22/01/2018

« Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman. Malheureusement, personne ne les connaît. » (William Somerset Maugham)

Deux romans de William Somerset Maugham (Il suffit d’une nuit).jpg

Écrivain au talent inouï – son génie narratif est comparable à ceux de Kipling et de Churchill, c’est tout dire… –, William Somerset Maugham (1874-1965) est né à Paris. De nationalité britannique, il a étudié la médecine (diplôme obtenu en 1897) avant de parcourir le monde. Pendant la Première Guerre mondiale, il fut membre du British Secret Service en Europe. Auteur à succès [1] de pièces de théâtre et d’innombrables nouvelles, il a publié plus de vingt romans dont La Comédienne (1937), devenu Adorable Julia au cinéma en 2005, ou La Passe dangereuse (1925), adapté pour le grand écran en 1934 avec Greta Garbo puis en 2007 avec Naomi Watts (Le Voile des illusions).

Il suffit d'une nuit (1941) qui a reparu aux Éditions de la Table ronde à Paris dans la collection « La petite Vermillon » a été adapté au cinéma en 2000, avec Kristin Scott Thomas et Sean Penn.

En voici le pitch :

« Florence, 1938. Dans une demeure prêtée par des amis, Mary, jeune veuve mélancolique, reçoit la visite d'Edgar qu'elle connaît depuis l'enfance. Aux antipodes de son défunt mari, joueur invétéré porté sur la boisson, cet homme bon et attentionné la demande en mariage. Mary se donne le temps de réfléchir. En attendant qu'Edgar revienne à Florence, elle accepte une invitation à une soirée mondaine où elle fait la connaissance de Rowley, séducteur impénitent, dont elle sait la réputation et n'est pas dupe. Mais alors qu'elle repart seule chez elle, elle fait une rencontre inattendue qui l'obligera à se tourner vers lui pour se sortir d'une situation délicate. »

Deux romans de William Somerset Maugham (Le grand écrivain).jpg

Publié en 1930 sous le titre Cakes and Ale, or the Skeleton in the Cupboard, Le grand écrivain, qui ressort chez le même éditeur dans la même collection, commence par ces mots : « Quand un ami, en votre absence, vous a téléphoné en insistant pour être rappelé, soyez sûr qu'il s'agit d'une affaire plus importante pour lui que pour vous. S'il pense à vous offrir un cadeau ou à vous rendre service, il sait modérer son impatience ».

Le texte, selon François Rivière [2], d’un « esprit cosmopolite, voyageur infatigable de l'imaginaire, mais aussi observateur inlassable de l'âme humaine qui restera comme l'un des plus habiles peintres de la société internationale du premier demi-siècle ».

On ne saurait mieux dire !

Bernard DELCORD

Il suffit d’une nuit par William Somerset Maugham, traduit de l’anglais par A. Renaud de Saint-Georges, Paris, Éditions de la Table ronde, collection « La petite Vermillon », septembre 2016, 157 pp. en noir et blanc au format 11 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 7,10 € (prix France)

Le grand écrivain par William Somerset Maugham, traduit de l’anglais par E.-R. Blanchet, Paris, Éditions de la Table ronde, collection « La petite Vermillon », septembre 2016, 266 pp. en noir et blanc au format 11 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 8,70 € (prix France)

[1] On a dit de lui qu’il fut l’auteur le mieux payé des années 1930.

[2] Grand connaisseur de la littérature anglaise, François Rivière, né le 23 avril 1949 à Saintes, en Charente-Maritime, est un critique littéraire (Le Figaro), éditeur, romancier, traducteur, biographe et auteur de plusieurs ouvrages sur la littérature policière et la littérature d'enfance et de jeunesse. Il est aussi scénariste de bande dessinée.

21:13 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/01/2018

« Waterzooie ! Waterzooie ! Waterzooie ! Morne plat ! » (René Goscinny in Astérix chez les Belges)

Goscinny – Faire rire, quel métier.jpg

Aux visiteurs de l’exposition intitulée René Goscinny. Au-delà du rire qui se tient jusqu’au 4 mars 2018 au Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris, nous conseillons vivement la lecture du petit ouvrage d’Aymar du Chatenet et de Caroline Guillot plaisamment intitulé Goscinny – Faire rire, quel métier ! paru dans la collection « Découvertes Gallimard » en 2009 et qui n’a pas pris une ride.

Les auteurs y retracent, appuyée par 150 documents iconographiques, la vie (1926-1977) et la carrière prolifique, multiforme et pleine d’humour du génial scénariste d'Astérix, de Lucky Luke, du Petit Nicolas, d'Iznogoud, de Modeste et Pompon, d’Oumpah Pah le Peau-Rouge ou encore des « Dingodossiers » [1] qui a su s'associer aux plus grands dessinateurs (Sempé, Uderzo, Morris, Franquin, Tabary...) et qui, par son action à la direction du légendaire magazine Pilote, a mis le pied à l’étrier le pied de nombreuses grosses pointures de la bande dessinée française (Bilal, Bretécher, Cabu, Druillet, Fred, Giraud, Gotlib, Mézières, Reiser…)

Un véritable bain de Jouvence !

Bernard DELCORD

Goscinny – Faire rire, quel métier ! par Aymar du Chatenet et Caroline Guillot, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes Gallimard », octobre 2009, 128 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,70 € (prix France)

Informations pratiques :

À l’occasion de la commémoration des quarante ans de la disparition de René Goscinny, le mahJ, en partenariat avec l’Institut René Goscinny, présente la première rétrospective consacrée au co-créateur d’Astérix et du Petit Nicolas. L'exposition rassemble plus de 200 œuvres, dont des planches et scénarios originaux, et de nombreux documents inédits issus des archives Goscinny.

Adresse :

Musée d’art et d’histoire du judaïsme

Hôtel de Saint-Aignan

71, rue du Temple

75003 Paris

Tél. 00 33 1 53 01 86 60

Horaires :

Du mardi au vendredi de 11 h à 18 h

Samedi et dimanche de 10 h à 18 h

Les caisses ferment 45 minutes avant la fermeture du musée

Prix :

Plein tarif : 8 €

Tarif réduit : 5 € (18-25 ans, familles nombreuses, Amis du Louvre)

Exposition « Goscinny et le cinéma, Astérix, Lucky Luke et Cie », à la Cinémathèque française : demi-tarif (soit 5,50 €) sur présentation du billet d’entrée à l’exposition « René Goscinny. Au-delà du rire », et gratuité pour les moins de 18 ans.

L’exposition est accessible aux personnes à handicap moteur ou à mobilité réduite

[1] Il est aussi le scénariste du film-culte Le Viager réalisé par Pierre Tchernia et dont le rôle principal est joué par Michel Serrault (1972).

20:23 Écrit par Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« Il y a toujours un moment dans leur vie où les gens s'aperçoivent qu'ils m'adorent. » (Salvador Dali)

Une vie de Gala.jpg

Lauréate du prix Interallié pour Malika (Éditions du Mercure de France) en 1992, du prix Méditerranée pour Gala (Éditions Flammarion) en 1994 et du Prix Renaudot en 1998 pour Le Manuscrit de Port-Ébène, (Éditions Grasset), l’écrivaine Dominique Bona (°1953) est depuis 2013 membre de l'Académie française où elle occupe le fauteuil 33 à la suite de Michel Mohrt (1914-2011).

Reprenant, cette fois sous le titre Une vie de Gala, son ouvrage biographique de 1994, les Éditions Flammarion en ont fait un beau livre remarquable, magnifiquement illustré – la version princeps ne l’était pas – et riche d’archives inédites, une vaste mine d’or pour les historiens et les admirateurs du surréalisme.

C’est qu’Elena Diakonova, plus connue sous le nom de Gala [1], fut la mystérieuse épouse (à partir de 1916) de Paul Eluard (1895-1952), qu’elle a quitté en 1928 pour Salvador Dalí (1904-1989, mariage civil avec Gala en 1932, mariage religieux en 1958) après avoir été la maîtresse de Max Ernst (1891-1976, amant de Gala dès 1922), des artistes dont elle marqua les œuvres respectives d’une empreinte profonde, en particulier celle de ses deux maris, ainsi que l’écrit Dominique Bona :

« Solitaire, fermée sur un monde intérieur dont elle garde farouchement le secret, Gala fascine et joue de ses multiples sortilèges. En elle, ces deux grands artistes du XXsiècle ont puisé une énergie vitale, puissante. Elle fut une part de leur génie ».

Libre, volage et cependant jalouse – d’Amanda Lear, par exemple, la jeune égérie de Dali devenu vieux –, elle inspira à Eluard nombre de ses plus beaux poèmes d’amour et au peintre de Cadaques certaines de ses toiles les plus inspirées, comme le Portrait de Gala avec deux côtelettes d’agneau sur son épaule (1933), Portrait géodésique de Gala (1936), La Galarina (1945), Ma femme nue, regardant son propre corps devenir marches, trois vertèbres d’une colonne, ciel et architecture (1945), Leda atomica (1949), La Madone de Port Lligat (1950), La Découverte des Amériques par Christophe Colomb (1959) et à Max Ernst La Belle Jardinière (1924).

Loin des deux descendantes de sa compatriote le comtesse de Ségur, une grande fille modèle, en somme…

Bernard DELCORD

Une vie de Gala par Dominique Bona, Paris, Éditions Flammarion, novembre 2017, 232 pp. en quadrichromie au format 21 x 26,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

 

[1] Née à Kazan (Russie) le 7 septembre 1894 et morte à Portlligat, Espagne, le 10 juin 1982.

14:59 Écrit par Bernard dans Arts, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/01/2018

Guerres et Lettres...

Histoire, Forme et Sens en Littérature – La Belgique francophone – Tome 2 – L'Ébranlement (1914-1944).jpg

Véritable Pic de la Mirandole des littératures belge et congolaise de langue française, l’universitaire [1], poète, écrivain, essayiste et critique Marc Quaghebeur (°1947) dirige les Archives & Musée de la Littérature à Bruxelles tout en présidant l’Association européenne des Études francophones.

Poursuivant les recherches qu’il avait entreprises dans Histoire, Forme et Sens en Littérature. La Belgique francophone. Tome 1 : L'engendrement (1815/1914) publié en 2015 chez PIE Peter Lang et aux Archives & Musée de la Littérature à Bruxelles, il vient de faire paraître, chez les mêmes éditeurs, Histoire, Forme et Sens en Littérature. La Belgique francophone. Tome 2 : L'Ébranlement (1914-1944), un brillantissime essai remarquablement documenté sur les transformations opérées chez les grands auteurs de l'époque léopoldienne par le viol de la neutralité belge et l’invasion allemande d’août 1914 ainsi que par la résistance imprévue de l’armée belge et les violences de la soldatesque du Reich, puis, à l’issue du conflit mondial, par l’adoption du suffrage universel.

Ensuite, il s’attache, à travers le prisme de la nouvelle génération d’écrivains, à l’affirmation du fantastique réel chez Franz Hellens (1881-1972), Marcel Thiry (1897-1977) ou Robert Poulet (1893-1989), ainsi qu’aux novations langagières et formelles des Henri Michaux (1899-1984), Paul Nougé (1895-1967), Charles Plisnier (1896-1952) et autres Fernand Crommelynck (1886-1970) ainsi qu’aux rapports pour le moins complexes entretenus par les écrivains belges avec la langue française et la France, à travers le prisme du « Manifeste du Groupe du Lundi » [2] publié à Bruxelles le 1er mars 1937 à l’initiative de Robert Poulet et, dans une moindre mesure selon nous [3], de Franz Hellens. Il rend également compte de la mise en place d’une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications de ce « Manifeste ».

La seconde invasion allemande, la défaite de mai 1940 et l’Occupation qui s’ensuivit entraînèrent la reviviscence du mythique chez Maurice Maeterlinck (1862-1949), Michel de Ghelderode (1898-1962), Hergé (1907-1983) ou Pierre Nothomb (1887-1966) [4], qui surgit alors comme une réponse très belge à la faillite du réel, ce que les contrepoints de Victor Serge (1890-1947) à l’égard des deux conflits mondiaux ont confirmé à leur manière [5].

Une formidable synthèse !

Bernard DELCORD

Histoire, Forme et Sens en Littérature. La Belgique francophone. Tome 2 : L'Ébranlement (1914-1944) par Marc Quaghebeur, Bruxelles, coédition PIE Peter Lang et Archives & Musée de la Littérature, collection « Documents pour l’Histoire des Francophonies/Théorie », janvier 2018, 414 pp. en noir et blanc au format 15 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 44 €

 

[1] Sa thèse de doctorat en Philosophie et Lettres, intitulée L'œuvre nommée Arthur Rimbaud, défendue à l’Université catholique de Louvain en 1975, avait fait grande sensation.

[2] Signé par Charles Bernard, Hermann Closson, Hubert Dubois, Paul Fierens, Marie Gevers, Michel de Ghelderode, Éric de Haulleville, Franz Hellens, Pierre Hubermont, Arnold de Kerchove, Grégoire le Roy, Georges Marlow, Charles Plisnier, Robert Poulet, Camille Poupeye, Gaston Pulings, Marcel Thiry, Henri Vandeputte, Horace van Offel, René Verboom et Robert Vivier.

[3] Cf. Bernard Delcord, « À propos de quelques “chapelles” politico-littéraires en Belgique (1919-1945) », Bruxelles, Cahiers du Centre de Recherches et d’Études historiques de la Seconde Guette mondiale, n° 10, novembre 1986, pp 153-205.

[4] Et, d’une certaine façon, Paul Willems (1912-1997) dans Tout est réel ici (1941) et L'herbe qui tremble (1942).

[5] Sources : dossier de presse.

Le retour très attendu de deux grands classiques culinaires…

La Cuisine à quatre mains, tome 1.jpeg

Nés il y a plusieurs lustres, maintes fois réédités et maintes fois épuisés après des ventes cumulées de 200 000 exemplaires, les deux tomes de La Cuisine à quatre mains de Christiane et Dédée van Goidsenhoven reparaissent en ce début d’année aux Éditions Lemaître Publishig à Bruxelles.

Une bonne nouvelle pour les amateurs de savoureuse cuisine bourgeoise à la française et à la belge qui y trouveront des centaines de recettes de cocktails, d’apéritifs et d’amuse-bouche, de fonds et de fumets, de potages, de sauces froides et chaudes, de terrines et de pâtés, d’entrées froides et chaudes, de poissons et de crustacés, de viandes et d’abats, de volailles et de gibiers, de légumes et d’accompagnements ainsi que de desserts et d’entremets, toutes clairement exposées et aisément préparables.

L’idéal pour (re)découvrir, entre autres, le punch planteur, le vin d’oranges, les allumettes au fromage, les dips à l’avocat, la crème de witloofs, la soupe de moules safranées, les rillettes des Flandres, la terrine de volaille aux ris de veau, la salade de lapereau, les rouleaux de sole aux cœurs de palmier, les croquettes aux crevettes et au fromage, les pointes d’asperges vertes et blanches aux langoustines, le millefeuille de saumon au fenouil, la truite braisée au citron vert, la blanquette de lotte, la daube de bœuf avignonnaise, le turban au chou chinois, le chapon à la bière, le lapin au cidre, la poule faisane aux choux, le râble de lièvre comme à Beauvechain, le waterzooï de poulet, le hochepot gantois, le bavarois aux concombres, le baba au rhum, la tarte au fromage blanc, le pain de Gênes ou l’omelette sibérienne…

D’immenses bonheurs culinaires !

Bernard DELCORD

La Cuisine à quatre mains, tome 1 par Christiane et Dédée van Goidsenhoven, Bruxelles, Éditions Lemaître Publishing, janvier 2018, 340 pp. en brun et blanc au format 18,3 x 24,7 cm sous couverture à spirale en couleurs, 24,90 €

La Cuisine à quatre mains, tome 2 par Christiane et Dédée van Goidsenhoven, Bruxelles, Éditions Lemaître Publishing, janvier 2018, 334 pp. en vert et blanc au format 18,3 x 24,7 cm sous couverture à spirale en couleurs, 24,90 €

La Cuisine à quatre mains, tome 2.jpeg

Pour vous, nous avons recopié de ce recueil gourmand la recette flamande suivante :

Anguilles à la crème à la manière de Damme

Pour 4 personnes

Ingrédients :

1 kg d'anguilles (poids net)

3 à 4 cuillères à soupe de moutarde douce

3 à 4 cuillères à soupe de farine

70 gr de beurre

1 à 1,5 dl de vin blanc sec

2 à 3 dl de crème

Une pointe d'ail

Persil haché

Sel et poivre du moulin

Recette :

Acheter des anguilles bien fraîches.

Demander au poissonnier de les nettoyer et de les couper en tronçons de 5 à 6 cm.

Les rincer abondamment et les sécher sur du papier absorbant.

Les rouler ensuite dans la farine, les assaisonner, et les badigeonner de moutarde.

Réserver.

Dans une grande poêle, fondre le beurre. Il en faut assez bien.

Dès qu'il cesse de chanter, y jeter les anguilles et les faire sauter 3 à 4 minutes.

Mouiller ensuite avec la crème fraîche et le vin blanc.

Ajouter la pointe d'ail et bien assaisonner de sel et de poivre du moulin.

Retourner de temps à autre les morceaux d'anguilles à l'aide d'une cuillère en bois.

Dès que la sauce se lie, vérifier la cuisson des anguilles, ajouter éventuellement encore un peu de moutarde et servir bien chaud, parsemé de persil haché et accompagné d'un bon pain gris et de beurre salé, ou d'une pomme de terre persillée bien farineuse.

14:07 Écrit par Bernard dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2018

Les mots de l’École...

Les 100 mots des Arts Déco.jpg

Fondés en 1766 et ouverts en 1767, les « Arts déco » ont fêté récemment leurs deux siècles et demi d’existence.

Derrière ce surnom, il faut reconnaître l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD), une grande école d'art et de design située 31 rue d'Ulm à Paris, relevant du ministère de la Culture et ayant pour mission la formation de haut niveau, artistique, scientifique et technique d’artistes et de designers, un établissement prestigieux dont sont issus, entre autres, Hector Guimard – l’auteur des entourages en fonte des bouches du métro parisien –, le sculpteur Auguste Rodin, les peintres Fernand Léger, Henri Matisse et Francis Picabia, le cinéaste Maurice Pialat, le bédéiste Jacques Tardi, le chanteur Gérard Manset ou encore le graphiste Jean-Paul Goude, et où ont enseigné des pointures comme Eugène Viollet-le-Duc, Marcel Gromaire, Jean Widmer, Philippe Starck…

L’occasion pour Laurent Cauwet [1] de revenir, dans Les 100 mots des « Arts déco » paru aux Presses Universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », sur son histoire, sa pédagogie et ces savoir-faire et ces métiers qui joignent l’utile à l’agréable : architecture intérieure, mobilier, design graphique, textiles et vêtements, multimédia, scénographie…

Un univers artistique à mi-chemin entre l’artisanat et l’industrie, qui contribue à donner des formes et des couleurs à l’environnement quotidien des humains…

Bernard DELCORD

Les 100 mots des « Arts déco » par Laurent Cauwet, Paris, Presses Universitaires de France, collection « Que sais-je ? », octobre 2017, 128 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 9 €

Liste des 100 mots :

Accessoires - Affiches - Anciens - Architecture - Architecture intérieure -Argentique - Art-espace - Art industriel - Art mural - Artistes - Arts - Arts appliqués - Arts décoratifs - Arts graphiques - Arts plastiques - Atelier - Ateliers de rencontres - Automobile - Bain - Bâtiment - Béton - Bibliothèque - Blog - Bois - Carton - Céramique - Cinéma - Cinéma d’animation - Classe - Collage - Colle - Colloque - Communication visuelle - Concours - Conférence - Contrat - Couleur - Couture - Crayon - Création - Culture - Décor - Design - Dessin - Directeur, -trice - Éclairage - Écran - Éditions - Ensad - Ensadlab - Enseignement - Esthétique - Événements - Grande masse - Gravure – Identité visuelle - Illustration - Impression - Infographie - Installation - Instances - Internationale - Maquette - Massicot - Matériauthèque - Métal - Mobilier - Mode - Modelage - Modèle - Modernité - Morphologie - Morphostructure - Moulage - Multimédia - Ornement - Papier - Partenariat - Patron - Peinture - Performance - Perspective - Photographie - Pinceau - Plastique - Projection - Publicité - Réseau - Résine - Scénographie - Sculpture - Sérigraphie - Tableau - Tapisserie - Textile - Transdisciplinarité - Typographie - Vidéo - Wifi - Workshop

 

[1] Laurent Cauwet a fondé et dirige la maison d’édition de poésie Al Dante depuis 1994. Comme auteur, il a publié La Domestication de l’art (La Fabrique, 2017).

18:53 Écrit par Bernard dans Arts, Arts et décoration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« Faire battre le cœur de la France. » (Benoît Hamon, slogan politique)

Les couples illustres de l'histoire de France .jpg

Copublié par les Éditions Perrin et Le Figaro Histoire, Les couples illustres de l'histoire de France, un plaisant ouvrage collectif rédigé sous la direction des historiens et journalistes Patrice Gueniffey et Lorraine de Meaux, se penche avec humour [1], intelligence et sagacité – le premier n’ayant pas ici vocation à exclure les deux autres – sur les liens plus ou moins sentimentaux qui ont uni avec plus ou moins de grâce et de fidélité une vingtaine de couples (voire de trios ou de quatuors) politiques, littéraires ou artistiques dont les partenaires ont laissé une trace plus ou moins profonde dans la mémoire collective des habitants de l’Hexagone et d’ailleurs, du Moyen Âge à nos jours.

Un essai qui n’est pas sans rappeler les 10 tomes, parus entre 1954 et 1965, des Histoires d'amour de l'histoire de France du regretté Guy Breton (1919-2008), dont les ventes totalisèrent plus de 6 millions d’exemplaires.

Souhaitons-lui un succès équivalent !

Bernard DELCORD

Les couples illustres de l'histoire de France, ouvrage collectif sous la direction de Patrice Gueniffey et Lorraine de Meaux, Paris, Éditions Perrin et Le Figaro Histoire, octobre 2017, 453 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 21 € (prix France)

Liste des couples :

Héloïse et Abélard

Aliénor, Louis VII, Henri II

Catherine de Médicis et Henri Plantagenêt

Henri II et Diane de Poitiers

Louis XIV et Mme de Maintenon

Louis XV et Mme de Pompadour

Louis XVI et Marie-Antoinette

Germaine de Staël et Benjamin Constant

Napoléon et Joséphine

Adolphe Thiers et les Dosne, mère et filles

George Sand et Alfred de Musset

Napoléon III et Eugénie

Colette, Henry et Bertrand de Jouvenel

Louis Aragon et Elsa Triolet

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir

Jean Cocteau et Jean Marais

Yves Montand et Simone Signoret

Charles et Yvonne de Gaulle

Georges et Claude Pompidou

François et Danielle Mitterrand

 

[1] Par exemple, les sous-titres « Les trois moitiés de Monsieur Thiers » du chapitre consacré par Laurent Theis aux rapports entretenus par le massacreur de la Commune avec une nommée Sophie Dosne et ses deux filles ou bien « La guêpe et l’architecte » de celui consacré par Robert Schneider au couple pour le moins agité des Mitterrand, qui prend toute sa saveur si l’on se souvient que le Président français avait commis un livre intitulé L’abeille et l’architecte

18:52 Écrit par Bernard dans Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |