08/11/2017

Week-end littéraire

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Avec des auteurs connus ou à découvrir :

Jean-Baptiste Baronian, Marc Meganck, Amélie d’Arschot, Hervé Hasquin, Pascal Vrebos, Michèle Goslar, Paul-Henry Gendebien, Frédéric Sojcher, Francis Dannemark, Kenan Gorgün, Éric Boschman, Carlos Vaquera, Gorian Delpâture, Albert-André Lheureux, Jean-François Viot, Luc Dellisse, Jean Van Hamme, Frédéric Jannin, Hermann, Michel Constant, Christophe Simon, Philippe Jarbinet…

Horaires :

– Vendredi : 17 heures, ouverture des stands – 18 h 15, inauguration & soirée des prix littéraires

– Samedi & dimanche : interviews, débats & dédicaces de 10 h à 18 h 30

Lieu :

Centre Culturel d’Uccle

47 rue Rouge à 1180 Bruxelles

Entrée libre

12:06 Écrit par Bernard dans Événements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/11/2017

Un manuel de self-défense…

Déshéritez le fisc.jpg

Michel Maus (°1970) est titulaire d’une licence en droit (1993) et d’une licence spéciale en droit fiscal (1994), toutes deux obtenues à la V.U.B. En 2005, il y a décroché le titre de docteur en droit fiscal. Depuis 1994, il est inscrit comme avocat au Barreau de Bruges et – depuis 2008 – également au Barreau de Gand.

Il est maintenant professeur à la V.U.B., où ses cours sont notamment consacrés à l’impôt des personnes physiques et aux droits d’enregistrement et de succession. Il enseigne également le droit pénal fiscal et le droit de procédure pénale à l’Université d’Anvers.

Il a fait paraître à Bruxelles, aux Éditions Corporate Copyright, un guide pratique très clair et très complet intitulé Déshéritez le fisc qui permet de tout savoir, simplement et pas à pas, des avantages fiscaux liés aux héritages et aux donations en Belgique.

Voici ce qu’il en dit :

« Les biens dont vos enfants hériteront un jour sont extrêmement taxés en Belgique. On parle de "droits de succession". Après votre décès, le fisc se nourrit avec entrain dans ce que vous avez de plus cher : l'argent épargné au cours d'une vie de labeur, argent qui, au demeurant, a déjà été taxé.

Soyez plus malin et pensez à votre descendance en choisissant parmi les nombreuses formules qui leur permettent de payer beaucoup moins d'impôts.

C'est ainsi qu'il vous est loisible, bien avant votre décès, de prévoir la donation d'une partie de votre patrimoine. Dans un autre domaine, c'est votre contrat de mariage ou un contrat d'assurance-vie qui fera la différence... Sans oublier votre testament et bien d'autres astuces susceptibles de faire économiser beaucoup d'argent à l'ensemble de vos héritiers.

En un mot : déshéritez plutôt le fisc. »

Le plus légalement du monde…

Bernard DELCORD

Déshéritez le fisc par Michel Maus, ouvrage traduit du néerlandais par Phibel Verbruggen, Bruxelles, Éditions Corporate Copyright, septembre 2017, 201 pp. en noir et blanc au format 15 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 22,60 €

17:24 Écrit par Bernard dans Guides, Livres pratiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2017

« Le vin qu'on a bu ne vaut pas le vin qu'on va boire. » (Proverbe italien)

Guide des vins Bettane & Desseauve 2018 .jpg

Depuis 1995, Michel Bettane et Thierry Desseauve font paraître un guide annuel fameux – il est désormais publié et traduit jusqu’aux États-Unis, au Japon et en Chine – qui fourmille de conseils pour choisir et apprécier les meilleurs vins de France.

Pour la rédaction du Guide des vins Bettane & Desseauve 2018, paru chez Flammarion à Paris, ces deux œnologues reconnus internationalement comme les plus grands spécialistes des vins de l’Hexagone, accompagnés de leur équipe d'experts, ont parcouru la France viticole et ont recensé le meilleur de sa production disponible actuellement pour établir leurs palmarès du top 200 des producteurs, du top 200 des vins de l'année, du top 100 des vins à garder et du top 100 des vins au meilleur rapport qualité-prix.

Ils ont dressé la liste de plus de 11 450 vins disponibles à la propriété ou dans la distribution pour un total de 2 360 domaines, maisons et châteaux et ils proposent leur sélection des meilleurs vins bio.

Cette édition repensée garde cependant toutes ses qualités principales : les conseils éclairés sur les domaines, les vignobles, les cuvées et les appellations, mais aussi le système de notation, l'indication des prix de vente et les informations sur le moment idéal de dégustation.

Un guide complet et pratique pour vous aider dans vos achats et dans la découverte de nouvelles bouteilles !

Bernard DELCORD

Guide des vins Bettane & Desseauve 2018 par Michel Bettane et Thierry Desseauve, Paris, Éditions Flammarion, août 2017, 960 pp. en quadrichromie au format 14,3 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 24,90 € (prix France)

13:16 Écrit par Bernard dans Guides, Oenologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/11/2017

« Le pouvoir ne doit pas être conquis, il doit être détruit. » (Mikhail Bakounine)

Bakounine – La vie d'un révolutionnaire.jpg

Hanns-Erich Kaminski, né à Labiau en Prusse orientale le 29 novembre 1899, probablement mort en Argentine en 1963, est un journaliste et écrivain libertaire allemand d'expressions allemande et française.

On lui doit Zur Theorie des Dumping, sa thèse de doctorat défendue à l’université de Heidelberg en 1921, Fascismus in Italien (Berlin, 1925), Ceux de Barcelone (Denoël, Paris, 1937), Céline en chemise brune ou le Mal du présent (Les Nouvelles Éditions Excelsior, 1938), Troisième Reich, Problème sexuel (écrit en français, mais paru seulement dans une version en espagnol à Buenos-Aires en 1940), Journal de Lisbonne (manuscrit coécrit avec Anita Karfunkel et probablement perdu) et, surtout, Bakounine, la vie d'un révolutionnaire (Aubier-Montaigne, Paris, 1938), une biographie magistrale récemment republiée à Paris aux Éditions de la Table ronde dans la collection de poche « La petite vermillon ».

Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine, né le 18 mai 1814 (30 mai 1814 dans le calendrier grégorien) à Priamoukhino (gouvernement de Tver, Empire russe) et décédé le 1er juillet 1876 à Berne (Suisse), est un révolutionnaire, philosophe et théoricien de l'anarchisme qui a abondamment écrit sur le rôle de l'État et posé les fondements du socialisme libertaire.

Très influencé par la dialectique hégélienne, il fut l’adversaire déterminé de Karl Marx au sein de la Première Internationale [1] dont il sera exclu au congrès de La Haye (en septembre 1872).

Son engagement militant l’amena à participer activement à des mouvements révolutionnaires (à Paris en 1848 – puis durant la Commune de 1870 – et à Dresde en 1849, ce qui lui valut en 1850 une condamnation à mort rapidement commuée par peur de l’opinion publique et son extradition vers les geôles de la Russie tsariste qui le déporta ensuite en Sibérie jusqu’en 1859) et à propager ses idées en Angleterre, en Belgique, en France, en Italie, en Espagne et en Suisse où il mourra d'une urémie.

Voici la présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

« La silhouette d'un colosse traverse les révolutions politiques de l'Europe. Bakounine accourt là où règne l'émeute, et la crée quand elle n'existe pas. Arrêté lors de l'insurrection de Dresde, sa tête mise à prix, il est condamné à mort puis livré au tsar Nicolas. Ses forteresses le retiendront six ans, mais pas la Sibérie, d'où il s'enfuira pour reprendre son combat contre toutes les autorités de la terre.

Inlassablement, il insistera sur la nécessité de saper les fondements juridiques de l'ordre existant pour rendre vaine toute tentative de restauration, s'attaquant aux institutions plutôt qu'à ses représentants.

Des conspirations de sa jeunesse à la “dictature invisible” qui lui paraîtra plus tard mieux adaptée à son projet d'incendier châteaux, cadastres et hypothèques, Bakounine cherchera à réunir les conditions d'une liberté qui ne doit pas être octroyée, mais conquise...

Hanns-Erich Kaminski a su décrire avec justesse et chaleur la vie étonnante de cet aristocrate russe devenu un vagabond magnifique et dépenaillé, à qui on ne pouvait refuser que de partager son rêve. »

Véritable thriller politique, cette biographie du Camarade Vitamine comme l’appelait Léo Ferré est aussi un exposé lumineux des thèses libertaires qui demeurent, au cœur des temps rétrogrades que nous connaissons, ceux du politiquement correct, du moralisme étroit, de la bien-pensance et des lobbies religieux ou sectaires de toutes obédiences, plus que jamais nécessaires !

Bernard DELCORD

Bakounine – La vie d'un révolutionnaire par Hanns-Erich Kaminski, Paris, Éditions de la Table ronde, collection « La petite vermillon », septembre 2017, 403 pp. en noir et blanc au format 10 ;8 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 8,70 € (prix France)

 

[1] L'Association internationale des travailleurs (AIT) est le nom officiel de la Première Internationale, fondée le 28 septembre 1864 à Londres au Saint-Martin's Hall.

14:56 Écrit par Bernard dans Histoire, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« On crée pour l’éternité, même si elle se charge de démentir. » (François Mitterrand)

Le dossier Mitterrand.jpg

Cent ans après la naissance et vingt ans après la mort de François Mitterrand (1916-1996), les Éditions de la République, émanation de Éditions Ophrys, et le magazine « L'Histoire » ont fait paraître Le dossier Mitterrand, un brillant essai rédigé par 14 spécialistes éminents placés sous la houlette de l’historien Michel Winock, professeur émérite à Sciences Po Paris, qui se penchent sur la personnalité indéchiffrable de l’ancien Président de la République française (du 21 mai 1981 au 17 mai 1995), sur sa carrière politique et sur son bilan à la tête de l'État.

De Vichy à la Résistance, l’ouvrage tente de faire la lumière sur une trajectoire controversée, celle d’un jeune homme de droite devenu le leader de la gauche. Était-il vraiment socialiste ? Quels étaient ses rapports avec l'argent ? Comment ce brillant stratège a-t-il amené la gauche au pouvoir en 1981 ? Qu'a-t-il fait de sa victoire ? De quelle manière gouvernait-il ? Que faut-il retenir de ses deux septennats ? Où sont ses archives et comment peut-on les consulter ?

Autant de questions abordées, autant de mystères plus ou moins élucidés par les brillants exégètes que sont Franz-Olivier Gisbert (journaliste et écrivain), Jean-Pierre Azéma (professeur émérite à Sciences Po), Benjamin Stora (professeur à l'université Paris-XIII ainsi qu’à l’INALCO – Langues orientales à Paris et inspecteur général de l'Éducation nationale française), Jean Garrigues (professeur à l’université d’Orléans), Alain Bergounioux (professeur associé à Sciences Po), Ludivine Bantigny (maître de conférences à l’université de Rouen), Jean-Michel Gaillard (auteur de nombreux ouvrages historiques, décédé en 2005), Mathias Bernard (professeur à l’université de Clermont-Ferrand), Robert Badinter (ex-Garde des Sceaux du 23 juin 1981 au 18 février 1986), Jean-Luc Bœuf (haut fonctionnaire), Yves Léonard (professeur d’histoire contemporaine à Sciences Po), Édouard Vernon (historien), Jacques Marseille (décédé en 2000, il fut professeur à l’université Paris I Sorbonne) et François Bazin (ancien rédacteur en chef du Nouvel Observateur).

Écrit à 15 mains, cet ouvrage historique est aussi palpitant qu’un polar !

Bernard DELCORD

Le dossier Mitterrand, ouvrage collectif sous la direction de Michel Winock, Paris, Éditions de la République & L’Histoire, décembre 2016, 190 pp. en noir et blanc au format 12 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

13:14 Écrit par Bernard dans Histoire, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2017

« Les idées ne suffisent pas, il faut le miracle. » (André Derain)

Derain – Un fauve pas ordinaire.jpgRessorti (l’édition princeps, publiée dans la même collection, date de 1994) à l’occasion de l’exposition « André Derain, 1904-1914. La décennie radicale » qui est présentée au Centre Pompidou à Paris jusqu’au 29 janvier 2018, le petit essai de l’historien d’art Patrice Bachelard (1952-1995) intitulé Derain – Un fauve pas ordinaire paru chez Gallimard dans la collection « Découvertes » fait habilement la synthèse de la vie (1880-1954) et de l’œuvre de ce peintre (y compris de décors et costumes de ballets et de théâtre), sculpteur, graveur, illustrateur et décorateur qui « a joué un rôle moteur et intellectuel dans l’éclosion des deux grandes avant-gardes du début du XXe siècle, le fauvisme et le cubisme » (Cécile Debray, commissaire de l’exposition).

Le fauvisme (ou les fauves) est un courant de peinture qui émerge en France en 1905 et se termine vers 1910. Son influence a marqué tout l'art du XXe siècle, notamment par la libération de la couleur.

Initié en 1907 par les peintres Pablo Picasso et Georges Braque, le cubisme est un mouvement artistique révolutionnaire dont les œuvres représentent des objets analysés, décomposés et reconstruits dans une composition abstraite, géométrique, comme si l'artiste multipliait les points de vue.

Après 1918, André Derain s’orientera vers un réalisme teinté de classicisme qui en fait une des figures artistiques majeures de l'entre-deux-guerres.

L’exposition, quant à elle, a pour ambition de retracer les étapes du parcours de l’artiste avant-guerre, moment où le peintre participe aux mouvements d’avant-garde les plus radicaux et développe une œuvre puissante multipliant les expérimentations plastiques.

S’appuyant sur des archives inédites d’André Derain – ses photographies, sa collection d’estampes et de reproductions d’œuvres d’art, ses écrits et sa correspondance – cette exposition éclaire de manière inédite une sélection de ses œuvres les plus emblématiques, par des contrepoints visuels forts : les photographies prises par le peintre, ses références artistiques atypiques telles que les gravures d’Épinal, les objets maoris copiés au British Museum en 1906 ou les sculptures africaines de sa collection.

On y admire environ 70 peintures ainsi qu’un ensemble important d’œuvres sur papier – aquarelles, dessins, carnets de croquis, gravures –, des sculptures, une cinquantaine de photographies, des sculptures maories et africaines, des céramiques…

Et quelques ensembles exceptionnels sont réunis pour l’occasion : la production estivale de 1905 à Collioure, la série des vues de Londres et les très grandes compositions autour des thèmes de la danse et des baigneuses.

Un événement miraculeux !

Bernard DELCORD

Derain – Un fauve pas ordinaire par Patrice Bachelard, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes », septembre 2017, 128 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,10 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition André Derain 1904-1914. La décennie radicale

Coordonnées :
Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou
Galerie 2
F-75191 Paris Cedex 04

Tél. 00 33 1 44 78 12 33

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cb56kjg/r58BdjK

Horaires :
Jusqu’au 29 janvier 2018
De 11 heures à 21 heures
Nocturnes jusqu'à 23 heures tous les jeudis soir

Accessibilité :
Métro Rambuteau (ligne 11), Hôtel de Ville (lignes 1 et 11), Châtelet (lignes 1, 4, 7, 11 et 14)
RER Châtelet-Les Halles (lignes A, B, D)
Bus 29, 38, 47, 75

Tarifs :
Prix plein : 14 €
Prix réduit : 11 €

Le premier dimanche de chaque mois, l’accès au musée est gratuit pour tous.

17:41 Écrit par Bernard dans Arts, Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« De tous les arts, l'art culinaire est celui qui nourrit le mieux son homme. » (Pierre Dac)

L'Art culinaire .jpg

On apprend dans un long article très documenté mis en ligne sur Wikipédia que Marcus Gavius Apicius est une figure de la haute société romaine, dont l'existence est signalée sous les règnes des empereurs Auguste et Tibère.
 
Sa naissance est située approximativement en 25 avant J.-C. et son décès aux alentours de 37 après J.-C.
 
C'était un millionnaire amateur de plaisirs (notamment les plaisirs de la table), qui dépensait sans compter pour s'en procurer, et qui finit par se suicider quand sa fortune s'en trouva compromise.
 
Son luxe, son raffinement et sa gloutonnerie devinrent vite proverbiaux et fournirent chez les Romains soit des anecdotes de gastronomes, soit l'exemple même de la corruption des mœurs pour les moralistes austères.
 
On lui attribue, probablement à tort, le célèbre De re coquinaria (L’Art culinaire), œuvre plus tardive.
 
Apicius a donné son nom au « canard Apicius » créé en 1985 par le grand chef français Alain Senderens.
 
Basée ou non sur un texte apocryphe, la nouvelle édition de la traduction française par Jacques André (elle date de 1974 et avait été publiée dans la Collection des Universités de France, série latine) de L’Art culinaire d’Apicius qui vient de paraître aux Belles Lettres à Paris est un petit bijou livresque avec ses superbes illustrations et ses jolis fleurons ornant les recettes qui y sont rassemblées.
 
Celles-ci traitent du vin, des hachis, des légumes du potager, de la volaille, des oiseaux, des quadrupèdes, des produits de la mer et de plats divers surprenants (y compris à base de vulves de truies !), tout en donnant des conseils de conservation des denrées.
 
Un cadeau original pour les gastronomes férus de découvertes !
 
Bernard DELCORD
 
L'Art culinaire par Apicius, texte présenté, traduit du latin et commenté par Jacques André, illustrations et composition par Scott Pennor’s et Élie Colistro, Paris, Éditions Les Belles Lettres, octobre 2017, 296 pp. en quadrichromie au format 12 x 19,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 17 € (prix France)
 
Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil antique la recette d’oiseau suivante :
 
Pour le Flamant
 
Dépouillez le flamant, lavez-le, parez-le et mettez-le dans une cocotte, ajoutez de l’eau, du sel, de l’aneth et un peu de vinaigre.
 
À mi-cuisson, liez un bouquet de poireau et de coriandre pour le faire cuire.
 
Quand la cuisson sera presque terminée, ajoutez du défritum (1) pour colorer.
 
Mettez dans un mortier du poivre, du cumin, de la coriandre, de la racine de laser, de la menthe et de la rue, triturez, mouillez de vinaigre, ajoutez des dattes caryotes (2) et arrosez de jus de cuisson.
 
Versez dans la même cocotte et liez à la fécule.
 
Arrosez de sauce le flamant dressé et servez.
 
Vous ferez de même avec la perruche.

(1)  = vin cuit.
(2)  = du palmier queue de poisson.

14:57 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |