21/02/2011

Participez à la 5e Grande Bourse aux Livres de Saint-Nicolas !

Pour la cinquième édition de sa Grande Bourse aux Livres, la Maison de la Laïcité de Saint-Nicolas reçoit trois écrivains belges : Charles Susanne, un essayiste de renommée, Nathalie Marly et Chris Collins, deux auteurs en pleine ascension.

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Né à Ixelles en 1943, Charles Susanne fut d’abord diplômé de l’École Normale Charles Buls en 1962, avant d’entreprendre des études de biologiste à l’ULB qui le mèneront au doctorat en biologie dès 1969. Bilingue parfait, il enseigne à la VUB et à l’ULB la biologie et la génétique humaine. Scientifique de renommée mondiale, il est professeur honoris causa de plusieurs universités, directeur de divers programmes Erasmus et président de l’European Anthropological Association, de l’European Association of Global Bioethics et du Groupement des anthropologistes de langue française. Engagé dans les combats de la laïcité, il multiplie ouvrages et conférences pour promouvoir les théories de l’évolution et combattre les obscurantismes de tout poil. Son ouvrage Science et Religion : Guerre ou Paix ? (Mémogrames Éditions de la Mémoire à Bruxelles) s’inscrit dans ce combat quotidien pour une humanité émancipée des tabous religieux.

Instants frivoles.jpg

Licenciée en Arts et Sciences de la Communication à l'Université de Liège, Nathalie Marly a travaillé pendant dix ans comme journaliste à la RTBF. Elle a notamment présenté l’une des émissions phares de la RTBf, Appel à Témoins. Actuellement, elle gère une société de communication et de production, MarlyProductions. Mariée et maman d'une petite fille, cette Verviétoise publie à 29 ans son premier roman, Au nom du père. Elle rédigera ensuite des ouvrages financiers avant de se lancer un nouveau défi, écrire un recueil de nouvelles : Instants Frivoles (Éditions Dricot à Liège).

L'Étoile de l'Est.jpg

Né en 1970 sur les bords de Meuse, Christophe Collins ne les a jamais quittés. Sauf pour voyager, aux quatre coins du globe et dans plusieurs galaxies très très lointaines. Il n’en est pas à son premier essai. Aujourd'hui, il se réinvente en auteur de polar et vous plonge, à Liège, dans un chaudron bouillant où se croisent personnages et situations, aventures et actions, sexe et mystère, symbolisme et regard de maçon. Initié au Rite Français, il a promis de ne pas trop en dire sur les Grands Secrets de la Maçonnerie. Tout ce qu'il écrit est donc du domaine de l'imaginaire –sauf ce qui ne l'est pas– dans L’étoile de l’Est (Éditions 3Cinq7 à Liège).

Samedi 26 février 2011, de 9h à 14 heures, venez nombreux à la Maison de la Laïcité (rue de la Libération 20 à 4420 Saint-Nicolas) pour partager le plaisir de lire !

21:49 Écrit par Bernard dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2010

Refaisons un rêve…

 

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Les rapports entre les USA et l’Europe ne furent jamais simples, jamais stables, jamais équilibrés mais toujours passionnés. Et voilà qu’ils deviennent ces jours-ci passionnants, en raison de l’exposition intitulée L'Amérique, c'est aussi notre histoire ! qui tient ses assises à Bruxelles sur le site magnifiquement rénové de Tours & Taxis.

Organisée par le Musée de l’Europe sous l’œil vigilant de son ancien (le brillant essayiste Élie Barnavi) et de son actuel directeur scientifique (le fameux professeur et philosophe Krzysztof Pomian) assistés d’une belle brochette d’historiens et de « metteurs en scène », cette manifestation, qui met en exergue, à travers d’extraordinaires reconstitutions de décors, la civilisation commune entre les deux rives de l’Atlantique nord, est construite autour de quatre mouvements de balancier.

En voici le détail, tel que présenté par nos deux savants :

Prologue : “America! America!”

Ce montage cinématographique introduit le visiteur dans le monde magique d'une Amérique passée au prisme de l'imaginaire européen. Car pour des générations d'Européens, l'Amérique, c'est le cinéma. Le cinéma a construit l'imaginaire américain des Européens. Westerns et comédies musicales, films de guerre et d'action, thrillers et road movies ont façonné sans relâche l'image qu'ils se sont fait, génération après génération, d'une Amérique indéfiniment rêvée.

L'Amérique européenne (1620-1783)

Lorsqu'ils entreprennent de coloniser l'Amérique du Nord, les Européens n'y voient qu'un chapitre de plus d'une aventure impériale entamée dès le milieu du XVsiècle.

Les choses vont tourner autrement. Les colons venus d'Europe prennent racine en terre américaine et se découvrent peu à peu américains. Animés d'idéaux politiques nés dans leur patrie d'origine, enrichis par le commerce avec l'Europe et profitant des rivalités entre puissances coloniales, ils s'émancipent de leur tutelle et fondent un nouvel État. Les libéraux européens emportent ainsi outre-Atlantique leur première victoire politique. Le laboratoire américain ne tardera pas à faire des émules.

Le visiteur découvre ici l'épopée des « Pères Pèlerins » et l'affrontement entre les puissances européennes pour la maîtrise du continent, mais aussi la vie quotidienne des Indiens d'Amérique et celle des esclaves que les marchands européens commencent à importer d'Afrique.

Cette partie débouche sur la révolution américaine qui, armée des idées et des idéaux des Lumières, chasse les Britanniques avec l'aide d'Européens et fonde une nouvelle république : les États-Unis d'Amérique.

L'Amérique américaine (1783-1917)

La statue de la Liberté, don du peuple français au peuple américain (1886) symbolise bien le long XIXsiècle, de la fin de la guerre d'Indépendance à la Première Guerre mondiale.

Une nation aux dimensions du continent s'affirme, puis sombre dans une effroyable guerre civile –la Guerre de Sécession–, avant d'en sortir plus forte grâce au génie de ses institutions, à l'activité de ses citoyens, à l'inépuisable richesse d'un pays immense... et au flux d'immigrés venus d'Europe.

Une Europe fascinée, où bien peu comprennent que l'Amérique lui montre son propre avenir. Mais une Europe qui fascine tout autant l'Amérique, qui y cherche ce qui lui manque : une histoire et du raffinement.

C'est l'histoire d'une Amérique qui se veut maîtresse sur son territoire, tout en se construisant grâce à l'immigration européenne. Le visiteur est invité à découvrir le melting-pot américain en devenir en s'engageant sur la passerelle d'un navire de la Red Star Line, puis à vivre l'aventure de la conquête de l'Ouest.

L'Europe américaine (1917-1989)

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« La Fayette, nous voilà ! » : le mot célèbre, prononcé le 4 juillet 1917 par un officier du Corps expéditionnaire américain sur la tombe du héros français de l'indépendance des États-Unis, illustre une période marquée par le retour des Américains en Europe.

De la Première Guerre mondiale à la Seconde, de celle-ci à la guerre froide, et jusqu'à l'effondrement de l'Union soviétique, les États-Unis s'imposent comme l'une des deux puissances majeures de la planète et la gardienne de la prospérité et de la liberté du Vieux Continent.

C'est un parcours richement illustré que découvre le visiteur. La tragédie des cimetières militaires se mêle à la découverte émerveillée de l'American Way of Life débarquée dans les fourgons des libérateurs.

L'Europe et l’Amérique (1989-2010)

Depuis l'effondrement de l'Union soviétique, les États-Unis apparaissent comme l'unique « hyperpuissance ». L'Europe, elle, a plutôt bien réussi l'intégration des peuples restés longtemps sous domination communiste, s'est dotée d'une monnaie unique et progresse tant bien que mal sur la voie de son unification. Un ordre mondial est mort, un autre se cherche à tâtons, à travers crises et conflits, où les deux partenaires atlantiques peinent à définir leur relation.

Deux temps scandent ce bref moment historique. Le premier, qui est celui d'une certaine incompréhension entre les deux rives de l'Atlantique, coïncide avec la seconde guerre du Golfe ; le second, marqué par l'apaisement, se déroule sous nos yeux. Et l'exposition s'achève sur un film empreint d'optimisme, qui reprend les grands moments de cette histoire partagée, avant de poser la question du nouvel « atlantisme » à construire au bénéfice des deux partenaires, comme du monde entier.

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Soulignons aussi qu’une série d’œuvres de jeunes artistes ou d'artistes confirmés jalonnent le parcours de l'exposition (Gary Hill, Thomas Israël, Bosse Sudenburg, Jems Robert Koko Bi, Michel Marc Bouchard, Sven ’t Jolle, Dominic McGill, Richard Kenigsman, Santos Hevia et Isabelle de Borchgrave).

Une manifestation qui donne l’occasion, le temps d’une visite, de refaire le rêve américain de nos ancêtres…

Bernard DELCORD

Site de Tour & Taxis, 86 C avenue du Port – 1000 Bruxelles

Expo du 15 octobre 2010 au 9 mai 2011

Du lundi au vendredi : 9h00 à 17h00, mercredi jusque 21h00

Samedi, dimanche et jours fériés : 10h00 à 19h00

Vacances scolaires : 10h00 à 19h00

Plein tarif : 10 €

Tarifs réduits (seniors, chômeurs, étudiants, personnes avec un handicap) : 8 €

Groupes adultes (à partir de 15 personnes) : 8 €

Enfants (6-18 ans) : 8 €

Enseignants sur présentation d’un justificatif professionnel : 6 €

Groupes scolaires : 6 €

Groupes de jeunes entre 6 et 18 ans (à partir de 15 personnes) : 6 €

Enfants en dessous de 6 ans : gratuit

Article 27 accepté

Réservation obligatoire pour les écoles et les groupes (visite libres et guidées) Par téléphone au +32 2 549 60 49 du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et 13h30 à 17h00 ou par e-mail à info@expo-europe-usa.be

15:56 Écrit par Bernard dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2010

Un continent où les rêves parurent bien réels…

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Du 4 décembre 2010 au 28 mars 2011, le Musée des Beaux-Arts de Tournai accueille une superbe exposition intitulée « L'Afrique rêvée », images d'un continent à l'« Âge d'or » de la colonisation 1920-1940, permettant d’admirer de splendides œuvres picturales (d’un maître anonyme des anciens Pays-Bas qui officia durant le premier tiers du XVIsiècle, de Paul Gauguin, de Pablo Picasso, de Constant Permeke, d’Alexandre Iacovleff, d’Auguste Mambour, de Pierre de Vaucleroy, de Fernand Allard l’Olivier, de Djilatendo, d’Albert Lubaki, de Fernand Lantoine, de Charles Allard, de Théo-Pierre Derocher, de Karel De Kesel, d’Auguste Levêque, de Hyacinthe Rigaud, de Fernand Cormon, excusez du peu !), des statues (d’Arthur Dupagne, d’Arsène Matton, de Tom Frantzen), des photographies de Casimir Zagourski, des projets de l’architecte visionnaire Henry Lacoste, des dessins (d’Hergé et de Félicien Rops, notamment), des extraits de films ainsi que divers objets, parfois fort beaux, comme un tabouret sculpté mangbetu ou un trône batuala, ou plus simplement curieux, comme un casque de la Ganza ramené par les participants à fameuse la Croisière noire organisée à l’instigation d’André Citroën entre le 28 octobre 1924 et le 26 juin 1925 à travers l’Algérie, le Niger, le Tchad, l'Oubangui-Chari et le Congo belge.

Les Éditions Racine à Bruxelles en ont édité le superbe catalogue, avec l’aide du commissaire de l’exposition (Jean-Pierre De Rijcke, par ailleurs conservateur du Musée des Beaux-Arts de Tournai), d’une historienne d’art (Régine Remon, directrice du Cabinet des Estampes à Liège), d’historiens (Éric Hennaut, chercheur aux Archives d’Architecture moderne, Patricia Van Schuylenbergh, chef de projets au Musée Royal de l’Afrique Centrale à Tervuren ou encore Caroline Haardt de la Baume, spécialiste de Iacovleff), d’un fin connaisseur de la culture littéraire congolaise (Marc Quaghebeur, directeur des Archives et Musée de la Littérature à la Bibliothèque Royale Albertine de Bruxelles) et d’un grand spécialiste du terrain (Joseph Ibongo, directeur de l’Institut des Musées nationaux à Kinshasa).

Une occasion en or pour se lancer à la redécouverte du « continent mystérieux » !

Bernard DELCORD

« L'Afrique rêvée », images d'un continent à l'« Âge d'or » de la colonisation 1920-1940, ouvrage collectif sous la direction de Jean-Pierre De Rijcke, Bruxelles, Éditions Racine, décembre 2010, 143 pp. en quadrichromie au format 22 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,95 €

 

Musée des Beaux-Arts

Enclos Saint-Martin

7500 Tournai

Téléphone : +32 69 33 24 31

Email : musee.beaux-arts@tournai.be

Site Internet : www.tournai.be/musee-beaux-arts

 

Horaires

10h00 à 12h00 - 14h00 à 17h00

Fermé le mardi & le dimanche matin

Fermé les 24, 25, 26 & 31 décembre 2010 et les 1er et 2 janvier 2010

 

Tarifs

Tarif plein (individuels) : 6,00 €

Tarif réduit : 4,00 € (groupes, seniors, jeunes de 6 à 18 ans, étudiants)

Groupes scolaires : 2,00 €

14:10 Écrit par Bernard dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/10/2010

Fétiches de bonne compagnie

Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 13 octobre 2010 de l’hebdomadaire satirique belge en-ligne Satiricon.be (www.satiricon.be)

Les amateurs de BD connaissent Jacques de Loustal et son graphisme racé, ses couleurs fauves, son trait incisif. Mais Loustal est beaucoup plus qu’un illustrateur qui travaille généralement avec les meilleurs écrivains (comme Jérôme Charyn). Pour s’en convaincre, il faut voir l’exposition « Fétiches & compagnie » qu’il a conçue avec son pote Éric Verhoest. Cet éternel voyageur qui a maintes fois sillonné l’Afrique s’est mis à collectionner les « colons », des statuettes en bois que les artistes noirs sculptent depuis le début du vingtième siècle pour représenter l’homme blanc selon les critères de l’esthétique traditionnelle. À son tour, il les représente sous forme de fusains d’une sobriété et d’une densité égales. Outre la douzaine de ces œuvres monochromes, les cimaises sablonneuses proposent des huiles sur toile et des encres sur papier népalais marouflé qu’on regarde le plus souvent avec délectation tant sont évidentes leurs qualités décoratives. Il y a chez ce natif de Neuilly-sur-Seine un naturel et une force tranquille qui tranchent sur la sophistication et le maniérisme d’une grande partie de l’art « officiel ». L’homme n’aime pas trop les ombres. Son esprit ouvert capte la lumière des arts premiers et nous la restitue avec un sens inné de la stylisation. De sorte que ses créations se reconnaissent au premier coup d’œil, ce qui est la caractéristique des vrais artistes.

Tacite

« Fétiches & Compagnie » par Jacques de Loustal. Jusqu’au 7 novembre 2010 à la Galerie Champaka, 27, rue Ernest Allard – 1000 Bruxelles.

invitation fetiches (Loustal).jpg


 

14:01 Écrit par Bernard dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |