10/11/2017

Retour aux sources…

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À l’heure où le monde politique belge francophone se gargarise en matière d’enseignement d’un pacte « d’excellence » qui s’avère aussi creux dans son contenu que vaniteux dans son appellation, sort à Paris, sous le titre Dictionnaire de pédagogie, une compilation de 250 articles extraits du gigantesque Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire rédigé entre 1878 et 1887 sous la direction de Ferdinand Buisson (1841-1932, prix Nobel de la paix en 1927) pour la rédaction duquel il s'entoura de plus de 350 collaborateurs et qui fut la bible des « hussards de la République ».

Cette somme de plus de 1000 pages en deux colonnes revient aux fondamentaux et remet à l’heure quantité de pendules arrêtées chez nous depuis des lustres (l’époque du passage à l’enseignement « rénové » durant la décennie 1970 et son capotage immédiat, pour être précis) en raison de réformes absconses et chimériques (les maths modernes, la « nouvelle docimologie », la grammaire générative et transformationnelle, le constructivisme intégral…) prônées par des professeurs Nimbus de la pédagogie universitaire, par des inspecteurs souvent incompétents et parfois vénaux (il nous revient en mémoire ceux qui imposaient aux enseignants le manuel qu’ils avaient publié) et par les visées démagogiques des ministres qui se sont succédé (Laurette Onkelinx garantissait par exemple en 1996 que, grâce à ses réformes : « Tous les élèves seront bilingues au sortir du secondaire en 2001 »…)

Qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas de prôner un retour pur et simple au système d’enseignement d’antan qui avait ses limites – ses qualités, aussi, en matière de formation orthographique notamment, loin de la catastrophe actuelle, y compris au sein du corps enseignant –, mais de rappeler que si l’apprenant doit être au centre des préoccupations de ses maîtres, toujours, il faut aussi que l’école soit pensée comme un tout, soutenu par tous, ouvrant à tout, et non pas comme un système dans lequel l’échec par manque de travail et d’étude, cette plaie contemporaine, mène de Charybde en Scylla, avec la descente aux enfers du général vers le technique et in fine vers le professionnel jugé comme infâmant par les élèves eux-mêmes et par leurs familles…

Homme de gauche, Ferdinand Buisson était un visionnaire et les articles de son ouvrage consacrés aux notions d’autorité, d’apprentissage, d’attention, de discipline, d’éducation, d’émulation, de punition, de récompense ou de vocabulaire sont autant de rappels à revenir à des pratiques qui ont fait leurs preuves.

Loin des lubies actuelles, comme celle qui veut que désormais, dans Ce Pays, l’élève arrivera en 5e secondaire sans redoubler, qu’il étudie ou pas, en raison de contraintes budgétaires…

Quelle misère !

Bernard DELCORD

Dictionnaire de pédagogie par Ferdinand Buisson, édition dirigée et établie par Patrick Dubois et Philippe Meirieu, préface de Pierre Nora, Paris, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », août 2016, 1056 pp. en noir et blanc au format 13 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 32 € (prix France)

11:50 Écrit par Bernard dans Dictionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/10/2017

Décryptages…

Les nouvelles expressions de Monsieur Dictionnaire.jpg

Après Les 500 plus belles expressions de Monsieur Dictionnaire paru en 2013 chez Racine à Bruxelles, Jacques Mercier a remis le couvert cette année avec Les nouvelles expressions de Monsieur Dictionnaire publié chez le même éditeur, un recueil dans lequel il se penche sur l'origine, le sens et les synonymes de nouvelles expressions et en fait redécouvrir de plus anciennes, parfois un peu oubliées.

Grâce à lui, vous saurez ce que boloss signifie, ou yolo, ou chiller, ou s’enjailler, ou faire son Kevin, ou avoir le swag, ou ça passe crème, ou se faire un gif, ou avoir le seum pas en soum soum…
 
Et vous retrouverez des suavités langagières comme boire le calice jusqu’à la lie, faire un pataquès, manger son chapeau, passer sous les fourches caudines, une querelle de clocher, s’entendre comme larrons en foire, se mettre la rate au court-bouillon…
 
Nul doute, en tout cas, que pour nombre d’entre nous, sans cet ouvrage plaisamment érudit, tout cela resterait mystère et boule de gomme…
 
Bernard DELCORD
 
Les nouvelles expressions de Monsieur Dictionnaire par Jacques Mercier, illustrations de Gaston de Lapoyade, Bruxelles, Éditions Racine, août 2017, 92 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 16,95 €

18:45 Écrit par Bernard dans Dictionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/06/2017

Un alerte bicentenaire…

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Célébrant le bicentenaire de la naissance de son créateur (1817-1875) qui a incarné l’esprit des Lumières et rendu la langue française et le savoir accessibles au plus grand nombre, Le Petit Larousse illustré 2018 constitue le plus complet des dictionnaires de la langue française, avec des définitions claires et précises, accompagnées d'exemples, compilant plus de 63 000 mots, 125 000 sens et pas moins de 20 000 locutions et expressions (dont 2 000 régionalismes et mots de la francophonie) ainsi que 1 500 remarques de langue ou d’orthographe, tout en fournissant les étymologies, des synonymes et des analogies.

Les niveaux de langue sont donc précisés pour un emploi correct des mots alors que toutes les difficultés et les particularités grammaticales sont expliquées pour aider à maîtriser l'orthographe et la syntaxe.

Toutefois, il s’agit avant tout d’un dictionnaire encyclopédique réunissant des milliers de notices sur tous les domaines de la connaissance (sciences, économie, philosophie…), parmi lesquelles 28 000 noms propres (personnalités, œuvres, lieux, pays, événements historiques…) et 4ؘ 500 compléments, doublé d’une formidable banque d'images avec 5 500 photos, cartes, dessins, schémas, et plus de 150 planches illustrées, le tout complété d’un répertoire de citations et de proverbes, d’un atlas, de la reproduction des drapeaux du monde et d’une chronologie universelle.

Mais aussi d’une carte d’activation donnant jusqu’au 1er janvier 2020 un accès gratuit à la version en ligne avec des mises à jour régulières.

Grâce à elle, on accède sur le Net à un dictionnaire de français de 80 000 mots (135 000 définitions, 34 000 expressions) et 9 600 tableaux de conjugaison, à la sonorisation de tous les mots difficiles, à plus de 250 vidéos de L'INA sur les évènements qui ont marqué le XXe siècle, à des dossiers encyclopédiques sur les grandes notions de la culture et du savoir, à de nombreuses photographies et à des animations ludiques ainsi qu’à un hypertexte total pour passer d’un mot à un autre en un clic.

S’y ajoutent cette année deux grands quiz, l’un d’orthographe et l’autre de culture générale.

Pour « instruire tout le monde sur toutes choses », selon la devise de Pierre Larousse…

Bernard DELCORD

Le Petit Larousse illustré 2018, ouvrage collectif, préface de Bernard Cerquiglini, Paris, Éditions Larousse, mai 2017, 2 040 pp. en quadrichromie au format 16 x 23,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

15:18 Écrit par Bernard dans Dictionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/02/2017

“My pharmacist is rich…”

L'anglais pharmaceutique.jpg

Anne-Claire Lévy enseigne l'anglais à la Faculté de pharmacie de l'Université Paris-Sud. Elle est l’auteure, aux Éditions Ophrys à Paris, de L’anglais pharmaceutique, un précis de vocabulaire français-anglais / anglais-français qui s'adresse à tous les professionnels et aux futurs professionnels des produits de santé et qui répertorie environ 3 000 termes et expressions anglo-américains essentiels à la terminologie de la sphère pharmaceutique.

Or, qu'il soit pharmacien d'officine, hospitalier, biologiste, ou qu'il travaille dans l'industrie pharmaceutique, le rôle du pharmacien au sein de notre société est grandissant. Et l'utilisation de l'anglais dans la sphère pharmaceutique est désormais incontournable et quotidienne, si bien que l'anglais pharmaceutique est devenu une langue de spécialité à part entière.

Cet ouvrage reprend tout d’abord les grandes étapes de la vie d'un médicament, depuis la recherche fondamentale jusqu’à la pharmacovigilance, en passant par les développements clinique et préclinique ainsi que le circuit administratif, tandis que sa seconde partie est dédiée à la pharmacie d'officine.

Un outil des plus utiles, incontestablement !

Bernard DELCORD

L'anglais pharmaceutique – Recherche, industrie, officine par Anne-Claire Lévy, Paris, Éditions Ophrys, collection « Anglais de spécialité », avril 2016, 207 pp. en noir et blanc au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 26 € (prix France)

26/10/2016

Pour remonter dans le passé…

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Nicolas Buat, conservateur en chef du patrimoine, est directeur adjoint des Archives de Paris et Évelyne Van den Neste, conservateur général du patrimoine, est chef du Service des archives et de l’information documentaire de la Présidence de la République française. Archivistes-paléographes, ils sont chargés depuis plus de dix ans du cours de paléographie organisé aux Archives départementales du Val-de-Marne.

Ils sont aussi les auteurs, aux Éditions Les Belles Lettres à Paris, d’un Manuel de paléographie française et d’un Dictionnaire de paléographie française qui passionneront les historiens et seront de la plus grande utilité pour les archivistes, les conservateurs de bibliothèques et de musées, les notaires, les généalogistes, les mémorialistes, les romanistes, les étudiants, les thésards, les membres de cercles d’histoire locale et nationale, et, plus largement, toutes les personnes amenées à déchiffrer des textes rédigés entre le XVe et le XVIIIe siècle.

Voici ce qu’ils nous écrivent de leurs deux ouvrages :

« De la fin du Moyen Âge à la Révolution, la façon d'écrire le français a beaucoup évolué, et le tracé des lettres encore plus rapidement que l'orthographe ou la grammaire. Pour lire les sources originales de l'histoire de France, de la charte royale au plus humble registre paroissial, il est indispensable de maîtriser certains codes et certaines règles : c'est ce qu'enseigne la paléographie.

Quel lecteur de documents anciens n'a pas été confronté à des difficultés pour déchiffrer un texte ? Quel amateur d'archives n'a pas été rebuté par une écriture jugée illisible, désorienté par une orthographe erratique, perdu par un vocabulaire abscons ? Outil pratique et pédagogique, le Manuel de paléographie française a été conçu pour que chacun, néophyte ou expert, puisse surmonter ces difficultés, à son rythme et en parfaite autonomie.

C'est pourquoi il s'intéresse essentiellement aux écritures de la période postérieure à 1450, couvrant trois siècles d'un Ancien Régime riche en fonds d'archives patiemment reconstitués après les désastres de la guerre de Cent ans. Une nouvelle ère s'ouvre alors, avec le triomphe de la langue française et la généralisation des écritures liées, bientôt qualifiées de gothiques, auxquelles les greffiers et tabellions vont demeurer attachés jusqu'au XVIIIe siècle.

Abondamment illustré, l’ouvrage se compose de deux parties distinctes : un exposé en six chapitres des principes et des méthodes de la paléographie, suivi de neuf parcours d'exercices, à la fois thématiques et progressifs.

Cet apprentissage permet aux paléographes débutants, mais aussi aux plus confirmés, de se familiariser avec le dessin des lettres, de repérer les abréviations des mots, de comprendre des tournures de phrases aujourd'hui archaïques, en bref, d'exercer au quotidien son œil paléographique…

Dictionnaire de paléographie française.jpg

Conçu quant à lui comme un ouvrage de base, le Dictionnaire de paléographie française s'adresse aussi bien à l'érudit qu'au simple curieux. Plus commode qu'un manuel, il est le compagnon idéal du chercheur en salle de lecture. Il se laisse également feuilleter avec plaisir : comme tout dictionnaire, il offre avec plus de 2 500 entrées, 12 000 exemples et 15 000 illustrations un trésor d'associations de mots et d'images, de découvertes inattendues.

Certains mots font encore l'objet de planches particulières : autre, faire, icelui, Jehan, maître, pour, présent, que... Il ne s'agit en aucun cas d'un dictionnaire de mots rares ! Ce sont au contraire les termes les plus courants qui sont les plus difficiles à lire ou à interpréter, parce qu'ils sont écrits en abrégé ou perdus dans des formules au sens obscur. Les exemples sont là pour montrer les associations de mots et d'idées les plus fréquentes dans les actes de procédure ou de la pratique notariale.

Régler une querelle de voisinage, obtenir un dégrèvement d'impôts, passer un contrat de travail, organiser une succession : ces soucis de la vie quotidienne étaient également ceux de nos ancêtres, et nous sommes nombreux à vouloir en retrouver le témoignage dans des liasses et des registres parfois très anciens.

Les archives publiques sont ouvertes à tous, et ce dictionnaire aidera son utilisateur à remonter le temps, peut-être bien au-delà de ce qu’il espérait. »

De précieux outils de décryptage !

Bernard DELCORD

Manuel de paléographie française par Nicolas Buat et Évelyne Van den Neste, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Sources », mai 2016, 313 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 21,6 cm sous couverture brochée en bichromie, 25 € (prix France)

Dictionnaire de paléographie française, nouvelle édition revue et augmentée, par Nicolas Buat et Évelyne Van den Neste, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Sources », mai 2016, 803 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 21,6 cm sous couverture brochée en bichromie, 45 € (prix France)

23/06/2016

Qui bono ? – À qui profite le crime ? (Cicéron)

Dictionnaire et vocabulaire du latin (Larousse).jpg

Par les temps qui courent de populisme électoraliste et de déliquescence subséquente des contenus des programmes scolaires, en guise de réplique aux cuistres et aux ignares qui ont décidé de trucider l’enseignement du latin sous prétexte qu’il s’agit d’une langue morte, et pour infliger un camouflet aux « pédagogues » des gogues ministériels qui voient dans l’étude de la langue de César et dans la lecture de Sénèque des pratiques suspectes parce qu’« élitistes », mot cache-sexe de leur incurie, de leur démagogie et de leurs aigreurs jalouses, osons un acte de résistance : la consultation quotidienne du Dictionnaire latin et du Vocabulaire latin parus chez Larousse, deux ouvrages collectifs accessibles à tous et ô combien passionnants, qui plongent leur utilisateur au cœur des origines de notre langue, mais aussi de la plupart de celles du pourtour méditerranéen ainsi que de la culture de l’Europe de l’Ouest, de l’Afrique francophone et du Maghreb.

C’est que l’enjeu est d’importance, celui du vivre ensemble, du penser ensemble et du parler ensemble dans le respect de tous et de soi-même, car, comme l’assurait Malcolm X peu de temps avant son assassinat : « Vous ne pouvez pas haïr les racines d'un arbre et ne pas haïr l'arbre tout entier ».

Aujourd’hui, parmi les jeunes générations, la faillite de l’orthographe et du vocabulaire est patente, avec son lot d’incompréhension du discours des autres, d’incapacité à lire les textes littéraires – et pas seulement – et de formatage de la pensée en stéréotypes et en slogans puérils.

Il suffit, par exemple, de lire la presse, papier ou sur Internet, pour s’en convaincre 

Or, ce n’est pas tant à la capacité plus ou moins grande des jeunes à apprendre ce qu’on leur enseigne qu’il faut imputer cette faillite (il y a toujours eu de bons élèves, des moins bons et des cancres…), mais bien à l’incapacité et à l’incompétence de nombre de leurs maîtres, eux-mêmes incapables d’écrire sans fautes d’orthographe et de syntaxe…

Qui bono ? À qui profite le crime, comme le demandait Cicéron avec insistance dans un plaidoyer fameux ?

À la société tout entière, qui a dévalorisé l’école et ses enseignants et continue de le faire, au point que des régiments entiers de ceux-ci quittent la profession ou l’exercent avec dépit, quand ce n’est pas la boule au ventre, et pas uniquement dans les écoles-poubelles, tant leur rôle et leur statut sont décriés…

Fort logiquement, la formation des profs a suivi une courbe descendante orientée, dans certaines branches, vers la spécialisation technique et, dans d’autres, vers l’apprentissage ludique, tout en faisant passer la culture générale et langagière par pertes et profits…

Aujourd’hui, les écoles normales et les universités octroient des diplômes de formateurs à bien des récipiendaires sans grandes connaissances grammaticales – un concepteur de programmes nous a même un jour assené qu’avec une quinzaine de règles, on évite 80% des fautes, et que c’est bien suffisant… –, dont le mémoire de fin d’études et les préparations de cours sont truffés d’erreurs de français, et on tolère qu’ils sévissent ad vitam perpetuam dans des classes au sein desquelles ils distillent leur inculture sans se remettre en question !

Or, à quoi sert de savoir encoder un texte en Word si on est incapable de le rédiger ou de comprendre ce que l’on recopie ? À quoi sert d’apprendre une langue étrangère quand on ne connaît pas – ou à peine – sa langue maternelle ? À quoi sert un raisonnement scientifique mal étayé ? À quoi sert une pensée brouillonne ?

Et que l’on ne vienne pas nous taxer d’intentions ségrégationnistes !

Les plus habiles utilisateurs de la langue française ne sont-ils pas de nos jours des écrivains maghrébins, libanais ou congolais, à l’instar de Tahar ben Jelloun, Amin Maalouf, in Koli Jean Bofane ou Valentin-Yves Mudimbe ?

Il est vrai qu'ils ont été, chez eux, à bonne école...

Bien entendu, notre philippique, si elle ne vise pas collectivement les élèves, ni même les enseignants – comment leur reprocher d’ignorer ce qu’on ne leur a pas appris dans leur cursus ? –, ne plaide pas non plus pour que tout le monde apprenne le latin et obligatoirement à une culture classique que d’aucuns trouveraient surannée.

Mais de là à ce que plus personne n’y ait accès, il y a de la marge ! 

Il est au contraire urgent de revenir aux fondamentaux et de réorienter les enseignants vers une maîtrise approfondie de la grammaire, de l’orthographe et du vocabulaire français, la langue étant le vecteur le plus efficace de la transmission du savoir !

Revenons maintenant à nos outils :

Le Dictionnaire latin s’avère très complet, puisqu’il contient :

– 150 000 mots, expressions et traductions,

– un dictionnaire de version (latin-français),

– un dictionnaire de thème (français-latin),

– toutes les formes des noms, verbes et adjectifs latins,

– un grand nombre d'exemples et de citations,

– des locutions et proverbes expliqués.

Avec un éclairage pédagogique sur la civilisation latine :

– 5 000 noms propres commentés (personnages, institutions et lieux),

– des développements culturels,

– une chronologie, le calendrier latin, les poids et mesures.

Quant au Vocabulaire latin, il présente :

– tout le vocabulaire de base,

– une organisation par thèmes (la politique, la religion, le sport, les campagnes militaires, les métiers, les animaux),

– des explications sur l'emploi et la formation des mots,

– des notes et astuces pour mémoriser certaines constructions, déjouer les pièges classiques ou résoudre des difficultés grammaticales,

– des aides sur la prononciation,

– une structure claire et une présentation attrayante,

– des exercices et des jeux simples avec leurs corrigés pour vérifier ses acquis.

Un bien beau corpus scripti, comme dirait Marcel moreau…

Bernard DELCORD

Dictionnaire Larousse latin-français & français-latin, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Maxi Poche + », juin 2016, 956 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 19,8 cm sous couverture Intégra en couleurs, 10,95 € (prix France)

Vocabulaire latin, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Les clés de la réussite », juin 2016, 224 pp. en quadrichromie au format 12,8 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 7,90 € (prix France)

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14/06/2016

« Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots. » (Rafael Alberti)

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L’historien, écrivain et lexicographe français Éric Glatre a fait paraître aux Éditions BPI à Clichy un Dictionnaire des produits de la mer et de l’eau douce à la fois très complet et fort érudit qui enchantera l’esprit et les papilles des amateurs de saveurs maritimes et fluviales.

 ar, fil des pages, le lecteur trouvera décrits en détail les poissons de mer et d’eau douce, les coquillages, les crustacés et les mollusques disponibles sur les étals européens, des plus connus aux plus rares, avec

– leur identification (nom scientifique, classe, ordre, famille),

– leur description générale (type, forme générale du corps, alimentation, couleur),

– leur aire de répartition (localisation, profondeur, lieu de vie),

– leur description détaillée (caractères particuliers ou distinctifs),

– leur taille et poids moyen, leur pêche (nature, techniques, captures moyennes annuelles),

–leurs présentations à l’étal,

– leur saisonnalité (sous la forme d’un tableau synoptique annuel)

– et leurs utilisations culinaires,

ainsi que

– les divers produits issus de la pêche (conserves, fumaison, salaison, saurisserie),

– les principales spécialités culinaires,

– les beurres, fonds, garnitures et sauces,

– les matériels professionnels,

soit un ensemble très complet des mots qui participent à la mise en œuvre de ces produits aquacoles par la ménagère ou le cuisinier.

L’utilisateur découvrira également de nombreuses définitions intéressant les produits de la mer ou de l’eau douce qui font l’objet d’un signe d’identification de l’origine et de la qualité (AOP, IGP, Label Rouge) et, last but not least, un tableau indiquant à quelle saison il faut faire ses emplettes.

À vos filets et cannes à pêche !

Bernard DELCORD

Dictionnaire des produits de la mer et de l'eau douce – Poissons, coquillages, crustacés, mollusques par Éric Glatre, Clichy, Éditions BPI, mai 2016, 608 pp. en quadrichromie au format 13,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 25 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié les quelques lignes suivantes : 

Rubens (sauce)

Sauce aromatique, élaborée à partir d’une mirepoix maigre taillée finement en brunoise, de vin blanc sec et d’un fumet de poisson réduits lentement, auxquels on ajoute d’abord, sur feu doux, du madère et des jaunes d’œufs fouettés jusqu’à obtenir la consistance d’une crème, puis, hors du feu, de beurre clarifié (ou du beurre d’écrevisses) et quelques gouttes d’essence d’anchois, l’ensemble étant ensuite assaisonné, chinoisé et tenu dans un endroit chaud, hors du feu, utilisée particulièrement pour rehausser la saveur des poissons bouillis, cuits à la vapeur ou pochés.

13:42 Écrit par Bernard dans Cuisine, Dictionnaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |