09/11/2017

« Humainement, personnellement, la couleur n'existe pas. Politiquement, elle existe. » (James Baldwin)

I Am Not Your Negro.jpg

Adapté du documentaire éponyme – disponible en DVD et qui a connu un très grand succès aux États-Unis – du cinéaste haïtien Raoul Peck (qui a par ailleurs été ministre de la Culture à Port-au-Prince de 1995 à 1997), l’ouvrage intitulé I Am Not Your Negro dont la traduction française est publiée chez Robert Laffont à Paris porte la double signature de James Baldwin et de Raoul Peck.

Il s’agit en réalité du manuscrit inachevé de l’écrivain noir américain James Arthur Baldwin (1924-1987, un formidable auteur de romans, de poésies, de nouvelles, de théâtre et d’essais), un livre sur trois de ses amis, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King, assassinés respectivement en 1963, 1965 et 1968.

Raoul Peck a repris ce manuscrit inédit en y insérant des lettres, des interviews et des discours de Baldwin.

Une passionnante introduction à l’œuvre de James Baldwin (Go Tell It on the Mountain, 1953, Notes of a Native Son, 1955, Giovanni’s Room, 1956, The Fire Next Time, 1963, Going to Meet the Man, 1965, If Beale Street Could Talk, 1974, Just Above My Head, 1979, notamment) qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d’humanité de l’histoire des Noirs aux États-Unis et de l’aveuglement de l’Occident : « Ce que les Blancs ont à faire, c’est essayer de comprendre au fond d’eux-mêmes pourquoi ils ont trouvé nécessaire d’inventer le “Nègre”. Parce que je ne suis pas un Nègre, je suis un homme. Mais si vous pensez que je suis un Nègre, c’est que vous avez besoin de le croire. »

Bernard DELCORD

I Am Not Your Negro par James Arthur Baldwin & Raoul Peck, ouvrage traduit de l’anglais par Pierre Furlan, Paris, Éditions Robert Laffont & Velvet Film, octobre 2017, 139 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 17 € (prix France)

I Am Not Your Negro par James Arthur Baldwin & Raoul Peck, DVD, Paris, Velvet Film, mai 2016, 95 minutes, 21,75 € (prix France)

21:09 Écrit par Bernard dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/08/2017

« L'élection encourage le charlatanisme. » (Ernest Renan)

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Grand spécialiste de la vie et des œuvres du célèbre orateur romain Marcus Cicéron, le professeur François Prost, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est maître de conférences habilité à diriger les recherches à l'Université Paris-Sorbonne et membre de l'équipe de recherche E.A. 4081 « Rome et ses renaissances ».
 
Marcus Cicéron (né le 3 janvier 106 av J.-C. à Arpinum en Italie et assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. (1) par le Second triumvirat, sur ordre de Marc-Antoine)  et son frère cadet le militaire Quintus (né en 102 av. J.-C. à Arpinum et exécuté lui aussi en 43 av.  J.-C.) furent des hommes politiques romains influents.
 
Le tribun Marcus Cicéron réussit grâce à ses talents d’avocat à se constituer suffisamment d’appuis pour parvenir, en 63 av. J.-C., à la magistrature suprême, le consulat. Dans une République en crise menacée par les ambitieux, il déjoue la conjuration de Catilina par la seule force de ses discours, les Catilinaires. Ce succès qui fait sa fierté cause ensuite son exil en 58 av. J.-C., pour avoir exécuté des conjurés sans procès. Revenu à Rome en 57 av. J.-C., il ne joue plus de rôle important sur la scène politique, dominée par Pompée et César. Durant la guerre civile qui débute en 49 av.  J.-C., il rallie Pompée avec hésitation, puis est forcé de s'accommoder du pouvoir de César, avant de s’allier à Octave contre Marc-Antoine. Sa franche opposition à ce dernier lui coûte la vie en 43 av. J.-C. (2)
 
Quintus Cicéron fut édile en 66 av. J.-C. et préteur en 62 av. J.-C., puis, à sa sortie de charge, gouverneur de la province d'Asie pendant 3 ans et légat de la XIVe légion de Jules César pendant la guerre des Gaules, de 54 à 52 av. J.-C. En 51 av. J.-C., il quitte la Gaule et va rejoindre son frère, proconsul de Cilicie. Pendant les Guerres civiles, il embrasse le parti de Pompée, et obtient par la suite le pardon de Jules César. Ensuite, il est déclaré ennemi d’Antoine et fuit de Tusculum pour échapper à la colère de celui-ci. Il retourne chez lui à Arpinum ; un paysan le dénonce et il se rend alors pour sauver son fils qui se fait torturer. Ils sont tous deux mis à mort en 43 av. J.-C. (3)
 
François Prost a fait paraître aux Éditions Les Belles Lettres à Paris le Petit manuel de la campagne électorale de Quintus Cicéron et les Lettres à son frère Quintus (I, 1 et 2) de Marcus Cicéron, des textes latins révisés traduits, et commentés par ses soins.
 
En voici la synthèse :
 
« En 64 avant J.-C., Marcus Cicéron est candidat au consulat. Son frère cadet Quintus rédige pour lui un Petit manuel de la campagne électorale qui expose les rouages d'une élection à haut risque, et détaille les démarches attendues du candidat, offrant ainsi un tableau saisissant du système politique romain. Chemin faisant, il pose des questions toujours d'actualité : comment concilier séduction électorale et fidélité à soi-même et à ses principes ? Comment rassembler le plus grand nombre autour de sa candidature, et ménager les intérêts des diverses classes sociales ?
 
Quelques années plus tard, Quintus dirige la province d'Asie : Marcus lui adresse alors deux longues lettres qui examinent son exercice et brossent le portrait du gouverneur idéal, autour d'autres questions fondamentales : comment exercer un pouvoir absolu sans verser dans la tyrannie ? L'éducation intellectuelle peut-elle garantir la moralité du dirigeant et lui imposer le souci des valeurs humaines ? »
 
Du texte de Quintus, particulièrement actuel, il ressort que le principe d'une campagne électorale reste le même que de nos jours : s'assurer le soutien des personnages influents et se concilier la masse des électeurs en les manipulant subtilement.
 
Et l’auteur indique la marche à suivre pour obtenir ce résultat, par des conseils précis et méthodiques…

Bernard DELCORD
 
Petit manuel de la campagne électorale par Quintus Cicéron & Lettres à son frère Quintus (I, 1 et 2) par Marcus Cicéron, édition bilingue des textes latins traduits, révisés et commentés par François Prost, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Commentario », mars 2017, CLXXV +253 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 27 € (prix France)
 
(1) Calendrier julien.
(2) Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cic%C3%A9ron
(3) Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Quintus_Tullius_Cicero

13:15 Écrit par Bernard dans Documents, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/11/2016

Sagesse hippique…

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Les Mille et un proverbes sur le cheval présentés par Jean-Louis Gouraud, un amusant petit ouvrage paru à Monaco aux Éditions du Rocher, rassemble, en provenance de partout, des sentences, maximes et autres aphorismes sur la plus noble conquête de l’homme qui reflètent les rapports très particuliers qu’entretiennent depuis des temps immémoriaux le cavalier et sa monture.

Florilège :

– Quand l’alezan fuit sous le soleil, il devient vent.

– Le cavalier est un homme mis à la disposition d’un cheval.

– Quand le cheval transpire, le cavalier se salit.

– Un âne est un cheval pour celui qui va à pied.

– Le cheval court, le cavalier se vante.

– Valet à cheval s’estime prince.

– Un âne reste un âne, même s’il se trouve parmi des milliers de chevaux.

– Comparer l’homme au baudet porte tort au baudet.

– Le cheval galeux se lie d’amitié avec le cheval aveugle.

– Les plus grands ennemis du cheval sont le repos et la graisse.

– Lorsque le cheval se distingue, il ne doit pas oublier que c’est au bœuf qu’il doit son orge.

– Un cheval peut bien courir ventre à terre, il ne se débarrassera pas de sa queue.

Notre conclusion ?

–Ils se ressemblent comme deux crottins d’un même cheval !

Bernard DELCORD

Mille et un proverbes sur le cheval présentés par Jean-Louis Gouraud, Monaco, Éditions du Rocher, collection « Cheval Chevaux », octobre 2016, 137 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 12,90 € (prix France)

20:55 Écrit par Bernard dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/01/2016

Krieg, gross malheur !

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Défenseurs infatigables des valeurs fondamentales de l'humanité, Jean-Pol Baras [1] et Denis Lefebvre [2] ont réuni dans Quelle connerie la guerre ! – Anthologie d'écrits sur la tolérance, le pacifisme et la fraternité universelle une série de textes – fondateurs ou de circonstance – de personnalités du monde entier, de tous les temps et de tous les horizons, mettant en valeur les sentiments humains et les actes humanistes au service de la paix et de la coexistence entre les peuples.

Des dessins de Plantu [3], président et fondateur de Cartooning for Peace, viennent les illustrer ou proposer d'autres approches.

Écoutons-les auteurs :

« À la suite de l'attentat de Charlie Hebdo, les initiatives d'écrivains et de dessinateurs furent nombreuses pour défendre la liberté d'expression. Depuis lors, cette tragédie nous a incités à la réflexion. Et voilà que brutalement, le 13 novembre 2015, nous avons de nouveau été confrontés à un acte de barbarie pure qui donne un triste regain d'actualité à notre message. Cette anthologie souhaite élargir le débat à la tolérance, au combat pour la paix, à la fraternité universelle. »

La rencontre entre les dessins de Plantu pour la plupart inspirés par l'actualité et la sélection de textes d'hommes et de femmes – disparus pour beaucoup d'entre eux – met en évidence l'intemporalité et l'universalité du message.

Cet ouvrage est une initiative de la Fondation Henri La Fontaine, prix Nobel de la paix en 1913 et l'un des inspirateurs de la Société des Nations, à laquelle se sont associées les éditions Marot et Omnibus.

Bernard DELCORD

Quelle connerie la guerre ! – Anthologie d'écrits sur la tolérance, le pacifisme et la fraternité universelle par Jean-Pol Baras, Denis Lefebvre et Plantu, préface d'Henri Bartholomeeusen, Paris, Éditions Omnibus, janvier 2016, 288 pp. en noir et blanc au format 18 x 25 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,95 € (prix France)

Table des matières :

Préface d'Henri Bartholomeeusen

Henri La Fontaine

La guerre est une torture

Discours à la SDN, 1920

CHAPITRE 1 –LES PÈRES PENSEURS, LES TEXTES FONDATEURS

1149, Hildegarde de Bingen, ‘Nun höre und lerne, damit du errötest...

1509, Érasme, Éloge de la Folie

1686, John Locke, Lettre sur la tolérance

1763, Voltaire, Traité sur la tolérance

1849, Henry David Thoreau, La Désobéissance civile

1868, Léon Tolstoï, La Guerre et la Paix

1889, Bertha von Suttner, « Bas les armes ! »

1912, Alain, « L’amour de la paix »

1914, Bertha von Suttner, Première assemblée de l'Union des Femmes de la Société allemande pour la Paix

1914, Romain Rolland, « Au-dessus de la mêlée »

1914, Romain Rolland & Stefan Zweig, Correspondance

1915, Congrès international des Femmes, La Haye, 28 avril-1er mai 1915

1918, Woodrow Wilson, Message du 8 janvier 1918 devant le Congrès des États-Unis

1930, Gandhi, Lettres à l'Ashram

1932, Albert Einstein & Sigmund Freud, Pourquoi la guerre ?

1948, André Malraux, « Que sont devenues, dans l'Europe d'aujourd'hui, les valeurs de culture et de lucidité ? »

1955, Bertrand Russell & Albert Einstein, Correspondance

1955, Le Manifeste Russell-Einstein

1957, Martin Luther King, « Le choix de la non-violence contre le racisme »

Février 2015, Abdennour Bidar, « La fraternité comme sacré »

CHAPITRE II – LES MIROIRS DU TEMPS QUI PASSE

1588, Montaigne, Les Essais

1778, Denis Diderot, Essai sur les règnes de Claude et de Néron

1905, Anatole France, « Discours prononcé à la grande soirée pacifiste organisée par un groupe d'artistes, le 12 février 1905, dans la Salle du Trocadéro, à Paris »

1906, Anatole France, « Discours prononcé au meeting pour la Paix, au sujet de la conférence d'Algésiras, le 20 janvier 1906 »

1915, Rosa Luxemburg, « Socialisme ou Barbarie ? »

1943, Lanza del Vasto, Le Pèlerinage aux sources

1978, Raymond Aron, « Prix de la Paix ? »

1979, Jean Daniel, « Que faire de l’Histoire ? »

1991, Régis Debray, « Je ne me range pas parmi les pacifistes »

1997, Saci Belgat, « De l'intégrisme au fascisme »

2000, Federico Mayor, « Entretiens du XXIe siècle »

2000, Ilya Prigogine, « Flèche du temps et fin des certitudes »

2001, John Rawls, « Quatre rôles de la philosophie politique »

2006, Zygmunt Bauman, La vie liquide

2013, Bernard Maris, L'Homme dans la guerre : Maurice Genevoix face à Ernst Jünger

2015, Abdennour Bidar, « La France et l'Islam sont une chance l'un pour l'autre »

CHAPITRE III – LA VIE ET RIEN D’AUTRE

1915, Elsa Brandstrom, Mémoires

1916, Henri La Fontaine, Magnissima Charta

1916, Kathe Kollwitz, Die Tagebücher (1908-1943)

1940, Léon Werth, 33 jours. Récit

1942, Stefan Zweig, Souvenirs d'un Européen

1944, Ernst Jünger, Premier et second journaux parisiens (1941-1945)

1945, Anonyme, Une femme à Berlin, Journal, 20 avril-22 juin 1945

1945, Albert Camus, Éditorial, dans Combat, 8 août 1945

1962, Albert Memmi, Portrait d'un Juif. L'impasse

1964, Hans Magnus Enzensberger, Les rêveurs de l'absolu

1971, Tilla Durieux, Meine ersten neunzig Jahre. Erinnerungen

1972, Lida Gustava Heymann & Anita Augspurg, Erlebtes und Erschautes. Deutsche Frauen kämpfen für Freiheit, Recht und Frieden 1850-1940

1991, Yehudi Menuhin, Paroles prononcées devant la Knesset, le 5 mai 1991

1992, Christiane Amanpour Dans Henriette Schroeder, Ein Hauch von Lippenstift für die Würde. Weiblichkeit in Zeiten grosser Nat.

1997, Benamar Médiène, « C'est en Algérie que ça se passe »

2006, Emily Wu, Une plume dans la tourmente de la Révolution culturelle

2009, Malala Yousafzai, Extraits de son blog

2015, Seirai Yüichi, « La difficile littérature de la bombe atomique »

CHAPITRE IV – DE LA RÉSISTANCE À LA RIPOSTE

1914, Jean Jaurès, « Sang-froid nécessaire », L'Humanité

1923, Isabelle Blume, « Combien de marks pour un homme ? », Le Peuple

1938, Le Libertaire, « Cette paix n'est pas notre paix ! Révolutionnaires du Front populaire »

1938, Jean Giono, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix

1943, Kurt Huber, « La Rose Blanche, tract n°6 »

1951, Jean Van Lierde, « Pourquoi je refuse d'être soldat »

2002, Salwa Hdeib-Qannam « Frauen und Sicherheit - Brauchen wir einen Weltfrauensicherheitsrat ? »

2008, Slimane Benaïssa, Au-delà du voile

CHAPITRE V – LE CHANT DU POÈTE

1855, Walt Whitman, « Battez, battez tambours ! »

1910, Rabîndranath Tagore, L'Offrande lyrique

1915, John McCrae, “ln Flanders Fields”

1919, Roland Dorgelès, Les Croix de bois

1928-1929, Erich Maria Remarque, À l'Ouest rien de nouveau

1945, Gaston Baccus, Carnets d'un combattant sans armes

1946, Jacques Prévert, « Barbara »

1948-1950, Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien

1954, Léo Ferré, « Merci mon Dieu ! »

1954, Boris Vian, « Le Déserteur »

1962, Carlos Fuentes, La Mort d'Artemio Cruz

1965, Georges Brassens, « Les Deux Oncles »

1970, Yannis Ritsos, « Hélène »

1989, Gao Xingjian, La fuite

 

[1] Jean-Pol Baras est né à La Louvière en 1948. Fondateur du mouvement d’éducation permanente Présence et Action culturelles (PAC) qu’il a présidé jusqu’en 2007, il a beaucoup participé à la gestion d’institutions culturelles comme membre et comme président. Secrétaire général du Parti socialiste belge de 1996 à 2007 puis Délégué général de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Paris jusqu’en 2013, il a publié de nombreux articles sur la culture et sur la politique dans des revues belges et étrangères. Il compte à son actif sept livres dont des essais sur François Mitterrand, un roman (Le Dernier Goncourt), une chronique (Pour Mai, lettre à ma fille sur le mois de son prénom). Dernier titre paru : En lisant le Nouvel Obs (Genèse, 2015).

Source : http://www.marginales.be/jean-pol-baras/

[2] Historien et journaliste professionnel né à Arras en 1953, Denis Lefebvre est rédacteur en chef des publications de l'OURS, et directeur de la revue Histoire(s) socialiste(s). Il préside depuis 1996 le centre Guy Mollet (association créée en 1976) et, depuis 1992, il exerce les fonctions de secrétaire général de l'Office universitaire de recherche socialiste (OURS, fondé en 1969 par Guy Mollet). Il fonde en 2003 la collection L’Encyclopédie du socialisme, dont il assure la direction. Cette collection a publié depuis cette date une quarantaine d’ouvrages dans des genres très différents : biographies, essais contemporains et historiques, recueil de textes choisis, etc. Il collabore à de nombreuses publications (Gavroche, Communes de France, Historia, La Chaîne d'union, Humanisme, L’Idée libre...) dans lesquelles il publie des chroniques littéraires et des essais historiques. Ses livres, articles et conférences couvrent deux champs principaux : l'histoire du socialisme et celle de la franc-maçonnerie. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Lefebvre

[3] Le Français Jean Plantureux, dit Plantu, né en 1951 à Paris, est un célèbre caricaturiste et dessinateur de presse (dans Phosphore, Droit de réponse, L’Express et Le Monde, notamment) formé à l'école Saint-Luc à Bruxelles où il eut pour professeur Eddy Paape (1920-2012) principalement connu pour les séries BD Jean Valhardi, Marc Dacier et Luc Orient. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plantu

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24/07/2014

Un projet pharaonique...

La saga d'Inga.jpg

Parue en coédition chez L'Harmattan à Paris et au Musée royal de l'Afrique Centrale à Tervuren, La saga d'Inga écrite par journaliste François Misser se penche sur l'histoire des barrages du fleuve Congo construits en 1972 et en 1982, Inga I et Inga II, des ouvrages qui, à ce jour, sont les plus importants édifiés en RDC depuis son indépendance en 1960.

On sait que le site majestueux d'Inga où toute la force du fleuve Congo vient s'engouffrer dans un étroit goulot offre le plus grand potentiel hydroélectrique au monde. Sur le mode du récit – revêtant parfois des allures de thriller –, l'auteur raconte avec brio l'aventure inachevée de la domestication de cette force sauvage.

Il évoque également l'avenir de ce site d'une capacité équivalant à une quarantaine de centrales nucléaires qui peut rendre des services considérables à l'environnement en contribuant à la lutte contre les effets du réchauffement climatique et de la déforestation, mais aussi et surtout en favorisant le développement économique du pays par l'essor de l'industrie minière et de transformation des autres ressources naturelles et par l'exportation d'électricité vers d'autres parties du continent.

Une étude sur le développement par étapes des barrages est d'ailleurs actuellement en cours, financée par la Banque africaine de Développement et diligentée par EDF International et la société canadienne RSW. Ses premières conclusions se montrent résolument optimistes sur la faisabilité du projet.

Mais à condition, bien entendu, que se restaure la confiance dans la capacité de l'État congolais à gérer cette manne. Sans quoi, les investissements nécessaires qui, en majeure partie, devront venir de l'étranger, feront défaut...

Bernard DELCORD

La saga d'Inga par François Misser, Paris-Tervuren, coédition L'Harmattan /Musée royal de l'Afrique Centrale, collection «Cahiers africains », mai 2013, 219 pp. en noir et blanc au format 15,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 24 €

15:39 Écrit par Bernard dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2014

Une voiture pour chacun

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Après 60 voitures des années 60 et 60 sportives de Starter, les Éditions Dupuis à Marcinelle ont rassemblé, dans un troisième tome intitulé 60 populaires de Starter, la suite des « Chroniques de Starter » parues dans le Journal de Spirou à partir de 1957 sous la plume de Jacques Wauters et les pinceaux de Jidéhem [1], des textes illustrés détaillant les avantages et les inconvénients des nouveaux modèles d'autos, à une époque qui vit l'essor de la voiture pour tous, avec des modèles aussi plébiscités que l'Opel Rekord (1960), la Renault Dauphine 1093 (1961), la Fiat 125 (1967), la Peugeot 504 (1969) ou encore la Toyota Corolla (1972) restées dans toutes les mémoires.

60 populaires de Starter (60 voitures des années 60).jpg

Mais vous souvenez-vous de la Zündapp Janus (1958), de la Lloyd Alexander (1958, voir ci-dessous), de la NSU Prinz (1961), de la Ford Cortina (1962), de l'Isard 1204 (1963), de la Hillman IMP (1963), de la Renault 16 (1965), de la Moskvitch (1966), de la Primula (1967), de la Saab 99 (1968), de l'Alfa Romeo 1750 (1968), de l'Autobianchi A-112 (1969), de la Pacer (1976) ?

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Ce sont pourtant des « caisses » qui ont émerveillé bien des enfants et fait rêver bien des parents d'alors, en particulier les pères qui se précipitaient sur l'hebdomadaire favori de leurs gamins pour dévorer ces présentations averties...

Qui n'ont pas pris une ride !

Bernard DELCORD

60 populaires de Starter par Jidéhem, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », août 2013, 119 pp. en quadrichromie au format 27 x 27,3 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 €

 60 populaires de Starter (Lloyd Alexander 1958).jpg

 La Lloyd Alexander (1958)



[1] Alias Jean De Mesmaeker. Lorsqu'André Franquin créa un personnage d'homme d'affaires acariâtre pour sa série Gaston, Jidéhem lui trouva quelque ressemblance avec son propre père, prénommé Aimé. Avec l'accord de Jidéhem, Franquin nomma donc le personnage M. De Mesmaeker, et en fit un personnage régulier de la série. (Source : Wikipédia)

08:20 Écrit par Bernard dans Documents | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2013

Un livre courageux...

Le livre noir de l'occupation israélienne.jpg

Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 21/09/2013 de l'édition belge du magazine MARIANNE :

Véritable coup de tonnerre, Le livre de noir de l'occupation israélienne à paraître en octobre prochain chez Autrement à Paris rassemble, préfacés par le grand historien juif Zeev Sternhell et recueillis par l'ONG Breaking the Silence fondée à Jérusalem en 2004 par des vétérans de Tsahal, 145 témoignages de soldats et d'officiers israéliens relatifs à l'action quotidienne et aux crimes de guerre commis par l'armée de l'État hébreu en Palestine.

Et tout y passe : réveil d'un village en pleine nuit à coups de grenades pour faire régner la terreur, destruction de maisons au motif de rechercher des armes dont on sait qu'elles ne s'y trouvent pas, soutien brutal à des pique-niques (!) de colons, arrestation d'enfants, passage à tabac de prisonniers menottés, annexion de terres, interdictions de passage aux check-points pour les enfants et les adultes atteints de jaunisse ou de cancer, actes de pillage, de violence gratuite et de vandalisme, exécutions sommaires pour lesquelles on est félicité...

On est donc bien loin de l'image pieuse d'un Israël démocratique luttant contre le terrorisme palestinien pour protéger ses habitants des sauvageries (bien réelles, elles aussi) du Hamas.

Considérés comme des traîtres dans leur pays parce qu'ils mettent au jour ce que leurs compatriotes savent tous mais ne veulent pas reconnaître, ces témoins pour l'Histoire sont en réalité des Justes dont il faut soutenir l'action en faveur de la paix par une large diffusion du  récit de ce qu'ils ont vu...

Quitte à se faire taxer d'antisémite par les va-t-en-guerre extrémistes à la botte du Likoud, d'Israel Beytenou  et des colons ultra sionistes.

Comme d'hab'...

Bernard DELCORD

Le livre noir de l'occupation israélienne, ouvrage collectif, préface de Zeev Sternhell, Paris, Éditions Autrement, octobre 2013, 399 pp. en noir et blanc au format 15 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 € (prix France)

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