilent dans les salons du 30 bis, rue Spontini. Les réactions du public et de la presse ne sont qu'aversion et consternation pour ces lignes clairement inspirées des années de guerre et d'Occupation. La collection jugée "la plus laide de Paris" est pourtant immédiatement adoptée par la rue.

En inventant le style "rétro", Yves Saint Laurent fait entrer avec fracas la mode dans la modernité. »

On sait par ailleurs que la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent conserve précieusement les archives de la maison de haute couture : modèles, croquis originaux, fiches d'ateliers, échantillons de tissus et photographies de défilés.

Conçu à partir de tous ces documents, témoins des différentes étapes de la création, le catalogue permet de reconstituer les quatre-vingt-quatre passages de cette « collection du scandale » qui marqua définitivement l'histoire de la mode.

Avis aux amateurs de vintage de grande classe !

Informations pratiques :

3 rue Léonce Reynaud, 75116 Paris

Tél. : 00 33 1 44 31 64 00

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 11h à 18h (dernière entrée à 17h30).

Fermé le 14 juillet.

Accessible aux personnes à mobilité réduite.

Métro Alma Marceau - Ligne 9

Bus 42 - 63 - 80 - 92 - 72

Parking avenue George V

Plein tarif : 7 €.

Tarif réduit : 5 € pour les étudiants et les moins de 18 ans sur présentation d’un justificatif.

Gratuit pour les détenteurs de la carte ICOM-ICOMOS, les enfants de moins de 10 ans et les demandeurs d’emploi sur présentation d’un justificatif de moins d’un an.

Paiement par carte bancaire ou chèque à partir de 15 €.

Bernard DELCORD

Yves Saint-Laurent 1971 – La collection du scandale par Olivier Saillard, Alexandre Samson et Dominique Veillon, préface de Pierre Bergé, Paris, Éditions Flammarion, mars 2015, 176 pp. en quadrichromie au format 18,7 x 27,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 30 € (prix France)

13:06 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/06/2015

As des as…

Eddy Merckx & Jacky Ickx (Eddy Merckx 1969).jpg

Dans le cadre de l'exposition MERCKX-ICKX qui s’est tenue au Trade Mart de Bruxelles jusqu’au 21 juin 2015, les Éditions Racine à Bruxelles ont fait paraître deux très beaux ouvrages consacrés à ces champions sportifs belges de premier plan.

Dans le premier, Eddy Merckx 1969, paru aussi à l'occasion du 69e anniversaire d'Eddy Merckx, Tonny Strouken, spécialiste de la photographie sportive, et l'écrivain Jan Maes remontent dans le temps jusqu'en 1969, probablement l'année la plus mémorable de la carrière du plus grand champion cycliste belge. Jamais sa domination ne fut plus absolue, jamais il n’anéantit ses adversaires avec autant de suprématie.

Malgré cela, deux événements jetèrent une ombre sur cette prédominance : sa lourde chute à Blois et le « cas de dopage » de Savone.

À travers douze lettres originales adressées à Eddy Merckx, Jan Maes évoque à nouveau les moments charnières de cette année exceptionnelle.

En 1968 et 1969, Tonny Strouken accompagna Eddy Merckx sue les routes. Il a sélectionné, spécialement pour cet ouvrage, les images fortes de ses abondantes archives. Merckx 69 offre pour la première fois un regard sur ce trésor visuel capté dans la roue du Cannibale.

Dans le second, Jacky Ickx, avec une préface d’Eddy Merckx, Pierre Van Vliet trace le portrait du survivant d'une époque où la mort guettait les pilotes au détour de chaque virage.

Miraculeusement ressorti des flammes dévorant sa Ferrari en 1970 en Espagne, Jacky Ickx s'est bâti en un quart de siècle un des palmarès les plus riches de l'histoire de la course automobile : deux fois vice-champion du monde de Formule 1, vainqueur de huit Grands Prix, deux fois champion du monde d'endurance, vainqueur du Paris-Dakar... Il détient aussi le record des victoires aux 24 heures du Mans, avec six triomphes à  compter de celui, mythique, de 1969.

Sa carrière éclectique, d'une longévité exceptionnelle, est retracée dans ce beau livre en 24 moments-clés illustrés d'images superbes et souvent inédites [1].

Bernard DELCORD

Eddy Merckx 1969 par Tonny Strouken et Jan Maes, Bruxelles, Éditions Racine, mai 2014, 180 pp. en quadrichromie au format 30 x 3’ cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39,95 €

Jacky Ickx par Pierre Van Vliet, préface d’Eddy Merckx, introduction de Jacky Ickx, Bruxelles, Éditions Racine, décembre 2014, 240 pp. en quadrichromie au format 25 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35 €

Eddy Merckx & Jacky Ickx (Jacky Ickx).jpg


[1] Sources : Éditions Racine.

10:21 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/12/2014

Avant qu’on dévalue la Monnaie !

Carnets d'Opéra.jpg

Portraitiste et aquarelliste amateur, Pierre Battard est l’auteur d’un fort beau livre de dessins commentés intitulé Carnets d'Opéra – Regards amoureux dans la Monnaie,paru à Ville-Pommerœul aux Éditions Sovilyx, qui emmène le lecteur à la découverte des métiers qui, dans les coulisses, font du Théâtre royal de la Monnaie à Bruxelles l’une des plus prestigieuses maisons lyriques d’Europe.

On y découvre combien la préparation d’un spectacle – en l’occurrence, Manon Lescaut –est redevable au travail de menuisiers, de ferronniers, de peintres et décorateurs, d’éclairagistes, de costumiers, de chausseurs, de couturières, de décorateurs d’accessoires, de modistes, d’habilleuses, de maquilleuses, de coiffeurs, de preneurs de son et d’image, de musicologues, de dramaturges, de dessinateurs, mais aussi de la direction des publics, de la promotion et du marketing, de la responsable de production, du chef d’orchestre et de ses coordinateurs, du personnel de salle, des musiciens, du chef des chœurs, des choristes, de la direction financière, du directeur général…

On suit les premières répétitions, puis celles avec piano, celles avec orchestre, l’italienne, la pré-générale, la générale et la représentation…

Paraissant à l’heure d’une annonce des coupes sombres dans les budgets de la Monnaie, cet ouvrage risque hélas, d’avoir un côté vintage bien involontaire.

Une raison de plus pour intéresser les amateurs de bel canto !

Bernard DELCORD

Carnets d'Opéra – Regards amoureux dans la Monnaie par Pierre Battard, Ville-Pommerœul, Éditions Sovilyx, novembre 2014, 94 pp. en quadrichromie au format 21 x 29,7 cm à l’italienne sous couverture cartonnée en couleurs, 45 €

18:22 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Traditions et modernité…

L'Inno au cœur des Belges.jpgL'Inno au cœur des Belges paru aux Éditions Soliflor à Bruxelles sous la plume de la journaliste Pénélope Lebeau et de l’historien Pierre Danel retrace depuis sa fondation en octobre 1897 l'aventure mouvementée, heureuse et parfois dramatique – le tragique incendie du 22 mai 1967 est demeuré dans toutes les mémoires – du grand magasin bruxellois L'Innovation, ainsi que celle de ses fondateurs (les Alsaciens Paul, Salomon et Mathieu Meyer et leur associé Julien Bernheim), de ses dirigeants successifs et de ses travailleurs.

L'Inno au cœur des Belges (affiche 1903).jpg

Affiche pour l’ouverture des nouveaux locaux de la rue Neuve en 1903.

Émaillé de témoignages d'anciens membres du personnel et de personnalités comme Marc Eyskens, Jacqueline Bir ou le Grand Jojo et de bien jolis dessins de Solène Debiès, ce fort beau livre est riche d’une iconographie exceptionnelle rappelant combien l’entreprise de la rue Neuve (qui essaima très rapidement sur tout le territoire belge et a donné naissance à l’actuelle chaîne des Galeria Inno) fut une place-to-be de la capitale.    

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On y voit par exemple la Reine Élisabeth inaugurant les « Journées du Livre belge » en 1958 (douze ans avant la naissance de la Foire du Livre en 1970), Dario Moreno, Henri Salvador, Petula Clark ou Salvatore Adamo venus présenter leur dernier disque, Dalida saluant ses fans avant un concert donné à l'Ancienne Belgique toute proche, ou encore Lady Diana lors de son unique voyage officiel en Belgique… voisinant avec des gravures de mode de la Belle Époque, des affiches colorées des années folles, des annonces imaginées par Hergé, Philippe Geluck ou François Schuiten, ou encore les premiers comics du dessinateur de Bob et Bobette, Willy Vandersteen, mettant en scène Kitty Inno, une jeune héroïne née dans le journal de l'entreprise durant les années 1940.

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Et, bien entendu, les auteurs ouvrent aussi leur propos sur les développements au XXIe siècle de cette maison pérenne toujours à la pointe de… l’innovation !

L'Inno au cœur des Belges (Geluck) jpg.jpg

Bernard DELCORD

L'Inno au cœur des Belges par Pénélope Lebeau et Pierre Danel, illustrations de Solène Debiès, Bruxelles, Éditions Soliflor, décembre 2014, 202 pp. en quadrichromie au format 22 x 22 cm sous couverture cartonnée en couleur, 30 € (existe aussi en néerlandais, sous le titre Inno in het hart van de Belgen)

12:50 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/12/2014

« Cléopold » dans tous ses États…

Léopold II – Caricatures d'un roi.jpg

Collectionneur passionné, Éric Van den Abeele est l’arrière-arrière-petit-fils de Jules Thiriar, médecin du roi Léopold II de Belgique (1835-1909), de son épouse, la reine Marie-Henriette, et de leur fille, la princesse Clémentine. Il est également maître de conférences à l’Université de Mons-Hainaut et chargé d’enseignement à l’IHECS.

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Carte postale signée Espinasse, ca 1902, à propos de la liaison du roi avec la danseuse Cléo de Mérode.. Les caricaturistes parisiens aimaient, en plus de se moquer ouvertement de Léopold II, railler le parler bruxellois.

Parti d’une trentaine de documents hérités de son trisaïeul, l’auteur a rassemblé dans Léopold II – Caricatures d’un roi, un fort beau livre paru aux Éditions Luc Pire à Liège, une remarquable sélection de nombreuses affiches, cartes postales, dessins de presse et photos d’objets datant de 1865 à 1909 par laquelle il aborde la vie du souverain belge en huit chapitres aux titres révélateurs. [1]

Ces nombreuses archives, rares et souvent inédites, constituent un véritable florilège représentatif de l’art de la caricature au XIXe siècle, une époque où les dessinateurs de presse, déjà, n’hésitaient pas à traiter les sujets d’actualité dans des portraits critiques, moqueurs et souvent cinglants.

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Carte postale anonyme montrant le ministre français de la Marine, Camille Pelletan, Yvette Guilbert, Léopold II et Cléo de Mérode exécutant le cake-walk, une danse populaire venue de Virginie (USA), imitant avec ironie l’attitude des Blancs se rendant au bal.

Il est vrai que la vie quelque peu dissolue et menée sur un grand pied à Paris par le souverain fortuné de ce qui était alors, bien que minuscule, l’un des pays les plus riches du monde (à cette époque, le PIB de la Wallonie excédait celui des États-Unis – sic transit gloria mundi…) constituait un sujet en or pour les ironistes de tout poil, qui s’en sont donné à cœur joie à propos de ses maîtresses en vue (Cléo de Mérode, la baronne de Vaughan…) ou pas, de ses réparties subtiles et mordantes, de ses automobiles rutilantes, de sa table ouverte chez Maxim’s et dans les théâtres montmartrois, de sa barbe imposante, de ses chapeaux buses, de ses cigares de luxe, de son monocle, de son Congo personnel, de son héritage mirobolant disputé à son décès par ses filles...

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Un album qui, allez savoir, n’aurait peut-être pas déplu à ce grand prince ironique et joyeux qui n’en faisait qu’à sa  tête couronnée !

Bernard DELCORD

Léopold II – Caricatures d'un roi par Éric Van den Abeele, dédicace de Pierre Kroll, Liège, Éditions Luc Pire, novembre 2014, 160 pp. en quadrichromie au format 24 x 28,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29 €


[1] Portraits de Léopold II ; Léopold II dans son royaume ; Léopold II et ses pairs ; Léopold II et le Congo ; Amours et frasques royales ; Léopold II et les automobiles ; Léopold II dans la publicité ; La mort de Léopold II.

20:32 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/11/2014

Les havres du bonheur…

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Illustré de photographies somptueuses, le splendide album de Stéphane Bern intitulé Les jardins préférés des Français paru chez Flammarion à Paris emmène le lecteur, région par région, à la découverte des plus beaux jardins privés de l’Hexagone, dans une merveilleuse débauche de roseraies luxuriantes, d’arbres vénérables, de jardins de buis taillés à la française, d’allées gazonnées, de pergolas fleuries, de portes végétales aux accents romantiques, de kiosques au soleil, de massifs colorés, d’escaliers de verdure, de jardins zen, de plantations aromatiques et tinctoriales, de ruisseaux pétillants, de fontaines vivaces, de bassins exubérants et d’herbes en folie...

Fruits de l'imagination de propriétaires passionnés, ces édens patiemment composés au fil des ans sont accessibles au public et ils constituent pour les amateurs de clématites, de seringats, de glycines, de nymphéas, de pavots d’Orient et autres inflorescences multicolores une magnifique source d'inspiration pour aménager son propre écrin de verdure.

L’ouvrage se clôt par un carnet d'adresses qui permettra à chacun d'organiser à la belle saison la visite de ses jardins préférés.

Un pur ravissement !

Bernard DELCORD

Les jardins préférés des Français par Stéphane Bern, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2014, 256 pp. en quadrichromie au format 25,3 x 31,7 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,90 € (prix France)

13:32 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le nectar pour pirates…

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Photographe, collectionneur (il possède la plus grande collection de bouteilles de la planète) et amateur éclairé, l’Italien Luca Gargano est un spécialiste mondial de la boisson préférée des marins à voile.

Il est donc tout naturel qu’il ait rédigé et illustré un magnifique Atlas mondial du rhum dont la version française a paru chez Flammarion à Paris, un ouvrage dans lequel il partage ses connaissances avec enthousiasme.

Écoutons-le :

« Fruit des Caraïbes, le rhum est inévitablement lié à l'histoire et aux cultures de ces îles. Aujourd'hui associé à la fête, ce spiritueux ne saurait exister sans les hommes qui ont participé à l'émergence de ces nouvelles terres. Il n'est point de rhum sans grands découvreurs, sans esclaves, sans corsaires et flibustiers, sans prohibition, sans entrepreneurs, sans héritiers, sans passionnés. Tout comme pour les plus grands alcools, le soin apporté aux matières premières, le temps de fermentation, la distillation et le vieillissement sont indispensables pour faire naître des rhums aux arômes incomparables. »

L’auteur se livre dans son ouvrage à une présentation détaillée de toutes les distilleries des Caraïbes encore en activité (à Antigua, à la Martinique, en Guadeloupe, à Marie-Galante, à Saint-Vincent, à Sainte-Lucie, à Sainte-Croix, à la Dominique, à la Barbade, à Cuba, à Grenade, en République dominicaine, en Haïti, à la Jamaïque, à Porto Rico, à Tortola, à Trinidad…) et il fournit les clés pour apprendre à mieux connaître les différentes variantes de leurs productions.

Un beau livre qui transporte sous les alizés !

Bernard DELCORD

Atlas du rhum par Luca Gargano, traduction et adaptation d’Éric Chenebier, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 224 pp. en quadrichromie au format 23,6 x 28,7 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié les quelques lignes suivantes, traitant d’un excellent rhum produit en Haïti :

Barbancourt

Originaire de Bordeaux, la famille Barbancourt s'installe en 1736 à l'Archaie, une propriété de 133 hectares. En 1862, la famille se déplace à Damien et se découvre une vocation pour la distillation. Elle procède alors selon la méthode charentaise traditionnelle.

Les deux frères, Dupré et Labbé, se séparent en 1906, le premier conservant la distillerie jusqu'à son décès, date à laquelle la société est héritée par sa femme, Nathalie Gardère, et gérée par son neveu, Paul Gardère.

C'est Jean Gardère, le fils de ce dernier, qui, en tant que Président directeur général de 1946 à 1990, se charge de développer Barbancourt dans l'immédiat après-guerre.

La renommée de la distillerie devient internationale. En 1949, la nouvelle distillerie est construite dans la plaine du Cul-de-Sac. Dans les années 1960, la Réserve du Domaine, affichant 15 ans d'âge et traditionnellement réservée à la famille, est mise sur le marché et devient instantanément une référence mondiale en termes de qualité. Parmi les bouteilles mythiques, on signale notamment le Barbancourt Réserve Veronelli, à 25 ans d'âge. En 1990, la société est reprise par le fils de Jean, Thierry Gardère. La même année, les alambics sont remplacés par un système de colonne continue.

Barbancourt est un rhum fait à partir du sirop et du jus de la canne à sucre cultivée à la plaine du Cul­de-Sac et récoltée de novembre à juin sur 600 hectares dont 120 appartiennent à la distillerie. La fermentation dure 3 jours, ce qui reste long relativement aux normes en vigueur en Martinique et en Guadeloupe. La distillation s'effectue dans des colonnes continues, dont le distillat sort à 90°.

La société produit plus de 3 millions de bouteilles par an en quatre versions : blanc, 3 étoiles, 4 ans d'âge, 5 étoiles, 8 ans d'âge et le rare Réserve du Domaine à 15 ans d'âge. Courant 2011, la société a modernisé ses étiquettes, ce qui lui a valu la colère des plus fidèles, particulièrement attachés à sa présentation traditionnelle.

Coordonnées :

16 rue Bonne Foi, boîte postale 33, Port-au-Prince

www.barbancourt.net

13:28 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |