17/10/2015

Délicieusement licencieux…

Fragonard amoureux (cover).jpg

Dans le cadre de l’exposition « Fragonard amoureux, galant et libertin » qui se tient à Paris, au Musée du Luxembourg, jusqu’au 24 janvier 2016, les Éditions Gallimard se sont associées à la Réunion des Musées nationaux-Grand Palais pour faire paraître, dans la fameuse  collection « Découvertes », un Fragonard amoureux de toute beauté, conçu par Guillaume Faroult, conservateur en chef du Musée du Louvre en charge notamment des peintures françaises du XVIIe siècle.

Écoutons-le :

« Selon les frères Goncourt, le XVIIIe siècle fut le siècle de la séduction et de la licence amoureuse, et le peintre Jean Honoré Fragonard (1732-1806) son principal illustrateur. L'inspiration amoureuse parcourt l'œuvre protéiforme du « divin Frago », souvent en écho avec les transformations et les préoccupations de son époque. Elle accompagne les derniers feux de la galanterie pour emprunter ensuite les voies diverses de la polissonnerie, du libertinage ou de l'amour sincère et moralisé.

À l'heure où le roman moderne prend son essor avec Diderot et Crébillon, la question de l'articulation délicate de la sensualité et du sentiment est centrale dans la réflexion des intellectuels et des moralistes des Lumières.

Fragonard s'en empare à son tour et, dans ses peintures ou dans ses merveilleux dessins au lavis, explore avec virtuosité les infinies variations du sentiment amoureux. »

L’ouvrage (qui est un livre-objet dont les pages se déplient pour mieux reproduire les peintures présentées) s’articule autour de 8 modules :

- La mythologie dans le boudoir

- L’amour pastoral

- L’illustration libertine

- La feinte résistance

- Parfum de femme

- Le désir au bout du pinceau

- Allégories amoureuses

- Le Verrou (qui figure en couverture de l’ouvrage) 

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Fragonard, La résistance inutile, huile sur toile, 1770-1773.

Informations pratiques relatives à l'exposition :

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

75006 Paris

Tél. : 01 40 13 62 00

Ouverture tous les jours de 10h à 19h, nocturne le lundi et le vendredi jusqu'à 21h30.

Les 24, 31 décembre et 1er janvier : de 10h à 18h.

Fermeture le 25 décembre.

Tarifs :

Plein : 12 €

Réduit : 7,5 € (16-25 ans, demandeurs d'emploi et famille nombreuse).

Spécial Jeune : 7,5 € pour deux entrées (du lundi au vendredi à partir de 17h).

Gratuit pour les moins de 16 ans, bénéficiaires des minima sociaux.

Accès :

En transports en commun :

- RER : ligne B, arrêt Luxembourg (sortie Jardin du Luxembourg).

- Métro : ligne 4, arrêt Saint Sulpice ; ligne 10, arrêt Mabillon.

- Bus : lignes 58, 84, 89, arrêt Luxembourg ; lignes 63, 70, 87, 86, arrêt Saint Sulpice.

En voiture :

- Parking Marché Saint-Germain : accès par la rue Lobineau, Paris 6e.

- Parking Place Saint Sulpice, Paris 6e.

En Vélib’ :

- Stations n° 6009, 6030, 6017.

En Autolib’ :

- 2, rue de Fleurus et 18, rue Madame.

En raison des nouvelles dispositions du plan Vigipirate, les sacs et valises ne sont plus autorisés.

Bernard DELCORD

Fragonard amoureuxpar Guillaume Faroult, Paris, coédition Gallimard/Réunion des Musées nationaux-Grand Palais, collection « Découvertes », septembre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

18:36 Écrit par Bernard dans Arts, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/10/2015

Mondaines, demi-mondaines, trottins et pierreuses…

Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910 (cover).jpg

Catalogue de l’exposition qui se tient Musée d’Orsay à Paris au jusqu’au 17 janvier 2016, puis du 19 février au 19 juin 2016 au Van Gogh Museum d’Amsterdam, le magnifique ouvrage collectif intitulé Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910 résume fort habilement ce que ses organisateurs présentent comme « la première grande manifestation qui tente de retracer la façon dont les artistes français et étrangers, fascinés par les acteurs et les lieux de ce fait social, n'ont cessé de rechercher de nouveaux moyens picturaux pour en représenter réalités et fantasmes. 

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Vincent van Gogh (1853-1890), Agostina Segatori au Tambourin (1887)

Huile sur toile. H. 55,5 cm ; L. 46,  cm. Amsterdam, Van Gogh Museum

© Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

"Pierreuses" officiant clandestinement sur des terrains vagues dans les profondeurs de la nuit, filles "en carte" et "insoumises" racolant dans l'espace public, "verseuses" employées par des brasseries à femmes, pensionnaires de maisons closes, courtisanes recevant leurs admirateurs dans leur luxueux hôtel particulier… Au XIXe siècle, la prostitution revêt de multiples visages. 

Reutlinger – La belle Otéro.jpg

Reutlinger, La belle Otéro (1875-1917)

1 album de photographies positives,

Album Reutlinger de portraits divers, vol. 3, PET FOL-NA-260 (3)

H. 10,5 cm ; L. 14,5 cm (tirages), H. 35,5 cm ; L. 40 cm (vol.)

Département Estampes et photographie, Bibliothèque Nationale de France, Paris

© Bibliothèque Nationale de France, Paris

Ce caractère protéiforme et insaisissable n'a cessé d'obséder romanciers et poètes, dramaturges et compositeurs, peintres et sculpteurs. La plupart des artistes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle ont porté leur regard sur les splendeurs et les misères de la prostitution, celle-ci devenant également un motif d'élection pour les médias naissants, tels que la photographie puis le cinématographe.

C'est en particulier à Paris, entre le Second Empire et la Belle Époque, que la prostitution s'affirme comme sujet dans des œuvres se rattachant à des courants aussi divers que l'académisme, le naturalisme, l'impressionnisme, le fauvisme ou l'expressionnisme. La ville est alors en pleine métamorphose : nouvelle Babylone pour certains, "Ville Lumière" pour d'autres, elle offre aux artistes quantité de lieux nouveaux (salons de la haute société, loges d'opéras, maisons de tolérance, cafés, boulevards…) où observer le ballet codé des amours tarifées. 

Édouard Manet – Bal masqué à l'Opéra.jpg

Édouard Manet (1832-1883), Bal masqué à l'Opéra (1873)

Huile sur toile. H. 59,1 cm ; L. 72,5 cm.

Washington, National Gallery of Art

© Courtesy The National Gallery of Art, Washington

De L'Olympia et du Bal masqué à l’Opéra de Manet à L'Absinthe de Degas, des incursions dans les maisons closes de Toulouse-Lautrec et Munch aux figures audacieuses de Vlaminck, Van Dongen ou Picasso, l'exposition s'attache à montrer la place centrale occupée par ce monde interlope dans le développement de la peinture moderne.

Edvard Munch – Noêl au bordel.jpg

Edvard Munch (1863-1944), Noël au bordel

Huile sur toile. H. 60 cm ; L. 88 cm.

Oslo, Munch Museum

© Munch-museet/Munch - Ellingsen Gruppen/Bono

Dans ces représentations souvent contrastées se mêlent tout à la fois observation scrupuleuse et imagination, indiscrétion et objectivité, approche clinique et fantasmes débridés. Mais pour singuliers qu'ils soient, tous ces regards jetés sur le monde de la prostitution sont exclusivement ceux d'artistes masculins. Aussi, derrière l'évocation des plaisirs et des maux, des ascensions fulgurantes et des vies misérables, c'est aussi le poids de la condition féminine à l'époque moderne qui transparaît [1]. »

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Henri Evenepoel (1872-1899), Au café d'Harcourt à Paris (1897)

Huile sur toile. H. 114 cm ; L. 148 cm.

Francfort-sur-le-Main, Städel Museum

© Städel Museum – U. Edelmann – ARTOTHEK

Le musée informe que certaines des œuvres présentées dans l'exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs (et tout particulièrement du jeune public).

Quoi qu’il en soit, nous pensons que cet événement artistique majeur vaut impérativement la visite, ne serait-ce qu’en raison de la notoriété des artistes et de la qualité des œuvres qu’il réunit !

Bernard DELCORD

Splendeurs et misères – Images de la prostitution 1850-1910, ouvrage collectif, Paris, coédition Flammarion et Musée d’Orsay, septembre 2015, 307 pp. en quadrichromie au format 25,2 x 30,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 € (prix France)

Commissariat :

Marie Robert et Isolde Pludermacher, conservateurs au musée d'Orsay

Richard Thomson, professeur d'histoire de l'art à l'Université d'Edimbourg,

Nienke Bakker, conservateur au van Gogh Museum, Amsterdam

Scénographie :

Robert Carsen, scénographe et directeur artistique

Informations pratiques :

Adresse :

Musée d'Orsay

62, rue de Lille

75343 Paris Cedex 07

Tél. : 00 33 1 40 49 48 14

Horaires :

Ouverture

- de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche

- de 9h30 à 21h45 le jeudi

Vente des billets jusqu'à 17h, 21h le jeudi

Évacuation à partir de 17h15, 21h15 le jeudi

Groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu'à 20h le jeudi

Fermeture tous les lundis et les 1er mai et 25 décembre.

Tarifs :

Billet musée :

Ce billet donne accès aux collections permanentes, et aux expositions temporaires, dans la limite des places disponibles.

Plein tarif : 11 €

Tarif réduit : 8,50 €

- Pour les 18-25 ans non ressortissants et non résidents de longue durée d'un pays de l'Union européenne.

- Pour tous à partir de 16h30 (sauf le jeudi).

- Pour tous, le jeudi en nocturne, à partir de 18h.

Billetterie :

http://www.musee-orsay.fr/fr/visite/billets-dentree/bille...

 

15:54 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2015

Une exposition d’envergure

Heartbreak Hotel (affiche).jpg

C’est avec fierté que la Vanhaerents Art Collection annonce sa première grande exposition en dehors des frontières belges, intitulée Heartbreak Hotel.

Cet événement, qui s’inscrit dans le cadre de la 56e Biennale de Venise, se déroulera du 6 mai au 15 septembre 2015 au Zuecca Project Space, une des institutions culturelles de premier plan à Venise.

Le fondateur de la collection, Walter Vanhaerents, qui fêtera cette année ses 70 ans, est le commissaire de cette prestigieuse exposition.

Comme c’était le cas des précédentes expositions de la Vanhaerents Art Collection, Heartbreak Hotel emprunte son titre directement à la musique pop.

Inspiré par les émouvantes paroles de la célèbre chanson d’Elvis Presley sortie en 1956, Walter Vanhaerents a sélectionné une quinzaine d’œuvres monumentales de la collection. Il a volontairement opté pour des œuvres évoquant l’ambiance ou l’esprit de cet incontournable classique du rock ’n-roll, possédant par ailleurs un attrait visuel, une présence physique et une stratification conceptuelle particuliers.

Conçu comme un dialogue entre des œuvres d’artistes de différentes générations et aux approches variées, Heartbreak Hotel traite de thèmes tels que la mélancolie, la souffrance physique et le martyre. L’exposition évoque des scènes de guerre historiques et des pratiques religieuses actuelles, qu’elle met en contraste avec un monde idyllique plein de palmiers ondulants, de clowns amusants et de dames du « beau monde ».

L’exposition aborde également le thème de la collection, lorsque celle-ci place le collectionneur impatient face à son rival, un imprévisible marchand à la silhouette diabolique,  et soulève la question suivante : lequel des deux finira par gagner ?

Heartbreak Hotel comprend des œuvres de Sam Falls, Katharina Fritsch, Matthew Day Jackson, Bruce Nauman, Ugo Rondinone, Markus Schinwald, Cindy Sherman, Yinka Shonibare, Lucien Smith, Nick van Woert, Joana Vasconcelos, Bill Viola et Andy Warhol.

Gerrie SOETAERT

 

Informations pratiques :

Heartbreak Hotel

Du 6 mai au 15 septembre 2015

Ouvert tous les jours de 10 à 18 heures ; fermé le mardi

Entrée gratuite

Zuecca Project Space, Giudecca

Fondamenta delle Zitelle 32 Venise (Italie)

www.zueccaprojectspace.com

Vaporetto stop ‘Zitelle’ (lines 2 and 4)

Vanhaerents Art Collection

Anneessensstraat 29, 1000 Brussels, Belgium

www.vanhaerentsartcollection.com

vincent@vanhaerentsartcollection.com

+32 2 511 50 77

 

Voici la photographie de quelques-unes des œuvres présentées :

 

Katharina FRITSCH

Née en 1956 à Essen (DE)

Vit et travaille à Düsseldorf (DE) 

Katharina Fritsch.jpg

Händler (marchand), 2001, polyester, peinture, 192 x 59 x 41 cm

© Katharina Fritsch / 2014 SABAM Belgium / Courtesy Matthew Marks Gallery

Photo © Nic Terwiggenhorn / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Matthew Day JACKSON

Né en 1974 à Los Angeles (USA)

Vit et travaille à New York 

Matthew Day Jackson - August 9, 1945 (2011).jpg

August 9, 1945, 2011, bois roussi sur panneau,

243,8 x 472,4 x 35,6 cm / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Bruce NAUMAN

Né en 1941 à Fort Wayne (USA)

Vit et travaille à Galisteo (USA) 

Bruce Nauman.jpg

Quatre parties de grands animaux, 1989, aluminium, fil de fer, métal tubé, 142 x 376 x 368 cm

Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Ugo RONDINONE

Né en 1964 à Brunnen, (Suisse)

Vit et travaille à New York 

Ugo Rondinone.jpg

If there were anywhere but desert 2, 2000 fibre de verre, peinture, vêtements, paillettes, couverture,

43 x 200 x 110 cm / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Cindy SHERMAN

Née en 1954 à Glen Ridge (USA)

Vit et travaille à New York 

Cindy Sherman..jpg

Untitled #475, 2008, impression chromogénique, 219,4 x 181,16 cm, ed.6/6

Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Lucien SMITH

Né en 1989 à Los Angeles (USA)

Vit et travaille à New York 

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Stuck in a ditch under the pale moonlight. A dream I remember too well, 2014,

Huile sur canevas, 244 x 198 cm / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Joana VASCONSELOS

Née en 1971 à Paris (France)

Vit et travaille à Lisbonne (Portugal) 

Vasconcelos.jpg

Diane, 2013, statue, peinture acrylique, coton fait à la main,

210 x 50 x 60 cm / Courtesy Vanhaerents Art Collection.

 

Bill VIOLA

Né en 1951 à New York (USA)

Vit et travaille à New York

Bill Viola.jpg

Martyrs (terre), 2014, écran plasma couleur, 119,4 cm,

Courtesy Vanhaerents Art Collection.

13:55 Écrit par Bernard dans Arts, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/07/2015

Grand œuvre…

Les plus belles œuvres de Velázquez .jpg

Dans un article de qualité [1], Wikipédia assure que « Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (baptisé à Séville le 6 juin 1599 et mort à Madrid le 6 août 1660), dit Diego Velázquez, est un peintre baroque considéré comme l'un des principaux représentants de la peinture espagnole et l'un des maîtres de la peinture universelle.

Il passa ses premières années à Séville, où il développa un style naturaliste à base de clairs-obscurs. À 24 ans, il déménagea à Madrid, où il fut nommé peintre du roi Philippe IV et, quatre ans plus tard, il devint peintre de chambre, charge la plus importante parmi celles dévolues aux peintres de la cour. Comme artiste, par son rang de peintre de cour, il réalisa essentiellement des portraits du roi, de sa famille et des Grands d’Espagne ainsi que des toiles destinées à décorer les appartements royaux. Comme surintendant des travaux royaux, il acquit en Italie de nombreuses œuvres pour les collections royales, des sculptures antiques et des tableaux de maîtres, et il organisa les déplacements du roi d'Espagne.

Sa présence à la cour lui permit d'étudier les collections de peintures royales. L'étude de ces collections ajoutée à l'étude des peintres italiens lors de son premier voyage en Italie eut une influence déterminante sur l'évolution de son style, caractérisé par une grande luminosité et des coups de pinceau rapides. À partir de 1631, il atteignit sa maturité artistique et peignit de grandes œuvres comme la Reddition de Breda.

Pendant les dix dernières années de sa vie, son style se fit plus schématique, arrivant à une domination notable de la lumière. Cette période commença avec le Portrait du Pape Innocent X peint lors de son second voyage en Italie, et vit la naissance de deux de ses œuvres maîtresses : Les Ménines et Les Fileuses.

Son catalogue contient de 120 à 125 œuvres peintes et dessinées. Après sa mort, la réputation de Velázquez atteignit un sommet de 1880 à 1920, période qui coïncide avec les peintres impressionnistes français pour qui il fut une référence. Manet fut émerveillé par sa peinture et il qualifia Velázquez de “peintre des peintres”, puis de “plus grand peintre qui ait jamais existé”.

La majeure partie de ses toiles, qui faisaient partie de la collection royale, est conservée au musée du Prado à Madrid. »

Une exposition rétrospective consacrée à l’œuvre de ce peintre espagnol majeur se tient pour la première fois dans la capitale française, au Grand Palais, jusqu’au 13 juillet 2015.

À cette occasion, les Éditions Larousse ont publié, rédigé par Johann Protais et Éloi Rousseau, Les plus belles œuvres de Velázquez, un album donnant une présentation attrayante et pédagogique des 100 œuvres les plus marquantes de l'artiste, avec pour chacune des précisions sur le lieu et la date d'exécution, les dimensions, le support ainsi que le matériau utilisé.

Magnífico !

Bernard DELCORD

Les plus belles œuvres de Velázquez par Johann Protais et Éloi Rousseau, Paris, Éditions Larousse, mars 2015, 128 pp. en quadrichromie au format 20 x 24 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 12,90 € (prix France)

Informations pratiques :

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Ouverture : dimanche et lundi de 10h à 20h

Du mercredi au samedi de 10h à 22h

Fermé le mardi

Dernier accès à l'exposition : 45 min avant la fermeture des Galeries.

Fermeture des salles : à partir de 15 minutes avant la fermeture des Galeries.

Tarif normal : 13 €

Tarif réduit : 9 € (16-25 ans, demandeurs d’emploi, famille nombreuse).

Gratuit pour les moins de 16 ans. (Réservation obligatoire pour tout enfant ou jeune de moins de 16 ans accompagnant un visiteur muni de réservation.)

15:17 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

En mode polémique…

Yves Saint-Laurent 1971 – La collection du scandale.jpg

Paru chez Flammarion, le superbe catalogue de l’exposition Yves Saint Laurent 1971 – La collection du scandale qui se tient jusqu’au 19 juillet 2015 à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint-Laurent à Paris revient sur un moment capital de la carrière du grand couturier français (1936-2008), moment qui le propulsa définitivement sur le devant de la scène internationale, en dépit des cris d’orfraie poussés par le public huppé et la presse unanime dans l’erreur…

Petit rappel des faits, par les auteurs :

« Le 29 janvier 1971, Yves Saint Laurent présente sa collection de haute couture printemps-été : épaules carrées, robes-chemisiers imprimées, fourrures et semelles compensées défilent dans les salons du 30 bis, rue Spontini. Les réactions du public et de la presse ne sont qu'aversion et consternation pour ces lignes clairement inspirées des années de guerre et d'Occupation. La collection jugée "la plus laide de Paris" est pourtant immédiatement adoptée par la rue.

En inventant le style "rétro", Yves Saint Laurent fait entrer avec fracas la mode dans la modernité. »

On sait par ailleurs que la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent conserve précieusement les archives de la maison de haute couture : modèles, croquis originaux, fiches d'ateliers, échantillons de tissus et photographies de défilés.

Conçu à partir de tous ces documents, témoins des différentes étapes de la création, le catalogue permet de reconstituer les quatre-vingt-quatre passages de cette « collection du scandale » qui marqua définitivement l'histoire de la mode.

Avis aux amateurs de vintage de grande classe !

Informations pratiques :

3 rue Léonce Reynaud, 75116 Paris

Tél. : 00 33 1 44 31 64 00

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 11h à 18h (dernière entrée à 17h30).

Fermé le 14 juillet.

Accessible aux personnes à mobilité réduite.

Métro Alma Marceau - Ligne 9

Bus 42 - 63 - 80 - 92 - 72

Parking avenue George V

Plein tarif : 7 €.

Tarif réduit : 5 € pour les étudiants et les moins de 18 ans sur présentation d’un justificatif.

Gratuit pour les détenteurs de la carte ICOM-ICOMOS, les enfants de moins de 10 ans et les demandeurs d’emploi sur présentation d’un justificatif de moins d’un an.

Paiement par carte bancaire ou chèque à partir de 15 €.

Bernard DELCORD

Yves Saint-Laurent 1971 – La collection du scandale par Olivier Saillard, Alexandre Samson et Dominique Veillon, préface de Pierre Bergé, Paris, Éditions Flammarion, mars 2015, 176 pp. en quadrichromie au format 18,7 x 27,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 30 € (prix France)

13:06 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/05/2015

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes au Musée Delvaux

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes (affiche).jpg

Cette année, le Musée Paul Delvaux de Saint-Idesbald souhaite mettre l’accent sur les archives de la Fondation Paul Delvaux. Celle-ci possède, en effet, une collection de plus de 3 000 œuvres et un fonds d’archives important qui recèle des trésors inédits.

Trente-cinq ans après sa création, c’est avec enthousiasme qu’elle inaugure ainsi une politique qui se veut scientifique en consacrant à l’œuvre de Delvaux un cycle d’expositions annuelles et une nouvelle collection de publications.

Au travers de la première exposition, Paul Delvaux’s Best Wishes, est dévoilée une sélection de 21 dessins réalisés par l’artiste, entre 1955 et 1960, pour illustrer ses vœux et ceux de son épouse Tam.

La sélection s’est faite au départ d’une trentaine de projets dont la majorité est présentée au public pour la première fois. Seuls huit d’entre eux sont déjà sortis de leur carton. En effet, en 2008, ils furent présentés à Liège, pour l’exposition De demain à Delvaux : Delvaux, peintre des gares, mais leur nature inédite n’étant pas indiquée, ils ne furent pas identifiés comme tels. En 2012, à l’occasion de la célébration de trente années de collaboration entre la Fondation Paul Delvaux et le Japon, elle offrît aux Nippons la primeur de quelques-uns de ces dessins lors de l’exposition itinérante Odyssey of a Dream.

Ces créations, exécutées avec beaucoup de finesse sont surprenantes, parfois même insolites. Elles ont en commun la nostalgie du temps passé, thème précieux et récurant dans son œuvre. L’artiste aime nous plonger dans ses souvenirs d’enfance, le spectateur averti est habitué à ce type de voyage.

Le travail du dessin à la plume évoque quelque peu la ligne claire de la bande dessinée et est réalisé sur  papier calque, probablement pour pouvoir reproduire plus facilement, et de manière multiple, ses projets. Une scène représentant la Mère à l’Enfant laisse percevoir les traces de crayon qui ont précédé la reprise à l’encre de Chine. La majorité d’entre elles se déclinent sur un double feuillet. L’un est occupé par le dessin tandis que l’autre porte un texte calligraphié, parfois brut et direct ou tel une enluminure destinée à véhiculer le message principal, transmettre les bons vœux de Tam et Paul.

Parfois l’artiste intègre directement les lettres au dessin comme si l’un ne pouvait pas aller sans l’autre.

Parcourir l’exposition permet de réaliser combien l’approche traditionnelle de la fête de Noël domine. Elevé dans une famille bourgeoise, Delvaux reçoit une éducation régie par les valeurs chrétiennes qu’il respecte même s’il n’est nullement pratiquant. Son travail artistique nous démontre d’ailleurs combien la religion fut une source d’inspiration féconde. Trois projets font une référence explicite à la Bible et renvoient aux scènes qui inspirèrent les plus grands artistes : la Nativité, la Pietà et l’Adoration des Rois mages.

Doucement, les paysages se familiarisent avec l’imaginaire du peintre, les rues de Jérusalem se couvrent de «chapeaux boules» sortes de pavés bombés, des poteaux électriques émergent sous la voûte céleste scintillante de mille étoiles, la lune, astre delvalien par excellence, apparaît comme un clin d’œil inconscient du peintre à son monde intime, des personnages  commencent à peupler le paysage.

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes (carte).jpg

© Foundation Paul Delvaux, St. Idesbald, Belgium

Dès lors, les parallèles existant entre ces cartes de vœux et certains tableaux ne surprennent plus. De façon évidente, on pense à Nuit de Noël, mais en poussant l’exploration on retrouve des éléments et des détails présents dans Solitude, La gare forestière, Le canapé bleu ou encore Toutes les lumières.

La thématique récurrente du train trouve elle aussi, et fort logiquement, un large écho au sein de ces compositions apaisées. Un tiers des projets y est consacré par celui qui rêvait petit d’être chef de gare et qui a toujours gardé la nostalgie des locomotives à vapeur. Est-ce là le symbole du passage d’une année à l’autre ? À chacun de trouver sa propre interprétation.

Sans se trahir, Delvaux offre une vision adoucie de la sphère intime où la femme occupe invariablement une place privilégiée. Peut-être détient-elle secrètement les clés de ce monde mystérieux où elle déambule dans l’épaisseur du silence ?

Julie VAN DEUN

INFORMATIONS PRATIQUES :

FOUNDATION  PAUL DELVAUX MUSEUM

Paul Delvauxlaan, 42

B-8670 St. Idesbald - Koksijde

Tél.  +32 (0) 58 52 12 29 

|Fax.  +32 (0)58 52 12 73

info@delvauxmuseum.com

www.delvauxmuseum.com

Horaires :

–        Du 04.04.2015 au 30.09.2015 du mardi au dimanche, de 10h30 à 17h30.

–        Du 01.10.2015 au 03.01.2016 du jeudi au dimanche, de 10h30 à 17h30

et lors des vacances scolaires.

Tarifs :

Tarif plein : 10 € (Adulte)

Tarif réduit : 7 € (Senior, Etudiant, Groupe...)

Gratuit (0-6 ans)

MUSEUMPASS 13€/18€

Visites guidées sur rendez-vous

Commissaire : Julie Van Deun

Scénographe : Frédéric De Smedt

15:32 Écrit par Bernard dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/03/2015

Julia Margaret Cameron (1815-1879), pionnière de la photographie

(MSK, Musée des Beaux-Arts de Gand, 14 mars-14 juin 2015)

Cameron – L'ange au sépulcre.jpg

L’Ange au sépulcre (1869-70)

(610 x 510 x 40 mm)

Tirage à l’albumine d’un négatif au collodion humide.

Don d’Alan S. Cole, 1913.

© Victoria and Albert Museum, London.

 

Au Musée des Beaux-Arts de Gand, le printemps 2015 sera placé sous le signe de Julia Margaret Cameron (1815-1879).

Née il y a deux cents ans, le 11 juin 1815, à Calcutta, à une période où l’Empire britannique est en plein essor, elle s’est imposée comme l’une des photographes les plus importantes et les plus novatrices du XIXe siècle.

Des images innovantes

Vers les années 1860 – époque marquée par la rapide évolution de la photographie –, Julia Margaret Cameron réussit à prêter voix à une technique en devenir.

Son regard est celui d’une femme indépendante qui fréquente un milieu intellectuel réunissant des peintres, des écrivains, des physiciens et autres personnages influents. Toutes ses photos témoignent d’une profonde sensibilité spirituelle et d’un point de vue résolument féminin. Ces qualités se manifestent dans ses portraits de Thomas Carlyle, Charles Darwin, John Herschel, Alfred Tennyson et G.F. Watts, mais davantage dans ses tableaux montrant des femmes et des enfants, séparément ou en groupe.

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Sainte-Cécile, d'après le style de Raphaël, 1865

(570 x 420 x 40 mm)

Tirage à l’albumine d’un négatif au collodion humide.

© Victoria and Albert Museum, London.

Ces images sondent les profondeurs de l’âme des sujets, explorant les liens affectifs entre les modèles, mais aussi entre les modèles et la photographe. Bien qu’elle puise son inspiration dans la noblesse des thèmes des récits bibliques, de la mythologie classique et de la littérature, Cameron les libère de leur contexte et les actualise.

Ne se contentant pas d’apporter une note romanesque à une nouvelle technique, J. M. Cameron aspire à donner à l’humanité un sentiment esthétique. Ses œuvres offrent un point de vue prophétique et comblent une importante lacune dans le développement d’une technique en devenir. De plus, elles témoignent, toutes et chacune, d’un regard de femme sur le monde, un regard qui dément leur apparente discrétion, un regard qui est aussi convaincant que celui des grandes romancières anglaises de la fin de l’époque victorienne.

Parallèlement au développement du mouvement préraphaélite, les photographies de Cameron représentent non seulement des séductrices et des maîtresses, comme le font celles de ses collègues, mais aussi des mères et des grands-mères aimantes, avec des enfants et des petits-enfants, dans des scènes de tous les jours. Son univers est celui de l’espace féminin et familial, et c’est dans ce contexte que sa photographie fascinante, émouvante et maternelle s’épanouit.

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Florence Fisher, 1872

(610 x 510 x 40 mm)

Tirage à l’albumine d’un négatif au collodion humide.

© Victoria and Albert Museum, London.

Parmi les cris d’excitation des enfants, les costumes et draperies pêle-mêle, s’élève une voix qui relie l’époque héroïque de la peinture d’histoire et des scènes bibliques à l’époque moderne de la vie intérieure, du soi et de l’empathie. Cette voix, résolument contemporaine mais sans écho, est celle d’une artiste dans la fleur de l’âge. En établissant une continuité entre les aspects du quotidien d’hier et d’aujourd’hui, elle crée un merveilleux amalgame de la famille, de l’amitié et du patrimoine culturel britannique, avec son art, son théâtre et sa littérature, du Roi Lear de Shakespeare et des Idylles du Roi de Tennyson au roi Arthur et autres légendes héroïques.

Pourquoi de la photographie au Musée des Beaux-Arts de Gand ?

Julia Margaret Cameron, peut-être plus que tout autre, a réussi à élever la photographie au rang de l’art tel que nous le connaissons. Elle aspirait à « anoblir la photographie et à lui assurer le caractère et les usages de l’Art en associant le réel et l’idéal et en ne sacrifiant rien à la Vérité par toute la dévotion possible à la poésie et à la beauté ». Elle situait sa photographie dans le contexte de l’art ancien et moderne, l’apparentant à la peinture, la sculpture et le dessin.

En 1868, le South Kensington Museum (actuel Victoria & Albert Museum) met à sa disposition deux salles à proximité de celles consacrées à son impressionnante collection de peintures qui lui servent de studio de portrait, faisant d’elle sa « première artiste en résidence ». Ses photographies s’apparentent effectivement à des tableaux et dessins non seulement par leurs sujets et leurs compositions inspirés des maîtres anciens (et modernes), mais également par leur taille relativement importante, leur flou artistique et leurs jeux contrastés d’ombres et de lumières.

Une occasion unique

Cette année marque le 200e anniversaire de la naissance de la photographe. Par sa présentation de l’exposition Julia Margaret Cameron (1815-1879), pionnière de la photographie, le Musée des Beaux-Arts de Gand est le seul musée en Europe à célébrer cet anniversaire.

L’exposition réunit des œuvres provenant de la riche collection du Victoria & Albert Museum, qui fut non seulement le seul à exposer les œuvres de J. M. Cameron de son vivant, mais aussi le premier à constituer une importante collection de ses photographies en les achetant de l’artiste. Julia Margaret Cameron (1815-1879), pionnière de la photographie offre une occasion unique de découvrir des œuvres de cette grande dame de la photographie qui n’ont jamais été présentées à l’extérieur de la Grande-Bretagne.

Gerrie SOETAERT

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Julia Jackson, 1867

(610 x 510 x 40 mm)

Tirage à l’albumine d’un négatif au collodion humide.

© Victoria and Albert Museum, London.

 

Renseignements généraux

http://www.mskgent.be/fr/informations-pratiques

 

Biographie de Julia Margaret Cameron (1815-1879)

1815. Julia Margaret Pattle est née à Calcutta le 11 juin 1815, quatrième de sept sœurs. Son père occupe un poste de haut fonctionnaire à la Compagnie britannique des Indes orientales et sa mère descend de l’aristocratie française.

Elle fait la majeure partie de ses études en France.

1834. Retour en Inde.

1836. Rencontre Charles Hay Cameron au cap de Bonne-Espérance. Le couple se marie en 1838 à Calcutta, où naîtront quatre de leurs enfants. Cameron est fonctionnaire à Calcutta et possède des plantations de caoutchouc et de café à Ceylan.

John Herschel initie Julia à la photographie en 1836.

1848. Charles Hay Cameron prend sa retraite et la famille s’installe en Angleterre, où naîtront deux enfants. Ils vivent à Tunbridge Wells, Kent, East Sheen et Putney, à Londres, avant de se fixer sur l’île de Wight en 1860.

Fréquente le salon tenu par sa sœur Sara Prinsep dans sa résidence londonienne, Little Holland House, où elle fait la connaissance de divers artistes et écrivains.

1863. Sa fille et son gendre lui font cadeau son premier appareil photo.

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Mary Hillier, 1864-66

(570 x 420 x 40 mm)

Tirage à l’albumine d’un négatif au collodion humide.

© Victoria and Albert Museum, London.

1864. Première photo réussie en janvier 1864.

Première exposition de son travail en mai 1864 (Photographic Society, Londres) ; commence à vendre ses photos par l’entremise de la galerie P. & D. Colnaghi and Co. à Londres.

1865. Réalisation de la série Fruits of the Spirit, qu’elle présente au British Museum.

Elle expose son travail au South Kensington Museum ; communique régulièrement avec le directeur du Musée, Henry Cole. Le Musée réunit une importante collection de ses œuvres sous la forme d’acquisitions ou de dons offerts par Cameron. Présente son travail à Londres, à Berlin et à Dublin.

1866. Le South Kensington Museum met deux salles à sa disposition qui lui servent de studio de portrait.

 

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Julia Jackson, 1867

(610 x 510 x 40 mm)

Tirage à l’albumine d’un négatif au collodion humide.

© Victoria and Albert Museum, London.

1867, 1872, 1873. Participe aux expositions universelles et internationales de Paris, Londres et Vienne.

1874. Écrit Annals of My Glass House, un texte autobiographique qui sera publié pour la première fois en 1889.

1874-75. Publie Illustrations of Tennyson’s Idylls of the King, and Other Poems, comprenant 25 photographies.

1875. Julia et son mari s’installent à Ceylan, où leurs deux fils ainés s’occupent de la gestion des plantations de café familiales. Ralentit ses activités professionnelles.

1879. Julia Margaret Cameron meurt à Ceylan.

1892. Le travail de Cameron est montré en Belgique pour la première fois dans le cadre de l’Exposition de l’art photographique anglais au Cercle Artistique et Littéraire à Bruxelles.

12:08 Écrit par Bernard dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |