11/06/2017

Les 1 000 bonnes tables de Bruxelles et ses alentours…

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles 2017-2018.jpg

L’édition 2017-2018 (c’est la 40e) du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles qui vient de paraître – et dont l’un des auteurs n’est autre que votre serviteur… – recense par ordre alphabétique et pour un prix inchangé les 1 000 restaurants ainsi que les 143 hôtels, apparthôtels et flathôtels de même que les salles de séminaire de la capitale de l’Europe et de ses environs proches tout en permettant, par un système très pratique de dix index placés en fin d’ouvrage, de sélectionner aussi les restaurants par commune d’implantation, par gammes de prix, par types de cuisine, proposant un chef à domicile, en fonction de leur ouverture (non-stop, tard le soir ou le dimanche), disposant de salons particuliers, proposant un service banquets, un brunch ou des tables de plein air.

Pour chaque établissement, l’ouvrage fournit une quantité considérable d’informations objectives (coordonnées diverses, nom du propriétaire, date de fondation, type de cuisine, gamme de prix, exemples de propositions à la carte, origine des vins, nombre de couverts, types de cartes de crédit acceptées, facilités pour les personnes handicapées, jeux pour les enfants à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, présence d'un bar, d’un fumoir, d’une terrasse, d'une piscine en plein air ou couverte, d'un garage, d’un parking ou d’un service voiturier…) complétées, quand l’entreprise les mérite, d’appréciations sous forme de logos (nombre de toques, beau cadre, belle cave, bon rapport qualité-prix, coup de cœur Delta…) et de commentaires rédigés par les chroniqueurs de la maison.

Comme le veut la tradition, le guide mentionne les lauréats annuels de la profession [1].

De plus, avec une moyenne de 10 000 visiteurs uniques par jour et une base de données de 5 500 hôtels et restaurants, le prolongement du guide sur Internet (www.deltaweb.be) constitue une référence incontournable pour trouver un restaurant ou un hôtel en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg.

Enfin, l’ouvrage renferme un « Passeport Delta » valable jusqu’au 30 juin 2018 faisant bénéficier son utilisateur d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction TVAC) dans 40 établissements gourmands, scrupuleusement sélectionnés, classés par quartier et par catégorie (table gastronomique, bon rapport qualité-prix, coup de cœur et beau cadre), ce qui représente pour son détenteur une économie potentielle de… 2 000 euros !

Une seule utilisation de ce Passeport rembourse donc le prix d’achat du Guide…

Une belle aubaine !

Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles 2017-2018, Bruxelles, Les Guides Delta, mai 2017, 336 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 27,75 €

 

[1] Delta d’Or : Brinz’l à Uccle ; Delta d’Argent : Brugmann à Forest ; Delta de Bronze : Poivre noir à Braine-l’Alleud. Lauréats par type de cuisine : Al Piccolo (cuisine italienne) ; B34 Steak & Burger House (burgers et steaks) ; Hispania (cuisine espagnole) ; Les Marmites du Monde (cuisine mauricienne et du Monde) ; Moro (cuisine méditerranéenne) ; O Beyrouth (cuisine libanaise) ; Seino (cuisine japonaise) ; Yijangnan (cuisine chinoise). À ces noms, il convient d'adjoindre les lauréats au titre du Guide Delta 2017 des hôtels et des restaurants de Belgique et du Grand-duché de Luxembourg, à savoir : Deltas d’Or : Restaurant PM à Autre-Église, D'Artagnan à Leuven et Mosconi à Luxembourg ; Deltas d’Argent : Matthias and Sea à Tarcienne, The Jane à Anvers et Two6Two à Strassen; Deltas de Bronze : La Petite Madeleine à Tournai, Escabèche à Knokke-Heist et La Maison Lefèvre à Esch-sur-Alzette.

18:24 Écrit par Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/06/2017

La sottise contemporaine mise à nu…

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Les Éditions Dargaud à Bruxelles ont réuni dans Lauzier les quatre albums du grand maître de l’humour décapant qu’était [1] l’auteur de La Course du rat (1978), de La Tête dans le sac (1980), de Souvenirs d'un jeune homme (1983) et de Portrait de l'artiste (1992) dans lesquels il croquait à pleines dents et avec un talent fou des cadres dépressifs, des intellectuels de gauche suffisants, des révolutionnaires pathétiques, des bourgeois satisfaits et des femmes sublimes de beauté, de naïveté, de bêtise ou d’ambition.

La charge – qui n’a pas pris une ride, rien n’ayant changé sous le soleil – était à la fois terrible, monumentale et drôlissime, et elle fit des ravages dans les rangs de la gauche caviar et parmi les bobos parisiens dont elle suscita l’ire, tant le portrait ridicule qu’elle brossait d’eux était criant de vérité.

Trois de ces albums, adaptés au cinéma avec Christian Clavier (Je vais craquerLa Course du rat, 1980) et Guy Marchand (La Tête dans le sac, 1984 et P’tit con – Souvenirs d'un jeune homme, 1984), sont d’ailleurs devenus des classiques incontournables.

Quatre pintes de bon sang !

Bernard DELCORD

Lauzier par Gérard Lauzier, Bruxelles, Éditions Dargaud, avril 2017, 240 pp. en quadrichromie au format 24,2 x 31,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,99 €

 

[1] Dessinateur de BD (Les Sextraordinaires Aventures de Zizi et Peter Panpan dans Lui, 1974, Tranches de vie dans Pilote, 1974-1978, Les Sexties, 1980, Les Cadres, 1981), scénariste (Psy, 1981, À gauche en sortant de l'ascenseur, 1988), auteur de pièces de théâtre (Le Garçon d'appartement, 1980, L'Amuse-gueule, 1986) et réalisateur de cinéma (Mon père, ce héros, 1991, Le plus beau métier du monde, 1996), Gérard Lauzier était né à Marseille en 1932 et est décédé à Paris en 2008.

18:45 Écrit par Bernard dans Bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/05/2017

« C'est grâce à l'héritage du jazz que l'homme singe devient l'homme sage. » (MC Solaar)

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Né à Uccle en 1970, le saxophoniste Stéphane Mercier, qui s’est formé en Belgique et aux États-Unis où il a fait carrière dans la musique de jazz, possède par ailleurs une belle plume.

C’est donc tout naturellement qu’il s’est penché dans Le jazz, un petit essai inspiré et bien documenté paru aux Éditions Ikor à Toulouse, sur l’histoire de ce courant enraciné chez les Noirs américains qui avaient été réduits en esclavage, puis libérés de ce joug sans pour autant accéder à la liberté démocratique, faisant par-là naître une musique balancée entre cris de révolte et chants d’espoir, sans cesse renouvelée et toujours actuelle.

Du ragtime et du blues aux œuvres de Brad Mehldau, de Mark Turner et de Kurt Rosenwinkel en passant par Louis Armstrong, le be-bop, Sidney Bechet, Bix Beiderbecke, Buddy Bolden, le boogie-woogie, Dave Brubeck, Ornette Coleman, John Coltrane, Chick Corea, le Cotton Club, Miles Davis, le Dixieland, Duke Ellington, Ella Fitzgerald, le freejazz, Stan Getz, Dizzy Gillespie, Benny Goodman, Stéphane Grappelli, John Hammond, Herbie Hancock, Coleman Hawkins, Fletcher Henderson, Billie Holiday, Keith Jarrett, le jazz-rock, Quincy Jones, Wynton Marsalis, Glenn Miller, Charles Mingus, Thelonious Monk, Jelly Roll Morton, Gerry Mulligan, Charlie Parker, Michel Petrucciani, Jaco Pastorius, Django Reinhardt, Horace Silver, Frank Sinatra, Toots Thielemans, Paul Whiteman, Lester Young et bien d’autres encore, l’auteur fait le tour de la question avec beaucoup d’éclectisme et de savoir-faire, tout en proposant une sélection discographique, filmographique et bibliographique permettant au lecteur d’aller plus loin dans la découverte.

Un très beau solo musical !

Bernard DELCORD

Le jazz par Stéphane Mercier, Toulouse, Éditions Ikor, collection « C’est si simple », avril 2017, 106 pp. en noir et blanc au format 12 x 17 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,99 € (prix France).

15:18 Écrit par Bernard dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/05/2017

Un grand artiste haut en couleurs…

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Figure de proue du fauvisme brabançon et maître incontournable de l’Art moderne belge, Rick Wouters (Malines, 1882 - Amsterdam, 1916) a dominé à la fois la peinture, la sculpture et le dessin.

La rétrospective de son œuvre présentée jusqu’au 2 juillet 2017 aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles, en partenariat avec le Musée royal des Beaux-Arts d’Anvers, est tout à fait exceptionnelle, dans la mesure où elle rassemble pour la première fois la plus importante collection d’œuvres de l’artiste (200 peintures, sculptures et œuvres sur papier, prêtées par plus de 30 musées, institutions et collectionneurs privés belges et étrangers – dont certaines n’ont jamais été montrées au public).

Rik Wouters laisse une œuvre éclatante et colorée, chatoyante et spontanée, entre fauvisme et avant-garde, loin des drames qui ont marqué son existence jusqu’à sa disparition prématurée en 1916, à l’âge de 33 ans, des suites d’un cancer de la face.

Voici ce qu’écrivent les commissaires de l’exposition :

« L’art de Rik Wouters, c’est avant tout une abondance de couleurs. Il n’a pas représenté de scènes mythologiques ou religieuses ni de sujets politiques ou sociaux. Il a puisé son inspiration dans son entourage immédiat : intérieurs de maison, natures mortes, son épouse Nel, paysages de son environnement, portraits d’amis…

Par son langage visuel, la construction de ses sujets et la richesse lumineuse de sa palette, il a développé un style d’avant-garde, tout en ayant été associé à Ensor et à Cézanne.

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La Vierge folle (sculpture inspirée par la danseuse Isadora Duncan, 1877 ou 1878-1927), 1912, Bruxelles, Musée d’Ixelles — © photo : Mixed Media

Rik Wouters fut rapidement apprécié par ses contemporains ; son talent fulgurant, fauché dans sa jeunesse par la Grande Guerre [1] puis la maladie, nous lègue un héritage artistique fascinant et magnifique. »

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Reflets (1912), collection privée © Olivier Bertrand

Incontestablement !

Bernard DELCORD

Rik Wouters – Rétrospective, catalogue d’exposition, préface de Michel Draguet, Paris-Bruxelles, coédition Somogy & Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, mai 2017, 304 pp. en quadrichromie au format 25,4 x 28,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39 € (prix France)

Informations pratiques :

Jusqu’au 2 juillet 2017.

Adresse : Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique : 3, rue de la Régence - 1000 Bruxelles.

Horaires : ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h en semaine, de 11 h à 18 h le week-end. Fermé le lundi.

Tarifs : 8 € plein tarif, 6 € tarif réduit, 2 € : étudiants (-26 ans), groupes scolaires.

 

[1] Contraint, avec son régiment, de se replier sur les Pays-Bas en 1914, il y sera emprisonné jusqu’au printemps 1915, alors qu’il souffre déjà de la maladie qui l’emportera.

18:05 Écrit par Bernard dans Arts, Beaux Livres, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/05/2017

Approche bilantaire...

Congo – Ambitions et désenchantement (1880-1960) .jpg

Jean-Luc Vellut a enseigné aux universités de Kinshasa et de Lubumbashi en République démocratique du Congo. En Belgique, il est professeur émérite de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve et membre de l'Académie royale des Sciences d'Outre-Mer.

Ce grand spécialiste de l’histoire de l’Afrique centrale a fait paraître récemment chez Karthala à Paris un volumineux essai (une compilation d’articles très documentés rédigés à partir des années 1970) intitulé Congo – Ambitions et désenchantement (1880-1960) dans lequel il se penche sur le passé colonial congolais de la Belgique.

Voici ce qu’il en dit :

« C’est un livre consacré au déroulement d'une étape, à la fois courte et décisive, dans le long passé de cette région. Au point de départ, les années 1880. Elles virent la concrétisation de vieux rêves de découpage de l'Afrique en grands ensembles transcontinentaux. Rien n'annonçait toutefois que le fleuve Congo devienne un marqueur géopolitique. Ce coup de crayon sur la carte porte la griffe de Léopold II, personnalité hors-norme, grand rêveur et maître-manoeuvrier au sein de différents mondes, ceux de la diplomatie, du capital et des "affaires", mais qui fut aussi porté par les grandes inspirations de l'époque, le mouvement scientifique, le réveil chrétien, la vague antiesclavagiste tout comme par les recompositions alors en cours en Afrique même.

Sans lui, il n'y aurait eu ni "Congo belge" ni page congolaise dans l'histoire de Belgique. Le livre rassemble un bouquet d'essais et de questions. Quels furent les grands seuils de la période ? Quelles ambitions économiques, technocratiques, scientifiques, morales, mais aussi quels itinéraires, plus humbles ? Quelle place de la région sur l'échiquier mondial des puissances et du mouvement des idées ? Quid de l'insubmersible Afrique, de son économie de production et de trafics, mais aussi de sa pauvreté ? Quid de sa vie spirituelle toujours renouvelée, mais jamais contrôlée, de sa vie artistique, elle aussi toujours novatrice ? Autant de coups de projecteur portés sur trois générations, avec d'occasionnelles excursions dans leurs passés et dans les représentations portées par le présent.

En 1960, au sortir de l'épisode colonial, une semaine d'indépendance en 1960 confirma que le "Congo belge" avait été conquis, mais non soumis. On ne trouvera ici ni complaisances ni ressentiments, mais le sillage d'une génération d'historiens dont l'engagement fut d'inscrire le passé de l'Afrique dans les grands chapitres de l'histoire universelle. De nouveaux chantiers s'ouvrent désormais, ceux des sensibilités, des mémoires.

Le défi reste de repérer les ruptures, mais aussi le long fil des généalogies qui, en Afrique comme ailleurs, relient le présent au passé. »

Bernard DELCORD

Congo – Ambitions et désenchantement (1880-1960) par Jean-Luc Vellut, Paris, Éditions Karthala, mars 2017, 509 pp. en noir et blanc + un cahier photo de 8 pp. en quadrichromie au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 30 € (prix France)

 

TABLE DES MATIÈRES

 

PREMIÈRE PARTIE

ÉTAT DU CONGO. ÉTAT CONQUÉRANT, ÉTAT DE TRANSITION

 

  1. L'État indépendant du Congo dans l'histoire des géopolitiques du centre de l'Afrique

Le centre de l'Afrique aux marges des économies mondiales.

Antennes du capital marchand et amorces géopolitiques

Une « boîte à outils » pour un formatage géopolitique nouveau.

Léopold II s'insinue dans l'histoire de l'Afrique

Enthousiasmes et désenchantements de la génération Stanley

 

  1. Épisodes d'un « grand désordre », 1880-1910

 

Guerres africaines dans l'État du Congo

Deux grandes offensives : de l'Uele au Nil, et du Lomami aux Grands Lacs

Ngongo Leteta, Francis Dhanis : seigneurs de la guerre

Sentinelles, auxiliaires, « mutins » : chefs locaux

Violence et construction : le double visage de l'Histoire

 

DEUXIÈME PARTIE

CONGO, COLONIE BELGE : VOLETS D'UN ORDRE COLONIAL

 

  1. Hégémonies en construction. Articulations entre État et entreprises dans un « bloc colonial »

L'autonomie du bloc colonial belge dans le contexte politique de la métropole

La structure du bloc colonial, en Belgique et au Congo belge

La pratique de l'hégémonie coloniale : la conjoncture et les hommes

Conclusion. Un itinéraire de l'autosatisfaction technocratique au doute existentiel

 

  1. Matériaux d'Europe et d'Afrique pour une image du Blanc en colonie

Le peuplement européen au Congo belge

L'image du Blanc au Congo : le point de vue des conquérants

L'image du Blanc au Congo : la vision des vaincus

Liste des sources citées

 

  1. La communauté portugaise du Congo belge. Une minorité ethnique

 

À l'aube de l'entreprise léopoldienne : présences portugaises dans le bas-fleuve Congo

L'immigration portugaise au Congo belge : quelques points de repère (1885-1940)

Réseaux portugais au Congo (env. 1910-1940)

Le poids de l'entreprise portugaise dans le Congo colonial

Clivages

L’affirmation d’une identité

 

TROISIÈME PARTIE

MALAISES COLONIAUX

 

  1. Résistances et espaces de liberté dans l'histoire coloniale du Congo (env. 1876-1945)

 

Les résistances dans l'histoire de l'État conquérant (env. 1876-1910)

Anachronismes : les résistances primaires dans la période de normalisation (env. 1910-1925)

En ordre dispersé :  résistances dans l'État fragmenté

Conscience du phénomène colonial : la vue globale

La colonisation à son apogée, le nationalisme en veilleuse (1920-1940).

 

  1. Détresse matérielle et découvertes de la misère dans les territoires belges d'Afrique

L'histoire devant la pauvreté et devant les pauvres

La pauvreté de masse dans le monde rural : crises de subsistance et misère quotidienne

La misère rurale dans la perspective coloniale : économie morale des colonisateurs

Fléaux et crises de misère : épidémies, dépeuplement, disettes (1900-1930)

Sous-alimentation, mauvaise santé : inventaires de la misère rurale (1930-1945)

Les visages de la misère dans la société coloniale de croissance (1946-1960)

Pour conclure. La pauvreté des « basenji »

 

  1. La peine de mort au Congo colonial. À propos de l'exécution de Bwana François, 1922

Congo belge : la peine capitale au fil de la mise en place d'un appareil de Justice

Peine de mort et compromis colonial : le poids des cultures

Le pouvoir de la couleur au sein du compromis colonial

La mort de Musafiri Bwana, François, Élisabethville, 22 septembre 1922

Vers une procédure précipitée

La grâce refusée. Lectures divergentes, européennes et africaines

Le supplice, les acteurs, le spectacle, les réflexions d'après

 

QUATRIÈME PARTIE

COMMENT RÊVER L'ÂME DU CONGO

 

Le Congo dans les esthétiques de l'Occident, l'Occident dans les esthétiques du Congo

Itinéraires et vies des objets dans les rencontres Congo-Europe

Récoltes et collections

Problèmes de sens

L'entrée des peintres congolais sur la scène européenne et la recherche de l'Afrique innocente

 

  1. Un charisme du XVIe au XXe siècle : présences de la Vierge Marie au Congo

Itinéraires du catholicisme au Congo. Premiers points de repère

Christianismes d'Europe et d'Afrique : entre religion savante et religion populaire

Facteurs extérieurs, facteurs endogènes : ambitions universelles et expériences hybrides

 

  1. Simon Kimbangu dans le « roman national » congolais. À propos du contrôle des représentations

Simon Kimbangu dans la pensée radicale : de la cooptation à l'éclipse et à l'échec

Le « Simon Kimbangu » de Serge Diantantu: un « roman national » prend forme

La ligne claire dans la forme et le fond

Matériaux pour un récit (1) : chroniques écrites des acteurs et des témoins

Matériaux pour un récit (2) : voix populaires

Matériaux pour un récit (3) : histoires savantes

Fusions, coexistences, tensions, silences autour du récit national

 

CINQUIÈME PARTIE

RIDEAUX SUR UN TEMPS COLONIAL

 

  1. 1920-1939 : avancées, anxiétés et replâtrages dans la construction du Congo

Années 1920 : avancées du capital aux marges des secteurs africains autonomes

Le Congo belge sous l'impact de la crise mondiale et des crises locales

Rencontres et convergences entre fronts conservateurs de l'extérieur et de l'intérieur

Une refondation coloniale aux yeux de l’Histoire : quel bilan ? quels bilans ?

 

  1. 1920-1940 : incertitudes internationales. Les deux Congo, pions sur l'échiquier de la Realpolitik

L'Afrique dans le sillage de la Première Guerre mondiale : incertitudes idéologiques et géopolitiques, 1919-1939

L'Afrique coloniale dans la « drôle de guerre »

À l'ombre des armistices de mai-juin 1940

Congo belge et AEF : le cap des hésitations, juin-septembre 1940

Parallèles et divergences : les entrées en guerre de I' AEF et du Congo belge, octobre-décembre 1940

En guise de conclusion : les jeux de la « mémoire historique »

 

  1. 1944-1960 : la marche vers l'indépendance du Congo belge

Le Congo belge sort de la guerre. Ancrages anciens, regards vers l'avenir

Réflexions autour d'une économie africaine autonome

Géant aux pieds d'argile : derrière la façade Potemkine, d'autres réalités se laissent deviner

Premières fissures dans une construction coloniale

Vers l'indépendance, 1958-1960

22:09 Écrit par Bernard dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2017

Clap de fin...

La Patrouille des Castors, l’intégrale 8.jpg

Publiés dans Le journal de Spirou entre 1990 et 1994, les deux albums réunis dans La Patrouille des Castors, l’intégrale 8 (chez Dupuis à Marcinelle) ont pour titre Torrent sur Mesin (1990) et La pierre de foudre (1993), auxquels sont joints 11 planches en noir et blanc de Les naufragés de la Marie-Jolie (s.d., inachevé en raison du décès de MiTacq), 6 planches en couleurs des Zoms (1989) et 8 planches en couleurs de La patrouille des Zoms (1994), deux pastiches animaliers de la patrouille des Castors, dont les personnages sont… des castors.

L’ouvrage – le dernier de la collection – bénéficie en outre d’une introduction très documentée et abondamment illustrée de documents divers, rédigée par le journaliste Gilles Ratier, un grand érudit en matière de bandes dessinées.

La fin de bien belles aventures !

Bernard DELCORD

La Patrouille des Castors, l’intégrale 8 par MiTacq et Wasterlain, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », mai 2017, 220 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 €

18:14 Écrit par Bernard dans Bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La misérable...

Jours de famine et de détresse.jpg

Troisième d’une famille de neuf enfants, Cornelia Hubertina Doff, dite Neel Doff (Buggenum, 27 janvier 1858 - Ixelles, 14 juillet 1942) est une auteure néerlandaise d'expression française et néerlandaise.

Durant son enfance, elle a suivi ses parents dans leurs déplacements successifs (Amsterdam, Anvers, Bruxelles...) et a connu l'extrême pauvreté.

Elle parvint à en sortir en posant pour des peintres belges de renom, comme Félicien Rops ou James Ensor, ainsi que pour un personnage de Charles De Coster, Nele, sculptée par Charles Samuel et par Paul De Vigne.

Elle s'installa dans la région de Bruxelles et prit fait et cause pour les ouvriers et les plus pauvres en s'engageant dans le socialisme. Elle s’est mariée avec Fernand Brouez (1860-1900), éditeur en chef de La Société nouvelle. Elle rencontra alors l'avocat et militant socialiste, ami de la famille Brouez, Georges Sérigiers qu'elle épousa en secondes noces en 1901.

C'est dans sa maison d'Anvers qu'elle a écrit directement en français son premier livre, largement autobiographique, Jours de famine et de détresse, paru chez Fasquelle à Paris et finaliste au prix Goncourt de 1911, un texte remarquable que les Impressions nouvelles à Bruxelles ont réédité récemment dans la collection « Espace Nord ».

En voici le pitch :

« Amsterdam, fin du XIXsiècle. Keetje a neuf ans. Dans sa famille, la misère s'est implantée à demeure : elle va s'aggravant à chaque nouvel enfant, et l'usure et le découragement de ses parents rendent de plus en plus fréquents les jours de famine et de détresse...

C'est avec violence et simplicité que Neel Doff, des années plus tard, raconte ses années noires d'enfance et d'adolescence. Avec précision, “tatouée” par la misère, elle prend la plume pour évoquer le froid extrême, les expulsions, les puces, les vaines recherches d'un travail quel qu'il soit et, pour finir, la prostitution. »

C’est avec Keetje (Paris, Ollendorf, 1919) et Keetje Trottin (Paris, Crès, 1921) que Neel Doff clora sa trilogie autobiographique.

Le réalisme et la qualité littéraire de ses œuvres la firent comparer à Émile Zola. En 1975, Keetje Trottin a été adapté au cinéma par Paul Verhoeven sous le titre Keetje Tippel. [1]

Une auteure et une œuvre inoubliables !

Bernard DELCORD

Jours de famine et de détresse par Neel Doff, postface d'Élisabeth Castadot, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, collection « Espace Nord », février 2017, 206 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 8,50 €

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Neel_Doff

17:09 Écrit par Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |