30/11/2014

Les havres du bonheur…

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Illustré de photographies somptueuses, le splendide album de Stéphane Bern intitulé Les jardins préférés des Français paru chez Flammarion à Paris emmène le lecteur, région par région, à la découverte des plus beaux jardins privés de l’Hexagone, dans une merveilleuse débauche de roseraies luxuriantes, d’arbres vénérables, de jardins de buis taillés à la française, d’allées gazonnées, de pergolas fleuries, de portes végétales aux accents romantiques, de kiosques au soleil, de massifs colorés, d’escaliers de verdure, de jardins zen, de plantations aromatiques et tinctoriales, de ruisseaux pétillants, de fontaines vivaces, de bassins exubérants et d’herbes en folie...

Fruits de l'imagination de propriétaires passionnés, ces édens patiemment composés au fil des ans sont accessibles au public et ils constituent pour les amateurs de clématites, de seringats, de glycines, de nymphéas, de pavots d’Orient et autres inflorescences multicolores une magnifique source d'inspiration pour aménager son propre écrin de verdure.

L’ouvrage se clôt par un carnet d'adresses qui permettra à chacun d'organiser à la belle saison la visite de ses jardins préférés.

Un pur ravissement !

Bernard DELCORD

Les jardins préférés des Français par Stéphane Bern, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2014, 256 pp. en quadrichromie au format 25,3 x 31,7 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,90 € (prix France)

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Le nectar pour pirates…

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Photographe, collectionneur (il possède la plus grande collection de bouteilles de la planète) et amateur éclairé, l’Italien Luca Gargano est un spécialiste mondial de la boisson préférée des marins à voile.

Il est donc tout naturel qu’il ait rédigé et illustré un magnifique Atlas mondial du rhum dont la version française a paru chez Flammarion à Paris, un ouvrage dans lequel il partage ses connaissances avec enthousiasme.

Écoutons-le :

« Fruit des Caraïbes, le rhum est inévitablement lié à l'histoire et aux cultures de ces îles. Aujourd'hui associé à la fête, ce spiritueux ne saurait exister sans les hommes qui ont participé à l'émergence de ces nouvelles terres. Il n'est point de rhum sans grands découvreurs, sans esclaves, sans corsaires et flibustiers, sans prohibition, sans entrepreneurs, sans héritiers, sans passionnés. Tout comme pour les plus grands alcools, le soin apporté aux matières premières, le temps de fermentation, la distillation et le vieillissement sont indispensables pour faire naître des rhums aux arômes incomparables. »

L’auteur se livre dans son ouvrage à une présentation détaillée de toutes les distilleries des Caraïbes encore en activité (à Antigua, à la Martinique, en Guadeloupe, à Marie-Galante, à Saint-Vincent, à Sainte-Lucie, à Sainte-Croix, à la Dominique, à la Barbade, à Cuba, à Grenade, en République dominicaine, en Haïti, à la Jamaïque, à Porto Rico, à Tortola, à Trinidad…) et il fournit les clés pour apprendre à mieux connaître les différentes variantes de leurs productions.

Un beau livre qui transporte sous les alizés !

Bernard DELCORD

Atlas du rhum par Luca Gargano, traduction et adaptation d’Éric Chenebier, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 224 pp. en quadrichromie au format 23,6 x 28,7 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié les quelques lignes suivantes, traitant d’un excellent rhum produit en Haïti :

Barbancourt

Originaire de Bordeaux, la famille Barbancourt s'installe en 1736 à l'Archaie, une propriété de 133 hectares. En 1862, la famille se déplace à Damien et se découvre une vocation pour la distillation. Elle procède alors selon la méthode charentaise traditionnelle.

Les deux frères, Dupré et Labbé, se séparent en 1906, le premier conservant la distillerie jusqu'à son décès, date à laquelle la société est héritée par sa femme, Nathalie Gardère, et gérée par son neveu, Paul Gardère.

C'est Jean Gardère, le fils de ce dernier, qui, en tant que Président directeur général de 1946 à 1990, se charge de développer Barbancourt dans l'immédiat après-guerre.

La renommée de la distillerie devient internationale. En 1949, la nouvelle distillerie est construite dans la plaine du Cul-de-Sac. Dans les années 1960, la Réserve du Domaine, affichant 15 ans d'âge et traditionnellement réservée à la famille, est mise sur le marché et devient instantanément une référence mondiale en termes de qualité. Parmi les bouteilles mythiques, on signale notamment le Barbancourt Réserve Veronelli, à 25 ans d'âge. En 1990, la société est reprise par le fils de Jean, Thierry Gardère. La même année, les alambics sont remplacés par un système de colonne continue.

Barbancourt est un rhum fait à partir du sirop et du jus de la canne à sucre cultivée à la plaine du Cul­de-Sac et récoltée de novembre à juin sur 600 hectares dont 120 appartiennent à la distillerie. La fermentation dure 3 jours, ce qui reste long relativement aux normes en vigueur en Martinique et en Guadeloupe. La distillation s'effectue dans des colonnes continues, dont le distillat sort à 90°.

La société produit plus de 3 millions de bouteilles par an en quatre versions : blanc, 3 étoiles, 4 ans d'âge, 5 étoiles, 8 ans d'âge et le rare Réserve du Domaine à 15 ans d'âge. Courant 2011, la société a modernisé ses étiquettes, ce qui lui a valu la colère des plus fidèles, particulièrement attachés à sa présentation traditionnelle.

Coordonnées :

16 rue Bonne Foi, boîte postale 33, Port-au-Prince

www.barbancourt.net

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05/10/2014

« Tous les chats sont mortels, or Socrate est mortel, donc Socrate est un chat. » (Eugène Ionesco)

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« Énigmatiques, séduisants, mystérieux, les chats ne laissent jamais indifférent ; on les adore, ou on les déteste. Leur gracieuse beauté, leur discrète intelligence et leur farouche indépendance ont marqué leur longue histoire d'épisodes tour à tour glorieux et tragiques. Au cours des millénaires, ils furent tantôt hissés au rang de dieux et de déesses, tantôt vilipendés et massacrés par milliers. »

Ainsi s’exprime Tamsin Pickeral pour présenter son ouvrage splendide fort joliment illustré paru chez Flammarion sous le titre Chats – Une histoire illustrée des races dans lequel il célèbre le chat sous toutes ses formes, à travers l'histoire (de l’antiquité à nos jours) d’une sélection de 55 races plus ou moins connues et d'origines diverses : abyssin, angora turc, balinais, bengal, bleu russe, bobtail japonais, British shorthair, chartreux, Devon rex, donkskoy, maine coon, ocicat, nebelung, oriental, persan, sacré de Birmanie, savannah siamois, sibérien, singapura, tonkinois, toyger,...

Un ouvrage qui aurait passionné Paul Léautaud, Louis-Ferdinand Céline et Georges Brassens !

Bernard DELCORD

Chats – Une histoire illustrée des races par Tamsin Pickeral, photos d’Astrid Harrisson, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 288 pp. en quadrichromie au format 24,6 x 29,7 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29,90 € (prix France)

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10/05/2014

Un ouvrage éblouissant !

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Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 09/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Véritable Michel-Ange des effets lumineux nocturnes, le « sculpteur de lumière » parisien Patrick Rimoux présente dans La Grand-Place de Bruxelles, sculpture de lumière –  un somptueux album trilingue (en français, néerlandais et anglais) paru chez Racine –, le fruit photographique de son travail appliqué à la plus belle place gothique du monde.

Le résultat est époustouflant et fait voir dans le détail l'Hôtel de ville et les maisons qui l'entourent (de l'Étoile, des Brasseurs, du Cygne, des Ducs de Brabant, du Roi...) avec une subtilité qui laisse pantois.

Le tout est accompagné d'un texte historique de Roel Jacobs qui fournit des informations propres à éclairer encore davantage le sujet scintillant de ce livre brillant.

Une mine de diamants !

Bernard DELCORD

La Grand-Place de Bruxelles, sculpture de lumière par Patrick Rimoux & Roel Jacobs, Bruxelles, Éditions Racine, décembre 2013, 146 pp en quadrichromie au format 30 x 30 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 45 €

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La Maison du Roi

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28/03/2014

C'est l'Doudou, c'est l'mama !

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Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 28/03/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Inscrite par l'UNESCO au patrimoine oral et immatériel de l'Humanité, la Ducasse rituelle de Mons à laquelle les Éditions Racine à Bruxelles consacrent un fort beau livre au titre éponyme rédigé par une large équipe de spécialistes du folklore placés sous la houlette du professeur Benoît Kanabus, (UCL), se déroule immuablement depuis huit siècles en quatre temps : la descente de la châsse de sainte Waudru, patronne de la cité ; la procession, suivie de la montée du Car d'or et, enfin, le combat dit Lumeçon qui oppose saint Georges au dragon.

L'occasion, pour les habitants de la capitale du Hainaut, le temps du week-end de la Trinité, d'une liesse collective formidable dans laquelle s'unissent tous les âges et toutes les classes sociales pour admirer un immense cortège en costumes somptueux, écouter la musique du Montois Roland de Lassus, vibrer au combat que se livrent saint Georges et le diable et, pour les plus téméraires, de pousser le Car d'or dans son ascension de la rampe Sainte-Waudru ou d'arracher au dragon dans l'arène quelques crins porte-bonheur...

Le tout accompagné d'une profusion de bières, de côtelettes al berdouille et de tartes diverses savourées dans la bonne humeur et le respect pointilleux des traditions.

L'ouvrage, magnifiquement illustré, retrace l'histoire, décrit les gestes et explique le rôle social de ce rituel collectif venu du fond des âges. Qui était sainte Waudru ? Que sait-on de saint Georges ? Pourquoi une fête de dédicace à Mons ? D'où vient l'air du Doudou ? Quelle est la symbolique du Dragon ?

Une belle plongée dans les racines profondes de la culture hainuyère et wallonne !

Bernard DELCORD

La Ducasse rituelle de Mons sous la direction de Benoît Kanabus, préface d'Elio Di Rupo, Bruxelles, Éditions Racine, octobre 2013, 242 pp. en quadrichromie au format 26 x 30 cm sous couverture cartonnée blanche et jaquette bicolore, 39,95 €

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11/02/2014

Time is money...

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Le texte ci-dessous a paru dans la newsletter de janvier 2014 des guides gastronomiques belges DELTA avant d'être mise en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

Initiateur des ventes à thèmes Montres d'aventures au Cercle des Officiers à Paris, Jean-Christophe Guyon est un acteur incontournable des ventes horlogères depuis une dizaine d'années. Il est également passionné de photographie. Didier Gottardini quant à lui est le fondateur du site l'Argus des Montres.

Par ailleurs, c'est en 1884 que le Jurassien Léon Breitling a fondé la marque éponyme, devenue mondialement connue. A l'origine spécialisé dans les chronographes et les compteurs, Breitling devient peu avant la Seconde Guerre mondiale le fournisseur officiel de la Royal Air Force britannique, puis pendant la guerre celui des forces aériennes américaines, renforçant ainsi sa position dans le monde de l'aviation. L'année 1952 voit apparaître le chronographe Navitimer, qui deviendra la montre-instrument des pilotes du monde entier.

Dans un fort bel album intitulé Vintage watch collection: Breitling paru chez Fabre à Lausanne, Jean-Christophe Guyon et Didier Gottardini présentent les modèles mythiques de la marque au « B » ailé à travers une sélection personnelle et non exhaustive de très belles photos ainsi que, notamment, des interviews de grands collectionneurs, d'un pilote de la Patrouille de France, des photos d'archives inédites et des publicités avec, en toile de fond, le contexte historique des années 1960, 1970 et 1980.

Une riche façon de voir le temps passer !

Bernard DELCORD

Vintage watch collection: Breitling par Didier Gottardini & Jean-Christophe Guyon, Lausanne, Éditions Favre, septembre 2013, 219 pp. en quadrichromie au format 17,9 x 17,9 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29 € (prix France)

19:36 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/01/2014

Les plantes du Bon Dieu...

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Tradition millénaire déjà consignée dans le Capitulaire de Villis écrit vers 795 à Aachen (Aix-la-Chapelle) et attribué à Charlemagne ainsi que sur les plans du monastère de Saint-Gall où les plantes ont été commentées en 842 sous forme de poèmes dans l'Hortulus par le moine Walafried de Strabo (809-849), les jardinets ecclésiastiques font l'objet ces jours-ci sous la plume de deux horticulteurs passionnés, Claudie Mangold et Philippe Ferret, d'un bien bel album paru chez Flammarion à Paris sous le titre Jardins de curé, jardins d'antan, qui invite le lecteur à redécouvrir ces potagers fleuris qui permettaient tout à la fois de nourrir le prêtre, de soigner ses ouailles et d'orner l'autel.

La démarche des auteurs a des allures proustiennes, qui invite à retrouver des souvenirs d'enfance en recréant au mieux chez soi le charme suranné des jardins d'autrefois – un espace clos au cœur d'un village, une grille patinée par le temps, des poiriers adossés à des murs lézardés, des pivoines généreuses, des glaïeuls multicolores, des bordures de ciboulette et de fines herbes, ici ou là des aiguilles de Notre-Dame, des souliers du Bon-Dieu, de la monnaie-du-pape, des chapeaux d'évêque, de la barbe de capucin, de la salade de chanoine, des bâtons de Jacob, de l'herbe de Sainte-Cunégonde, des bourdons de Saint-Jacques, des étoiles de Bethléem et des croix de Jérusalem... – par le mariage harmonieux des plantes utiles et d'ornement dans un îlot de calme et de sérénité.

Des plates-bandes spirituelles, en somme...

Bernard DELCORD

Jardins de curé, jardins d'antan par Claudie Mangold et Philippe Ferret, photographies de Laurence Maillet, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2013, 191 pp. en quadrichromie au format 19,8 x 24,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs et à rabats, 24,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil paisiblement vintage les lignes suivantes :

Un jardin plein de vie

La notion d'équilibre biologique était jadis évidente dans la vie de tous les jours, et dans la culture du jardin en particulier. Empiriquement, le jardinier connaissait l'importance des animaux nuisibles, comme celle de ses alliés. Les oiseaux, accueillis dans les arbustes et les haies, se chargeaient de détruire vers et escargots, secondés dans leur tâche par les hérissons réfugiés sous le tas de bois ; les raminagrobis, aidés des chouettes, s'attaquaient aux campagnols et musaraignes ; les bêtes à Bon Dieu (coccinelles) se gavaient de pucerons.

L'utilisation raisonnée des pesticides naturels permettait encore la prolifération des papillons et de nombreux insectes, qui pouvaient à loisir nicher et se nourrir dans les herbes folles, les orties, les haies sauvages. On rencontrait fréquemment des vers luisants et des lucioles, qui ponctuaient les visites nocturnes au jardin.

Cette faune active était religieusement respectée. Le rouge-gorge, éternel ami du jardinier, le ballet incessant des hirondelles faisant leur nid à l'abri des toits ou dans les dépendances, les troglodytes cocasses réfugiés dans les murs, les tourterelles roucoulant dans la ramée... offraient d'innombrables occasions d'observer la vie, rythmée par la ronde des saisons.

De nombreux trucs et tours de main étaient utilisés pour juguler maladies et parasites.

Les petits élevages étaient très courants. Ainsi, lapins, poules, canards et pigeons agrémentaient l'ordinaire, tout en fournissant une matière organique précieuse, une véritable manne pour nourrir et régénérer la terre, garantir de bonnes récoltes.

Quelques traitements biologiques efficaces au potager :

– Utilisez une décoction de prêle contre la cloque du pêcher.

– Percez la base des tiges de tomate avec un fil de cuivre que vous laisserez en place, afin de lutter contre les maladies cryptogamiques.

– Capturez les limaces et escargots avec des coupelles enterrées à ras du sol et remplies de bière.

– Placez les rameaux supprimés lors du pincement des tiges de tomate entre les feuilles des choux, leur odeur éloignera la mouche du chou.

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