10/05/2017

Paroles d’or…

Ma petite poésie ne connaît pas la crise.jpg

Comme toujours, le nouvel opus, au titre cette fois très « bashungien », de l’ami Jean-Pierre Verheggen (°Gembloux, 1942), ne décevra pas les amateurs d’humour décapant dans des textes décalés !

On se souviendra d’abord qu’en 2009, son L'Oral et Hardi, joué et mis en scène par Jacques Bonnaffé, a été récompensé en France d'un « Molière » dans la catégorie « meilleure compagnie », sans que personne se soit avisé qu’il s’agissait d’un patchwork des discours du maire de Champignac dans les aventures de Spirou et Fantasio dessinées par André Franquin.

Il est vrai que la poésie de Verheggen « est avant tout une parodie de la poésie, une critique radicale de l'idéologie que véhicule ce genre et un pastiche burlesque de ses conventions. À partir de là, il développe dès 1968 le concept de réécriture et en applique les effets à des champs d'investigation plus larges, allant de la bande dessinée à la langue politique la plus stéréotypée, en passant par la perversion d'un langage par un autre, en l'occurrence du français classique et scolaire par son wallon maternel, sauvage et sexuel ».[1].

Cette fois, au cri de « Tout va très bien madame la Marcrise ! », il s’en prend avec une belle truculence libertaire aux petits et aux grands travers de notre époque.

Par exemple, à la passion dont s’est pris le bon peuple télévisuel de par chez nous pour les émissions culinaires en tout genre :

« Abonnez-vous à “la cuisine crapuleuse” et découvrez chaque semaine une recette inédite parmi :

l'académicien en rosette,

le faisan à l'andouille,

la bécasse marquée bécasse au front,

le clafoutis à la Jean-Baptiste Clément (en saison),

le loup façon mère-grand,

le chouchou de Bruxelles,

la souris d'agneau à la Mickey et ses mousses maison,

le soigneur sportif aux petits oignons,

la contractuelle à l'aubergine,

le vieux croûton dans son jus,

le pigeonné par une cocotte,

le chapon Banania,

l'enfant de chœur au vin de messe,

l'époisse marquée pas de chance,

le lapin à la prestidigitation aux deux chapeaux,

l'avocat aux marrons,

le ramenard à la fraise de grand veau,

le homard au « m'a tué »,

le boucher maturé,

le boss à moelle,

le poulet ripoux,

le petit vicaire à l'étouffe-chrétien,

l’idiot au beaujolais village

le dentiste à la fraise des bois (en saison),

le pêcheur durable,

le boulanger dans le pétrin,

le bûcheron de Noël,

etc. À suivre ! »

 

Un vrai cortège à la Prévert, non ? On aime aussi ses traductions latines, comme :

Ab imo pectore

Je lui ai charcuté la poitrine.

Lapsus calami

Elle s’est fait sucer par un calamar.

A parte

Elle a accouché toute seule.

In medias res

Au milieu de ta raie.

Deo gratias

Dieu est un peu gras !

La vraie science littéraire, en somme…

Bernard DELCORD

Ma petite poésie ne connaît pas la crise par Jean-Pierre Verheggen, Paris, Éditions Gallimard, mai 2017, 113 pp. en noir et blanc au format 21 x 20 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,50 € (prix France)

 

[1] Alphabet des lettres belges de langue française, Promotion des lettres belges de langue française, Bruxelles, 1982, p. 302.

20:54 Écrit par Bernard dans Humour, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/05/2017

Destin de femme...

L'effacement (Folio).jpg

Véritable coup de poing asséné à l'estomac par une jolie main artistement gantée de velours noir comme son scénario, L'Effacement de Pascale Dewambrechies paru à Dax en 2014 aux Éditions Passiflore et qui vient de sortir en version de poche chez Gallimard à Paris dans la collection « Folio » est l'un de ces romans qui ne laisse ni indifférent ni indemne.

En voici l'intrigue :

« Durant les années 1950, dans un petit village pyrénéen, Gilda Maurel subit sa destinée d'institutrice. Les jours s'écoulent et se ressemblent. Pourtant, l'arrivée de Luis, âgé de 20 ans, lui offrira la passion, l'ardeur, un souffle de vie encore inconnus. Mais elle a 36 ans. Elle vit cette passion hors-la-loi et sans issue comme une intolérable torture psychologique. Quand elle laisse partir Luis sans lui révéler qu'elle est enceinte, Gilda laisse s'envoler tout espoir de bonheur et donne naissance à Louise, leur enfant. Celle-ci ramène inlassablement sa mère dans le passé et la plonge dans une profonde mélancolie. Dans son journal, Gilda livre sa solitude, ses angoisses, son incapacité à se ressaisir et ce combat qu'elle mène contre elle-même sans jamais le gagner. Cette vie devenue vide dont elle veut s'éloigner. S'effacer. »

Composé de nombreux chapitres très brefs qui sont autant de petites touches pointillistes, cet ouvrage frise la perfection formelle, celle des dentelles de Bruxelles ou de Bruges, pour tisser un récit poignant et lucide, de la condition si souvent faite aux femmes par leur famille, leur éducation, leur surmoi ainsi que leur environnement social, historique et professionnel.

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

L'Effacement par Pascale Dewambrechies, Paris, Éditions Gallimard, collection « Folio », avril 2017, 219 pp. en noir et blanc au format 11 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 6,60 € (prix France)

14:33 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/04/2017

Récits de vies...

Spécialisées dans les biographies de personnalités (souvent d’extrême droite, mais pas toujours) plus ou moins connues du grand public qu’elles publient dans leur collection « Qui suis-je ? », les Éditions Pardès à Grez-sur-Loing ont fait paraître, au dernier trimestre de 2016, quatre ouvrages consacrés respectivement à trois écrivains, deux Français (Louis Pergaud et Henry de Montherlant) et un Espagnol (Ramón del Valle-Inclán), ainsi qu’à un théoricien fasciste belge, Jean Thiriart.

Pergaud – Qui suis-je.jpg

Dans Pergaud – Qui suis-je ?, Bernard Piccoli, instituteur retraité et qui est depuis 2009 le président de l’Association des Amis de Louis Pergaud, retrace la courte vie (1882-1915) de l’auteur de La Guerre des boutons (1912), instituteur lui aussi, qui avait obtenu le prix Goncourt en 1910 pour De Goupil à Margot, histoires de bêtes et dont l’existence fut écourtée par la Première Guerre mondiale. Parti pour Verdun le 3 août 1914, l’écrivain y fut incorporé au 166e régiment d’infanterie et il disparut le 8 avril 1915 au cours de l’attaque de la côte 233 de Marchéville-en-Woëvre, dans la Meuse.

On doit à cet observateur sensible de la vie des bêtes, par ailleurs indigné par l’injustice, la méchanceté et la misère, des poèmes (L’Aube, 1904, L’Herbe d’avril, 1908), des histoires animalières (La Revanche du corbeau, 1911, Le Roman de Miraut, chien de chasse, 1913) et un recueil posthume de nouvelles villageoises (Les Rustiques, 1921).

Valle-Inclán – Qui suis-je.jpg

De son côté, agrégée d'espagnol, docteure en littérature générale et comparée, Annick Le Scoëzec Masson est l’auteure de Valle-Inclán – Qui suis-je ? qui traite d’un écrivain galicien méconnu en France et dont elle a traduit les Sonates.

Cet ouvrage retrace le parcours intellectuel d'un artiste hors norme et présente les multiples facettes d'une œuvre abondante, complexe et en constante évolution.

Voici ce qu’en dit la biographe :

« Ramón del Valle-Inclán (1866-1936) fait, en Espagne, l'objet d'une reconnaissance toujours plus approfondie le plaçant au panthéon des lettres hispaniques.

Rénovateur des formes dramaturgiques et du langage théâtral dans les années 1920, à l'instar d'un Brecht ou d'un Pirandello, il fut aussi un grand prosateur et un poète en quête de spiritualité. Passionné de politique, il se livra également à une critique impitoyable de la vie de son temps.

Ancrée dans une terre ancestrale, riche en légendes, la Galice, mais aussi dans le Madrid des années 1900 et celui des années vingt et trente, à la veille de la guerre civile, sans oublier l'Amérique de l'ancien empire colonial et ses tyrans d'opérette (Tirano Banderas, 1926), son œuvre se signale par une écriture exigeante, traversée de préoccupations avant-gardistes.

Des Sonates (1903-1905), quatre courts récits poétiques, à La Guerre carliste (1908-1909), trilogie romanesque, des Comédies barbares (1907, 1908 et 1923), trilogie dramatique galicienne, à Lumières de bohème (1920), pièce madrilène qui fonde l'esthétique propre de Valle-Inclán, sans oublier Carnaval de Mars (1930), satire d'une année caricaturale, l'éventail de la création cet auteur ne cesse de déployer les aspects foisonnants d'une vision magistrale à (re)découvrir.

Elle culmine avec l'entreprise de L'Arène ibérique, (1927, 1928, 1932) trilogie romanesque inachevée (un fragment en a encore été rédigé en 1938), synthèse de la réflexion esthétique, historique et idéologique de l'écrivain. »

Montherlant – Qui suis-je.jpg

Né en 1983 à Châteauroux, Sébastien Robert qui est professeur de lettres modernes au lycée Duhamel du Monceau (Pithiviers) s’est fendu d’un Montherlant – Qui suis-je ? dont voici le pitch :

« Henry de Montherlant (1895-1972) est le fils unique d'une famille de petite noblesse. Dès l'enfance, quatre grandes passions orienteront l'œuvre du futur écrivain : l'antiquité romaine, le sport, la corrida et l'écriture. La dernière parachève les précédentes. Bachelier en 1911, il découvre la camaraderie et la sensualité. Sur le front en 1918, il est blessé puis démobilisé l'année suivante. Publiant son premier roman, Le Songe (1922), il se montre attaché aux valeurs héroïques et au culte du corps, comme dans Les Olympiques (1924).

Indépendant, assoiffé de liberté, souhaitant se dépayser, il devient le « voyageur traqué » de l'Espagne à la Tunisie. Romancier à succès de l'entre-deux-guerres (Les Célibataires, 1934 et la série Les Jeunes Filles, 1936-1939), essayiste audacieux (Service inutile, 1935), il deviendra un dramaturge reconnu. De La Reine morte (1942) à La Guerre civile (1964), en passant par Le Maître de Santiago (1947), le théâtre de Montherlant prendra pension à la Comédie-Française jusque dans les années 1960.

Sans avoir fait acte de candidature, il est élu à l'Académie française en 1960. Couvert de gloire, considéré par François Mauriac comme un écrivain appartenant à la lignée de Chateaubriand ou de Barrès, il publie son dernier roman, Un assassin est mon maître, en 1971. Affaibli par plusieurs chutes, devenant aveugle, il se suicide dans son salon du quai Voltaire, à Paris, le 21 septembre 1972. »

Jean Thiriart – Qui suis-je.jpg

Enfin, dans Thiriart – Qui suis-je ?, Yannick Sauveur, docteur en sciences de l’information et de la communication, ami pendant vingt ans  de celui dont il raconte la vie, fait découvrir le parcours singulier d’un théoricien néo-fasciste belge largement oublié dans son propre pays.

Né à Bruxelles dans une famille de la petite bourgeoisie et influencé par les idées du sociologue et économiste italien Vilfredo Pareto (1848-1923), l’optométriste Jean Thiriart (1922-1992), qui fut successivement socialiste (il milita à la Jeune garde socialiste unifiée et à l’Union socialiste antifasciste), communiste et pacifiste (à la Ligue scolaire internationale pour la paix), puis national-socialiste (au Fichte Bund), collaborateur des nazis (chez les Amis du Grand Reich allemand) et plus tard soutien de l’OAS avant de finir national-communautariste, prêcha de façon récurrente pour l’avènement d’une Europe unie de Dublin à Vladivostok.

En 1960, après l’indépendance du Congo belge, il fonda le Comité d’action et de défense des Belges d’Afrique, puis le Mouvement d’Action civique (MAC), visant à exercer un contrôle moral sur la vie politique avant de donner naissance à Jeune Europe, dès le printemps 1961, qui soutint l’OAS et l’Algérie française. Ce mouvement, qui se déclinait aussi sous la forme d’un hebdomadaire, rejetait le communisme et la ploutocratie, tout en prônant la neutralité de l’Europe et la réunification de l’Allemagne.

En 1964, Thiriart publie un essai, Un Empire de 400 millions d’hommes, et, en 1967, Jeune Europe cède la place au mensuel La Nation européenne.

En 1992, Thiriart, qui a vu dans la chute du Mur de Berlin l’occasion de voir aboutir ses idées,  se rend à Moscou, où il s’entretient avec l’écrivain Anatoli Ivanov, l’intellectuel nationaliste Alexandre Douguine, le haut fonctionnaire communiste Egor Ligatchev, les hommes politiques nationalistes Sergueï Babourine et Alexandre Doughine, le militariste Voktor Alksnis, entre autres.

Il meurt en 1992, victime d’une crise cardiaque.

Bernard DELCORD

Louis Pergaud – Qui suis-je ? par Bernard Piccoli, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », septembre 2016, 128 pp. en noir et blanc au format 12,4 x 17,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 12 € (prix France)

Ramón del Valle-Inclán – Qui suis-je ? par Annick Le Scoëzec Masson, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », octobre 2016, 128 pp. en noir et blanc au format 12,4 x 17,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 12 € (prix France)

Henry de Montherlant – Qui suis-je ? par Sébastien Robert, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », octobre 2016, 128 pp. en noir et blanc au format 12,4 x 17,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 12 € (prix France)

Jean Thiriart – Qui suis-je ? par Yannick Sauveur, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », décembre 2016, 128 pp. en noir et blanc au format 12,4 x 17,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 12 € (prix France)

18:59 Écrit par Bernard dans Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« J'ai bâti de si beaux châteaux que les ruines m'en suffiraient. » (Jules Renard)

Chambord – Le rêve d'un roi.jpg

Grand reporter au Figaro Culture et sur le figaro.fr, Claire Bommelaer-Bettan est l’auteure, chez Gallimard à Paris, de Chambord – Le rêve d'un roi, un magnifique hors-série de la fameuse collection « Découvertes » dans lequel elle convie le lecteur à une passionnante promenade derrière et hors les murs de l’un des plus prestigieux joyaux de l’architecture castrale de la Renaissance française.

En voici la présentation :

« Lorsque, à l'occasion d'un séjour à Amboise, François Ier, passionné de chasse, découvre le petit château érigé par les comtes de Blois au cœur d'un vaste territoire giboyeux, il n'a de cesse d'y bâtir un somptueux édifice, symbole de toute sa puissance. Ce chantier audacieux commence en 1519 se déroule sur une période de trente ans et est le point de départ d'une aventure qui dure depuis cinq siècles, au sein d'un splendide domaine de la taille de Paris intramuros.

Léonard de Vinci a sans doute été associé au projet et l’escalier à double révolution au centre du château qui lui est attribué constitue un objet de fascination depuis le XVIe siècle, qui attire aujourd'hui encore les visiteurs du monde entier.

Au fil du temps, les propriétaires successifs ont fréquenté le domaine sans s'y établir longuement et il a plusieurs fois frôlé la ruine, voire la destruction.

Propriété de l'État français depuis 1930, classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1981, le domaine de Chambord a connu plusieurs périodes de restauration, aussi bien pour le monument que pour son parc et sa forêt.

Aujourd'hui, de nombreux événements culturels sont organisés au sein du bâtiment et à ses abords, valorisant ainsi ses atouts et permettant à un large public de découvrir l'âme de Chambord dont la beauté et le charme sont – et resteront – l'éternelle expression du génie de la Renaissance. »

Une destination de vacances toute trouvée !

Bernard DELCORD

Chambord – Le rêve d'un roi par Claire Bommelaer-Bettan, Paris, Éditions Gallimard, hors-série de la collection « Découvertes Gallimard », avril 2017, 48 pp. en quadrichromie au format 15,5 x 20,5 cm sous couverture Integra en couleurs, 14,50 € (prix France). Une version en langue anglaise est en vente au château 

Sommaire :

Introduction : les mille vies de Chambord

  1. Le château de Chambord, un rêve de pierre
  2. Une vision de la Renaissance
  3. Le château remeublé et ses collections
  4. Ceux qui ont bâti l'histoire de Chambord
  5. Un domaine giboyeux réputé pour la chasse
  6. Une nature intacte au cœur d'un site grandiose
  7. Chambord : un patrimoine tourné vers l'avenir

13:24 Écrit par Bernard dans Beaux Livres, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2017

« Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut. » (Cicéron)

Le temps du potager .jpg

Publiée chez Flammarion à Paris, la nouvelle édition, revue et augmentée [1] du guide pratique intitulé Le temps du potager – de la culture bio à la permaculture et rédigé par Xavier Mathias, un maraîcher bio qui enseigne au Potager du Roi à Versailles, présente :

– l'intérêt de la permaculture (ou comment observer et analyser son jardin – cycle solaire, vents, type de sol... – afin de déterminer des interactions harmonieuses et mieux choisir les espaces de cultures) ;

– de nouvelles fiches de plantes, de tubercules et d'aromates (chayottes, crosnes, ciboule de Chine, thym des Antilles...) ;

– des fiches inédites de plantes « à rêver » (arbre aux faisans, curcuma, pois cœur, griffe du diable, larmes de Job, mioga...) ;

– ses astuces pour une culture facile et sans soucis ;

– ses espèces et variétés de plantes favorites pour 4 saisons de récolte ;

– pour chaque légume, des conseils de culture, de stockage et de dégustation fondés sur son expérience de maraîcher ;

– des sélections de plantes en fonction de l'espace dont on dispose et un carnet avec toutes les adresses pour vous procurer facilement les plants ou les semences de ces merveilles.

Un livre qui permet d’aisément faire croître et multiplier les radis, le persil tubéreux, les salades, les tomates, les chicorées, la mâche, le mesclun, les carottes, les petits pois, les fèves, le cerfeuil, les poireaux, les aubergines, les navets, les pommes de terre, les aulx, les oignons, les échalotes, le thym, le basilic, mais aussi la bardane, les betteraves potagères, la patate douce, les topinambours, le souchet, la poire de terre Cochet, l’oca du Pérou, la pastèque ‘Moon and Stars’, l’eucalyptus perriniana, la citronnelle de Madagascar, une coriandre du Vietnam ou le poivrier du Sei-Chuan…

Dans votre jardin d’Éden !

Bernard DELCORD

Le temps du potager – de la culture bio à la permaculture par Xavier Mathias, photographies de Laurent Bessol, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, Éditions Flammarion, collection « Esprit Baraton », février 2017, 278 pp. en quadrichromie au format 19,7 x 24,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,90 € (prix France)

 

[1] L’édition princeps a paru en 2014.

16:44 Écrit par Bernard dans Guides, Jardin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Gastronomie maritime…

Algues gourmandes.jpg

Auteur de plusieurs livres sur les algues, Régine Quéva anime des conférences, des stages et des « sorties algues » suivies d'ateliers de cuisine, destinés à tous les publics. Catherine Le Joncour est quant à elle une restauratrice confirmée. Dans son restaurant de Plestin-les-Grèves, elle revisite ses recettes les plus fines pour trouver l'harmonie entre les saveurs, les textures et les couleurs des algues fraîches ou sèches de sa région, la Bretagne.

Ensemble, elles ont fait paraître aux Éditions Flammarion à Paris un ouvrage intitulé Algues gourmandes rassemblant de nombreux conseils pour acheter, préparer et conserver ces plantes alimentaires qui contiennent plus de 80 éléments bénéfiques pour la santé (minéraux, vitamines, antioxydants, protéines…) ainsi qu’une soixantaine de recettes culinaires : moutarde marine, beurre et galette aux algues, omelette iodée, velouté de shiitaké à la nori, brandade au kombu royal, risotto aux haricots de mer, damier d'algues et Saint-Jacques, brunoise de poires, amandes et dulse, fromage de la mer, confiture de wakamé…

Bernard DELCORD

Algues gourmandes par Régine Quéva et Catherine Le Joncour, photographies de Catherine Madani, Paris, Éditions Flammarion, avril 2017, 160 pp. en quadrichromie au format 24,7 x 19,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette terre-mer suivante :

Poulet aux algues

Pour 4 personnes

Préparation : 45 minutes

Cuisson : 50 minutes

Ingrédients :

4 escalopes de poulet

Des petits morceaux de poulet (l’équivalent d’une cuillerée à soupe)

2 cuillerées à soupe de crème fraîche

1 blanc d’œuf

Piment d’Espelette

Muscade

1 oignon émincé

Huile d’olive

½ lame de kombu frais dessalé

Sel et poivre blanc

Recette :

Enveloppez chaque escalope de poulet dans du film alimentaire et aplatissez-les au maximum à l'aide d'un rouleau à pâtisserie sans les abimer.

Déroulez chaque escalope.

Mettez les petits morceaux de poulet, la crème et le blanc d'œuf dans un robot, puis broyez.

Versez cette préparation dans un saladier.

Salez, poivrez, ajoutez la muscade moulue et le piment d'Espelette.

Faites suer l'oignon émincé dans une casserole avec un peu d'huile d'olive.

Ajoutez-le dans le saladier et mélangez.

Garnissez le centre de chaque escalope aplatie avec cette préparation, mettez le kombu haché.

Roulez chaque escalope et emballez-les une à une dans du film alimentaire, supportant une chaleur basse.

Enfournez à 90°C pendant 45 minutes.

Une fois cuites, retirez le film et coupez-les en deux, puis taillez en biseaux les extrémités.

Posez-les debout dans l'assiette.

14:44 Écrit par Bernard dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/04/2017

L'homme aux doigts d'or...

Django Reinhardt - Le génie vagabond .jpg

Sorti en juin 2015 et réédité en avril 2017 à l’occasion de la sortie du film d'Étienne Comar intitulé Django avec Reda Kaleb et Cécile de France, Django Reinhardt – Le génie vagabond, la biographie, rédigée par Noël Balen [1], ramène sur le devant de la scène l'un des guitaristes de jazz les plus fulgurants du XXe siècle.

De sa naissance à Liberchies [2] (Belgique) le 23 janvier 1910 dans une famille de Sinti nomades habitués à traverser l’Europe de part en part jusqu'à sa mort à l’hôpital de Fontainebleau le 16 mai 1953 des suites d’une congestion cérébrale (il repose au cimetière de Samois-sur-Seine en Seine-et-Marne), cette biographie retrace les étapes de la carrière exceptionnelle et de l'existence riche de contrastes de ce Manouche : les premiers bals musettes, l'incendie de sa roulotte le 26 octobre 1928, à Saint-Ouen, et sa main gauche mutilée (il en perdit définitivement l’usage de l’annulaire et de l’auriculaire), la révélation du jazz et la rencontre avec Stéphane Grappelli, la création du Quintette du Hot Club de France, les années de gloire et les dépenses fastueuses, les déceptions américaines auprès de Duke Ellington et les difficiles retrouvailles de l'après-guerre...

Considéré avec Charlie Christian, Joe Pass et Wes Montgomery comme l’un des meilleurs guitaristes de jazz, Django Reinhardt est une référence majeure pour des guitaristes comme Andrès Segovia, Mark Knopfler ou Jimi Hendrix, qui a intitulé son dernier album Band of Gypsys (1970) pour lui rendre hommage [3].

L’ouvrage se complète d'une discographie chronologique exhaustive.

Bernard DELCORD

Django Reinhardt – Le génie vagabond par Noël Balen, Monaco, Éditions du Rocher, juin 2015, réédition avril 2017, 292 pp. + un cahier photo de 12 pp. en noir et blanc au format 15,2 x 23,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 19,90 € (prix France)

 

[1] Écrivain et musicien, Noël Balen partage son activité entre littérature, productions discographiques et conférences sur les musiques noires américaines. Parmi ses nombreux ouvrages musicologiques, figure L'Odyssée du jazz, considéré comme un classique. Par ailleurs, il écrit la série romanesque Le sang de la vigne, vingt-quatre enquêtes au cœur des grands vignobles, en collaboration avec Jean-Pierre Alaux. Il cosigne également avec Vanessa Barrot les romans de la série Crimes gourmands.

[2] Chaque année, depuis 2010, le Musée Django Reinhardt y ouvre ses portes durant tout un week-end à l'occasion du festival annuel de jazz manouche « Django à Liberchies ». La donation du journaliste belge Marc Danval y présente de nombreux documents d'époque (disques 78 tours et 33 tours, photos, revues…) et une iconographie détaillée y retrace chaque étape de la vie du musicien.

[3] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Django_Reinhardt

18:06 Écrit par Bernard dans Musique, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |