08/11/2017

« Ce qui importe par-dessus tout dans une œuvre d’art, c’est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir. » (James Joyce)

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Avec ses 2000 illustrations commentées et décryptées choisies parmi les plus extraordinaires chefs-d'œuvre de tous les temps, la nouvelle édition condensée (celle de 2009 en comptait 2500) de l’Histoire de l’art en images parue chez Flammarion à Paris et rédigée par de grands spécialistes anglo-saxons sous la direction de l’historien d’art britannique Andrew Graham Dixon est un modèle de perfection livresque.

Expliquant comment il faut regarder les œuvres et proposant un parcours chronologique de la Renaissance italienne à nos jours, cet ouvrage unique en son genre expose de manière brève, claire et précise, à la manière d’une encyclopédie visuelle, l’histoire de la peinture et de la sculpture à travers les âges et les continents.

Une sorte de Bescherelle de l’art…

Bernard DELCORD

Histoire de l'art en images sous la direction d’Andrew Graham Dixon, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2017, 432 pp. en quadrichromie au format 22,2 x 26,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

15:59 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« La pluie est traversière / elle bat de grain en grain / quelques vieux chevaux blancs / qui fredonnent Gauguin… » (Jacques Brel – Les Marquises)

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Paul Gauguin (1848-1903) est l’un des peintres français majeurs du XIXe siècle et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne.

Une exposition intitulée Gauguin l’alchimiste lui est consacrée à Paris au Grand Palais jusqu’au 22 janvier 2018 par l’Art Institute of Chicago, l’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais.

Elle retrace son étonnante carrière, dans laquelle il a exploré les arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique... et les chefs-d’œuvre réunis pour l’occasion mettent en avant le travail de l’artiste sur la matière ainsi que son processus de création : Gauguin va bâtir son art sur la répétition de thématiques et de motifs récurrents.

Cet événement majeur est l’occasion pour les Éditions Flammarion de ressortir l’incontournable Gauguin de l’historienne de l'art et conservatrice de musées Françoise Cachin (1936-2011) paru en 1988, un essai biographique magistral richement illustré et habilement développé.

En voici la présentation de l’éditeur :

« Unique à bien des égards, la vie romanesque Gauguin est tout compte fait bien moins extraordinaire que son itinéraire de peintre qu'elle occulte souvent. Ce livre, ici réédité, retrace l'aventure artistique de Gauguin et de sa génération et les étapes majeures de l'évolution de son œuvre, à travers une abondante illustration et l'analyse d'une centaine de ses œuvres – tableaux, dessins, sculptures.

Des commentaires des tableaux au texte, on suit les interrogations et les doutes de l'artiste, ses enthousiasmes et ses brouilles, l'aventure tragique d'Arles avec Van Gogh, jusqu'au départ pour les îles. À Tahiti puis aux Marquises, on le sait, Gauguin veut retrouver la naïveté des premiers âges et ressourcer son être loin des entraves de la civilisation. Ici, l'auteur éclaire la part respective du mythe et de la mystification dans la vision de la Polynésie que nous a léguée Gauguin.

Mais, jusqu'au bout, les motifs d'inspiration polynésiens seront loin de recouvrir les composantes d'un art prodigieusement savant qui mêle les sources les plus diverses – par exemple Degas, Cézanne, Puvis de Chavanne, l'art égyptien, l'art précolombien – à une subtilité de coloris toute occidentale. »

Précisons en outre qu’un film d’Édouard Deluc intitulé Gauguin – Voyage de Tahiti avec Vincent Cassel dans le rôle-titre est sorti en salles le 20 septembre 2017.

Bernard DELCORD

Gauguin par Françoise Cachin, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2017, 312 pp. en quadrichromie au format 22 x 27,9 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition Gauguin l’alchimiste

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GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Galeries nationales

Entrée Clemenceau, place Clemenceau, Paris 8e

Entrée Square Jean Perrin, Champs-Élysées, avenue du Général Eisenhower, Paris 8e

Entrée Winston Churchill, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Accès pour les personnes à mobilité réduite : Avenue du Général Eisenhower – Porte B

Des places de stationnement pour personnes handicapées, sous réserve de disponibilité, sont situées dans l'avenue du Général Eisenhower, devant le square Jean Perrin.

Une salle de l’exposition Gauguin l’alchimiste n’est pas accessible aux personnes en fauteuil roulant (salle accessible uniquement par 11 marches)

Horaires :

Jusqu’au 22 janvier 2018

Tous les jours de 10 h à 20 h

Nocturnes les mercredis, vendredis et samedis jusque 22 h

Fermé le mardi

Fermetures anticipées à 18 h les dimanches 24 et 31 décembre.

Fermé le lundi 25 décembre 2017

Pendant les vacances de Noël (du 23 décembre 2017 au 7 janvier 2018), ouvert tous les jours y compris le mardi de 9 h à 22 h (fermeture à 20 h le 7 janvier)

Tarifs :

Plein tarif : 14 €

Tarif réduit : 10 €

Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes de 16-25 ans) : 38 €

13:56 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2017

« Les idées ne suffisent pas, il faut le miracle. » (André Derain)

Derain – Un fauve pas ordinaire.jpgRessorti (l’édition princeps, publiée dans la même collection, date de 1994) à l’occasion de l’exposition « André Derain, 1904-1914. La décennie radicale » qui est présentée au Centre Pompidou à Paris jusqu’au 29 janvier 2018, le petit essai de l’historien d’art Patrice Bachelard (1952-1995) intitulé Derain – Un fauve pas ordinaire paru chez Gallimard dans la collection « Découvertes » fait habilement la synthèse de la vie (1880-1954) et de l’œuvre de ce peintre (y compris de décors et costumes de ballets et de théâtre), sculpteur, graveur, illustrateur et décorateur qui « a joué un rôle moteur et intellectuel dans l’éclosion des deux grandes avant-gardes du début du XXe siècle, le fauvisme et le cubisme » (Cécile Debray, commissaire de l’exposition).

Le fauvisme (ou les fauves) est un courant de peinture qui émerge en France en 1905 et se termine vers 1910. Son influence a marqué tout l'art du XXe siècle, notamment par la libération de la couleur.

Initié en 1907 par les peintres Pablo Picasso et Georges Braque, le cubisme est un mouvement artistique révolutionnaire dont les œuvres représentent des objets analysés, décomposés et reconstruits dans une composition abstraite, géométrique, comme si l'artiste multipliait les points de vue.

Après 1918, André Derain s’orientera vers un réalisme teinté de classicisme qui en fait une des figures artistiques majeures de l'entre-deux-guerres.

L’exposition, quant à elle, a pour ambition de retracer les étapes du parcours de l’artiste avant-guerre, moment où le peintre participe aux mouvements d’avant-garde les plus radicaux et développe une œuvre puissante multipliant les expérimentations plastiques.

S’appuyant sur des archives inédites d’André Derain – ses photographies, sa collection d’estampes et de reproductions d’œuvres d’art, ses écrits et sa correspondance – cette exposition éclaire de manière inédite une sélection de ses œuvres les plus emblématiques, par des contrepoints visuels forts : les photographies prises par le peintre, ses références artistiques atypiques telles que les gravures d’Épinal, les objets maoris copiés au British Museum en 1906 ou les sculptures africaines de sa collection.

On y admire environ 70 peintures ainsi qu’un ensemble important d’œuvres sur papier – aquarelles, dessins, carnets de croquis, gravures –, des sculptures, une cinquantaine de photographies, des sculptures maories et africaines, des céramiques…

Et quelques ensembles exceptionnels sont réunis pour l’occasion : la production estivale de 1905 à Collioure, la série des vues de Londres et les très grandes compositions autour des thèmes de la danse et des baigneuses.

Un événement miraculeux !

Bernard DELCORD

Derain – Un fauve pas ordinaire par Patrice Bachelard, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes », septembre 2017, 128 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,10 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition André Derain 1904-1914. La décennie radicale

Coordonnées :
Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou
Galerie 2
F-75191 Paris Cedex 04

Tél. 00 33 1 44 78 12 33

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cb56kjg/r58BdjK

Horaires :
Jusqu’au 29 janvier 2018
De 11 heures à 21 heures
Nocturnes jusqu'à 23 heures tous les jeudis soir

Accessibilité :
Métro Rambuteau (ligne 11), Hôtel de Ville (lignes 1 et 11), Châtelet (lignes 1, 4, 7, 11 et 14)
RER Châtelet-Les Halles (lignes A, B, D)
Bus 29, 38, 47, 75

Tarifs :
Prix plein : 14 €
Prix réduit : 11 €

Le premier dimanche de chaque mois, l’accès au musée est gratuit pour tous.

17:41 Écrit par Bernard dans Arts, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/10/2017

« Le petit oiseau est sorti... »

Robert Doisneau (cover).jpeg

Rédigé par Danielle Leenaerts et Virginie Devillers et publié aux Éditions Racine à Bruxelles, le catalogue de l’exposition Robert Doisneau qui se tient actuellement au Musée d’Ixelles est en tout point magnifique !
 
Il est vrai qu’il s’agit de la dernière exposition de ce musée avant les travaux de rénovation et d'agrandissement qui entraîneront sa fermeture au public entre mai 2018 et 2022 et qu’il fallait donc marquer le coup…
 
C’est une réussite totale !
 
Voici la présentation de l’événement :
 
En exclusivité en Belgique, le Musée d’Ixelles propose une rétrospective magistrale de l’œuvre de Robert Doisneau, l’illustre photographe du Baiser de l’Hôtel de ville. 150 clichés vintages y invitent à renouer avec la candeur, la malice et la beauté du quotidien de l’après-guerre.
 
Cette exposition s’articule autour de trois axes.
 
Le Merveilleux quotidien des années 1930 à 1970 offre une traversée dans l’œuvre d’un photographe qui se voulait faux témoin : il ne décrit pas le réel, mais en propose plutôt une lecture poétique.
 
Palm Springs 1960 : 30 clichés en couleurs réalisés pour le magazine américain Fortune traduisant le regard amusé d’un ethnologue improvisé sur une population de retraités bienheureux à l’opulence joyeuse.
 
Ateliers d’artistes : 55 prises de vue réalisées entre 1945 et 1971 dans les ateliers de Picasso, Braque, Utrillo, Giacometti, Brancusi ou César... (1) 

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Robert Doisneau, Le baiser de l'Hôtel de ville, Paris, 1950 © Robert Doisneau
 
Particulièrement soigné, le catalogue est une mine de clichés et d’informations fournies par les auteures et par le préfacier, Jacques Véry, professeur honoraire au Lycée Robert Doisneau à Corbeil-Essonnes.
 
Un must pour les amateurs d’art et les bibliophiles !
 
Bernard DELCORD
 
Robert Doisneau par Danielle Leenaerts et Virginie Devillers, préface de Jacques Véry, versions bilingues français-anglais et français-néerlandais Bruxelles, Éditions Racine, octobre 2017, 240 pp. en quadrichromie au format 24 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 29,95 €
 
Renseignements complémentaires :
 
EXPOSITION ROBERT DOISNEAU
 
Du 19.10.17 au 04.02.18
 
Adresse :
Musée d’Ixelles
Rue Jean Van Volsem 71
B - 1050 Bruxelles
Tél. +32 (0)2 515 64 21/22
E-mail : musee@ixelles.be
www.museedixelles.be
 
Horaires :
Du mardi au dimanche, de 9 h 30 à 17 h 00.
(Derniers tickets à 16 h 45.)
Fermé le lundi et les jours fériés.
 
Tarifs :
8 €
5 € : étudiants, seniors, groupes (10 personnes ou plus), Amis du Musée, Ixellois, détenteurs d'un billet Thalys et/ou d'un billet SNCB en cours de validation.
 
Accessibilité :
L'entrée du Musée d'Ixelles est accessible via un plan incliné. Le musée dispose par ailleurs d'un ascenseur et d'une chaise roulante.
 
(1) Source : http://www.museedixelles.irisnet.be/expositions/expositions-en-cours-1/robert-doisneau

16:02 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/10/2017

« L'art cache l'étude sous l'apparence du naturel. » (Carlo Goldoni)

Atlas du Street Art et du graffiti (cover).jpg

La nouvelle version française (la précédente avait paru en 2014 chez le même éditeur) de l’Atlas du Street Art et du graffiti de Rafael Schacter est sortie chez Flammarion à Paris, un événement pour les amateurs, et ils sont nombreux, de cette forme d’art contemporain des plus originales.
 
Riche de 750 illustrations en quadrichromie, cet ouvrage se penche sur l’œuvre de 113 artistes actuels de 25 pays en détaillant leur contexte historique et leurs influences, en réglant le focus sur 16 villes (New York, San Francisco, Los Angeles, Mexico, São Paulo, Buenos Aires, Londres, Paris, Berlin, Stockholm, Madrid, Barcelone, Athènes, Melbourne, Sydney et Tokyo) et en fournissant 12 cartes originales créées par 12 artistes talentueux. 

Atlas du Street Art et du graffiti  (Miss-Tic).jpg

Graffiti par Miss-Tic (Paris).
 
II offre un panorama mondial de cet art aux influences multiples (le spray can art, le pixãçao brésilien, le pop art et le land art américains, les pochoirs politiques argentins…) et aux manifestations diverses, du graffiti traditionnel à l'intervention sculpturale, de l'affiche à la performance et de l'abstraction géométrique à la figuration photoréaliste.
 
Un art populaire qui s'est développé dans des environnements très divers, de la métropole surpeuplée au désert perdu et a été produit par des créateurs de toute nationalité, religion ou culture.
 
Et un guide des plus originaux !
 
Bernard DELCORD
 
Atlas du Street Art et du graffiti par Rafael Schacter, préface de John Fekner, traduit de l’anglais par Denis-Armand Canal, Paris, Éditions Flammarion, août 2017, 400 pp. en noir et blanc au format 23 x 24 cm sous couverture Intégra en couleurs, 39,90 € (prix France)

20:59 Écrit par Bernard dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/10/2017

« Rubens fait vraiment sur moi une forte impression. Je trouve ses dessins colossalement bons, je parle des dessins de têtes et de mains. » (Vincent van Gogh)

Rubens – Portraits princiers.jpg

Coédité à Paris par la Réunion des Musées nationaux - Grand Palais et par les Éditions Gallimard en raison de l’exposition éponyme qui se tiendra jusqu’au 14 janvier 2018 au Palais du Luxembourg dans la même ville, le superbe petit livre-objet intitulé Rubens – Portraits princiers paru sous la plume de Julien Magnier, un historien d’art spécialiste de la peinture française du XVIIe siècle, est une belle invitation à ne pas manquer l’événement !
 
Rappelons que Pierre Paul Rubens, né le 28 juin 1577 à Siegen (Westphalie) et mort le 30 mai 1640 à Anvers, est un peintre baroque flamand de toute première importance.
 
Et voici la présentation (1) de l’exposition par son commissaire, Dominique Jacquot, conservateur en chef du musée des Beaux-Arts de Strasbourg, et par Cécile Maisonneuve, conseillère scientifique à la Réunion des Musées nationaux - Grand Palais :
 
« Rubens fut, sans doute un peu malgré lui, un immense portraitiste de cour. S’il se voulait d’abord peintre de grands sujets historiques, il excella dans le domaine du portrait d’apparat, visitant les plus brillantes cours d’Europe.
 
Prisé pour son érudition et sa conversation, il joua aussi un rôle diplomatique important, jouissant d’une position sociale sans égale chez les artistes de son temps.
 
Autour des portraits de Philippe IV, Louis XIII ou encore Marie de Médicis réalisés par Rubens et par quelques célèbres contemporains (Pourbus, Champaigne, Velázquez, Van Dyck…), l’exposition plonge le visiteur dans une ambiance palatiale au cœur des intrigues diplomatiques du XVIIe siècle. » 
 
Par ailleurs, le film inédit Rubens. Peindre l’Europe accompagne l’exposition Rubens. Portraits princiers. Un documentaire éclairant sur l’œuvre flamboyante de cet « Homère de la peinture » (comme le surnommait Delacroix), le portraitiste des princes, et sur le rôle majeur qu’il a tenu dans le traité d’entente qui ramènera la paix en Europe au XVIIe siècle. (2)
 
L’ouvrage de Julien Magnier, avec ses superbes reproductions et ses brefs commentaires très éclairants, constitue quant à lui un remarquable petit guide pratique à lire avant de se rendre à cette exposition-phare et à consulter tout au long de la visite.
 
Une initiative de toute beauté !
 
Bernard DELCORD
 
Rubens – Portraits princiers par Julien Magnier, Paris, Réunion des Musées nationaux - Grand Palais & Éditions Gallimard, collection « Découvertes », octobre 2017, 64 pp. en quadrichromie au format 12 x 17 cm sous couverture Intégra en couleurs, 9,20 € (prix France)
 
Informations pratiques :
 
Musée du Luxembourg
19 rue de Vaugirard
75006 Paris
Tél. : 01 40 13 62 00
 
Horaires d’ouverture du musée :
Du lundi au dimanche de 10 h 30 à 19 h.
Nocturne tous les vendredis jusqu’à 22 h.
Nocturnes supplémentaires jusqu’à 22 h les lundis du 13 novembre au 18 décembre.
(Pas de jour de fermeture hebdomadaire.)
Fermeture le 25 décembre.
Ouverture de 10 h 30 à 18 h les 24 et 31 décembre.
Dernière entrée 45 minutes avant l’heure de fermeture.
Début d’évacuation des salles 15 minutes avant l’heure de fermeture du musée.
 
Tarifs :
– Plein tarif : 12 €.
– Tarif réduit : 8,5 € (16-25 ans inclus, demandeur d'emploi et famille nombreuse).
– Tarif spécial jeunes : 8,5 € pour 2 personnes de 16 à 25 ans inclus, du lundi au vendredi après 16 heures.
– Gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux.
– Des audioguides (en 4 langues : français, anglais, espagnol et allemand) sont proposés sur place à la location au tarif de 5€ par appareil.
 
Suite au renforcement des mesures de sécurité dans le cadre du plan Vigipirate, nous vous informons qu’un seul sac par personne (format A3 maximum) sera autorisé dans l’enceinte du Musée du Luxembourg. Aucun sac, cabas, bagage ou objet encombrant ne sera admis, y compris au vestiaire.
 
(1) http://museeduluxembourg.fr/evenement/presentation-de-lexposition-1
(2) http://museeduluxembourg.fr/actualite/rubens-peindre-leurope

20:37 Écrit par Bernard dans Arts, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2017

Un chef-d’œuvre classique… mais pas seulement !

Le Massacre des Innocents – Poussin, Picasso, Bacon (cover).jpg

Pierre Rosenberg est membre de l'Académie française. Ancien directeur du Louvre, il a organisé de nombreuses expositions. Spécialiste de l'art français et italien des XVIIe et XVIIIe siècles, il a fait de Nicolas Poussin l'un de ses sujets de prédilection.
 
Il est par ailleurs l’un des commissaires de l’exposition Le Massacre des Innocents – Poussin, Picasso, Bacon qui se tient jusqu’au 7 janvier 2018 au Jeu de Paume du château de Chantilly – riche de la deuxième plus importante collection de peintures anciennes après le musée du Louvre – et il a dirigé la publication de son catalogue paru sous le même titre aux Éditions Flammarion à Paris, un superbe ouvrage fort de 180 belles illustrations.
 
Nicolas Poussin (1594-1665) est un peintre français du XVIIe siècle, représentant majeur du classicisme pictural. Formé à Paris, il est surtout actif à Rome à partir de 1624. Il a peint aussi bien des scènes d'histoire que religieuses ou mythologiques, mais aussi des paysages animés. Sa renommée lui permet de devenir peintre du roi et de revenir en France entre 1640 et 1642. Il préfère finalement repartir à Rome où il réside jusqu'à sa mort. Il est l'un des plus grands maîtres classiques de la peinture française et son influence est considérable, de son vivant et jusqu'à nos jours.
 
Outre 400 dessins, entre 220 et 260 tableaux lui sont attribués, parmi lesquels Le Massacre des Innocents (circa 1627-1628)(1). 
 
Cette œuvre représente une scène du massacre des Innocents, issue du Nouveau testament et citée dans l'Évangile selon Matthieu, chapitre 2, versets 16-18. Il s’agit du meurtre de tous les enfants de moins de deux ans dans la région de Bethléem, ordonné par Hérode, craignant la concurrence d'un roi des Juifs dont la venue lui avait été annoncée par les Mages, peu après la naissance de Jésus.

Le Massacre des Innocents – Poussin, Picasso, Bacon (tableau).jpg

 Le Massacre des Innocents
Huile sur toile, 147 × 171 cm
 
Pablo Picasso (1881-1973) étudiera la composition de l'œuvre lors de sa période méditerranéenne de 1920-1922, et il reprendra le personnage à l'étoffe bleue à droite dans plusieurs de ses dessins. L'attitude et la posture des femmes du tableau se retrouvent notamment dans divers personnages féminins de Guernica (2).
 
L’exposition se concentre sur le chef-d’œuvre de Nicolas Poussin. À travers les prêts prestigieux d’une cinquantaine d’œuvres, elle met en lumière sa postérité en accordant une large place à l’art moderne et contemporain.
 
Le visiteur y découvre tout d’abord l’histoire du tableau et de ses propriétaires, de son commanditaire italien, le marquis Vincenzo Giustiniani (1564-1637) au duc d’Aumale (1822-1897), de Rome à Chantilly en passant par Londres.
 
Puis le chef-d’œuvre est confronté à des grands maîtres du XVIIe siècle (Guido Reni, Pietro Testa), à une version antérieure du tableau provenant du Petit Palais et à un dessin préparatoire.
 
Le parcours se poursuit par différentes interprétations allant du XVIIIe au début du XIXe siècle (Jean-Baptiste-Marie-Pierre, Léon Cogniet).
 
Les dernières salles montrent les relectures modernes et contemporaines du Massacre des Innocents. Le Charnier (1945) de Pablo Picasso y côtoie Head II (1949) de Francis Bacon ainsi que des œuvres d’artistes contemporains (Henri Cueco, Jean-Michel Alberola…)
 
Enfin, des propositions inédites d’Annette Messager, Pierre Buraglio ou Jérôme Zonder démontrent toute la force et l’actualité du chef-d’œuvre de Chantilly.
 
Un événement à ne pas manquer !
 
Bernard DELCORD
 
Le Massacre des Innocents – Poussin, Picasso, Bacon sous la direction dr Pierre Rosenberg, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2017, 192 pp. en quadrichromie au format 22 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 45,00 € (prix France)
 
Informations pratiques :
 
Lieu : Salle du Jeu de Paume du Domaine de Chantilly
 
Coordonnées : en voiture, le Domaine de Chantilly est à 20 min de l’aéroport Paris Charles de Gaulle et 40 km de Paris centre.
Depuis Paris : autoroutes A3 et/ou A1 sortie Chantilly ou D316 et D317
Depuis Lille et Bruxelles : autoroute A1 sortie Senlis
 
Coordonnées GPS (DD) :
Latitude : 49.193854
Longitude : 2.485316
 
Horaires :
Jusqu’au 1er novembre inclus :
Ouvert 7J/7
10h-18h / 20h pour le parc
 
Du 2 novembre au 7 janvier inclus :
Tous les jours sauf le mardi
10h30-17h / 18h pour le parc
 
Billets et tarifs :
Exposition incluse sans supplément dans le billet Domaine.
Billet Domaine (château, parc, grandes écuries + exposition) : 17€ Plein tarif / 10€ Tarif réduit
Billet Exposition + Parc : 10€ Plein tarif / 6€ Tarif réduit
 
Visite guidée de l'exposition : 3€ en supplément du billet d'entrée
Tous les week-ends et jours fériés à 11h, 15h et 16h
Inscription sur place dans la limite de 20 personnes par créneau horaire
Aucune visite guidée le 25 décembre
 
Parking (à régler sur place) : 4€
 
 
(1) Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Poussin
 
(2) Guernica : capitale historique et spirituelle du Pays basque, elle est particulièrement connue pour sa destruction, le 26 avril 1937, par les aviateurs de la légion Condor, envoyés par Hitler afin de soutenir le général Franco durant la guerre civile d’Espagne (1936-1939). Guernica est aussi le titre d’une célébrissime huile sur toile monumentale de style cubiste réalisée entre le 1er mai et le 4 juin 1937, à Paris, par Pablo Picasso pour dénoncer le bombardement de la ville, qui fit de nombreuses victimes civiles.

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