07/01/2018

La vie et les écrits d’un titan…

Churchill (Moi, Winston Churchill).jpg

Immense personnalité du XXe siècle, Winston Churchill, (1874-1965) fut non seulement le Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 [1] et, à ce titre, artisan de la victoire contre le nazisme et le fascisme à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi un orateur hors pair dont les bons mots sont passés à la postérité, un peintre estimé dont les œuvres s’arrachent et, surtout, un surdoué de l'écriture dont le talent inouï a été couronné en 1953 par le prix Nobel de littérature [2].

À ceux qui souhaiteraient (re)découvrir l’homme, nous ne saurions trop conseiller la lecture de la biographie superbement illustrée (avec plus de 200 photographies) que Béatrix de l’Aulnoit a fait paraître à Paris aux Éditions Tallandier sous le titre Moi, Winston Churchill, un récit enlevé abordant les nombreuses et paradoxales facettes de l’acteur politique – dans tous les sens du terme – et son impact sur son temps aux quatre coins de la planète.

Churchill (La Guerre du Fleuve).jpg

Et à ceux qui seraient désireux d’aborder l’œuvre, nous recommandons la lecture de La Guerre du Fleuve – Un récit de la reconquête du Soudan, un flamboyant reportage [3] de la guerre menée par lord Kitchener contre les rebelles mahdistes, rédigé en 1899 et publié dans sa traduction française aux Belles Lettres à Paris en 2015.

On y trouve de la gloire, du sang, de la sueur, des larmes… et du génie !

Bernard DELCORD

Moi, Winston Churchill par Béatrix de l’Aulnoit, Paris, Éditions Tallandier, octobre 2017, 190 pp. en quadrichromie au format 22,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 34 € (prix France)

La Guerre du Fleuve – Un récit de la reconquête du Soudan par Winston Churchill, traduction de l’anglais par John Le Terrier, Paris, Éditions Tallandier, collection « Mémoires de guerre » dirigée par François Malye, mars 2015, 328 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 23 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié la belle et très éclairante introduction

de Béatrix de l’Aulnoit à son récit de vie :

« Winston Churchill, c’est d’abord un style avant d’être un destin. L’homme qui a vaincu Hitler serait-il devenu une icône mondiale sans son humour ravageur, ses extravagances, sa panoplie d’acteur ? Lorsqu’il allume un cigare, peint une toile derrière son chevalet, construit le mur de son potager, Churchill montre autant d’énergie et de soin pour se mettre en scène que lorsqu’il galvanise l’Angleterre à la BBC pendant la Seconde Guerre mondiale.

De sa naissance à Blenheim, il a acquis une assurance aristocratique qui constitue le socle de son inébranlable confiance en sa bonne étoile. Pourtant, dès le début, les difficultés rencontrées sont immenses. Ses carnets scolaires sont désastreux. L’adolescent est affublé d’un “zézaiement” inconciliable avec une brillante carrière politique. Il rate à deux reprises l’examen d’entrée de l’académie militaire de Sandhurst, avant d’être admis piteusement 92e sur 102. Quant à son père, second fils du duc de Marlborough, il n’a hérité d’aucune fortune et a brutalement sabordé sa carrière en donnant sa démission de chancelier de l’Échiquier.

Très vite, Winston comprend qu’il ne peut compter que sur lui-même. Il se constitue une bibliothèque de grands auteurs, écrit sur tout et n’importe quoi, négocie âprement ses contrats. Cette force de caractère, où ténacité et pragmatisme se côtoient à parts égales, est la deuxième composante du style churchillien. Le génie de la politique à la Chambre des communes, le vainqueur des nazis, le prix Nobel de littérature, est un bourreau de travail. La nuit, Churchill dicte articles et livres debout derrière son pupitre. Le matin, il réécrit ses discours dans son lit en compagnie de son chat Tango. Le soir, en sortant du ministère, il lit ses dossiers dans un bain chaud. Et l’exacte température de ce bain est contrôlée par son valet qui y plonge un thermomètre.

De son grand-père maternel américain, aventurier qui a frôlé plusieurs fois la faillite, le jeune homme a hérité son indépendance d’esprit. De sa mère, personnage flamboyant et fantasque, son goût du luxe, autre constante du style churchillien : “Je me contente de peu, mais toujours du meilleur”, a-t-il l’habitude de dire, incarnant de façon étourdissante ce mélange de traditions et de folies que nous envions tant aux Britanniques. (…)

Winston porte des caleçons et des vestes de pyjamas en soie rose hors de prix et affirme que sa peau blanche de roux n’en supporterait pas d’autres. Il ne peut se passer d’un maître d’hôtel. Il aime le cognac au petit déjeuner, le champagne au déjeuner, les dîners arrosés de grands bordeaux, les soirées autour des tables de jeu dans la fumée d’un Roméo et Juliette. Les jolies femmes qui ont de l’esprit. Winston n’est pas snob, mais tous ses amis sont richissimes, à commencer par le duc de Westminster, première fortune d’Angleterre.

C’est un romantique qui s’est marié sur un coup de foudre et restera fidèle toute sa vie à Clementine Hozier. Sa seule maîtresse s’appelle Chartwell, sa propriété dans le Kent, pour laquelle il se ruinera. Mais c’est là, au milieu de ses enfants, chevaux, chiens, cochons, moutons, canards, oies, cygnes, papillons et poissons rouges, qu’il est heureux et se ressource.

Toute sa vie, Winston Churchill a vécu au-dessus de ses moyens, mais, durant quatre-vingt-dix ans, il s’est donné les moyens de vivre selon ses déraisonnables caprices qui font de lui le plus humain des monstres sacrés de l’Histoire. »

 

[1] Il le fut aussi du 26 octobre 1951 au 6 avril 1955.

[2] Parmi ses ouvrages les plus célèbres, citons ses souvenirs d’enfance, My Early Life, 1930, les quatre tomes de la biographie de son glorieux ancêtre, Marlborough: His Life and Times, 1933-1938, les six volumes de ses souvenirs de guerre, The Second World War, 1948-1954 et les quatre volumes d'un vaste essai historique, A History of the English-Speaking Peoples, 1956-1958, qui couvrent la période allant de l'invasion de la Grande-Bretagne par César (55 av. J.-C.) au début de la Première Guerre mondiale (1914).

[3] En dépit de quelques préjugés sans fondement, époque oblige, sur les populations locales.

06/12/2017

Le hit-parade de Bacchus…

Bordeaux Grands crus classés 1855 – Médoc & Sauternes .jpg

La classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 a été établie à l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1855 et à la demande de l'empereur Napoléon III. Elle a légèrement évolué avec le temps et fait office de référence suprême.

Publié chez Flammarion, le beau livre de Hugh Johnson et Franck Ferrand intitulé Bordeaux Grands Crus Classés 1855 – Médoc & Sauternes est le seul ouvrage consacré à l'ensemble de ces vins remarquables mettant en valeur la beauté des châteaux où ils sont élaborés et l'excellence de leur production.

L’écrivain et journaliste français spécialisé en histoire Franck Ferrand (°1967) y révèle l'histoire cachée derrière chacun de ces vins, les secrets des cuviers et des chais. Il guide le lecteur à travers ces vignobles et ces châteaux qui font rêver le monde entier.

De son côté, l’écrivain britannique Hugh Johnson (°1939), l’œnologue le plus réputé de la planète dont les livres sur le vin sont des best-sellers (plus de 15 millions d'exemplaires vendus à travers le monde), évoque la naissance des crus classés de médoc « au rouge plus intense et miroitant qu'un rubis » et l'origine mystérieuse de ce vin blanc unique aux arômes envoûtants qu'est le Sauternes.

Bernard DELCORD

Bordeaux Grands Crus Classés 1855 – Médoc & Sauternes par Hugh Johnson et Franck Ferrand, photographies de Guillaume de Laubier, Paris, Éditions Flammarion, décembre 2017, 264 pp. en quadrichromie au format 25,8 x 29,2 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 45 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ce classement dionysiaque :

VINS ROUGES

Premiers crus

– Château Lafite Rothschild, pauillac

– Château Latour, pauillac

– Château Margaux, margaux

– Château Mouton Rothschild, pauillac (second cru en 1855, promu en premier cru en 1973).

– Château Haut-Brion, en appellation pessac-léognannote (graves jusqu'en 1986)

Deuxièmes crus

– Château Pichon Baron, pauillac

– Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, pauillac

– Château Brane-Cantenac, margaux (à Cantenac)

– Château Durfort-Vivens, margaux

– Château Lascombes, margaux

– Château Rauzan-Gassies, margaux

– Château Rauzan-Ségla, margaux

– Château Ducru-Beaucaillou, saint-julien

– Château Gruaud Larose, saint-julien

– Château Léoville Barton, saint-julien

– Château Léoville Las Cases, saint-julien

– Château Léoville Poyferré, saint-julien

– Château Cos d'Estournel, saint-estèphe

– Château Montrose, saint-estèphe.

Troisièmes crus

– Château Boyd-Cantenac, margaux

– Château Cantenac Brown, margaux (à Cantenac)

– Château Desmirail, margaux

– Château d'Issan, margaux (à Cantenac)

– Château Ferrière, margaux

– Château Giscours, margaux (à Labarde)

– Château Kirwan, margaux (à Cantenac)

– Château Malescot Saint-Exupéry, margaux

– Château Marquis d'Alesme Becker, margaux

– Château Palmer, margaux (à Cantenac)

– Château Lagrange, saint-julien

– Château Langoa Barton, saint-julien

– Château Calon-Ségur, saint-estèphe

– Château La Lagune, haut-médoc (à Ludon).

Quatrièmes crus

– Château Duhart-Milon, pauillac

– Château Marquis de Terme, margaux

– Château Pouget, margaux (à Cantenac)

– Château Prieuré-Lichine, margaux (à Cantenac)

– Château Beychevelle, saint-julien

– Château Branaire-Ducru, saint-julien

– Château Saint-Pierre, saint-julien

– Château Talbot, saint-julien

– Château Lafon-Rochet, saint-estèphe

– Château La Tour Carnet, haut-médoc (à Saint-Laurent).

Cinquièmes crus

– Château Batailley, pauillac

– Château Clerc Milon, pauillac

– Château Croizet-Bages, pauillac

– Château d'Armailhac, pauillac (anciennement Château Mouton-Baronne-Philippe)

– Château Grand-Puy Ducasse, pauillac

– Château Grand-Puy-Lacoste, pauillac

– Château Haut-Bages Libéral, pauillac

– Château Haut-Batailley, pauillac

– Château Lynch-Bages, pauillac

– Château Lynch-Moussas, pauillac

– Château Pédesclaux, pauillac

– Château Pontet-Canet, pauillac

– Château Dauzac, margaux (à Labarde)

– Château du Tertre, margaux (à Arsac)

– Château Cos Labory, saint-estèphe

– Château Belgrave, haut-médoc (à Saint-Laurent)

– Château de Camensac, haut-médoc (à Saint-Laurent) (anciennement Château Camensac)

– Château Cantemerle, haut-médoc (à Macau, entré dans le classement le 16 septembre 1855).

VINS BLANCS

Premier cru supérieur

Château d'Yquem, sauternes.

Premiers crus

–  Château Climens, barsac

–  Château Coutet, barsac

–  Château Guiraud, sauternes

–  Clos Haut-Peyraguey, sauternes (à Bommes)

–  Château Lafaurie-Peyraguey, sauternes (à Bommes)

–  Château La Tour Blanche, sauternes (à Bommes)

–  Château Rabaud-Promis, sauternes (à Bommes)

–  Château de Rayne-Vigneau, sauternes (à Bommes)

–  Château Rieussec, sauternes (à Fargues)

–  Château Sigalas-Rabaud, sauternes (à Bommes)

– Château Suduiraut, sauternes (à Preignac).

Deuxièmes crus

– Château Broustet, barsac

– Château Caillou, barsac

– Château Doisy Daëne, barsac

– Château Doisy-Dubroca, barsac

– Château Doisy-Védrines, barsac

– Château de Myrat, sauternes (château de Myrat)

– Château Nairac, barsac

– Château Suau, barsac

– Château d'Arche, sauternes

– Château Filhot, sauternes

– Château Lamothe, sauternes

– Château Lamothe Guignard, sauternes

– Château de Malle, sauternes (à Preignac)

– Château Romer, sauternes (à Fargues)

– Château Romer du Hayot, sauternes (à Fargues).

22:10 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Oenologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/11/2017

Une contre-révolution française…

La grande histoire des guerres de Vendée.jpg

Par ailleurs journaliste, essayiste et politologue, l’historien français très droitier – c’est le moins que l’on puisse dire… – Patrick Buisson (°1949) dirige la chaîne Histoire depuis 2007.

Il a publié en 2016 La Cause du peuple (Perrin, 2016), un best-seller dans lequel il fait plusieurs révélations critiques sur l'action et le comportement de Nicolas Sarkozy [1] dont il fut le conseiller à la présidence de la République avant d’être révoqué pour avoir enregistré des réunions « à l'insu » du locataire de l’Élysée et de ses autres conseillers, à l'aide d'un dictaphone.

Il est également l'auteur de 1940-1945, années érotiques (2008-2011, Éditions Albin Michel) et de films historiques, dont Avec le temps/C'est l'histoire d'un métamec (sur Léo Ferré, avec des photographies de Hubert Grooteclaes, 1995) et Paris Céline : Sur les pas de Céline avec Lorànt Deutsch (2011).

Dans La grande histoire des guerres de Vendée publiée chez Perrin, il retrace les événements qui ont marqué la Contre-Révolution française de la fin du XVIIIe siècle.

Pour rappel, la guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa, dans l'ouest de la France, les républicains (bleus) aux royalistes (blancs), entre 1793 et 1796.

Elle fut étroitement liée à la Chouannerie (1792-1800) en Bretagne, dans le Maine, l'Anjou et la Normandie, l'ensemble de ces deux conflits étant parfois désigné sous le nom de « guerres de l'Ouest ». La Chouannerie se déroula sur la rive droite de la Loire, tandis que le soulèvement vendéen eut lieu sur la rive gauche.

Comme partout en France, la Vendée a connu des manifestations paysannes entre 1789 et 1792. Mais c'est au moment de la levée en masse [2], en 1793, que l’insurrection vendéenne s'est déclenchée, dans un premier temps comme une jacquerie paysanne classique, avant de prendre la forme d'un mouvement contre-révolutionnaire.

Étalée sur trois années, la guerre a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix au printemps 1795. Elle s'est soldée par la défaite des rebelles vendéens au début de l'année 1796, après avoir fait plus de 200 000 morts et causé de nombreuses destructions. [3]

Rassemblant 150 illustrations, dont de nombreuses méconnues ou inédites (tableaux, gravures, drapeaux, vitraux, emblèmes, armes et objets divers…) le superbe album de Patrick Buisson accorde par ailleurs une large place à des mémoires et à des témoignages contemporains des événements.

Un ouvrage décapant !

Bernard DELCORD

La grande histoire des guerres de Vendée par Patrick Buisson, préface de Philippe de Villiers, Paris, Éditions Perrin, novembre 2017, 272 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 29,9 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29 € (prix France

[1] Magali Ghu, « La Cause du peuple, le livre de Patrick Buisson qui étrille Sarkozy », lavoixdunord, 27 septembre 2016.

[2] Le 23 février 1793, la Convention avait décidé la levée en masse de trois cent mille hommes, pris parmi les célibataires ou veufs de 18 à 25 ans.

[3] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Vend%C3%A9e

17:10 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/11/2017

« Ce que la photographie reproduit à l'infini n'a lieu qu'une fois. » (Roland Barthes)

Robert Doisneau, les années Vogue.jpg

Entre 1949 et 1952 de manière exclusive et par la suite de façon épisodique, le célébrissime photographe français Robert Doisneau (1912-1994) a immortalisé la vie artistique et l’actualité mondaine de la capitale française pour la version hexagonale du magazine Vogue dans des clichés remarquables qui ont été récemment réunis par l’Atelier Robert Doisneau et publiés par les Éditions Flammarion dans un magnifique ouvrage intitulé Robert Doisneau, les années Vogue qui fera les délices des admirateurs de l’œuvre du maître qui disait :

« En résumé, mon emploi à Vogue pouvait se diviser en trois volets. D'abord la vie à Paris, sorte de trombinoscope de ceux dont les noms devaient absolument alimenter les conversations : artistes, écrivains, créateurs de toutes sortes. Ensuite les photographies de mannequins dans les décors de la ville ou sur le redoutable fond blanc du studio. Enfin, le troisième volet, les mondanités, est celui qui m'a laissé les souvenirs les plus durables. »

Dans ce somptueux album, on voit notamment, en sus de clichés consacrés à des villes d’après-guerre (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille), Brigitte Bardot faire ses débuts de jeune mannequin, Paul Léautaud en 1947, Fernand Léger en 1948, Orson Welles en 1949, des instantanés de bals mondains et de mariages, des portraits d’Edmonde Charles-Roux, Colette, Jean Cocteau, Foujita, Marcel Mouloudji, Jeanne Moreau, Juliette Gréco, Michel Galabru et André Gide en 1950, d’Yves Montand, Pierre Brasseur, Louis Jouvet, Jean-Paul Sartre et Gérard Philippe en 1951, de Nikki de Saint Phalle, Marcel Aymé, Georges Brassens, Michèle Morgan et de Pablo Picasso occupé à retoucher des photos de mode en 1952, de Bernard Blier en 1954, de Julien Green et d’Henri Troyat en 1955, d’Albert Camus et Catherine Sellers répétant Requiem pour une nonne au théâtre des Mathurins, en 1957, de Jean-Paul Belmondo en 1960, de Karen Blixen en 1961 et même de Chantal Goya en 1965…

Le gratin, quoi…

Bernard DELCORD

Robert Doisneau, les années Vogue, ouvrage collectif réalisé par l’Atelier Robert Doisneau, Paris, Éditions Flammarion, mars 2017, 356 pp. en quadrichromie au format 24,8 x 31,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 49,90 € (prix France)

15:07 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/11/2017

Ancêtres vénérables...

60 voitures historiques.jpg

Après 60 voitures des années 60, 60 sportives de Starter, 60 populaires de Starter et 60 chroniques insolites, les Éditions Dupuis à Marcinelle ont rassemblé, dans un cinquième tome intitulé 60 voitures historiques, la suite des « Chroniques de Starter » parues dans le Journal de Spirou à partir de 1957 illustrées par Jidéhem [1], compilant quelque 60 mécaniques historiques croquées avec verve par le célèbre dessinateur de Sophie décédé en mai 2017.

De la Ford T et de la Welch Model 4L (1908) à la Renault 5 Turbo et à la Rolls-Royce Silver Spirit (1980), l’ouvrage passe en revue six dizaines de véhicules mémorables, parmi lesquels la Stanley Runabout (1909), l’Isotta Fraschini (1925), la Delage D8 S (1932), l’Hispano-Suiza K.6 (1936), la Jeep Willys (1940-1944), la Peugeot 203 (1949), la DS 19 (1955), l’Excalibur III (1957), la Jaguar Type E (1961), la Chevrolet Corvette (1963), la Lamborghini Miura (1966), la De Tomaso Pantera (1971), la Ferrari  308  GTB (1975), l’Aston Martin Lagonda (1976), la Lotus Esprit S2, (1978), la Porsche  928 (1978) ou encore la Mazda  RX-7 (1979).

De bien belles machines !

Bernard DELCORD

60 voitures historiques par Jidéhem, préface de William Pac, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », novembre 2017, 119 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 26,7 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 €

[1] Alias Jean De Mesmaeker. Lorsqu'André Franquin créa un personnage d'homme d'affaires acariâtre pour sa série Gaston, Jidéhem lui trouva quelque ressemblance avec son propre père, prénommé Aimé. Avec l'accord de Jidéhem, Franquin nomma donc le personnage M. De Mesmaeker, et en fit un personnage régulier de la série. (Source : Wikipédia)

14:45 Écrit par Bernard dans Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2017

« Ce qui importe par-dessus tout dans une œuvre d’art, c’est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir. » (James Joyce)

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Avec ses 2000 illustrations commentées et décryptées choisies parmi les plus extraordinaires chefs-d'œuvre de tous les temps, la nouvelle édition condensée (celle de 2009 en comptait 2500) de l’Histoire de l’art en images parue chez Flammarion à Paris et rédigée par de grands spécialistes anglo-saxons sous la direction de l’historien d’art britannique Andrew Graham Dixon est un modèle de perfection livresque.

Expliquant comment il faut regarder les œuvres et proposant un parcours chronologique de la Renaissance italienne à nos jours, cet ouvrage unique en son genre expose de manière brève, claire et précise, à la manière d’une encyclopédie visuelle, l’histoire de la peinture et de la sculpture à travers les âges et les continents.

Une sorte de Bescherelle de l’art…

Bernard DELCORD

Histoire de l'art en images sous la direction d’Andrew Graham Dixon, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2017, 432 pp. en quadrichromie au format 22,2 x 26,3 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

15:59 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« La pluie est traversière / elle bat de grain en grain / quelques vieux chevaux blancs / qui fredonnent Gauguin… » (Jacques Brel – Les Marquises)

Gauguin (cover).jpg

Paul Gauguin (1848-1903) est l’un des peintres français majeurs du XIXe siècle et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne.

Une exposition intitulée Gauguin l’alchimiste lui est consacrée à Paris au Grand Palais jusqu’au 22 janvier 2018 par l’Art Institute of Chicago, l’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais.

Elle retrace son étonnante carrière, dans laquelle il a exploré les arts les plus divers : peinture, dessin, gravure, sculpture, céramique... et les chefs-d’œuvre réunis pour l’occasion mettent en avant le travail de l’artiste sur la matière ainsi que son processus de création : Gauguin va bâtir son art sur la répétition de thématiques et de motifs récurrents.

Cet événement majeur est l’occasion pour les Éditions Flammarion de ressortir l’incontournable Gauguin de l’historienne de l'art et conservatrice de musées Françoise Cachin (1936-2011) paru en 1988, un essai biographique magistral richement illustré et habilement développé.

En voici la présentation de l’éditeur :

« Unique à bien des égards, la vie romanesque Gauguin est tout compte fait bien moins extraordinaire que son itinéraire de peintre qu'elle occulte souvent. Ce livre, ici réédité, retrace l'aventure artistique de Gauguin et de sa génération et les étapes majeures de l'évolution de son œuvre, à travers une abondante illustration et l'analyse d'une centaine de ses œuvres – tableaux, dessins, sculptures.

Des commentaires des tableaux au texte, on suit les interrogations et les doutes de l'artiste, ses enthousiasmes et ses brouilles, l'aventure tragique d'Arles avec Van Gogh, jusqu'au départ pour les îles. À Tahiti puis aux Marquises, on le sait, Gauguin veut retrouver la naïveté des premiers âges et ressourcer son être loin des entraves de la civilisation. Ici, l'auteur éclaire la part respective du mythe et de la mystification dans la vision de la Polynésie que nous a léguée Gauguin.

Mais, jusqu'au bout, les motifs d'inspiration polynésiens seront loin de recouvrir les composantes d'un art prodigieusement savant qui mêle les sources les plus diverses – par exemple Degas, Cézanne, Puvis de Chavanne, l'art égyptien, l'art précolombien – à une subtilité de coloris toute occidentale. »

Précisons en outre qu’un film d’Édouard Deluc intitulé Gauguin – Voyage de Tahiti avec Vincent Cassel dans le rôle-titre est sorti en salles le 20 septembre 2017.

Bernard DELCORD

Gauguin par Françoise Cachin, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2017, 312 pp. en quadrichromie au format 22 x 27,9 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition Gauguin l’alchimiste

Gauguin l'alchimiste.png

GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES

3, avenue du Général Eisenhower

75008 Paris

Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

Galeries nationales

Entrée Clemenceau, place Clemenceau, Paris 8e

Entrée Square Jean Perrin, Champs-Élysées, avenue du Général Eisenhower, Paris 8e

Entrée Winston Churchill, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Accès pour les personnes à mobilité réduite : Avenue du Général Eisenhower – Porte B

Des places de stationnement pour personnes handicapées, sous réserve de disponibilité, sont situées dans l'avenue du Général Eisenhower, devant le square Jean Perrin.

Une salle de l’exposition Gauguin l’alchimiste n’est pas accessible aux personnes en fauteuil roulant (salle accessible uniquement par 11 marches)

Horaires :

Jusqu’au 22 janvier 2018

Tous les jours de 10 h à 20 h

Nocturnes les mercredis, vendredis et samedis jusque 22 h

Fermé le mardi

Fermetures anticipées à 18 h les dimanches 24 et 31 décembre.

Fermé le lundi 25 décembre 2017

Pendant les vacances de Noël (du 23 décembre 2017 au 7 janvier 2018), ouvert tous les jours y compris le mardi de 9 h à 22 h (fermeture à 20 h le 7 janvier)

Tarifs :

Plein tarif : 14 €

Tarif réduit : 10 €

Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes de 16-25 ans) : 38 €

13:56 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |