08/03/2015

Conceptions grotesques d’un peintre raté…

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À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, les autorités nazies qualifient plusieurs œuvres d’art moderne présentes dans les musées allemands de « dégénérées » et souhaitent les liquider.

Il s’agit de productions « marquées par – ou conduisant à – la perte des qualités aryennes. Sont d’abord visés les apports d’artistes d’origine juive, “bolcheviques” (engagés peu ou prou “à gauche”) ou “cosmopolites”. L’expressionnisme et ses confins (postimpressionnisme, fauvisme, cubisme) sont les principaux ennemis à abattre. Leur sont reprochés un parti pris formel “irréaliste”, fruit d’une vision “malade”, voire “débile”, un primitivisme “négroïde”, une thématique étrangère aux stéréotypes de la culture nazie, vouée à l’exaltation de la famille, de la virilité et des vertus guerrières, ainsi que, de manière plus implicite, mais sans doute plus fondamentale, le privilège accordé à la subjectivité, en opposition radicale à la primauté du collectif que postule toute idéologie totalitaire » (Jean-Patrick Duchesne, dans le catalogue de l’exposition).

Le 30 juin 1939, la très réputée Galerie Fischer organise une vente aux enchères historique, au Grand Hôtel National à Lucerne, de 108 peintures et 17 sculptures de 39 artistes sélectionnées au sein des musées allemands. Elle réunit des noms parmi les plus grands : Paul Gauguin, Vincent Van Gogh, Marc Chagall, James Ensor, Henri Matisse, Georges Braque, André Derain, Maurice De Vlaminck, Amedeo Modigliani, Oskar Kokoschka, Otto Dix, George Grosz, Paul Klee, August Macke, Marie Laurencin ou encore Pablo Picasso...

L'État belge est présent à la vente, de même qu’une délégation liégeoise qui a réuni de gros moyens. La Belgique acquiert plusieurs œuvres pour les musées d’Anvers et de Bruxelles tandis que Liège achète neuf toiles exceptionnelles [1] qui font actuellement partie des œuvres majeures des collections de la Ville.

C’est autour de ce noyau que s’organise l’exposition « L’art dégénéré selon Hitler » présentée jusqu’au 29 mars 2015 au sein de la Cité Miroir à Liège, un événement qui, pour la première fois, réunit une grande part des œuvres vendues à Lucerne et sont aujourd'hui dispersées à travers le monde dans des collections privées et publiques, quand elles n’ont pas été détruites ou n’ont pas disparu durant la guerre.

L’exposition est en outre étoffée par divers documents évoquant le contexte historique de la vente.

INFOS PRATIQUES

Date(s) :

Jusqu’au dimanche 29 mars 2015 – 18h00.

Horaires :

Du lundi au vendredi, de 9h à 18h

Samedi et dimanche, de 10h à 18h

Dernière entrée pour l'exposition : 17h - Vestiaire obligatoire

Nocturne : mercredi 25 mars - dernière entrée à 20h

Lieu :

La Cité Miroir – Espace Georges Truffaut

Place Xavier Neujean, 22 – 4000 Liège

Tél. +32 (0)4 230 70 50

info@citemiroir.be

Tarifs :

Groupe (min. 10 pers.) : 8 €

Individuel adulte : 12 €

Groupe scolaire : 5 €

Article 27 : 1,25 €

Moins de 14 ans : gratuit

Possibilité de visites guidées via l'asbl Art&Fact :

http://www.artfact.ulg.ac.be/visite-guidee-exposition-art...

La visite de cette exposition donne librement accès à l'exposition « Notre Combat », à l'exposition « Les Achats de Paris » au BAL, à l'exposition « Artistes dégénérés » de la Galerie Wittert et à une entrée pour le Grand Curtius.

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Le catalogue – il est magnifique –, édité par le commissaire de l'exposition Jean-Patrick Duchesne aux Collections artistiques de l'Université de Liège, est en vente à la librairie de La Cité Miroir (2e étage) au prix de 30€.

Contact librairie :

Tél. 04/250.99.59

Table des matières :

– Lucerne, le 30 juin 1939. Des tableaux « d’art dégénéré » pour Liège et la Belgique (par Jean-Patrick Duchesne)

– Vente de Lucerne : un choix dans « l’art dégénéré » (par Yves Dubois)

– Étude technique et matérielle des tableaux liégeois (par Catherine Defeyt et David Strivay)

– Les achats de Paris (par Christelle Schoonbroodt)

– Paysage artistique d’une ville de province. Esquisse sur l’état de la peinture et du goût à Liège dans l’entre-deux-guerres (par Yves Randaxhe)

– De la vente de Lucerne à l’affaire Picasso. Points de vue actuels (par Julie Bawin)

– L’architecture moderne à Liège dans les années 1930 (par Sébastien Charlier)

– Chagall, Ensor, de Vlaminck, Laurencin : artistes « dégénérés » aux Collections artistiques de l’Université de Liège (par Stéphanie Reynders)

– Catalogue des œuvres vendues par la Galerie Fischer à Lucerne le 30 juin 1939

Bernard DELCORD

L'art dégénéré selon Hitler – La vente de Lucerne, 1939, ouvrage édité par Jean-Patrick Duchesne, Liège, Collections artistiques de l’Université de Liège, octobre 2014, 231 pp. en quadrichromie au format 21 x 27 cm sous couverture brochée en couleurs, 30 


[1] La Mort et les Masques (1897) par James Ensor, La famille Soler (1903) par Pablo Picasso, Le cavalier sur la plage (1904) par Max Liebermann, Chevaux au pâturage (1910) par Franz Marc, Le sorcier d’Hiva Oa ou Le Marquisien à la cape rouge (1920) par Paul Gauguin, La maison bleue (1920) par Marc Chagall, Le Déjeuner (1923) par Jules Pascin, Portrait de jeune fille (1924) par Marie Laurencin et Monte-Carlo (1925) par Oskar Kokoschka.

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26/01/2015

Tissages et métissages...

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Cristóbal Balenciaga, Antonio Cánovas del Castillo, Sonia Delaunay, Mariano Fortuny, John Galliano, Natalia Gontcharova, Marc Jacobs, Rei Kawakubo, Patrick Kelly, Kenzo, Mainbocher, Martin Margiela et les Six d'Anvers, Alexander McQueen, Issey Miyake, Edward Molyneux, Rick Owen, Lola Prussac, Paco Rabanne, Elsa Schiaparelli, Riccardo Tisci, C.F. Worth, Yohji Yamamoto...

Qu'ils soient Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges, Russes, Américains ou Japonais, tous ces légendaires créateurs ont en commun d'avoir quitté leur pays natal pour faire de Paris leur ville d'adoption ou leur terrain d'expérimentations.

Basée sur ce constat, une belle exposition intitulée est présentée dans la capitale française jusqu’au 31 mai 2015 au Musée de l'histoire de l'immigration – installé dans les murs du magnifique Palais de la Porte Dorée [1] –, en partenariat avec le Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris.

Elle retrace l'histoire de la mode vestimentaire française par le prisme de l'histoire de l'immigration et révèle comment la haute couture et le prêt-à-porter parisien se sont enrichis de ces différents parcours au point de proclamer Paris capitale internationale de la mode.

Son catalogue, intitulé lui aussi Fashion Mix–Mode d’ici. Créateurs d’ailleurs, a été publié par les Éditions Flammarion et il est l’œuvre d’Olivier Saillard (directeur du musée Galliera), de Cally Blackman (maître de conférence à la Central Saint Martins School), de Tsujita Kaya (docteure en histoire), de Miren Arzalluz (historienne de la mode et commissaire indépendante) et d’Anne Diatkine, journaliste de Libération, qui mène tous les entretiens de l'ouvrage.

Celui-ci ambitionne de mettre en lumière cette synergie qui fait l'histoire de la mode parisienne et mondiale à travers des essais retraçant les diverses étapes de création : les grandes écoles internationales et leur présence à Paris (l'Académie d'Anvers, la Saint Martins School, les écoles italienne, américaine, japonaise...), la confection de mode dans les maisons parisiennes, jusqu'aux défilés qui comptent tant de mannequins d'origines étrangères.

Ces textes sont enrichis de paroles retranscrites de grands couturiers ayant vécu ou vivant dans la capitale et étoffés d'une superbe iconographie mêlant sciemment des fac-similés de documents (cartes de séjour, factures...) et de photographies de vêtements féminins et masculins, chaussures et accessoires.

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Renseignements pratiques concernant l’exposition :

Palais de la Porte Dorée, 293 avenue Daumesnil 75012 Paris.

Du mardi au vendredi de 10h à 17h30. Samedi et dimanche de 10h à 19h.

Tarif unique : 6 euros. Ce tarif inclut le droit d’entrée à l’exposition permanente et à toutes les expositions temporaires du musée. L'entrée est gratuite pour les moins de 26 ans et pour tous les visiteurs le premier dimanche du mois.

Réservations pour les groupes : 00 33 1 53 59 64 30 – reservation@histoire-immigration.fr

Bernard DELCORD

Fashion Mix–Mode d’ici. Créateurs d’ailleurs, ouvrage collectif, Paris, Éditions Flammarion, novembre 2014, 176 pp. en quadrichromie au format 21,2 x 28,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 35 € (prix France)


[1] Le Palais est situé à l’Est de Paris, dans un ensemble Arts-Déco exceptionnel classé monument historique. Laprade, Ducos de la Haille, Janniot, Sube, Prouvé, Ruhlmann... autant de grands noms qui ont signé l’architecture, la décoration et les aménagements du bâtiment.

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13/01/2015

De la BD à la BRAFA 2015

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La BRAFA (Brussels Antiques and Fine Art Fair) qui ouvrira ses portes sur le site de Tour et Taxis à Bruxelles du 04-01-2015 au 01-02-2015 est une des plus prestigieuses foires d’art et d’antiquités d’Europe, où toutes les œuvres d’art présentées sont à vendre. Qualité optimale et authenticité comptent parmi ses exigences.

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C’est une foire éclectique offrant avec une très large variété de spécialités depuis l’Antiquité jusqu’au XXIe siècle : archéologie, arts primitifs, arts asiatiques, argenterie, bijoux, numismatique, mobilier et objets d’art de la Renaissance à nos jours, vintage, tableaux anciens et modernes, art contemporain, sculpture, céramique, porcelaine, tapis, tapisseries, dessins, bandes dessinées, gravures, livres anciens et modernes, photographie et autographes.

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Parmi ses nombreux exposants, épinglons la galerie Champaka Bruxelles & Paris qui y présente au stand n°50 des planches sur le thème « Transatlantique(s) », cet océan qui unit deux pôles de la création en bande dessinée : l’Europe et l’Amérique. Un mot évocateur qui favorise autant d'appels au voyage, ce dernier nourrissant depuis toujours la magie de la bande dessinée et de l’illustration. Chaque artiste y révèle une part essentielle de sa personnalité.

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Créateurs d’univers

L’espace d’exposition de la galerie Champaka à la BRAFA met en évidence la créativité et le talent de Jacques de Loustal, André Juillard, Miles Hyman, Joost Swarte, Philippe Berthet, Guido Crepax, Ever Meulen, Frank Pé, Antonio Lapone, Luis Royo, Hugo Pratt, Louis Joos, Javier Mariscal, Idir Davaine, Yann Kebbi, Ruben Pellejero, François Schuiten et Theo Van den Boogaard.

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Arts de bande dessinée

Il y a cinq ans, la Galerie Champaka faisait entrer la bande dessinée au Grand Sablon, le quartier des arts à Bruxelles. Trois ans plus tard, elle accostait à Paris, en bordure du Centre Pompidou. Dans ses deux espaces de 150 m² chacun, elle témoigne avec éclat de la force des créateurs actuels de bande dessinée. Héritiers des grands maîtres du passé, ils perfectionnent sans cesse une technique de narration qui fait de la bande dessinée un art contemporain majeur.

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BRAFA

Du 24 janvier 2014 au 1er février 2014 de 11h à 19h

Tour & Taxis - Avenue du Port 86C - 1000 Bruxelles

Nocturne le jeudi 29 janvier 2015 jusqu’à 22h00

 

Prix d’entrée :

Individuel : 20 €

Groupes (≥ 10 pers.) : 10 € par personne

≤ 26 ans : 10 €

≤ 12 ans : gratuit

 

Galerie Champaka Bruxelles :

27, rue Ernest Allard - B-1000 Bruxelles - Belgique

Tel : + 32 2 514 91 52 - sablon@galeriechampaka.com

Mercredi à samedi : 11h00 à 18h30

 

Galerie Champaka Paris :

67, rue Quincampoix -F-75003 Paris - France

Tel : +33 1 57 40 67 80 - beaubourg@galeriechampaka.com

Mardi à samedi : 12h00 à 19h00

 

www.galeriechampaka.com

 

Relations presse : Viviane Vandeninden

viviane.vandeninden@klach.be Tél. + 32 2 351 26 10 - GSM + 32 472 31 55 37

09/11/2014

Rock'n roll & bande dessinée

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29/09/2014

Portraits du Rift

PORTRAITS du RIFT - Photographies de Benoît Feron. 

 Exposition du 1er au 24 octobre 2014. 

Vernissage le 30 septembre

 Hangar H18, place du Châtelain, 18 à Ixelles.  

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Une exposition exceptionnelle de photographies des peuples survivants de la Vallée du Rift, berceau de l’humanité, à l’Est de l’Afrique. 

Un témoignage photographique unique tout au long du Rift oriental, de Djibouti à la Tanzanie, de l'Ethiopie au Kenya, où des peuples, d' une grande diversité, maintiennent leurs traditions séculaires et leur identité.

Une rencontre hors du commun à travers une quarantaine de portraits grand format et inédits d'hommes, de femmes et d'enfants du Rift, issus entre autres des tribus Massai, Turkana, Samburu, Rendilé, Surma, Karo et Nyangatom. Corps peints, bijoux, scarifications nous sont révélés comme de véritables œuvres d’art.

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Benoît Feronphotographe belge, photographie depuis 10 ans ces peuples. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « Surma, faces and Bodies » à la Renaissance du Livre en 2007, et de plusieurs expositions, telle que "African Skins" à la Galerie Young.

Informations : Exposition gratuite ouverte au public du 1er au 24 octobre, du mardi au vendredi de 12h00 à 18h00, samedi et dimanche de 11h00 à 18h00

Adresse : Hangar H18, Pl du Châtelain 18, 1050 Bruxelles. 

Site internet de Benoît Feron : www.regards-passion.com

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03/08/2014

Exposition « La Bataille de Mons »

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Une exposition exceptionnelle pour un événement exceptionnel : la bataille de Mons !

Du 3 août au 11 novembre, deux dates symboliques de la Grande Guerre, la Maison de la Mémoire (2, rue des Sœurs Noires à B-7000 Mons) présentera une exposition consacrée à la bataille de Mons du 23  août 1914.

Cette exposition sera très différente de celle présentée au même moment au BAM par le Mons Memorial Museum.

Une belle occasion de faire coup double !

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L’OBJECTIF DU PROJET

La commémoration de la Première Guerre mondiale est un événement à caractère international. Le monde entier est concerné par cet important épisode de l’histoire. Il est donc normal que la Belgique, comme d’autres pays européens, organise une série de manifestations en mémoire de cette guerre. Ce que le public a oublié ou ignore, c’est que la ville de Mons a été le théâtre de la première bataille, le 23  août 1914, entre Allemands et Britanniques. Il était donc judicieux de mettre sur pied dans la capitale du Hainaut une série d’événements liés à cette bataille.

De plus, beaucoup de Britanniques connaissent Mons. Cette ville fait partie de leur histoire, grâce à la légende des Anges de Mons. Il est évident qu’un certain nombre d’entre eux s’y déplaceront à l’occasion de cet anniversaire.

 

LES GRANDES LIGNES DU PROJET DE LA MAISON DE LA MÉMOIRE

Au cours de la guerre, plusieurs Montois ont tenu des journaux de guerre, souvent jour après jour. Ce sont-là des témoignages directs de leur perception immédiate des événements. Trois de ces journaux de guerre, ceux d’Adolphe Hambye, d’Émile Lebas et d’Hélène Dinsart, constituent le fil conducteur de cette exposition. Des photos d’époque, tirées du Fonds d’archives photographiques sur Mons d’André Faehrès, illustrent les événements et les lieux où ceux-ci se sont passés.

L’exposition, qui se tient dans les magnifiques locaux d’un ancien monastère de bénédictines, commence par un rappel du contexte et par la présentation des rédacteurs de ces journaux de guerre. Elle s’attache ensuite à expliquer, de la manière la plus claire possible, ce qui s’est passé à Mons le 23 août, jour de la « bataille de Mons », premier affrontement de la guerre entre soldats allemands et britanniques. Les premiers mois de l’Occupation sont évoqués dans la troisième partie de l’exposition. Enfin, la dernière aile du cloître montre combien ce conflit a marqué la mémoire collective et comment il continue à être commémoré un siècle plus tard.

La légende des Anges de Mons est évoquée par des artistes dans la chapelle. De plus, une composition musicale originale a été créée pour l’occasion.

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Éclaireur anglais du 15e Hussard à la Chaussée du Rœulx

© Collection Ville de Mons

 

L’ÉQUIPE ORGANISATRICE

Il s’agit d’une équipe de jeunes historiens :

Sébastien HABETS, coordinateur

Corentin ROUSMAN, archiviste de la Ville de Mons

Mathilde WATTIER, professeur d’histoire

Patrick DELCORD, professeur d’histoire également.

Ils ont été épaulés efficacement par des spécialistes expérimentés :

André FAEHRES, détenteur du Fonds d’Archives photographiques sur Mons

Pierre MOINY, secrétaire de la Maison de la Mémoire

Jean SCHILS, président de la Maison de la Mémoire

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Passage des troupes allemandes sur la Grand-Place, le 24 août 1914

Photographe : Paul Lebon. Collection André Englebert.

 

QUELQUES PRÉCISIONS

L’exposition se tient dans le cloître et dans la chapelle des Ateliers des FUCaM. (Facultés universitaires catholiques de Mons)

Pendant la durée de l’exposition et pour plusieurs mois, la rue du Grand Trou Oudart sera interdite à la circulation automobile. Le parking sera donc condamné et l’entrée des Ateliers se fera par le numéro 2 de la rue des Sœurs Noires.

Cette exposition est organisée par la Maison de la Mémoire en collaboration avec les Cours des Métiers d’Art du Hainaut et la Fédération du Tourisme de la province de Hainaut, avec le soutien de la Ville de Mons.

Elle est accessible gratuitement.

Informations pratiques :

Du 3 août au 11 novembre 2014

Ouvert en semaine de 9 à 12 h et de 14 à 17 h

Les samedis et dimanches de 14 h à 17 h

Entrée libre

Contact : Pierre Moiny (tél. 00 32 65 66 69 14)

Maison de la Mémoire – Ateliers des FUCaM

Rue des Sœurs Noires, 2 – 7000 MONS

Entrée par la rue du Grand Trou Oudart

http://www.mmemoire.be

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16/05/2014

Un génie à l'œuvre...

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C'est 120 ans après la disparition de Gustave Caillebotte (1848-1894) que 43 chefs d’œuvre du peintre sont exposés au grand public jusqu'au 20 juillet 2014 dans la propriété yerroise où ils ont été peints.

Ce rendez-vous majeur de l’impressionnisme est d’autant plus exceptionnel que ces œuvres n’ont, pour la plupart, jamais été exposées ou très peu, car appartenant à la famille de l'artiste et à des collectionneurs privés.

Écoutons le commissaire de l'événement :

« Gustave Caillebotte a été l'un des artistes les plus importants, les plus actifs et les plus originaux de l'histoire de la peinture impressionniste. Ses tableaux comptent aujourd'hui parmi les chefs-d'œuvre de l'époque, par la nouveauté de leur représentation et l'audace de leur point de vue. Ils ont Paris pour sujet. Caillebotte a aussi représenté la nature et les loisirs à la campagne, au bord de l'eau. Ses tableaux, "L'Yerres, effet de pluie", "Canotier au chapeau haut de forme", "Pêche à la ligne", "Les Périssoires", "Canotiers ramant sur l'Yerres", "Le jardin potager, Yerres", sont aussi extraordinaires et inoubliables que ses vues urbaines : ils ont pour la plupart été peints entre 1875 et 1879 dans sa propriété à Yerres, dans l'Essonne, à quelques kilomètres de Paris. Ils ont pour sujet son parc, les bords de sa rivière, les canotiers et leurs embarcations. (...)

Issu d’une famille aisée, Caillebotte évolue dans l’univers cossu de la bourgeoisie parisienne. Yerres et ses environs étaient particulièrement prisés par ces familles, souhaitant se retrancher de temps en temps à la campagne. La vallée de l’Yerres offrait un cadre propice au repos, à la promenade. De magnifiques demeures illustrent cette empreinte bourgeoise dans la région... »

Publié chez Flammarion à Paris et intitulé Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme, le remarquable catalogue de l'exposition en rend compte avec des études de Serge Lemoine, professeur émérite à la Sorbonne et ancien président du musée d’Orsay, et de Dominique Lobstein, historien de l'art, qui fournissent des commentaires précis pour chacune des œuvres magnifiquement reproduites.

Ajoutons que des musées français (musée d’Orsay, musée Marmottan Monet, musée des Beaux-Arts de Rennes) et étrangers (Indiana University Art Museum de Bloomington, National Gallery de Washington) ont également apporté leur concours à cette exposition unique.

Un événement à ne pas rater !

Bernard DELCORD

Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme, par Serge Lemoine et Dominique Lobstein, biographie chronologique de Gilles Chardeau, préface de Nicolas Dupont-Aignan, Paris, Éditions Flammarion, mars 2014, 166 pp. en quadrichromie au format 21,5 x 27,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 25,50 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition « Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme » du 5 avril au 20 juillet 2014, à la Propriété Caillebotte (Ferme Ornée 8, rue de Concy à F-94520 Yerres, dans l'Essonne), ouverte tous les jours (sauf le lundi) de 10h à 18h, le dimanche de 10h à 19h, ainsi que les jours fériés (lundi inclus).

Nocturnes vendredi et samedi jusqu’à 20h30.

Billetterie sur place à la Ferme Ornée ou en ligne sur www.proprietecaillebotte.com.

Tarifs :

Yerrois, Val d'Yerrois : tarif plein 5 € / réduit 3 € / enfant de - de 12 ans gratuit / enfant de 12 à 18 ans 3 € / famille (2 adultes et 1 enfant payant) : gratuit pour le 2e enfant.

Le livret de l'exposition et le livret jeux pour les enfants sont en libre service à l'accueil de la Ferme Ornée.

Sites :

www.proprietecaillebotte.com

facebook.com/laproprietecaillebotte

twitter.com/caillebotte2014

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