18/01/2017

« Tout à fait dignes du panier de Madame de Sévigné... » (Georges Brassens)

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Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, plus connue sous le nom de Madame de Sévigné, est une épistolière française, née le 5 février 1626 à Paris et morte le 17 avril 1696 au château de Grignan (Drôme).

Orpheline de père à l'âge d’un an, celui-ci ayant été tué au siège de La Rochelle, elle perd aussi sa mère, Marie de Coulanges (1603-1633), six ans plus tard.

Elle vit néanmoins une jeunesse choyée et heureuse, d’abord chez son grand-père, Philippe de Coulanges, puis, après sa mort en 1636, chez le fils aîné de celui-ci, Philippe de Coulanges.

Le 4 août 1644, elle épouse Henri de Sévigné (1623-1651), mais devient veuve à vingt-cinq ans, le 5 février 1651, quand son époux est tué lors d’un duel.

Le couple a deux enfants :

– Françoise-Marguerite (1646-1705) qui épousera en 1669 François Adhémar de Monteil de Grignan, nommé lieutenant-général de Provence l’année suivante ; la nouvelle comtesse de Grignan le rejoint une année plus tard. Le couple résidera au château de Grignan pendant presque quarante ans.

– Charles (1648-1713), qui restera sans postérité.

La correspondance de Madame de Sévigné avec sa fille s’effectua à peu près pendant vingt-cinq ans au rythme de deux ou trois lettres par semaine. S’y ajoutèrent de nombreuses missives à sa famille et à ses amis [1].

Madame de Sévigné est devenue un grand écrivain presque sans le vouloir et sans le savoir. Ses lettres sont nées de sa conversation, vive, enjouée, dont elle a su conserver, à l'intention de ses correspondants, le badinage, l’intelligence et la spontanéité.

Nouvellement sélectionnées et commentées par Nathalie Freidel, des Lettres choisies de Madame de Sévigné ont été publiées récemment chez Gallimard à Paris dans la collection « Folio classique »

Écoutons ce qu’en dit l’éditrice :

« De même que deux vers de Racine suffisent à reconnaître la main du maître, deux lignes de Sévigné signalent immédiatement le style, le savoir-faire, la langue inimitables de l'épistolière.

Encline au libertinage intellectuel, réfractaire à l'endoctrinement, Madame de Sévigné est le pur produit de la société du loisir lettré. (…)

Par le détour du pastiche, de l'ironie et de l'humour, elle dresse un portrait de soi parmi les plus vivants, les plus audacieux et les plus émouvants de son siècle. Mais les lettres consacrées aux opérations militaires, à la révolte de la Bretagne, à l'exil des rois d'Angleterre ainsi que l'intérêt porté à la politique familiale des Grignan en Provence dévoilent aussi un engagement sur un terrain où les femmes étaient loin d'être les bienvenues.

Par son rayonnement – de la vie mondaine à la sphère politique en passant par l'intime – et son ton unique, Madame de Sévigné fait souffler un vent de liberté dans le classicisme français. »

Avec quel style et quel panache !

Bernard DELCORD

Lettres choisies de Madame de Sévigné, édition et annotations par Nathalie Freidel, Paris, Éditions Gallimard, collection « Folio classique », novembre 2016, 744 pp. en noir et blanc au format 10,8 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,80 € (prix France)

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_de_S%C3%A9vign%C3%A9

11/04/2016

Naissance du romantisme…

Adolphe de Benjamin Constant – Postérité d'un roman (1816-2016).jpg

L’année 2016 est marquée par le bicentenaire de la publication d’Adolphe, l’œuvre littéraire la plus célèbre de l’écrivain et homme politique lausannois Benjamin Constant (1767-1830), un roman qui lance le romantisme et évoque la liaison orageuse de son auteur avec l’écrivaine et philosophe française d'origine genevoise Germaine de Staël (1766-1817) qu’il avait rencontrée en 1794.

À l’occasion de ce grand anniversaire, un ouvrage collectif richement illustré paru chez Slatkine à Genève sous le titre Adolphe de Benjamin Constant – Postérité d'un roman (1816-2016) propose de mettre en lumière la longue et foisonnante postérité d’Adolphe : il s’agit de faire découvrir aux lecteurs les multiples éditions, traductions (y compris en japonais ou en persan), réécritures (de Balzac à Camille Laurens, en passant par Jacques Chessex) et adaptations (théâtre, cinéma, bandes dessinées) auxquelles le chef-d’œuvre de Benjamin Constant a donné lieu, de 1816 à nos jours.

Une vingtaine de spécialistes, issus d’une dizaine de pays, ont rédigé les textes qui composent ce volume interdisciplinaire consacré à l’héritage d’un roman qui, deux siècles après sa parution, n’a rien perdu de son pouvoir de fascination.

Bernard DELCORD

Adolphe de Benjamin Constant – Postérité d'un roman (1816-2016), ouvrage collectif sous la direction de Léonardo Burnand et Guillaume Poisson, Genève, Éditions Slatkine, février 2016, 157 pp. en quadrichromie au format 21 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 35 € (prix France)

10/04/2016

Un vade-mecum remarquable !

Grands courants de la littérature française (2e édition).jpg

La nouvelle édition (88 pp. au lieu de 64) désormais tout en couleurs des Grands courants de la littérature française par Georges Legros, Michèle Monballin et Isabelle Streel s’avère, comme la précédente – parue en 2007 – et ainsi que nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes, d'une belle pertinence et d'une grande clarté.

C'est qu'en quelques pages, les auteurs vont à l'essentiel de l'Humanisme, du Baroque, du Classicisme, des Lumières, du Romantisme, de la Modernité, du Réalisme, du Symbolisme, du Surréalisme ainsi que de la culture contemporaine – avec, pour celle-ci, un contenu plus complet et détaillé – dans ses expériences et ses contradictions (Existentialisme, Théâtre de l'absurde, Nouveau Roman, Oulipo, Francophonie littéraire, Postmodernité...) dont ils remettent les idées en place avec une maestria digne de tous les éloges.

Rappelons au passage que ces 10 courants figurent en Belgique francophone parmi les savoirs requis dans le cadre des compétences terminales de français aux 2e et 3e degrés (tous réseaux, enseignement général et technique de transition).

L’ouvrage, rédigé dans respect de l’orthographe réformée, se fonde sur une structuration claire des contenus et des explications, ainsi que sur de nombreux extraits littéraires représentatifs et sur des illustrations significatives (portraits, peintures, architecture…) en lien avec une ligne chronologique illustrée et actualisée présente au centre de l’ouvrage, une frise qui permet une meilleure mémorisation des grands repères culturels et littéraires.

Un outil indispensable !

Bernard DELCORD

Grands courants de la littérature française, nouvelle édition, par Georges Legros, Michèle Monballin et Isabelle Streel, Éditions Érasme, juillet 2015, 88 pp. en quadrichromie au format 20,8 x 29,3 cm (accompagnées d'une frise de 4 pages) sous couverture brochée en couleurs, 15 €

01/11/2015

Saisons d’enfer…

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Illustré de nombreux documents, pour la plupart inédits ou peu connus et publié dans le cadre des activités de Mons 2015, capitale européenne de la culture, le livre de Bernard Bousmanne [1] intitulé Verlaine en Belgique et paru aux Éditions Mardaga à Bruxelles sert de catalogue à l’exposition Verlaine Cellule 252 Turbulences poétiques qui se tient jusqu’au 24 janvier 2016 au BAM (Musée des Beaux-Arts de Mons).

En voici l’excellente présentation par l’éditeur, en tout point conforme au contenu du livre :

« Véritable roman épique, cet ouvrage d’histoire littéraire débute par la dispute à Bruxelles entre Arthur Rimbaud (1854-1891) et Paul Verlaine (1844-1896), amants passionnels, et le coup de feu à l’origine du procès judiciaire à l’encontre de l’auteur des superbes Romances sans paroles. Le récit se déplace ensuite vers la prison de Mons où Verlaine, condamné à deux ans d’emprisonnement (1873-1875), termine plusieurs de ses chefs-d’œuvre. Truffé d’anecdotes historiques, le livre relate longuement ces années sous les verrous en les replaçant dans l’univers carcéral de l’époque. Au “régime de la pistole”, orphelin de Rimbaud, Verlaine vit alors sa propre Saison en enfer derrière les barreaux.

En 1893, on retrouve le poète lors de son retour en Belgique pour une série de conférences. Il a 49 ans mais en paraît vingt de plus. Il passe alors d’hôpitaux en garnis provisoires, s’abîme dans l’alcool et l’absinthe. Se traînant en clochard ténébreux, il est tiraillé entre les deux harpies qui partagent ses dernières années d’existence : Eugénie Krantz, une fielleuse sournoise et irascible, et Philomène Boudin, une vague prostituée. Pourtant, beaucoup voient dans ce vieux faune taciturne le plus grand écrivain français depuis la mort de Victor Hugo. Toute la Belgique littéraire et artistique se presse pour l’écouter.

Grâce à cet ouvrage, le lecteur est plongé pour la première fois au cœur même de cet épisode tumultueux de la vie du poète. Il accompagne ce dernier, pas à pas, à travers plus de 200 documents, pour la plupart peu connus, retrouvés après cinq ans de recherches dans les réserves des principales bibliothèques européennes ou conservés en collections privées.

En filigrane de ce destin d’écriture, se cachent les différents acteurs de cette « aventure Verlaine » : sa mère, Élisa Dehée, Mathilde Mauté, l’épouse bafouée, son fils Georges, le juge Théodore t’Serstevens, mais aussi Félicien Rops, Oscar Wilde, Victor Hugo, Stéphane Mallarmé, témoins essentiels de cette errance magnifique, d’autres encore…

Et, bien sûr, dans l’ombre, Rimbaud, le “Satan adolescent”… » 

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Lettre de Rimbaud à Verlaine écrite à Londres le 7 juillet 1873. Bruxelles, KBR, Cabinet des manuscrits, ms. II 6368, fol. 23r.

Bernard DELCORD

Verlaine en Belgiquepar Bernard Bousmanne, Bruxelles, Éditions Mardaga, collection « Histoire », octobre 2015, 352 pp. en quadrichromie au format 30 x 23 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 €

 

Informations pratiques :

Verlaine. Cellule 252 Turbulences poétiques

Cette exposition vous plonge dans un « cheminement Verlaine » à travers l’homme et ses textes, à partir de nombreux documents originaux et exceptionnels.

Adresse :

BAM

Rue Neuve, 8

B-7000 Mons

Horaires :

Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00 jusqu’au 24/01/2016

Tarifs :

12€ / 9€ (ticket combiné avec l’exposition Parade Sauvage)

Réservations individuelles par téléphone au 00 32(0)65 39 59 39 ou sur le site www.mons2015.eu

Réservations pour les  groupes et visites guidées par téléphone au 00 32(0)65 35 34 88 ou sur le site groupes@ville.mons.be

Une coproduction de la Fondation Mons 2015, du Pôle muséal de la Ville de Mons et de la Bibliothèque royale de Belgique.


[1] Docteur en histoire de la civilisation médiévale et président du Centre international de Codicologie, Bernard Bousmanne dirige depuis près de vingt ans le Département des Manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique où sont conservés la plupart des documents de « l’Affaire Rimbaud-Verlaine ». Membre du comité scientifique de la Revue Verlaine, il est notamment l’auteur d’une monographie intitulée Reviens, reviens, cher ami. Rimbaud-Verlaine. L’Affaire de Bruxelles (Calmann-Lévy) consacrée aux relations entre les deux poètes.

26/04/2015

La littérature pour tous...

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Rédigée par une équipe de docteurs ès lettres et d’agrégés placés sous la direction d’un professeur émérite des universités françaises et s'adressant au vaste public – pas seulement scolaire– aimant la lecture, la Chronologie de la littérature française du Moyen Âge à nos jours constitue bien évidemment un ouvrage d’excellence sur tous les plans (pédagogique, historique, iconographique et vulgarisateur), puisqu’il a paru dans la célébrissime collection « Bescherelle » qui fait les beaux jours de la maison Hatier depuis 1842.

S’ouvrant sur la Séquence de Sainte Eulalie (881-882), premier texte transposé du latin dans ce qui deviendra la langue française, l’ouvrage s'achève avec La Disparition de Jim Sullivan (2013) de Tanguy Viel après avoir détaillé plus de 150 dates clés permettant d'évoquer les auteurs majeurs et les œuvres fondatrices.

L’organisation est claire et la mise en page ingénieuse.

En effet, au début de chaque période, une frise chronologique permet de repérer d’un coup d’œil les œuvres clés et les mouvements littéraires. Elle est suivie de doubles pages présentant auteurs et œuvres, avec des encadrés pour mettre en lumière le contexte culturel. À intervalles réguliers, des dossiers éclairent sur les principaux mouvements littéraires et, à la fin de l'ouvrage, un index très complet facilite la recherche d'une œuvre, d'un auteur ou d'un fait littéraire.

 

Un ouvrage qui permet de savoir comment Cyrano de Bergerac défia les autorités en 1657, de quelle manière le duc de Saint-Simon fit chuter Louis XIV de son piédestal entre 1691 et 1723, pourquoi Alphonse de Lamartine a fait sensation avec ses Méditations en 1820, avec quelle rigueur la justice condamna Baudelaire pour ses Fleurs du Mal parues en 1857, pourquoi Joris-Karl Huysmans trahit Émile Zola avec son roman À rebours en 1884, ce qu’avait en tête Gabrielle Colette en lançant la mode des garçonnes en 1920, avec quelle vigueur Georges Perec s’en prit à la société de consommation dans Les Choses en 1965, ce que le jury du Nobel voulait couronner en décernant en 2008 son célèbre prix à Jean-Marie Gustave Le Clézio…

Et bien d’autres choses encore !

Bernard DELCORD

Bescherelle Chronologie de la littérature française du Moyen Âge à nos jours, ouvrage collectif sous la direction de Johan Faerber, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », août 2014, 386 pp. en couleurs au format 15 x 22,5 cm sous couverture Integra en quadrichromie, 15,99 € (prix France)

Pour vous, nous avons repris les deux pages relatives à un écrivain belge fort célèbre :

Bescherelle Chronologie de la littérature française  (Simenon 1).jpg

 

Bescherelle Chronologie de la littérature française  (Simenon 2).jpg

 

02/01/2014

« Debout, les morts ! »

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Petite-fille du grand éditeur Jean Paulhan, la chroniqueuse des livres au Monde et éditrice elle-même – elle s'est spécialisée dans la publication des journaux intimes, correspondances littéraires, textes autobiographiques et mémoires inédits, rédigés par des écrivains des XIXe et XXe siècles – Claire Paulhan a préfacé Une forêt cachée – 156 portraits d'écrivains oubliés précédé de Une autre histoire littéraire, un essai formidable et passionnant d'Éric Dussert, véritable caverne d'Ali-Baba de la littérature, publié aux Éditions de la Table Ronde à Paris.

« Qui sont ces "personnages cardinaux", se demande-t-elle, absents des manuels et des dictionnaires ? Qui sont ces humbles, injustement négligés, vaincus par une postérité désastreuse ? Des romanciers non réédités, certes, mais aussi des directeurs de revue et de collection, des traducteurs, des originaux un peu fous, des fantaisistes, des rentiers, des pauvres, des suicidés, des ronds-de-cuir, des savants et des incultes, des hommes et des femmes, des vieux et des jeunes... tout un monde de mendiants et d'orgueilleux, aux biographies hautes en couleur. Et chacun d'entre eux mérite de figurer dans le paysage littéraire que redessine avec empathie Éric Dussert, un paysage démocratique et sans hiérarchie, dont il repousse l'horizon, de notice en notice. »

Ces auteurs ont pour nom, entre autres, Bernard de Bluet d'Arbères (1566-1606), le chevalier de Mouhy (1702-1784), la comtesse Dash (1804-1872), Eugène Mouton (1823-1902), William Chambers Morrow (1854-1923), Flor O'Squarr (1875-1921), Valentine de Saint-Pont (1875-1953), Achmed Abdullah (1881-1945), Claude Cahun (1894-1954), Titaÿna (1897-1966), Gabrielle Wittkop (1920-20902), Damouré Zika (1924-2009), Bienvenu Merino (né en 1943)... mais aussi, pour les moins oubliés, Alphonse Karr (1808-1890), Louis Dumur (1863-1933), André Baillon (1875-1932), Francis de Miomandre (1880-1959), Maurice Dekobra (1885-1973) ou Albert Paraz (1899-1957)...

Et tous ont leur place au Panthéon des lettres, fût-ce dans un petit coin !

Bernard DELCORD

Une forêt cachée par Éric Dussert, préface de Claire Paulhan, Paris, Éditions de la Table Ronde, mars 2013, 605 pp en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 20,60 € (prix France)

23/08/2013

Une caverne d'Ali-Baba !

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Contenant 50 fac-similés de lettres, documents et manuscrits exceptionnels, À la rencontre des grands Écrivains français paru chez Larousse est un magnifique livre-objet conçu par Jérôme Picon pour présenter autant d'auteurs à travers le moment culturel qui lui est particulier.

Des illustrations de l'édition princeps du Gargantua de Rabelais, par exemple, et la pièce signée de la main de Louis XIV et de Colbert fondant le Théâtre-Français (21 octobre 1680) où brilleront Racine et Molière, des illustrations des Fables de Jean de La Fontaine, un fragment manuscrit des Pensées de Pascal, un extrait du manuscrit du Paradoxe sur le comédien de Diderot, une page de l'herbier de Jean-Jacques Rousseau, des épreuves d'impression de romans de Balzac, maculées de corrections, le manuscrit autographe du fameux « Demain, dès l'aube... » de Victor Hugo, un dessin de Charles Baudelaire par lui-même, un poème recopié à la plume d'Arthur Rimbaud, des notes de Zola préparatoires à la rédaction de L'Assommoir, une lettre de Marcel Proust, une autre de Louis-Ferdinand Céline, des dessins en couleurs du Petit Prince par Antoine de Saint-Exupéry, une lettre de Sedar Senghor à en-tête de l'Assemblée nationale, un portrait au pastel et fusain d'Arthur Adamov par Antonin Artaud, une photo de l'Île de Mount-Desert où vivait Marguerite Yourcenar, une page de manuscrit dactylographié de Georges Simenon ou encore une carte de Frédéric Dard à Roger Valuet.

Le tout complétant un texte très clair de Jérôme Picon, abondamment et judicieusement illustré et fourmillant d'anecdotes révélatrices.

Une réussite éclatante !

Bernard DELCORD

À la rencontre des grands Écrivains français par Jérôme Picon, Paris, Éditions Larousse, octobre 2011, 128 pp. en quadrichromie au format 24 x 29,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)