22/08/2016

Le roi de la comédie musicale...

Mr Gershwin – Les gratte-ciel de la musique.jpeg

Intitulé Mr Gershwin – Les gratte-ciels de la musique, le conte musical de Susie Morgenstern illustré par Sébastien Mourrain publié à Paris aux Éditions Didier Jeunesse est une belle réussite, propre à faire découvrir par les jeunes et les moins jeunes l’univers créatif de l’un des plus grands compositeurs américains du XXe siècle, né et 1898 et mort en 1937 des suites d'une désastreuse intervention chirurgicale au cerveau.

En voici l’argument :

« La famille Gershwin fait l’acquisition d’un piano. La mère, Rose, veut faire de son fils aîné Israël, dit Ira, un grand musicien. Mais voilà que George, le fils cadet, s’installe devant l’instrument et se met à jouer…

Et le piano sentimental de relater la vie du jeune George Gershwin, enfant dissipé de Brooklyn, qui devint un immense musicien. Un destin extraordinaire porté par la voix chaude et facétieuse de Susie Morgenstern, et une occasion unique de découvrir les plus belles comédies musicales de Broadway ! De Rhapsody in Blue à Un américain à Paris, en passant par Porgy and Bess, sans oublier les débuts déjà prometteurs et moins connus de Gershwin.

À travers le regard bienveillant d'un piano complice et admirateur, Susie Morgenstern qui, avec son accent américain aux teintes chaudes, campe avec brio une mère drolatique, redonne vie à ce musicien touche-à-tout, de ses débuts à Tin Pan Alley jusqu'aux grands chemins de la comédie musicale. Gershwin vit, compose et expérimente sans cesse, ne veut pas perdre de temps et fait sonner son piano comme personne, nous portant au-delà des flèches des gratte-ciels. »

Les illustrations de Sébastien Mourrain reconstituent à merveille l'univers du New York des années 1920 et 1930.

Une belle œuvre initiatique !

Liste des chansons :

1 - LE PIANO * Girl Crazy (ouverture) * Sweet and Low-Down 2 – IRA * Prélude pour piano n°3 3 – GEORGE * Prélude pour piano n°1 * Sweet and Low-Down 4 – MORRIS * When Do We Dance? 5 – ROSE Humoresque de Dvorak * When You Want ‘em, You Can’t Get ‘em * Tra-la-la 6 - LE PROFESSEUR * Tra-la-la (instrumental) * I Got Rhythm 7 – BROADWAY * I Got Rhythm (variations) Mazel tov, Malcolm Laws, Nainita Desai * Hello Good Mornin’ 8 – FRANCES Freylekhs, Robin Jeffrey, Roddy Skeaping * ’S Wonderful 9 - TIN PAN ALLEY * The Supreme Court Judges * Street Exhibit 10 – HARLEM * The Real American Folk Song * Fascinating Rhythm 11 - NEW YORK * Swanee * Rhapsody in Blue * I’ll Build a Stairway to Paradise 12 – PARIS * An American in Paris

Titres en versions intégrales :

13– * Rhapsody in Blue (16’27) 14 – * Summertime (4’49) 15 – * I got plenty o ’ Nuttin ’ (2’52) 16 – * I got rhythm (3’46) 17 – * Heaven on Earth (2’11)

Bernard DELCORD

Mr Gershwin – Les gratte-ciels de la musique, un conte musical de Susie Morgenstern illustré par Sébastien Mourrain, Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », septembre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

10:52 Écrit par Bernard dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/04/2016

« Mon rêve : être joué n'importe où, mais pas à l'Opéra. » (Erik Satie)

Erik Satie.jpg

Romaric Gergorin est critique littéraire et musical. Il a collaboré à de nombreuses publications, notamment Le Monde des livres, Le Nouvel Observateur, Les Inrockuptibles, Paris Match, L'Événement du jeudi et Classica.

Il a fait paraître récemment chez Actes Sud une biographie d’Erik Satie (né il y a 150 ans) d’une belle originalité et d’une grande profondeur, mettant en lumière le génie provocateur d’un compositeur hors normes, alliant maestria et sens de la modernité, ironie féroce et douceur musicale, inventivité et alcoolisme, engagement politique et dandysme, lumière et misère…

Écoutons Romaric Gergorin :

« Erik Satie (1866-1925) demeure à jamais l'auteur d'une poignée d'œuvres phares, les Gnossiennes, les Gymnopédies ou Parade. Après avoir trouvé dans de courtes pièces pour piano une simplicité radicale qui annonce l'épure d'un certain XXe siècle, Satie s'enfonce dans les mystères de l'ésotérisme, vu comme un terrain d'expérimentation, puis s'éclipse à Arcueil. Relancé par Ravel, cherchant une esthétique hors de l'influence de son ami Debussy, il devient progressivement, à partir des années 1910 et jusqu'à sa mort, un chef de file de la modernité, inventeur de la musique d'ameublement, compagnon de route de Picasso, Picabia, Cocteau, Tzara ou Duchamp. »

Et voici la conclusion de son ouvrage :

« [Satie] avait vécu de nombreuses vies, de Honfleur à Arcueil. Il avait connu la bohème de Montmartre, le symbolisme, les Arts incohérents, les barbichus fin de siècle, l'ésotérisme, les rosicruciens, l'alchimie, l'impressionnisme, la Belle Époque, la guerre de 1914, l'humorisme, le communisme, le fauvisme, le music-hall, le jazz, le dodécaphonisme, le cubisme, Montparnasse, les Ballets russes, les Années folles, les Ballets suédois, le dadaïsme, le cinéma.

Du Chat Noir au Bœuf Sur le Toit, il avait traversé bien des époques et connu toutes les modes, mais n'avait jamais inscrit sa musique dans celles de son temps, et c'est peut-être ce qui la fait ne pas vieillir. Toujours il était reparti de zéro, et avait su trouver par un renouvellement complet de son écriture à chaque fois de nouvelles formes musicales inattendues.

Après avoir connu l'échec, l'indifférence, déchaîné les haines, les sarcasmes, les passions démesurées, après être tombé dans l'oubli, le mépris, être redevenu à la mode, après avoir été sous-évalué, surévalué, ignoré, adoré, récupéré, Satie est aujourd'hui devenu un mythe errant, sans identité propre. Ayant cherché à pénétrer l'épaisseur du temps comme sa surface, ayant construit des durées pour le déboîter, le diffracter, il a réussi à sortir sa musique de l'histoire ; et, le temps retrouvé, il était parti. »

Ajoutons que bien des titres du catalogue de ses œuvres, que nous reproduisons ci-dessous, sont extrêmement parlants…

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie passionnante est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Erik Satie par Romaric Gergorin, Arles, Actes Sud, collection « Classica », mars 2016, 171 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 18 € (prix France)

Catalogue des œuvres d’Erik Satie [1]

Musique pour piano :

Allegro (1884)

Fantaisie-valse (1884)

Valse-ballet (1884)

Ogives I, II, III, IV pour piano (1886)

Trois sarabandes I, II, III (1887)

Gymnopédies (en grec « fêtes des enfants nus ») I, II et III (1888)

Gnossiennes I, II, III, IV, V, VI, VII (1890)

Fête donnée par des chevaliers normands en l’honneur d’une jeune demoiselle (1892)

Prélude d’Éginhard (1892)

Préludes du Fils des étoiles (1892)

Danses gothiques (1893)

Prière (1893)

Vexations (1893)

Pièces froides – trois airs à fuir (1897)

Pièces froides – trois danses de travers (1897)

Prélude de la porte héroïque du ciel (1897)

Jack in the Box (1899)

Rêverie du pauvre (1900)

The Angora Ox (1901)

The Dreamy Fisch (1901)

Poudre d’or (1902)

Trois morceaux en forme de poire, pour piano à quatre mains (1903)

Le Piccadilly (1904)

Prélude en tapisserie (1906)

Nouvelles pièces froides (1907)

Aperçus désagréables (Pastorale, Choral, Fugue), pour piano à 4 mains (1908-1912)

Deux rêveries nocturnes (1910)

En habits de cheval, pour piano à 4 mains (1911)

Véritables préludes flasques (pour un chien) (1912)

Croquis et agaceries d’un gros bonhomme en bois (1913)

Vieux Sequins et Vieilles Cuirasses (1913)

Embryons desséchés (1913)

Descriptions automatiques (1913)

Enfantines (1913)

Les pantins dansent (1913)

Sports et Divertissements (1914)

Choses vues à droite et à gauche (sans lunettes) (1914)

Heures séculaires (1914)

Les Trois Valses distinguées du précieux dégoûté (1914)

Avant-dernières Pensées (1915)

Sonatine bureaucratique (1917)

Trois petites pièces montées, pour piano à quatre mains (1919)

Nocturnes I, II, III, IV, V (1919)

Verset laïque et somptueux (1920)

Musique vocale :

Le Fils des étoiles, drame symphonique (1891)

Messe des pauvres, pour grand orgue et chœur (1895)

Socrate, drame symphonique pour soliste et orchestre (1918)

Mélodies :

Trois mélodies : Les Anges, Élégie, Sylvie (1886-1887)

Trois autres mélodies : Chanson, Chanson médiévale, Les Fleurs (1886-1887)

Je te veux, valse chantée (1897)

Tendrement (1902)

La Diva de l'Empire. Intermezzo américain (1904)

Allons-y Chochotte (1905)

L'omnibus automobile (1905)

Chez le docteur (1905)

Trois mélodies sans paroles : Rambouillet, Les Oiseaux, Marienbad (1905)

Trois poèmes d'amour : Ne suis que grain de sable, Suis chauve de naissance, Ta parure est secrète (1914)

Trois mélodies : La Statue de bronze, Daphénéo, Le Chapelier (1916)

Quatre petites mélodies : Élégie, Danseuse, Chanson, Adieu (1920)

Les Ludions : Air du rat, Spleen, La Grenouille américaine, Air du poète, Chanson du chat (1923)

Musique de scène :

Parade, ballet de Léonide Massine pour les Ballets russes (1917)

Le Piège de Méduse, théâtre (1914)

Mercure, ballet (1924)

Relâche, ballet de Jean Börlin pour les Ballets suédois, incluant le film de René Clair Entr’acte dont la musique a été composée par Satie (1924)

Jack in the Box, ballet (1926)

Musique d'ameublement :

Chez le bistrot (1920)

Un salon (1920)

Carrelage phonique (1923)

Tapisserie en fer forgé (1923)

Tenture de cabinet préfectoral (1923)

Autres :

Sonneries de la Rose + Croix, pour harpes et trompettes (1892)

Upsud, ballet chrétien pour théâtre d’ombres (1892)

Geneviève de Brabant, musique pour théâtre d’ombres (1899)

La Belle Excentrique (1920-1921)

Sonnerie pour réveiller le bon gros Roi des Singes (lequel ne dort toujours que d’un œil pour deux trompettes (1921)

La Statue retrouvée, divertissement pour orgue et trompette (1923)

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Erik_Satie#.C3.89crits... et l’ouvrage de Romaric Gerorin.

20:26 Écrit par Bernard dans Musique, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/04/2016

Moonlight Serenades…

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Après le succès des Plus Belles Berceuses jazz, le guitariste de jazz français Misja Fitzgerald Michel [1] propose, toujours chez Didier Jeunesse à Paris, un bel album illustré accompagné d’un CD intitulé Jazz sous la lune, berceuses et standards jazz réunissant 14 autres morceaux des années 1950 et 1960, à savoir des ballades, des chansons d'amour et des chants de Noël.

On y retrouve notamment les voix magnifiques d’Ella Fitzgerald, de Billie Holiday, de Nina Simone, d’Eartha Kitt, d’Audrey Hepburn, du Golden Gate Quartet, de Louis Armstrong ou encore de Ray Charles pour un moment d'écoute [2] inoubliable.

Liste des chansons et des interprètes :

Winter Wonderland par Louis Armstrong, Willow Weep for Me par Billie Holiday, Come Rain, or Come Shine par Sarah Vaughan, It Might As Well Be Spring par Nina Simone, Winter Weather par Fats Waller, Let It Snow! par Vaughn Monroe, Moon River par Audrey Hepburn, Stormy Weather par The Golden Gate Quartet, Santa Baby par Eartha Kitt, Blue Moon par Mel Tormé, Snow Is Falling par Ray Charles, What Are You Doing New Year’s Eve par Ella Fitzgerald, Gone With the Wind par Julie London, December par Kay Starr

Bernard DELCORD

Jazz sous la lune, berceuses et standards jazz sélectionnés par Misja Fitzgerald Michel, traductions de Valérie Rouzeau, illustrations d’Ilya Green, Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », octobre 2015, 47 pp. en quadrichromie au format 27,3 x 27,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

 

[1] Né en 1973, Misja Fitzgerald Michel a été élève de la classe de jazz de François Jeanneau au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il a ensuite étudié en 1993 à la New School (New York) auprès de Jim Hall, Billy Harper et Kenny Werner. C’est aujourd'hui l'un des meilleurs compositeurs de guitare du jazz actuel dans la lignée de Pat Metheny et Jim Hall. Il a été nominé aux Djangos d'or de la guitare 2006 pour le disque Encounter ainsi qu'aux Victoires du jazz 2012 pour son album Time of No Reply.

[2] 43,27 minutes.

20:56 Écrit par Bernard dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/02/2016

« J’avais foi en la possibilité d’une chose de ce genre ! » (Friedrich Nietzsche à propos de Carmen)

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Né en 1970, le polytechnicien, haut fonctionnaire, critique musical et biographe français Jérôme Bastianelli a participé aux dictionnaires Tout Mozart de A à Z, Tout Bach et Tout Verdi (Robert Laffont, collection « Bouquins », 2006, 2009 et 2013) et édité les textes de Proust sur Ruskin. Il écrit régulièrement dans le magazine Diapason et est également l'auteur de biographies de Federico Mompou (Payot, Lausanne, 2003), Félix Mendelssohn (Actes Sud, 2008) et Piotr Ilitch Tchaïkovski (Actes Sud, 2012). Il occupe actuellement les fonctions de directeur général délégué au musée du quai Branly.

Il a fait paraître récemment chez Actes Sud, dans la fameuse collection « Classica », un épatant Georges Bizet dans lequel il se penche sur la destinée et l’œuvre du compositeur né le 25 octobre 1838 à Paris et mort d’un infarctus le 3 juin 1875 à Bougival (Seine-et-Oise) à l’âge de 36 ans, surtout connu pour l’opéra Les Pêcheurs de perles (1863), la musique de scène L’Arlésienne et l’opéra-comique Carmen (1875), adapté de la nouvelle de Prosper Mérimée.

Voici ce que l’auteur nous dit de son ouvrage :

« Pour le biographe, Bizet représente un cas un peu particulier. Durant sa vie, hélas trop courte, on ne note rien de très aventureux. Ce qui fait l'intérêt de son parcours, ce sont les doutes, les renoncements, pour ne pas dire les compromissions qui le parsèment, jusqu'au chef-d'œuvre final qu'est Carmen.

Malgré ses facilités artistiques, il passa son existence à chercher la clé de la réussite, écartant plus ou moins inconsciemment celles que la vie lui tendait.

Articulé en quatre chapitres, notre portrait· reprend, avant d'analyser l'avènement de L'Arlésienne et de Carmen, chacune de ces possibilités avortées, classées par genre musical : symphoniste de génie, pianiste virtuose, compositeur lyrique indécis.

À chaque étape de ce parcours, on verra apparaître des signes semblant annoncer Carmen. Méfions-nous pourtant d'une lecture a posteriori, qui ne verrait dans la vie de Bizet qu'un tortueux cheminement vers le chef-d'œuvre. Cherchons-y au contraire les traces de ce qu'auraient été les œuvres géniales qui seraient venues après Carmen si Bizet n'était pas mort si tôt. »

Hélas…

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie à rebondissements est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Georges Bizet par Jérôme Bastianelli, Arles, Actes Sud, collection « Classica », septembre 2015, 167 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 17,80 € (prix France)

Catalogue des œuvres de Georges Bizet

Œuvres lyriques :

Le Docteur Miracle, opérette (1856)

Don Procopio, opéra-bouffe (1858-59), créé en 1906

La Prêtresse, opérette inachevée

Les Pêcheurs de perles, opéra (1863)

Ivan IV, (1862-65) créé en 1946

La Jolie Fille de Perth, opéra (1866)

Noé, opéra de Fromental Halévy achevé par Georges Bizet (1869)

Djamileh, opéra en un acte (1871)

L'Arlésienne, musique de scène (1872) (il a ensuite fait une suite de l'arlésienne pour la pièce d'Alphonse Daudet)

Carmen, opéra-comique (1875)

Musique pour orchestre :

Symphonie en ut majeur (1855)

Ouverture (1855)

Suite d'orchestre : Scherzo et Andante, Marche funèbre (1860-1861)

Six Chants du Rhin (1865)

Marche funèbre (1868-69)

Symphonie « Roma » ou Souvenirs de Rome (1860-68, révisée en 1871)

Jeux d'enfants, suite orchestrale tirée des n°2, 3, 6, 11 et 12 de la Suite pour piano à quatre mains (1872)

L'Arlésienne, suite n°1 (1872) – La suite n°2 a été orchestrée après la mort du compositeur par Ernest Guiraud.

Patrie, ouverture symphonique (1873)

Musique pour piano :

Grande valse de concert en mi bémol (1854)

Nocturne en fa majeur (1854)

Trois esquisses musicales (1858)

Chants du Rhin (1865)

Variations chromatiques de concert (1868)

Nocturne en ré majeur (1868)

Jeux d'enfants, douze pièces pour duo ou piano à quatre mains (1871)

Musique chorale :

Valse en sol majeur, pour chœur mixte et orchestre (1855)

La Chanson du Rouet, pour voix solo et chœur mixte (1857)

Clovis et Clotilde, cantate (1857)

Te Deum, pour soprano, ténor, chœur mixte et orchestre (1858)

Vasco de Gama, ode-symphonie (1859-60)

La mort s'avance, pour chœur mixte et orchestre (1869)

Mélodies :

Vieille Chanson (1865)

Après l'hiver (1866)

Feuilles d'album, six chansons (1866)

Chants des Pyrénées, six chansons folkloriques (1867)

Berceuse (1868)

La Coccinelle (1868)

Sérénade : Ô, quand je dors (1870)

Absence (1872)

Chant d'amour (1872)

Écrits :

Lettres à un ami, 1865-1872 [1]

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bizet

13:49 Écrit par Bernard dans Musique, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/01/2016

Une icône de la pop belge…

Le Grand Jojo – Tout va très bien.jpg

Incarnation et idole de la belgitude à la brusseleir dans Ce Pays aussi bien qu’au-delà des frontières, Jules Jean Vanobbergen est né le 6 juillet 1936 à Ixelles et, à la veille de ses 80 ans, notre ami Brice Depasse, chroniqueur d’histoire de la musique et de la chanson sur Radio Nostalgie, a eu l’excellente idée de rédiger sa biographie parue aux Éditions de la Renaissance du Livre et chez Universal Music Books à Bruxelles sous le titre Le Grand Jojo – Tout va très bien, un ouvrage empathique complété d’un cahier de photographies en couleurs dans lequel l’auteur s’est montré digne de son sujet par la fluidité du récit mais aussi, et surtout, par des grâces d’écriture et des intertitres qui valent leur pesant de pralines, de caricoles et de gueuze lambic…

En découvrant la vie et la carrière de l’inoubliable auteur-interprète de « tubes planétaires surréalistes » comme Jules César – qui n’a pas vu la mine éberluée de Michel Drucker interviewant notre homme après qu’il eut chanté ce tube historique dans une émission dominicale a raté un grand moment d’histoire de la télévision française –, du Sergent Flagada, du Tango du Congo, d’Éléonore, de Victor le footballiste, d’E viva Mexico, de Sitting Bull, d’Ookie Pookie, de Valencia, d’Angelina, d’On a soif ! et autres Gina Stromboli ou Happy bière day, on mesure à quel point, en dépit des vicissitudes de l’existence, l’humour et la dérision font partie de l’ADN de notre peuple[1], divisé en tribus et en factions certes, mais toujours prêt à bien rigoler, une fois !

Signalons aux puristes que le texte se clôt par la discographie complète de l’artiste et par le texte intégral de nombreuses chansons.

Un ouvrage qui réveille bien des souvenirs amusants liés aux destinées d’une Patrie des Arts et des Lettres qui ne l’est pas moins…

Bernard DELCORD

Le Grand Jojo – Tout va très bien par Brice Depasse, préface de Jacques Mercier, Bruxelles, Éditions de la Renaissance du Livre & Universal Music Books, novembre 2015, 192 pp. en noir et blanc + un cahier de 32 pp. en quadrichromie au format 15 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 €.

 

[1] dont on sait pertinemment qu’il n’existe pas, ce qui ne change rien…

14:20 Écrit par Bernard dans Musique, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2015

« Si le rap excelle, le jazz en est l'étincelle. » (MC Solaar)

La Discothèque idéale du jazz.jpg

Membre de l'Académie du jazz, Jean-Pierre Jackson est né en 1947. Ex-instituteur et autodidacte, éditeur, batteur de jazz, cinéaste, cinéphile, il a aussi écrit des livres sur le serial américain (Jayne Mansfield, Mizoguchi, Russ Meyer) et traduit des philosophes (Spinoza, Hume, Locke, Schopenhauer). Il collabore au magazine Classica et il a publié, chez Actes Sud, Charlie Parker (2005), Miles Davis (2007), Benny Goodman (2010) et Oscar Peterson (2012).

Il a aussi fait paraître chez le même éditeur La Discothèque idéale du jazz, dans laquelle il présente une sélection commentée d’extraits de l’œuvre des plus grands (Miles Davis, John Coltrane, Thelonious Monk, Louis Armstrong, Bud Powell, Charlie Parker, Bill Evans, Duke Ellington, Ornette Coleman, Dizzy Gillespie ou encore Lester Young), mais aussi de « disques qui ont subi avec succès l'épreuve du temps, dont la fréquentation assidue, même récente, révèle à chaque écoute de nouvelles beautés » à l’instar de diverses productions de Keith Jarrett, Gerry Mulligan, Oscar Peterson, Erroll Garner, Wes Montgomery, Jelly Roll Morton, voire d’Enrico Pieranunzi ou Martial Solal, sans oublier les Belges Django Reinhardt et Toots Thielemans, tout en s'adressant plus particulièrement aux mélomanes attachés à la musique classique à qui il veut montrer les similitudes entre le répertoire qu’ils affectionnent et le jazz qu’il connaît sur le bout des doigts...

Un livre qui swingue !

Bernard DELCORD

La Discothèque idéale du jazzpar Jean-Pierre Jackson, Arles, Actes Sud, collection « Classica », janvier 2015, 214 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 19 € (prix France)

09:39 Écrit par Bernard dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/07/2015

Pour des nuits enchanteresses…

Les plus belles berceuses jazz.jpg

Sélectionnées par le guitariste de jazz français Misja Fitzgerald Michel, Les plus belles berceuses jazz (paru chez Didier Jeunesse à Paris) réunit, dans un bel album illustré complété d’un CD audio, 15 chansons douces à la beauté intemporelle, interprétées par les plus belles voix de l'âge d'or du jazz américain : Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Nat King Cole, Chet Baker, Judy Garland, Frank Sinatra…

Il s’agit de grands standards, mais aussi de titres moins connus, servis par des voix chaudes et sensuelles, qui font de chaque morceau un moment d'une infinie douceur…

Pour le plus grand bonheur des bébés et de leurs parents !

Liste des chansons et des interprètes :

Russian Lullaby (Ella Fitzgerald) – Lullaby of Birdland (Sarah Vaughan) – Once upon a Time a Summertime (Blossom Dearie) – Lullaby in Blue (Debbie Reynolds et Eddie Fischer) – Dreams are made for Children (Ella Fitzgerald) – Go to Sleep (My Sleepy Head) (Nat King Cole) – Over the Rainbow (Judy Garland) – Goodnight my love (Sarah Vaughan) – My Funny Valentine (Chet Baker) – Hit the Road to Dreamland (Mel Tormé) – Summertime (Peggy Lee) – Lullaby of the leaves (June Christy) – Looking for a Boy (Chris Connor) – God Bless the Child (Billie Holiday) – Brahms’s Lullaby (Frank Sinatra)

Bernard DELCORD

Les plus belles berceuses jazz  sélectionnées par Misja Fitzgerald Michel, traductions de Valérie Rouzeau, illustrations d’Ilya Green, Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », octobre 2012, 48 pp. en quadrichromie au format 27,3 x 27,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

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