27/03/2016

« La physique donne le combien, la métaphysique le comment. » (Buffon)

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Spécialiste de l'histoire des sciences et des techniques et membre du Centre national belge d'histoire des sciences, Jean C. Baudet, que nous avons déjà présenté dans ces colonnes, estn, on s’en souvient, un philosophe, écrivain et poète belge né à Bruxelles le 31 mai 1944.

Après une double formation en chimie et en philosophie, Jean C. Baudet a enseigné l'histoire des sciences et la philosophie au Congo ex-belge (de 1966 à 1968) puis au Burundi (de 1968 à 1973). Tout en poursuivant son enseignement, il a étudié la biologie à l'Université de Bujumbura.

De 1973 à 1978, il est chercheur en biologie à la Faculté agronomique de Gembloux et à l'Université Paris-VI. En 1978, il revient à la philosophie et fonde, à Bruxelles, la revue Technologia, consacrée à l'histoire des sciences, des techniques et de l'industrie. Depuis 1996, Jean C. Baudet est membre de la rédaction de la Revue Générale (Bruxelles).

Comme philosophe, il étudie le problème de la connaissance, selon l'approche de l'épistémologie historique. Il a spécialement mis en évidence le lien entre science et technique dans la constitution des savoirs.

Auteur prolifique, il a fait paraître de nombreux ouvrages de vulgarisation, parmi lesquels, aux Éditions Vuibert à Paris, après une passionnante Histoire des mathématiques déjà présentée dans ces colonnes, une remarquable Histoire de la physique qui résume vingt-six siècles d'histoire des sciences et fait découvrir, pas à pas, les grands concepts et les figures emblématiques qui ont forgé les bases de la physique moderne en suivant l’évolution d'un cheminement scientifique qui a balancé entre histoire et philosophie.

On peut conclure en assurant que l’auteur fournit dans cet ouvrage une explication claire et précise de l'élaboration des plus grandes théories de notre civilisation.

Une belle performance !

Bernard DELCORD

Histoire de la physique par Jean C. Baudet, Paris, Éditions Vuibert, mars 201(, 333 pp. en noir et blanc au format 17 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 32 € (prix France)

Table des matières :

Avant-propos

Les Grecs : la théorie des éléments

Qu'est-ce que la physique ?

Les cosmogonies

Thalès et les Milésiens

Pythagore et les pythagoriciens

Empédocle d 'Agrigente

Les atomistes

Les astronomes

Platon et Aristote

Archimède et les Alexandrins

Les Romains

Le XVIe siècle : l'instrumentation et l'héliocentrisme

La révolution héliocentrique

L'instrumentation

La chymie

Le XVIIe siècle : la mécanique et la gravitation universelle

De Galilée à Pascal

De Descartes à Varignon

De Salomon de Caus à Leibniz

Newton

Le XVIIIe siècle : la mathématisation de la « philosophie naturelle »

La thermométrie

Les cordes vibrantes

La calorimétrie

Le XIXe siècle : la thermodynamique, l'optique et l'électromagnétisme

La chaleur

L’électricité

Les atomes

De 1895 à 1945 : la structure de l'atome et la physique nucléaire

Les électrons

La radioactivité

Les quanta

La relativité

Les protons et les neutrons

La fission de l'uranium

Du côté des étoiles

De 1945 à nos jours : les particules et la naissance de l'Univers

De plus en plus de particules

Le Modèle standard

La radioastronomie

Le Big Bang

L'âge de l'Univers

Une formule d'Univers

Conclusion

Bibliographie

Index des noms propres

Index des notions

15:48 Écrit par Bernard dans Histoire, Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/02/2016

L'État, c'était lui...

 

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Journaliste, écrivain, chroniqueur à la télévision et à la radio, Henri-Jean Servat excelle à raconter la petite et la grande Histoire.

Avec l’aide du journaliste Mathieu Banq, dans Louis XIV, roi de la démesure, un beau livre-objet publié chez Larousse à Paris, il partage avec le lecteur, dans de brèves notices alertes et bien informées, sa passion pour le Roi-Soleil, le Grand-Siècle et les coulisses de Versailles.

Écoutons leur invitation :

« Vous pensez tout savoir de Louis XIV ? Ses innombrables maîtresses, son goût pour les arts, la guerre contre l'Espagne, la révocation de l'Édit de Nantes, etc. Mais connaissez-vous l'existence de Marie Mancini, le premier et seul véritable amour de Louis ? Saviez-vous qu'il a dû s'exiler enfant, pendant trois ans sur les routes de France, ou qu'à l'âge de cinquante ans, il a épousé en secret Madame de Maintenon ? Auriez-vous deviné que Versailles avait été bâti et détruit plusieurs fois pour répondre aux exigences changeantes du souverain ? Et que dans les couloirs de ce fastueux palais régnait une odeur épouvantable ?

Ouvrez [avec nous] les grilles de ce château splendide pour découvrir les arcanes de la cour et suivez toute l'histoire du règne du Roi-Soleil [1], des événements politiques, économiques et culturels aux plus secrètes préoccupations du souverain. Entrez dans l'intimité de Louis XIV et découvrez comment il se lavait, s'habillait, ce qu'il mangeait, comment il se soignait… »

Leur ouvrage somptueux contient en outre plus de 300 illustrations, parmi lesquelles des documents inédits et des fac-similés exceptionnels comme des plans du château de Versailles et de ses jardins à l'époque de sa construction, une lettre de d'Artagnan à Colbert sur l'arrestation de Nicolas Fouquet, un ordre signé du Louis XIV pour payer les poètes Racine et Boileau, le dessin de la table d'un festin donné par le roi en mars 1680, une lettre de Madame de Maintenon sur la conception de l'école de Saint-Cyr...

Louis XIV roi de la démesure (portrait du roi Louis XIV enfant par Claude Mellan).jpg 

Portrait du roi Louis XIV enfant par Claude Mellan.

Craie noire sur papier, 1644.

Un magnifique voyage dans le temps, à la rencontre du fameux monarque absolu qui assurait avec un peu de désabusement que « quand on peut tout ce que l'on veut, il n'est pas aisé de ne vouloir que ce que l'on doit… »

Bernard DELCORD

Louis XIV, roi de la démesure par Henri-Jean Servat et Mathieu Banq, préface de LL. AA. RR. les princesses Béatrice et Anne de Bourbon des Deux-Siciles, Paris, Éditions Larousse, collection « Les documents de l’Histoire », octobre 2015, 127 pp. en quadrichromie au format 26 x 31 cm accompagnées de fac-similés et sous couverture cartonnée en couleurs, 29,95 € (prix France)

 

[1] Louis XIV est né le 5 septembre 1638 au Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et il est mort le 1er septembre 1715 à Versailles.

14:16 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/02/2016

« Des moutons dirigés par un lion sont plus redoutables que des lions dirigés par un âne. » (Douglas MacArthur)

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Le troisième numéro de la revue « Folle Histoire » dirigée par Bruno Fuligni aux Éditions Prisma à Gennevilliers est consacré aux Bourdes militaires et il s’avère parfaitement réjouissant tout en donnant une fois de plus raison à Georges Clemenceau qui assurait que « la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires » !

Écoutons Bruno Fuligni :

« Des guerres ont été déclenchées pour un seau, un cochon, une taxe sur le whisky ou un match de football. Une bombe atomique a rasé Hiroshima à cause d'une mauvaise traduction. La principauté du Liechtenstein fut envahie par erreur. Et si la guerre anglo-zanzibarite n'a duré que trente-huit minutes, celle qui opposa les îles Sorlingues aux Pays-Bas s'étala sur 335 ans, si bien que plus personne ne se souvenait du conflit en cours quand des érudits proposèrent de signer le traité de paix qui y mettrait fin, en 1986.

Stratèges fous, tacticiens idiots, putschistes maladroits, assassins en uniforme, inventeurs d'engins délirants : l'art militaire présente une fantastique galerie de modèles à ne pas suivre.

Autant d'histoires qui paraîtraient risibles, si elles n'avaient causé des millions de morts ! »

Une pierre blanche dans le jardin des pacifistes !

Bernard DELCORD

Les Bourdes militaires, ouvrage collectif sous la direction de Bruno Fuligni, Gennevilliers, Éditions Prisma, mai 2015, 210 pp. en noir et blanc au format 15,4 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 17,50 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes écrites par Bruno Fuligni :

La guerre des Gâteaux (1838-1839) – La France se sucre

Indépendant en 1821, le Mexique est perpétuellement secoué de révoltes et de pronunciamientos. Les finances du nouvel État, désastreuses, ne permettent guère de régler les engagements internationaux et, quand la France du roi Louis­ Philippe demande en plus qu'on indemnise les ressortissants français dont les biens ont été détruits dans les émeutes, c'est non.

Paris exige 600 000 pesos pourtant, et ne veut pas céder. Un pâtissier français de Veracruz, en particulier, se trouve lésé, si bien que la flotte française, en mars 1838, fait le blocus du port. Les tractations s'éternisant, c'est la poudre qu'on fera parler : le 27 novembre 1838, les canonniers français bombardent le fort de Saint-Jean-d'Ulloa, qui doit se rendre.

Cette canonnade demeurera le seul fait d'armes de la guerre des Gâteaux, ainsi qu'on surnomme bientôt cette action de recouvrement en faveur d'un pâtissier. Elle fera quatre-vingt-quinze morts du côté mexicain, douze chez les Français, ainsi que des centaines de blessés. Parmi ceux-ci, le général Antonio López de Santa Anna, l'ancien dictateur, le vainqueur d'Alamo. Après avoir échoué à conquérir le Texas, il a perdu la faveur des Mexicains, mais ce fin politique a décidé de se refaire en prenant le commandement des troupes mexicaines de Veracruz. Il laisse une jambe dans la bataille, membre martyr qu'il va enterrer en grande pompe, avec les honneurs militaires. Héros national pour sa résistance aux Français dans la guerra de los Pasteles, il sera de nouveau porté au pouvoir en 1840.

La France, entre-temps, aura obtenu, le 3 septembre 1839, la signature d'un traité de paix garantissant le versement par le Mexique d'une indemnité de réparation. Pour les vétérans de la guerre des Gâteaux, la Monnaie de Paris émettra une médaille commémorative – même pas en chocolat.

13:29 Écrit par Bernard dans Histoire, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/01/2016

« C’est singulier, on peut dire : je serai guillotiné, tu seras guillotiné, mais on ne peut pas dire : j'ai été guillotiné. » (Danton)

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« La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l’homme n’est plus », déclara le Dr Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814), député du Tiers-État de la ville et des faubourgs de Paris aux États Généraux de 1789 et humaniste convaincu, devant l’Assemblée nationale française le 1er décembre de la même année.

Il n'imaginait pas que cinquante mille personnes allaient périr sur sa planche fatale…

Se penchant sur leur cas dans Raccourcis Dernières paroles stupéfiantes et véridiques devant la guillotine, un recueil de paroles de condamnés à mort célèbres ou anonymes (prononcées entre la Révolution française et l’abolition de la peine de mort en 1981) paru aux Éditions Prisma à Gennevilliers, Bruno Fuligni, diplômé de Sciences-Po, régent du Collège de Pataphysique et auteur prolixe autant que passionnant, a rassemblé nombre de pieds de nez face à la mort, de cris du cœur et d’adieux grinçants qui composent un saisissant traité d'humour noir.

Écoutons ce qu’il en dit :

« Princes, tribuns ou simples truands, quelques-uns ont trouvé l'énergie d'un ultime coup de griffe ou d'un dernier coup de gueule. Soucieux de soigner leur sortie, les guillotinés ont parfois fait assaut d'esprit et de panache, de passion et d'orgueil, de défi et de gouaille, avant de basculer dans le néant.

Les plus cabots ont multiplié les prises de parole, aux différentes étapes de leur calvaire : au réveil, à la toilette, devant l’aumônier, en paraissant devant la populace avide de sang frais, ou bien, pour les mieux trempés, sur la machine elle-même. »

Un ouvrage à couper la chique !

Bernard DELCORD

Raccourcis Dernières paroles stupéfiantes et véridiques devant la guillotine par Bruno Fuligni, Gennevilliers, Éditions Prisma, avril 2015, 192 pp. en quadrichromie au format 15 x 23 cm sous couverture brochée au format inédit en biais couleur acier façon guillotine, 13,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces mots d’avant le grand plongeon :

« Quel fatal désir que la renommée, j’ai voulu être quelque chose. » (Olympe de Gouges, femme de lettres et féministe, exécutée à Paris le 3 novembre 1793)

« Canaille imbécile, qui meurs de faim, va donc à la section chercher tes quatre onces de pain : moi, je m’en vais le ventre plein ! » (Antoine Quentin Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, exécuté à Paris le 7 mai 1795)

Ayant goûté son verre d’eau-de-vie : « Ce n’est pas ça, ce n’est pas digne de Poncet ; il m’en faut de meilleure. » (Barthélemy Poncet, bagnard évadé, voleur et assassin, exécuté à Versailles le 8 février 1866)

Ayant bu le verre de rhum : « Je voudrais bien encore une cigarette. » (Aimé-Thomas Barré, maître-chanteur, voleur et assassin d’une femme, exécuté à Paris le 7 septembre 1878)

À la foule : « C’est beau, n’est-ce pas, l’agonie d’un homme ! » (Raymond Callemin alias Raymond-la-Science, membre de la « bande à Bonnot », exécuté à Paris le 21 avril 1913)

Refusant la cigarette et le verre de rhum : « Vous savez bien que je n’ai jamais été buveur ni fumeur… et puis, c’est mauvais pour la santé. » (Henri-Désiré Landru, assassin de dix femmes et d’un adolescent, exécuté à Versailles le 25 février 1922)

Au procureur qui le réveille : « – Ta gueule ! – N’avez-vous pas de déclaration à faire ? – Je viens de la faire ! » (Marcel Petiot, médecin et assassin d’au moins vingt-sept personnes, lui-même revendiquant soixante-trois victimes, exécuté à Paris le 25 mai 1946)

« Ah ! c’est ce truc-là ! » (Louis Mathiau, assassin, exécuté à Paris le 24 janvier 1956)

« Où que c’est-ce qu’il est, le bourreau ? Où que c’est-ce qu’il est, le bourreau ? » (Roger Bontemps, meurtrier d’un gardien de prison et d’une infirmière pris en otage avec son complice Buffet, exécuté avec celui-ci à Paris le 28 novembre 1972)

21:25 Écrit par Bernard dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/01/2016

« Les mathématiques sont une gymnastique de l'esprit et une préparation à la philosophie. » (Isocrate)

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Spécialiste de l'histoire des sciences et des techniques et membre du Centre national belge d'histoire des sciences, Jean C. Baudet est un philosophe, écrivain et poète belge né à Bruxelles le 31 mai 1944.

Après une double formation en chimie et en philosophie, J.C. Baudet a enseigné l'histoire des sciences et la philosophie au Congo ex-belge (de 1966 à 1968) puis au Burundi (de 1968 à 1973). Tout en poursuivant son enseignement, il a étudié la biologie à l'Université de Bujumbura.

De 1973 à 1978, il est chercheur en biologie à la Faculté agronomique de Gembloux et à l'Université Paris-VI. En 1978, il revient à la philosophie et fonde, à Bruxelles, la revue Technologia, consacrée à l'histoire des sciences, des techniques et de l'industrie. Depuis 1996, J.C. Baudet est membre de la rédaction de la Revue Générale (Bruxelles).

Comme biologiste, J.C. Baudet a surtout travaillé sur la taxonomie, la chimiotaxonomie et la génétique de la tribu botanique des Phaseoleae. On lui doit la découverte des « ancêtres » des haricots, notamment Phaseolus lunatus L. var. silvester Baudet. Il a également étudié les graminées vivrières (céréales).

Comme philosophe, J.C. Baudet étudie le problème de la connaissance, selon l'approche de l'épistémologie historique, à ne pas confondre avec l'épistémologie génétique de Jean Piaget. Il a spécialement mis en évidence le lien entre science et technique dans la constitution des savoirs. Son « analyse des discours » distingue quatre périodes : les discours de plaisir (poésie), de souffrance (mythes), d'ordre (idéologies et droit) et les discours contre les discours, c'est-à-dire la philosophie et la science. Il a développé les concepts d'éditologie et de STI.

Auteur prolifique, il a fait paraître de nombreux ouvrages de vulgarisation, parmi lesquels, aux Éditions Vuibert à Paris, une passionnante Histoire des mathématiques qui résume vingt-six siècles de découvertes sur les figures et sur les nombres et dont la lecture ne requiert aucune connaissance préalable.

On y retrouve l'intérêt accordé aux mathématiques par des savants comme Euclide, Descartes ou Pascal et on y apprend de quelle manière elles ont permis à Einstein de bouleverser notre vision du monde ou encore comment elles ont rendu possible les plus récents développements de l'informatique et des télécommunications.

« Il n'y a pas de meilleure introduction aux mathématiques que l'étude de son histoire », assure l’auteur…

Et il a fameusement raison !

Bernard DELCORD

Histoire des mathématiques par Jean C. Baudet, Paris, Éditions Vuibert, juin 2014, 346 pp. en noir et blanc au format 17 x 23,9 cm sous couverture brochée en couleurs, 32 € (prix France)

Sommaire :

Les origines de la pensée mathématique

Les Grecs

Les Romains

Le Moyen Âge

La Renaissance : l'algèbre

Le XVIIe siècle : l'analyse

Le XVIIIe siècle : les fonctions

Le XIXe siècle : l'abstraction

Le XXe siècle : la synthèse

15:56 Écrit par Bernard dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/01/2016

Le Moyen Âge inventif…

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Dans Le Moyen Âge sur le bout du nez – Lunettes, boutons et autres inventions médiévales (Paris, Éditions Les Belles Lettres), un passionnant essai au style très alerte et fort bellement illustré, la grande médiéviste italienne Chiara Frugoni – elle enseigna l’histoire aux universités de Pise et de Rome – aborde l’âge dit obscur sous un angle original, celui de ses créations pérennes qui font encore notre quotidien.

Car peu d’entre nous savent quand et comment ont été découverts ou inventés les boutons, la culotte, le pantalon, les binocles, la boussole, l'arbre généalogique, la poudre à canon ou d'artifice, les cartes à jouer ou géographiques, la fourchette, le blé moulu, les spaghettis, les macaronis, la brouette, le gouvernail, le carnaval, le père Noël, les chiffres arabes, le papier, les banques ou encore l'université…

Toutes choses pourtant essentielles et indispensables !

Bernard DELCORD

Le Moyen Âge sur le bout du nez – Lunettes, boutons et autres inventions médiévales par Chiara Frugoni, traductions de l'italien par Silvano Serventi, préface de Jacques Le Goff, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Histoire », novembre 2011, 262 pp. en quadrichromie au format 15 x 21,5 cm sous couverture brochée monochrome et jaquette en couleurs, 25 € (prix France)

Table des matières :

Chapitre premier : Lire et faire les comptes

L'art de faire les lunettes

Les lunettes peintes

La chambre du savant et son environnement

Gagner sa vie le livre à la main : les universités

Dormir, rêver, mourir peut-être : les effets de l'anesthésie

Le livre universitaire

Gagner sa vie la plume à la main : le notaire

Les chiffres arabes, le zéro

« Anno Domini » ou année du Seigneur

Banques et monts-de-piété

Chiffons précieux : la fabrication du papier

Le livre se fait « en quatre » : l’imprimerie à caractères mobiles, une invention révolutionnaire

Chapitre II : De tout un peu

Jeux pour adultes : jeux de cartes, tarots, échecs et petites batailles

Les échecs, un jeu de rois

Le carnaval, une fête toute profane

La naissance du purgatoire

Le temps de la ville, l'invention de l'horloge à échappement

Un nom pour les notes de musique

« Je ne connais pas meilleure pierre et plus utile » : les pouvoirs du corail

Chapitre III : S'habiller et se déshabiller

Les boutons, une révolution dans la mode

C'est une autre paire de manches !

Culottes et pantalons, bas-de-chausses et cordonniers

Chapitre IV : Et vint la fourchette

Les bonnes manières à table : l'usage de la fourchette

« Macaronis blancs de semoule et lasagnes de semoule »

La force de l'eau et du vent : le moulin

Chapitre V : Pour faire la guerre

Lance à « l'arrêt »

Bannières multicolores

Le tonnerre de la terre : la poudre à canon

Le cheval, une formidable ressource énergétique

Chapitre VI : Par terre et par mer

La brouette, petite sœur du chariot

Flavio Gioia, l'inventeur de la boussole qui n'a jamais existé

L'invention du gouvernail, le père Noël, la sirène

19:57 Écrit par Bernard dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2016

D'un château l'autre...

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Les châteaux forts ont longtemps dominé le paysage : sièges de pouvoir et symboles de richesse et de statut, ils constituaient un moyen de contrôler les frontières, les cols, les routes et les rivières.

Essentiellement axé sur la période s'étendant du Xe au XVIe siècle et englobant une grande diversité de régions dans le monde – de la motte castrale gauloise au hirajiro japonais en passant, bien entendu, par les bâtisses de Grande-Bretagne, de France ou d’Espagne – l’ouvrage de Malcolm Hislop intitulé Comprendre les châteaux forts – Décoder l’architecture des forteresses médiévales (Paris, Éditions Larousse) se veut une référence didactique, et il l’est incontestablement !

Illustré de plus de 1000 plans et dessins au trait à l’ancienne, des documents iconographiques d’une grande clarté et d’une belle précision qui décrivent 180 hauts lieux du Moyen Âge en Europe, au Moyen-Orient et même en Russie, cet ouvrage montre dans le détail comment les architectes médiévaux travaillèrent à bâtir des édifices énormes, souvent des sites spectaculaires, combinant de manière grandement pérenne les rôles défensif et résidentiel.

Tant il est vrai, comme l’a écrit Nicolas Gómez Dávila, que « le triangle : bourg, château, monastère n’est pas une miniature médiévale, mais un paradigme éternel ».

Bernard DELCORD

Comprendre les châteaux forts – Décoder l’architecture des forteresses médiévales par Malcolm Hislop, traduit de l’anglais par Delphine Nègre-Bouvet, Paris, Éditions Larousse, septembre 2014, 236 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 16,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 13,90 € (prix France)

Sommaire :

Grammaire des châteaux forts

Fonction

La forteresse

La résidence

Construction

Types de châteaux

Renouveau

Éléments constitutifs

Donjon

Enceinte

Tours, flanquements

Défense sommitale

Porte fortifiée

Barbacanes

Logis

Chapelle

Prisons

Portes et porches

Fenêtres

Eau et sanitaires

Chauffage

Escaliers

 

Glossaire

Liste des localités

Index

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