04/11/2013

L'ami des cueillettes...

Le grand livre Hachette des champignons.jpg

Auteur de nombreux ouvrages sur les champignons, Guillaume Eyssartier est docteur ès sciences du Muséum national d'Histoire naturelle (Paris) et mycologue professionnel. Il a aussi rédigé de nombreux articles scientifiques traitant des champignons du monde entier, parus dans des revues internationales.

Il vient de faire paraître Le Grand livre Hachette des champignons qui présente 200 champignons parmi les plus courants en France et en Europe, mais aussi d'importation vendus dans le commerce, tous illustrés : comestibles, étranges, toxiques, mortels. Les espèces sont classées selon leur morphologie pour une identification plus aisée au retour de la cueillette.

La description précise des caractéristiques permet de distinguer les différences essentielles entre deux espèces, afin d'éviter toute confusion : forme (chapeau, lames, pied), consistance et saveur de la chair, habitat, période de récolte.

S'y ajoutent des renseignements complémentaires sur les noms des champignons, leur biotope, leurs modes de développement, leurs spécificités botaniques, leur utilisation culinaire et leurs autres usages.

Une large part est consacrée à l'écosystème des champignons, à leur anatomie, à leur conservation et à la prévention des risques de toxicité.

L'ouvrage se conclut par 80 recettes culinaires dans un cahier spécial.

Bernard DELCORD

Le grand livre Hachette des champignons par Guillaume Eyssartier, illustrations de Julien Norwood, Paris, Éditions Hachette, août 2013, 344 pp. en quadrichromie au format 24 x 29,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage essentiel la savoureuse recette suivante :

CÈPES FARCIS AU FOUR

Pour 4 personnes

Préparation : 15 minutes

Cuisson : 35 minutes

Ingrédients :

4 gros cèpes

l poignée de girolles

300 g de chair à saucisse

l œuf

l cuiller à soupe de chapelure

l gousse d'ail hachée

2 cuillers à soupe de persil haché

2 tranches de jambon sec

4 tomates

Un peu de thym

l verre de vin blanc sec

Sel et poivre

Recette :

Détachez  les  pieds des cèpes et  mettez- les de côté.

Hachez les cèpes grossièrement et faites-les sauter à la poêle pendant 3 ou 4 minutes avec les girolles.

Laissez refroidir.

Dans un saladier, mélangez les pieds de cèpe, la chair à saucisse, l'œuf, la chapelure, l'ail, le persil, le jambon coupé en petits morceaux, 1 tomate coupée en dés, du thym, du sel et du poivre.

Préchauffez le four à 180° C. (thermostat 6).

Huilez légèrement un plat à four, coupez 3 tomates en tranches, puis placez-les au fond du plat.

Posez par-dessus les chapeaux des cèpes et remplissez-les de farce.

Versez le vin blanc dans le plat, salez et poivrez.

Enfournez pour 35 minutes de cuisson.

20:17 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/10/2013

Les couleurs de la capitale wallonne...

Namur vue par les peintres.jpg

Notre compatriote Fabien De Roose a fondé en 1991 avec d'autres historiens l'asbl DÉDALE [1] qui a pour but de permettre au plus grand nombre d'amateurs, néophytes ou chevronnés, d'aborder le domaine de l'art et de la culture de manière plaisante et conviviale. Il est aussi guide à la fondation Claude Monet de Giverny depuis deux décennies et il organise des promenades picturales un peu partout (d'Ostende à Pont-Aven en passant par la Catalogne, le sud de la France, la Normandie, Paris, Bruxelles et différentes régions de la Belgique).

Aux Éditions Racine à Bruxelles, il a publié un guide intitulé Namur vue par les peintres dans lequel il propose cinq promenades dans le temps et dans l’espace de la capitale de la Wallonie [2], à la rencontre des œuvres que lui consacrèrent des peintres, professionnels ou du dimanche, connus ou inconnus (Félicien Rops, Ferdinand Marinus, Mecislas de Rakowski, Auguste et Albert Dandoy, Renée Prinz, Henri Somers, François Lorand, Paule Bisman, Marie-Christine Demeure...), qui ont immortalisé le cadre de vie de la cité mosane.

En regard de chaque peinture, une photographie actuelle permet au lecteur de saisir les différences entre le tableau et la vue urbaine actuelle, et de constater les multiples mutations et transformations subies par la ville du XIXsiècle à nos jours.

De bien intéressants contrastes !

Bernard DELCORD

Namur vue par les peintres par Fabien De Roose, Bruxelles, Éditions Racine, collection « Promenades au cœur de la ville », décembre 2012, 152 pp. en quadrichromie au format 16 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 24,95 €



[1] Avenue de la Nivéole, 10 à 1020 Laeken.

[2] Promenade 1 : autour de la cathédrale ; Promenade 2 : au cœur de la vieille ville ; Promenade 3 : les rives de la Sambre ; Promenade 4 : au fil de la Meuse ; Promenade 5 : la vallée mosane de Namur à Profondeville.

19:28 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/03/2013

« La bonté ne se ternit pas » (proverbe congolais)

 Bas-Congo cover.jpgLe splendide ouvrage de Chantal Tombu et Alain Huart intitulé Bas-Congo paru aux Éditions Weyrich à Neufchâteau emmène le lecteur ébloui à la rencontre du Bas-Congo, ou Kôngo central, l’une des plus anciennes provinces du pays, telle qu'elle apparaît aujourd'hui, tout en contrastes et en surprises.

Diverses villes sont présentées en détail, autant par des photographies – magnifiques – que par des textes variés, vraiment instructifs.

Matadi, capitale provinciale et principal port d’importation de la RDC, est notamment décrite par le biais de l'épopée des grands explorateurs qui y séjournèrent, de Diego Cão à Stanley. Boma, ville natale du premier président congolais, Joseph Kasa-Vubu, est abordée en tant que capitale de l'État indépendant de Léopold II, tandis que la nouvelle Jérusalem qu'est Nkamba se voit dépeinte avec son église africaine pouvant accueillir jusqu’à 32  000 personnes assises.

L’écosystème de la province, dégradé, fait l’objet d’une réflexion approfondie, notamment à propos des régions d'Inga (avec son barrage, mais aussi les chutes de Zongo et de Vampa, de même que les gorges du Kwilu), de l'estuaire du fleuve Congo et ses mangroves, de la façade atlantique (Banana, Moanda, la Tonde, Kitona...) ou encore du Mayumbe, avec son cacao et son café...

Un chapitre est consacré à l'esclavage tel qu'il a sévi dans la région de 1500 à 1920, et un autre aborde par le menu la culture et la consommation du manioc telles qu'elles se pratiquent de nos jours.

Les auteurs proposent en outre des itinéraires thématiques, quantifiés en temps et distance, pour permettre à chaque touriste de visiter les plus beaux endroits, mais aussi de partir à la rencontre des Congolais et de découvrir leur vie actuelle.

Pour ceux qui, comme nous, connaissent la région, cet ouvrage est un véritable coup de cœur. Et pour ceux qui ne la connaissent pas, une alléchante invitation au voyage !

Bernard DELCORD

Bas-Congo par Chantal Tombu et Alain Huart, Neufchâteau, Éditions Weyrich, collection « Africa », février 2012, 200 pp. en quadrichromie au format  à l'italienne 25 x 21 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 34 €

20:20 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/03/2013

Peintures sonores...

 Watteau (La Leçon de musique).gif

Coédité par les Éditions Skira à Milan et Flammarion à Paris, le splendide catalogue de l'exposition « Antoine Watteau. La Leçon de musique » qui se tient au Palais des Beaux Arts de Bruxelles jusqu'au 12 mai 2013 et a été organisée en collaboration avec le Palais des Beaux-Arts de Lille, après un entretien entre William Christie (chef d’orchestre, claveciniste, directeur musical des Arts Florissants et membre de l'Académie des Beaux-Arts à Paris) et Pierre Rosenberg (de l'Académie française, président-directeur honoraire du musée du Louvre et auteur du catalogue raisonné des dessins de Watteau), expose avec brio la part de l'œuvre (un bon tiers de sa production) du peintre français – il est né à Valenciennes le 10 octobre 1684 et mort à Nogent-sur-Marne le 18 juillet 1721 – consacrée à la représentation de musiciens, d'instruments, de bals ou de scènes théâtrales, mais aussi de fantaisies galantes et de tableaux champêtres.

Publié sous la direction de Florence Raymond (attachée de conservation en charge du département XVIIIe siècle au Palais des Beaux-Arts de Lille) presque trente ans après la rétrospective qui lui avait été consacrée au Grand Palais en 1984 et présentant de manière inédite des peintures, des dessins et des gravures de Watteau mais aussi des instruments de musique, des partitions et des traités musicaux du début du XVIIIe siècle, cet ouvrage en tout point admirable comprend à la fois des essais dont les rapports entre la peinture et la musique constituent le fil conducteur et des notices rédigées par des spécialistes de disciplines aussi variées que l’art, la musique ou la neurobiologie.

Un beau – très beau– modèle de synesthésie [1]...

Bernard DELCORD

Antoine Watteau (1684-1721) La Leçon de musique, ouvrage collectif sous la direction de Florence Raymond, Milan, Éditions Skira et Paris, Éditions Flammarion, février 2013, 272 pp. en quadrichromie au format 24 ,6x 32,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 € (prix France)



[1] Que le Petit Larousse définit comme « une expérience subjective dans laquelle des perceptions relevant d'une modalité sensorielle sont régulièrement accompagnées de sensations relevant d'une autre modalité, en l'absence de stimulation de cette dernière (par exemple : audition colorée) ».

20:50 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/01/2013

« Vivre, c'est naître lentement. » (Pilote de guerre)

 Antoine de Saint-Exupéry Histoires d'une vie.gif

Universitaire reconnu, docteur en lettres et en histoire de l'art et spécialiste de la littérature du XVIIe et du XXe siècle, Alain Vircondelet a bâti sa renommée sur son œuvre biographique, principalement construite autour de grandes figures littéraires (Marguerite Duras, Arthur Rimbaud, Françoise Sagan, etc.), dont celle d'Antoine de Saint-Exupéry.

S'appuyant sur le fonds d'archives largement inédites de la Succession Consuelo de Saint-Exupéry (qui fut la veuve de l'écrivain), il a fait paraître aux Éditions Flammarion à Paris un remarquable ouvrage intitulé Antoine de Saint-Exupéry Histoires d'une vie qui se présente à la manière d'un album de famille racontant les rêves et les amours, mais aussi les craintes et les doutes de celui qui fut un intrépide pionnier de l'aviation aux côtés de Jean Mermoz et dévoilant la personnalité réelle de l'un des plus grands aventuriers de la première moitié du siècle passé, qui pourtant ne rêvait que d'être simple jardinier et s'avéra, en définitive, un philosophe humaniste de la plus haute extrace.

La belle histoire d'un homme, un vrai...

Bernard DELCORD

Antoine de Saint-Exupéry Histoires d'une vie par Alain Vircondelet, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2012, 191 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 28,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 € (prix France)

19/12/2012

Ville lumière vintage...

Vivre à Paris de la Restauration à la Belle Époque.gif

Le texte ci-joint a été expédié dans la newsletter de décembre 2012 des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) puis mis en ligne sur leur site (http://www.deltaweb.be/restaurants-hotels-Ville-lumiere-vintage+1988+f).

S'adressant autant aux touristes en quête de découvertes originales qu'aux Parisiens amoureux de leur ville, le bel ouvrage de Philippe Mellot paru aux Éditions Omnibus sous le titre Vivre à Paris de la Restauration à la Belle Époque est un pur ravissement pour qui aime à voir au-delà du quotidien actuel de la capitale française.

C'est que l'auteur y propose sept flâneries thématiques propres à révéler bien des secrets enfouis dans la fosse commune du temps, comme disait Georges Brassens : une traversée de Paris en omnibus au lendemain de la révolution de 1830, de la barrière du Trône à la barrière de l'Étoile ; une promenade dans les rues de la Cité bien avant que le baron Haussmann ne mue le berceau de Paris en vaisseau amiral de l'administration ; la peinture des très curieux métiers qui hantaient la Seine et ses berges en 1868 ; la découverte des Grands Boulevards au temps où le monde entier s'y pressait pour célébrer leurs fastes et leurs richesses ; une exploration, en 1832, des passages couverts à la recherche des échoppes les plus originales ; un compte rendu nostalgique et enthousiaste de la vie montmartroise, de ses excentriques, de ses bals et de ses artistes, et, enfin, une randonnée mélancolique le long de la Bièvre à Paris, des fortifications au boulevard de l'Hôpital, lorsqu'elle coulait encore, romantique et puante, à ciel ouvert...

Remarquablement bien illustré, l'ouvrage fourmille de photographies et de documents, pour beaucoup inédits, révélant la vraie nature des Parisiens à ces époques, et il se complète – ô merveille ! – d'un splendide atlas en couleurs des vingt arrondissements, travail unique d'un topographe du Second Empire, propre à servir de cicerone au lecteur dans le dédale des rues de l'ancien et du nouveau Paris.

L'occasion de ressusciter, en nouveaux La Bruyère, les caractères les plus discrets ou les plus extravagants, du bourgeois fêtard au cocher d'omnibus, du provincial grassouillet aux demi-mondaines insatiables, du poète famélique au tailleur pour miséreux des berges de la Seine !

Bernard DELCORD

Vivre à Paris de la Restauration à la Belle Époque par Philippe Mellot, Paris, Éditions Omnibus, octobre 2012, 288 pp. en quadrichromie au format 24 x 30 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs et à rabats, 39 € (prix France)

18:49 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/11/2012

Au cœur des rêves de l'usine à rêves...

 Paris vu par Hollywood.gif

Catalogue richement illustré de l'exposition éponyme gratuite organisée par la mairie de la Ville-Lumière avec les collections de La Cinémathèque française et présentée à la salle Saint-Jean[1] jusqu'au 29 décembre 2012, le magnifique ouvrage intitulé Paris vu par Hollywood (coédité par Skira et Flammarion et rédigé par une belle brochette de brillants critiques français et américainssous la direction d'Antoine de Baecque) donne à voir l'image quasi idolâtre de la capitale française créée depuis cent ans pour son public par le cinéma hollywoodien, celle d'une cité incontournable de l'art de vivre so chic, élégant, insouciant et libre.

On y retrouve donc, à travers les images de David Griffith (Les Deux Orphelines, 1921), d'Ernst Lubitsch (Montmartre en 1921, So this is Paris en 1926, Parade d'amour en 1929, La Veuve joyeuse en 1934, Ninotchka en 1939), de Charlie Chaplin (L'Opinion publique, 1923), de Rex Ingram (Scaramouche, 1923), de King Vidor (La Bohême, 1926), de George Cukor (Le Roman de Marguerite Gautier en 1936, Les Girls en 1957), de Michael Curtiz (Casablanca, 1942), de Jules Dassin (Réunion en France, 1942), de Vincente Minnelli (Un Américain à Paris en 1951, Gigi en 1958), de John Huston (Moulin Rouge, 1952), de Howard Hawks (Les hommes préfèrent les blondes, 1954), de Billy Wilder (Sabrina en 1954, Ariane en 1957, Irma la Douce en 1963), de Blake Edwards (Vacances à Paris en 1958, La Panthère rose en 1963 et les huit films qui lui ont succédé dans la série jusqu'en 1993), de Walter Lang (Can-Can, 1960), d'Alfred Hitchcock (Topaz, 1969), de Roman Polanski (Frantic, 1988), de Woody Allen (Tout le monde dit I love you en 1996, Midnight in Paris en 2011), de Brian De Palma (Femme fatale, 2002), de Quentin Tarantino (Inglorious Basterds, 2009), de Martin Scorsese (Hugo, 2011), de Clint Eastwood (Au-delà, 2011) ainsi qu'à travers des films consacrés à des personnalités célèbres (comme Marie-Antoinette par Woodbridge S. Van Dyke en 1938 et par Sofia Coppola en 2006) ou des productions des Studios Disney (Les Aristochats en 1970, La Coccinelle à Monte-Carlo en 1977, Le Bossu de Notre-Dame en 1996, Ratatouille en 2007), un Paris imaginaire mais aux accents de vérité, à tel point que des cinéastes français n'hésitèrent pas à la copier dans leur œuvre, comme Jean Renoir dans French Cancan en 1954.

Une place de choix a été accordée à Audrey Hepburn, l'actrice glamour par excellence – qui, soit dit en passant, était née à Bruxelles... – ainsi qu'à Danielle Darrieux, à Leslie Caron, à Maurice Chevalier ou à Julie Despy, qui ont chacun à sa manière représenté les facettes colorées du French way of life à la sauce US.

Un beau recueil de magnifiques cartes postales touristiques !

Bernard DELCORD

Paris vu par Hollywood, ouvrage collectif sous la direction d'Antoine de Baecque, Paris, coédition Skira/Flammarion, collection « Expositions de Paris », septembre 2012, 288 pp. en quadrichromie au format 24,5 x 28,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 € (prix France)



[1] Salle Saint-Jean. 5 rue de Lobau – 75004 Paris. Tél : 01 42 76 51 53.

Ouvert tous les jours sauf dimanche et jours fériés, de 10h à 19h.

Métro : ligne(s) 1,11 – Hôtel de Ville ; ligne(s) 1,4,7,11,14 – Châtelet ; ligne 4 – Cité ; ligne 4 – Saint-Michel – Notre-Dame.