16/08/2016

« L'amour est un plat tonique. » (Jean Richepin)

Toute une vie d'amour.jpg

Écrit à quatre mains par Jacques Mercier et sa fille Sophie, Toute une vie d’amour paru chez Academia-L’Harmattan à Louvain-la-Neuve fait le tour de la vie d’un couple d’aujourd’hui, du coup de foudre jusqu’au bout de l’existence, en se focalisant sur dix étapes saisies en brefs instantanés :

– La rencontre

– La lune de miel

– La « discute »

– Les tâches

– L’attente d’un enfant

– Devenir parents

– Comme d’habitude

– L’âge ingrat

– Nous vieillirons ensemble

– L’amour est éternel

Chacun de ces chapitres commence avec une description de la situation, joliment romancée par Jacques Mercier, et se conclut par l’opinion de sa fille qui est conseillère conjugale et familiale diplômée et thérapeute à Marcinelle.

Une manière originale et vivante de réfléchir à la vie comme elle va… ou comme elle devrait aller !

Bernard DELCORD

Toute une vie d'amour par Sophie et Jacques Mercier, Louvain-la-Neuve, Éditions Academia-L’Harmattan, collection « Livres libres », avril 2016, 110 pp. en noir et blanc au format 14 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 13 €

12:25 Écrit par Bernard dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/06/2016

« Dieu lui-même croit à la publicité : il a mis des cloches dans les églises. » (Aurélien Scholl)

Les 50 petits trucs (infaillibles) du marketing.jpg

Comment AirBnb invente-t-il le « markète-toi toi-même » ? Pourquoi YouTube fait-il de nous des stars ? Comment Le Slip Français s'impose-t-il sur un marché saturé en reprenant l'esprit potache ?

S’adressant aux entrepreneurs et aux marketeurs à la recherche de nouvelles tendances ou aux étudiants en quête d'idées flash, mais aussi plus largement aux consommateurs que nous sommes tous pour mieux comprendre les méthodes de persuasion publicitaires, Les 50 petits trucs (infaillibles) du marketing publié à Paris aux Éditions François Bourin sous la plume d’Emmanuel Malard, un professionnel du marketing diplômé de l’IEP de Lyon et cadre dans une entreprise multinationale, met en lumière, à travers 50 marques, 50 manières de réussir grâce à des « petits trucs du marketing » simples, mais terriblement efficaces.

Grâce à ces « dessous du succès » immédiatement opérationnels, le lecteur professionnel trouvera des clefs pour développer des idées neuves sur les marchés traditionnels et du numérique.

« Si on ne devait lire qu'un livre de marketing... ce serait celui-là ! », assure son éditeur.

C’est un peu excessif, mais pas dénué de fondement !

Bernard DELCORD

Les 50 petits trucs (infaillibles) du marketing par Emmanuel Malard, Paris, Éditions François Bourin, collection « Les dessous du succès », mai 2016, 224 pp. en noir et blanc au format 13 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 € (prix France)

Extrait :

Apple

Il était une fois… le storytelling

Dorénavant, les marques nous racontent des histoires. Elles racontent leurs origines, réelles ou fantasmées, ou la vie de leur créateur. Est-ce nouveau ? Pas forcément, rappelez-vous : en 1898, les frères Kellog révolutionnent par erreur le petit déjeuner en fabriquant des pétales de maïs, c’était précisé sur tous les paquets de céréales de notre enfance !

Mais le storytelling a trouvé son plus fort écho auprès du public via la vie politique et notamment les campagnes électorales articulées en une série de « séquences thématiques » orchestrées par les communicants. Et il s’est intensifié avec l’arrivée des sociétés de la nouvelle économie, toutes fondées sur une expérience fondatrice qu’aime à nous raconter leur dirigeant : de la pénurie d’offres d’hébergement à San Francisco pour AirBnB jusqu’au Noël en famille auquel n’a pas pu assister le créateur de Blablacar faute de billets de trains disponibles… Pourquoi nous raconter des histoires ? Tout simplement parce qu’on dit qu’une bonne histoire est vingt-deux fois plus efficace que l’évocation d’un simple fait !

La marque qui excelle à cet art du récit, et ce depuis sa création, est incontestablement Apple. Pur produit de la Silicon Valley californienne, ayant connu des hauts et des bas propices à l’élaboration d’un récit, à l’image de la traversée du désert de son fondateur, Apple pratique un marketing savamment mis en scène et ritualisé, avec des produits épurés, une communication décalée, une large place accordée à l’esthétique, et la valorisation de la spécificité de ses utilisateurs (position toutefois plus difficile à tenir quand les ventes commencent à se massifier…)

Les prises de parole d’Apple respectent un code assez strict de la narration, établi dès les premiers lancements de produit. Quand Steve Jobs présente l’Ipod en 2001, lors d’une de ces fameuses “keynotes”, les lecteurs MP3 existent déjà et il le reconnaît d’ailleurs en préambule. Commence-t-il par montrer son produit ? Non, l’effet n’aurait pas été le même. Il évoque son amour de la musique, sa collection de CD, les difficultés à emmener avec soi ses musiques préférées et invite l’audience à imaginer un monde idéal où l’ensemble de ses disques ne quitterait pas sa poche. Et c’est seulement à ce moment-là, après cette intervention très construite (initiée par la recherche de l’adhésion du public avec un centre d’intérêt commun et la mise en évidence d’un « problème ») que le produit est montré au grand jour, s’assurant ainsi une répercussion qu’il n’aurait pas eu dans une présentation classique. Ce format sera répété à l’envie, créant une forme d’attente (quelle autre marque peut convoquer cinq cents journalistes avec un simple bristol intitulé « Nous avons quelque chose à vous dire » ?) et quelques désillusions lorsque les produits ne sont plus aussi épiques que la légende.

Ce qui change pour le consommateur ? Il a l’impression d’acheter non seulement le produit mais aussi de s’approprier un peu du mythe de la marque, de se reconnaître dans son histoire, de s’approcher de l’esprit de son fondateur… Les possesseurs d’iPhone vous le diront, qui de citer la Californie et son esprit cool, qui de mentionner la figure christique d’un Steve Jobs ou encore d’évoquer la genèse de la société dans le garage d’un pavillon de banlieue. Une incarnation de l’Amérique, ni plus ni moins. Au même titre que l’aura de la marque de joaillerie new-yorkaise Tiffany, ou que d’autres produits emblématiques outre-Atlantique : la Ford Mustang, vendue au prix d’une Ford Mondeo aux États-Unis, conserve cette puissance d’attraction « mythique » en Europe. Et pour Apple, peu importe la montagne de cash-flow générée par les ventes d’Iphone, les usines chinoises de Foxconn aux conditions de travail dont il est permis de douter, c’est le fameux “design in California”, figurant en bonne place sur l’emballage, qui l’emporte et qui confère à la marque sa valeur si particulière. Portée par un portfolio de produits à la finition souvent irréprochable et par plusieurs décennies de storytelling, la marque Apple est ainsi l’une des seules marques d’électronique que l’on peut offrir, comme on se transmettrait, entre initiés, une belle histoire.

Table des matières :

AirBnB

Alpine

Amazon

Apple

Armor-Lux

Auchan

Batman (DC Comics)

Bercy Arena (AccorHotels Arena)

Blablacar

Candy Crush (King / Activision)

Carrefour

Cetelem

Coca-Cola

Cochonou

Dacia

Darty

Disney

DS (Groupe PSA)

Europe 1

GoPro

Guinness

Kindle (Amazon)

La Poste

Le Slip Français

Lego

Leroy Merlin

M & M’s

Mammouth

Matmut

McDonald’s France

Michel et Augustin

Monoprix

Nespresso

Netflix

Nina Ricci

Oasis

Ola (France Télécom)

Only Lyon

Peeple

Playstation

Plus belle la vie

Prince de Bretagne

Red Bull

Samsung

Sony Music

Uber

Unibail-Rodamco

Vente-Privée

Volvo Trucks

YouTube


 

20:36 Écrit par Bernard dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/02/2016

La tentation totalitaire de l’écologie

L’idéologie du réchauffement.jpg

Formé à HEC et à Harvard, Rémy Prud’homme est devenu professeur d’économie à l’Institut d’Urbanisme de Paris, à l’Université Paris XII et au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Il a occupé ensuite le poste de directeur adjoint de l’Environnement à l’OCDE.

Il a fait paraître aux Éditions du Toucan à Paris L’idéologie du réchauffement – Science molle et doctrine dure, un ouvrage solidement documenté dans lequel, sans nier le réchauffement de la planète – l’auteur affirme même qu’au cours du XXe siècle, la température moyenne de la Terre a augmenté de 0,6 à 0,8 degré –, il s’en prend vertement aux tenants du « réchauffisme » (un mot-valise mariant réchauffement et alarmisme) qui tiennent pour une certitude absolue que la hausse des températures est anthropique.

Après le démontage de quatre catastrophismes qui ont laissé, en dépit de leurs erreurs techniques et de leur inanité dans les faits, une trace indélébile dans les esprits contemporains, sans doute parce que leurs auteurs étaient considérés comme des « savants » alors qu’ils n’étaient que de simples prophètes de malheur quelque peu illuminés à la manière du professeur Philippulus annonçant le châtiment dans Tintin et l’étoile mystérieuse (Thomas Malthus et son Essai sur le principe de population [1798], Stanley Jevons et Sur la question du charbon [1865], Rachel Carson et Le printemps silencieux [1962], Dennis et Dorabella Meadows et The Limits of Growth [1972]), Rémy Prud’homme dénonce la dérive idéologique du « réchauffisme » qui, comme toute idéologie, porte en lui une tendance dangereusement totalitaire.

Écoutons-le :

« Ce mouvement d’idées présente les 5 caractéristiques d’une idéologie, selon les critères établis par Hannah Arendt :

– il est monocausal : les rejets de CO2 causés par l’homme expliquent à eux seuls le réchauffement dramatique de la planète.

– il est scientifiste : il prétend s’appuyer sur une science unique, irréfutable.

– il est étatique : à la différence des religions, les idéologies sont toujours capturées, instrumentalisées par des États.

– il est révolutionnaire : il faut tout changer pour « sauver » la Terre.

– il est populaire : l’adhésion des peuples est forte. »

Rémy Prud’homme décrit aussi le catéchisme « réchauffiste » et montre ses nombreuses failles, basées notamment sur des approximations méthodologiques, des contre-vérités scientifiques et une récupération politique autant qu’affairiste.

Enfin, il détaille par le menu les causes et les conséquences du réchauffement climatique, ainsi que l’aspect chimérique, voire dangereux, des solutions préconisées par le GIEC, par les ONG, par les médias et par les églises de tout poil, tous et toutes peu ou prou stipendiés, qui se sont emparés de la question pour en faire une véritable religion inquisitoriale…

À l’en croire, vivement la révolution des idées, l’abolition de la religion bobo, l’abandon de ses privilèges et le renversement de ses ayatollahs !

Bernard DELCORD 

L’idéologie du réchauffement – Science molle et doctrine dure par Rémy Prud’homme, Paris, Éditions du Toucan, collection « L’Artilleur », novembre 2015, 282 pp. en noir et blanc au format 14 x 22 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 20 € (prix France)

Sommaire :

I. INTRODUCTION

Quatre catastrophismes

Le réchauffisme comme idéologie

Contenu de l'essai

II. LE CATÉCHISME RÉCHAUFFISTE

La notion de catéchisme

Le contenu du catéchisme

Une version médiatique du catéchisme

III. LES GARDIENS DU TEMPLE

Les organisations internationales

Les hommes politiques

Les chercheurs

Les ONG, les médias et les églises

Le GIEC

Le système réchauffiste

IV. LE RÉCHAUFFEMENT ANTHROPIQUE

Les fondements scientifiques de la doctrine

Les mesures de la température

Les températures avant le XIXe siècle.

La faible corrélation C02-températures

La stagnation des températures au XXIe siècle

Les réactions réchauffistes

V. LES CONSÉQUENCES DU RÉCHAUFFEMENT

Mise en perspective

Glaces et niveaux des mers

Précipitations et inondations

Évènements extrêmes

Bienfaits du C02

Dommages aux pays pauvres

VI. LE PAYS DES CHIMÈRES

La chimère de la planification intégrale

La chimère des réductions massives

La chimère de l'électricité sans C02

La chimère de la croissance verte

VII. LA TENTATION TOTALITAIRE

La propagande réchauffiste

L'endoctrinement réchauffiste

L'intolérance réchauffiste

Le colonialisme réchauffiste ?

VIII. CONCLUSION

Une science fragile

Une idéologie dangereuse

RÉFÉRENCES

SITES

SIGLES

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10/12/2015

Une vie au jour le jour…

Célébration du Quotidien.jpg

Remarquable de sensibilité, d’élégance et de finesse, Célébration du Quotidien, le court essai de la poétesse et nouvelliste catholique belge Colette Nys-Mazure paru en 1997 et réédité en 2007 et 2010, vient de ressortir à nouveau, cette fois dans la collection de poche des Éditions Desclée de Brouwer à Paris.

Il s’agit, inscrite dans le sillage de Les Chansons et les Heures (1922)[1] d’une succession de lettres dans lesquelles les touches pointillistes dépeignent subtilement le quotidien de son existence de femme toute simple, d’épouse aimée, de mère aimante, d’enseignante attentive, mais aussi d’enfant orpheline à 7 ans et d’amie d’une mourante qu’elle accompagne avec douceur, des drames qui, paradoxalement, ouvrent sur la grande joie des petits bonheurs, ceux que l’on savoure et surtout que l’on partage en pleine conscience de leur fragilité et de leur beauté passagère.

Parce que la mort rôde et taraude, chaque instant de vie devient, pour autant qu’on sache y être attentif en l’examinant sous le bon angle, la prémisse et la promesse d’une victoire personnelle et collective sur le néant.

Et Colette Nys-Mazure de conclure sur une citation de l’écrivain Jean Sulivan (1913-1980) : « Ne craignez pas pour ceux que vous laissez. Votre mort en les blessant va les mettre au monde ».

Un sacré livre !

Bernard DELCORD

Célébration du Quotidien par Colette Nys-Mazure, préface de Gabriel Ringlet, Paris, Éditions Desclée de Brouwer, collection « Poche », octobre 2015, 174 pp. en noir et blanc au format 11,2 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 7,90 € (prix France)

 

[1] De la poétesse auxerroise Marie Noël (1883-1967).

21:16 Écrit par Bernard dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/12/2015

« Y en a pas un sur cent, et pourtant, ils existent… » (Léo Ferré)

Ni Dieu ni Maître – Anthologie de l'anarchisme.gif

Daniel Guérin (1904-1988) fut un écrivain révolutionnaire français, anticolonialiste, militant de l'émancipation homosexuelle, théoricien du communisme libertaire, historien et critique d'art. Il est notamment l'auteur de Jeunesse du socialisme libertaire (1959), Essai sur la révolution sexuelle après Reich et Kinsey (1963), Sur le fascisme (1965), Rosa Luxemburg et la spontanéité révolutionnaire (1971), De l'Oncle Tom aux Panthères Noires (1973), La Révolution française et nous (1976) ou encore Homosexualité et révolution (1983).

En 2012, les Éditions La Découverte à Paris ont réédité son œuvre majeure [1], Ni Dieu ni Maître – Anthologie de l'anarchisme, un volumineux pavé – devenu un classique depuis sa première édition dans la « Petite collection Maspero » en 1970 – qui propose un choix raisonné de textes politiques et théoriques des grands noms de l'anarchisme.

En les replaçant en perspective, Daniel Guérin a retracé l'aventure d'un mouvement politique et intellectuel dont la force de contestation n'a jamais faibli depuis sa naissance au XIXe siècle. Il offre un panorama complet, sur deux siècles, de la pensée anarchiste, en restitue la richesse, et fait revivre les controverses qui l'animent.

L’auteur entend ainsi combattre le discrédit dont fut victime l'anarchisme, souvent réduit par ses détracteurs à une idéologie individualiste « réfractaire à toute forme d'organisation ».

La première partie de cette anthologie présente le travail théorique des anarchistes du XIXe siècle à travers des textes de Stirner, Proudhon, Bakounine, Guillaume et Kropotkine.

La seconde, plus historique, dresse le portrait des grandes figures du mouvement à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle : Malatesta, Henry, Pelloutier, Voline, Makhno, Durruti. Elle met aussi en lumière le rôle intellectuel et politique des anarchistes pendant la révolution russe et la guerre d'Espagne.

Une somme philosophique qui surprendra plus d’un lecteur par sa vivacité d’esprit et son approche a-dogmatique du monde et des hommes.

Par les temps qui courent, où règne en maître la pensée polluée du politiquement correct, voici un ouvrage parfaitement rafraîchissant !

 

Table des matières :

Un précurseur : Max Stirner

Pierre-Joseph Proudhon

Michel Bakounine

Les premiers disciples de Bakounine

James Guillaume

Pierre Kropotkine

Errico Malatesta

Émile Henry

Les anarchistes français dans les syndicats

Les collectivités espagnoles

Voline

Nestor Makhno

Cronstadt (1921)

L'anarchisme dans la guerre d'Espagne

Durruti et la guerre libertaire

L'anarcho-syndicalisme au gouvernement

 

Bernard DELCORD

Ni Dieu ni Maître – Anthologie de l'anarchisme par Daniel Guérin, Paris, Éditions La Découverte/Poche, janvier 2012, 768 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée monochrome à rabats, 18 € (prix France)

 

[1] Elle est toujours disponible en librairie à l’heure où nous écrivons ces lignes, en décembre 2015.

20:52 Écrit par Bernard dans Essais, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/11/2015

« L'argent, ah ! Fléau des humains ! » (Sophocle dans Antigone)

Essai sur la criminalité financière – Le club des Cassandre.jpg

Après avoir été avocat durant vingt ans, le Belge Michel Claise est aujourd’hui juge d’instruction en matière financière dans la capitale de l’Europe. Maître de conférences à l’Université d’Aix-en-Provence, il est également chroniqueur et romancier.

Il vient de publier aux Éditions Racine à Bruxelles un brillant ouvrage intitulé Essai sur la criminalité financière – Le club des Cassandre dans lequel il s’en prend à la délinquance des très nantis – entreprises comme particuliers – dont il dresse le portrait sans concession en vue de contrer cette métastase qui a envahi le monde.

« Cassandre, dit-il, fille du roi Priam, avait reçu d’Apollon le don de prophétie. Mais comme elle s’était refusée à lui, le dieu courroucé la frappa d’une terrible malédiction : jamais elle ne serait crue.

Il en va de même de ceux qui dénoncent l’explosion de la criminalité financière dans le monde et se battent contre ce phénomène, qui détruit les démocraties : on ne les croit pas !

Pourtant, les chiffres sont là : les entreprises pirates se sont introduites dans les économies saines, l’argent sale circule sans difficulté, la corruption gangrène les États, la cybercriminalité bouleverse les comportements, les organisations criminelles développent leurs activités par une ingénierie sans cesse en développement et par le recours à la violence.

Le tout sur fond de crise financière, dont les conséquences renforcent la puissance des mafias, et de menaces terroristes tout aussi déstabilisantes. Alors que les institutions internationales ne cessent de marteler l’urgence d’une prise de conscience du phénomène et du combat qu’il nécessite, au niveau national, les gouvernements paraissent en ignorer les messages. »

Une fameuse déclaration de guerre !

Bernard DELCORD

Essai sur la criminalité financière – Le club des Cassandre par Michel Claise, Bruxelles, Éditions Racine, novembre 2015, 208 pp. en noir et blanc au format 15,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,95 €.

 

Table des matières :

Avant-propos

Appel de Genève

Première partie : L'approche du concept dans la société mondiale actuelle

Un regard sur le passé et son présent héritage

C'est l'histoire d'un escalier

Première marche

Deuxième marche

Troisième marche

Quatrième marche

Tiens, un palier !

Cinquième marche

Sixième marche

Septième marche

Vous en pensez quoi, de la criminalité financière ?

Le désarroi des entrepreneurs

Pour 650 dollars seulement, entrez au paradis des sociétés offshore

Des chiffres et des lettres

Les belligérants

L'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE)

Le Groupe d'Action financière (GAFI)

FMI & Banque mondiale

Groupe Egmont

Union européenne

Conseil de l'Europe

ONU

Europol (European Police Office)

Eurojust

Eurofisc

Transparency International

Administration fiscale

La détection des infractions financières

Forces et faiblesses de la répression

Les acteurs de l'enquête

L'enquête

Le procès

« Selon que vous serez… »

Les aspects positifs

Les aspects négatifs

Deuxième partie : Galerie de portraits des infractions financières

Début de l'exposition

La corruption

La corruption publique

La corruption privée

Le blanchiment d'argent

Étendue des comportements illicites

L'infraction est principale et non accessoire

L’auteur de l’infraction en amont peut être son propre blanchisseur

L'implication des coauteurs et complices et ses conséquences dans leur patrimoine en termes de confiscation

Le délit d’initié

L’information privilégiée

L’information privilégiée doit être connue d’un « initié »

Les « initiés » se rendent coupables d'actes déterminés, achat-vente, recommandation de cette opération, dévoilement de l'information

Les organisations criminelles

La fraude sociale

Accès aux droits sociaux

Régularisation du séjour

Accès à des prêts bancaires

Regroupement familial

La fraude fiscale

Le choix de la voie le moins imposée

La fraude fiscale en général

La criminalité fiscale

Évasion fiscale

Paradis fiscaux

La cybercriminalité

Le faux informatique et le skimming

Le phishing

Le hacking

Le cyberespace

Bitcoin

Melting pot

L'escroquerie

Faux et usage de faux

La contrefaçon

Troisième partie : Le complexe du brahmane Sissa

Échec et math

Allô la terre ?

Belgium, no point!

Sur le plan législatif et judiciaire

L'appareil de l'État

Que fait la police ?

Et l'administration ?

Conclusion

Opération CTIF (Caïman Target International Fight)

Index

21:17 Écrit par Bernard dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/11/2015

Le secret des affaires…

Le Tabouquin.jpg

Collaboratrice scientifique à HEC-ULg, Nathalie Marly publie des romans, des nouvelles et des ouvrages économiques aux allures de fiction. Spécialisée dans les entreprises familiales et en communication d’entreprise, elle dirige sa propre société qu’elle a créée après dix années de journalisme en télévision à la RTBf où elle a notamment présenté l'émission de recherche judiciaire Appel à Témoins.

Dans son dernier ouvrage intitulé Le Tabouquin ou quels sont les petits secrets des entrepreneurs familiaux ? paru à Liège aux Éditions Dricot [1], elle dévoile les tabous des entreprises familiales.

Ce roman économique, commandé par l’Institut de l’Entreprise Familiale (IEF), est basé sur une étude scientifique réalisée par Nathalie Crutzen, professeure à HEC-ULg. À contre-courant des ouvrages classiques de management, il s’agit d’un subtil mélange de divertissement et d’étude scientifique.

En voici le pitch :

« L’histoire commence par un SMS énigmatique que reçoit une journaliste – un peu fantasque – en charge d’orchestrer un colloque aux allures d’émission de télévision. Projecteurs, caméras et une dizaine de techniciens sont mobilisés pour proposer un show multimédia à un public d’entrepreneurs familiaux.

Sur la scène défilent, interrogés par cette journaliste – étrangement très attachée à son sac qui caquette –,des experts et des patrons d’entreprises qui donnent vie à la problématique des tabous des entreprises familiales.

Ils y répondent à 100 questions qui les empêchent bien souvent de dormir, comme : “Quand faut-il parler pour la première fois aux enfants de l’entreprise familiale ? Faut-il privilégier à tout prix l’entente familiale ? Parents, enfants, frères et sœurs parlent-ils des salaires ? Reconnaissent-ils leurs (in)compétences ? Discutent-ils de la transmission de l’entreprise ? Pourquoi les pères ne parviennent-ils pas à recueillir les états d’âme de leurs enfants ?”

Derrière les confessions sur les secrets de famille ou les solutions pour venir à bout des tabous, Nathalie Marly – en lutte interne permanente avec un étrange personnage nommé Nombril du Monde –confie, au sein de cet ouvrage, ses idées incongrues… »

Une approche particulièrement originale !

Bernard DELCORD

Le Tabouquin ou quels sont les petits secrets des entrepreneurs familiaux ? par Nathalie Marly, Liège, Éditions Dricot, collection « Entreprise familiale », novembre 2015, 194 pp. en quadrichromie au format 13,5 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 €

 

[1] www.dricot.be

19:24 Écrit par Bernard dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |