15/02/2017

Boissons festives…

Spiritueux et apéritifs d'artisans en Belgique.jpg

Journaliste gastronomique freelance pour plusieurs magazines belges et français (Le Vif Weekend, Trends Style, Le Fooding...), Michel Verlinden spécialisé dans l'univers de la bière.

Matthieu Chaumont quant à lui est artisan barman et il a créé Hortense, le speakeasy du Sablon.

Ensemble, ils ont fait paraître chez Racine à Bruxelles Spiritueux et apéritifs d'artisans en Belgique, un fort beau livre présentant 15 alcools dont la Belgique peut s'enorgueillir et 30 cocktails originaux réalisés à partir d’iceux.

L’occasion de découvrir :

– Le Gouden Carolus Single Malt de la Distillerie de Molenberg à Blaasveld ;

– L’Extra Belegen Korenwijn, un genièvre de la Distillerie Braeckman à Oudenaarde ;

– La Pomme d’Étienne, un apéritif créé par la Distillerie Lambicool à Grâce-Hollogne ;

– L’Élixir d’Anvers de la Distillerie FX De Beukelaer dans la même ville ;

– Le Maitrank Ridremont produit par l’entreprise Arel Maitrank à Arlon ;

– Le Biercée Bitter de la Distillerie de Biercée à Ragnies ;

– L’Absinthe Dr Clyde de la Distillerie Dr Clyde à Seraing ;

– Le Lambertus 10 Years, un single grain de la Distillerie Radermacher à Raeren ;

– La Fouder’s Reserve du Single Maltgraanjenever 12 Years Old, un genièvre de la Distillerie De Moor à Alost ;

– Le Forest Vermouth de l’entreprise Forest Spirits à Ranst ;

– L’Advocaat de la Distillerie De Klok à Serskamp ;

– La Bush 42, une eau-de-vie de bière de la Distillerie Gervin à Baugnies ;

– La Liqueur de Cognac aux Amandes de la Maison Scouflaire à Herchies ;

The Belgian Owl, un whisky produit par The Owl Distillery à Fexhe-le-Haut-Clocher ;

– Le Ground Control 1, un gin produit par l’Open Up Farm Distillery à Pepingem.

De pures merveilles à consommer avec modération…

Pour un plaisir immodéré  

Bernard DELCOR 

Spiritueux et apéritifs d'artisans en Belgique par Michel Verlinden et Matthieu Chaumont, photographies d’Alexandre Bibaut, Bruxelles, Éditions Racine, octobre 2016, 176 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,95 €

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage la recette rafraîchissante suivante, à base de Maitrank Ridremont :

Cocktail All Day Long

Une variante haute en couleur du Corpse Reviver à déguster toute la journée !

Un cocktail à réaliser au shaker et à servir dans une coupe à cocktail préalablement rafraîchie

Pour 1 personne

Ingrédients :

2 cl de jus de citron jaune fraîchement pressé

4 cl de Maitrank

2 cl de London Dry Gin

2 cl de Lillet blanc

2 cl de Cointreau

Préparation :

Dans le shaker, réunir tous les ingrédients.

Remplir aux deux-tiers le shaker de beaux glaçons et shaker vigoureusement durant quelques secondes.

Servir le cocktail en filtrant, décorer d’un zeste de citron jaune.

18:00 Écrit par Bernard dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La vie avant soi…

Rosa.jpg

Albert Palombieri, Le Père, un industriel fortuné, intime au Fils – il n’appelle jamais Maurice par son prénom – qui, à trente ans, sorte de Tanguy vaguement poète, vit encore à ses dépens, d’écrire un roman qu’il lui paiera 30 euros la page.

On ne discute pas les ordres du Père.

Mais Le Fils les lui fera payer très cher, dans les deux sens du verbe, en écrivant non pas un roman, mais l’histoire de Rosa Molinari, la mère d’Albert qui en ignore tout et que Maurice alias Momo [1] est seul à connaître, à lui racontée quinze ans auparavant par son défunt grand-père.

Et cette histoire est aussi hallucinante qu’hallucinée, qui mène le lecteur en Italie, dans les Balkans et à Auschwitz, car cette femme, sa grand-mère, fut fasciste, puis résistante, puis déportée, l’occasion pour Marcel Sel [2], dans Rosa à paraître le 1er mars 2017 chez Onlit Éditions à Bruxelles, de brosser une vasque fresque de ce que fut la tragédie – largement méconnue chez nous – des Juifs et de la Résistance sous Mussolini ainsi qu’en Croatie et en Bosnie-Herzégovine sous la botte de l’Oustacha.

Saluons ici les qualités littéraires de l’ouvrage, tant sur le plan de la construction du récit que sur ceux des ressorts dramatiques palpitants et de la qualité du langage, tout à la fois impeccable et, çà et là, remarquablement créative.

À sa lecture, nous avons pensé, mutatis mutandis, au Docteur Jivago de Boris Pasternak.

Pas moins…

Bernard DELCORD

Rosa par Marcel Sel, Bruxelles, Onlit Éditions, mars 2017, 303 pp. en noir et blanc au format 12,2 x 19,5 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs et à rabats, 19,50 €

 

[1] Remarquons au passage la référence, par les prénoms des protagonistes, à La vie devant soi d’Émile Ajar/Romain Gary.

[2] Né à Bruxelles en 1960, Marcel Sel est chroniqueur (il a fait paraître ou publie encore des textes dans Elle Belgique, La Libre, Le Soir, Marianne Belgique et son successeur, M… Belgique, ProChoix, Télépro, La Revue Nouvelle, la revue du Centre Communautaire Laïc Juif, sur le site de la RTBF…), essayiste et blogeur –son « Blog de Sel » (blog.marcelsel.com) –  est considéré comme l'un de plus influents en Belgique.

13:46 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/02/2017

« Tout persécute nos idées, à commencer par notre cerveau. » (Emil Michel Cioran)

Traité de neurolinguistique.jpg

La neurolinguistique étudie le fonctionnement cérébral des grandes fonctions langagières.

S’adressant au public des professionnels et des étudiants en médecine, en neurosciences, en sciences du langage, en psychologie, en sciences cognitives, et en orthophonie, le Traité de neurolinguistique – Du cerveau au langage, un ouvrage collectif sous la direction de Serge Pinto [1] & Marc Sato [2] paru à Louvain-la-Neuve aux Éditions De Boeck Supérieur en explore tous les aspects, chez le sujet sain et pathologique, depuis l'anatomie jusqu'à la clinique.

Cette science vise à comprendre les liens entre le fonctionnement cérébral et le comportement langagier. En étudiant les relations entre le cerveau et le langage, les chercheurs en neurolinguistique tentent de comprendre l’architecture anatomo-fonctionnelle des grandes fonctions langagières.

Grâce à l’avènement des techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle, au développement des neurochirurgies fonctionnelles et à la modélisation neuromimétique, la neurolinguistique est une discipline en perpétuelle évolution.

Rédigé par les meilleurs spécialistes francophones œuvrant dans l’Hexagone, en Belgique, en Suisse, au Québec et en Espagne, cet ouvrage de référence présente de manière exhaustive les différentes thématiques et les récentes découvertes en neurolinguistique.

Les auteurs reviennent sur l’histoire de cette discipline, abordent les bases anatomiques, physiologiques et cérébrales indispensables en neurolinguistique et présentent les principaux axes de recherche fondamentale avant de décrire les troubles de la parole et du langage (en lien avec le vieillissement, la surdité, le bégaiement, l’apraxie, l’aphasie, la dyslexie, les dysgraphies, les troubles de la communication, les hallucinations auditives, les démences corticales…)

La table des matières de l’ouvrage est consultable à l’adresse suivante :

http://fr.calameo.com/read/000015856ffca8acf914f

Bernard DELCORD

Traité de neurolinguistique – Du cerveau au langage, ouvrage collectif sous la direction de Serge Pinto & Marc Sato, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck Supérieur, collection « Neuropsychologie », décembre 2016, 396 pp. en noir et blanc au format 21 x 27 cm sous couverture brochée en couleurs, 59 €

Liste des auteurs :

François-Xavier ALARIO, Jean-Michel ALBARET, Luc H. ARNAL, Monica BACIU, Jean-Michel BADIER, Lorraine BOUQUÉ, Emmanuel BARBEAU, Pascal BARONE, Mireille BESSON, Henny-Annie BIJLEVELD, Maud CHAMPAGNE-LAVAU, Valérie CHANOINE, Mélody COURSON, Jérémy DANNA, Ghislaine DEHAENE-LAMBERTZ, Isabelle DESCHAMPS, Béatrice DESGRANGES, Julien DIARD, Eva DITTINGER, Marion DOHEN, Sophie DUFOUR, Francis EUSTACHE, Murielle FABRE, Anne-Lise GIRAUD, Krystyna GRABSKI, Romain GRANDCHAMP, Bérengère GUILLERY-GIRARD, Michel HABIB, Michel HOEN, Elena HOYAU, Mariapaola D'lMPERIO, Claire KABDEBON, Sonia KANDEL, Jean-Philippe LACHAUX, Rémi LAILLIER, Mickaël LAISNEY, Vincent DE LA SAYETTE, Yohana LÉVÊQUE, Hélène LŒVENBRUCK, Mathieu MARX, Bernard MAZOYEr, Marie-Claude MONFRAIS-PFAUWADEL, Jean-Luc NESPOULOUS, Christophe PALLIER, Chotiga PATTAMADILOK, Pascal PERRIER, Marcela PERRONE-BERTOLOTTI, Laurent PETIT, Thierry PHÉNIX, Serge PINTO, Samuel PLANTON, Peggy QUINETTE, Lucile RAPIN, Véronique ROLLAND-MONNOURY, Halima SAHRAOUI, Marc SATO, Jean-Luc SCHWARTZ, Daniele SCHÖN, Emmanuelle TACHÉ, Barbara TILLMANN, Pascale TREMBLAY, Nathalie TZOURIO-MAZOYER, Sylviane VALDOIS, Jean-Luc VELAY, Johannes ZIEGLER

[1] Serge Pinto est titulaire d'un DEA de neurosciences et docteur en neurosciences. Il est chargé de recherche par le CNRS au laboratoire Parole & Langage de l'université d'Aix-Marseille.

[2] Marc Sato est ingénieur-maître en génie informatique, titulaire d'un DEA de sciences cognitives et d'un autre en neuropsychologie, et docteur en sciences cognitives. Il est actuellement chargé de recherche par le CNRS au laboratoire Parole & langage de l'université d'Aix-Marseille.

21:09 Écrit par Bernard dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/02/2017

Un hapax littéraire…

L'Homme caramel.jpg

Curieux, impressionnant – et passionnant – roman que L’Homme-caramel de Pascal Vrebos réédité à Waterloo chez Avant-propos dans une version revue et augmentée [1], dont l’auteur imagine qu’il a paru en 6988 après que le manuscrit a été retrouvé dans une mallette blindée sur une plage de ce qui fut le Pérou.

On y suit, commenté par les hommes du futur pour les hommes du futur [2], le récit tantôt en « je » tantôt en « il » d’un narrateur belge appelé Marc Morelle, prix Nobel de la paix 1998 (il en fut le récipiendaire un an avant « l’apocalypse bio-nucléo-chimique de 1999 » qui raya notre civilisation de la carte), publiciste globe-trotter, écrivain friqué, amant des actrices Isabelle Adjani et Diane Keaton, tout à la fois halluciné et désespéré.

L’occasion pour l’auteur de brosser à travers son double (Morelle-Vrebos, même sauce caramel !), un portrait de notre temps à faire frémir les grands contempteurs littéraires que furent ou que sont Diogène, saint Jean, Frédéric Nietzsche, James Joyce, Louis-Ferdinand Céline, Lucien Rebatet, Boris Vian, Antoine Volodine et Chuck Palahniuk.

Car il y a l’essence de tous ces auteurs dans ce roman, excusez du peu !

Et toute notre époque s’y retrouve submergée par un tsunami de passions irrépressibles, de cynisme affolé, de mœurs débridées, de violence glacée… et d’humour décalé.

Le tout dans un style inclassable, mais efficace, mêlant à des considérations terre-à-terre des moments d’anthologie qui désarçonnent le lecteur pour le remettre aussitôt en selle.

Un magnifique pavé dans la mare… et dans la tronche de l’insipide politiquement correct !

Bernard DELCORD

L'Homme-caramel par Pascal Vrebos, nouvelle édition revue et augmentée, préface de Jacques De Decker, Waterloo, Éditions Avant-propos, janvier 2017, 413 pp. en noir et blanc au format 15 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 23 €

 

[1] La version princeps avait paru aux défuntes Éditions Le Cri à Bruxelles en 1995.

[2] L’ouvrage est émaillé de notes infra-paginales censées avoir été rédigées à la fin du sixième millénaire pour expliquer aux lecteurs d’alors ce que fut notre « civilisation », un grand exercice d’ironie et de détachement…

20:27 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/02/2017

Plats exotiques…

Wok me up.jpg

Paru aux Éditions Larousse à Paris sous la plume de Valéry Drouet avec des photographies de Pierre-Louis Viel, Wok me up ! propose 40 recettes faciles à réaliser, qui vous emmènent au bout du monde en quelques minutes.

Il vous suffira d’assembler les ingrédients photographiés, de les faire sauter quelques minutes au wok et vous pourrez passer à table pour savourer des recettes au goût d’ailleurs :

Woks de la terre :

Bœuf thaï

Bœuf à l’oignon et aux poivrons

Bœuf aux pois gourmands

Bœuf au poivre

Bœuf citronné aux petits oignons

Bœuf au concombre

Bœuf au curry et aux petits légumes

Lard au saté

Porc au bambou

Filet mignon et shiitakés caramélisés

Porc à l’ananas et aux champignons

Porc caramélisé au chou

Porc, ciboule et sésame

Porc thaï à la citronnelle

Porc, riz frit et pois gourmands

Poulet citronné, brocolis et pignons

Poulet et poivrons au curry rouge

Poulet aux épinards et aux cacahuètes

Magrets de canard à l’orange

Canard au miel et à la menthe

Magrets de canard caramélisés au gingembre

Woks de la mer :

Dorade aigre-douce

Cabillaud aux épices

Calamar à l’oignon et au combawa

Lotte aux petits pois et au lard

Coquillages à la pâte de galanga

Palourdes à la pâte de piment

Crevettes et chou à la grenade

Crevettes et mangues au pak choï

Crabe et céleri au curry

Crevettes et nouilles au thé vert

Fenouil et gambas à l’ail et au gingembre

Woks végétariens :

Curry de légumes aux graines

Riz cantonais aux algues

Riz grillé aux brocolis et au soja

Pak choï et nouilles aux shiitakés

Pleurotes et pois gourmands

Soja et poivrons au piment

Chou rouge au tofu

Woks sucrés :

Ananas et mangue au sésame noir

Des préparations pour faire voyager vos papilles !

Bernard DELCORD

Wok me up ! par Valéry Drouet, photographies de Pierre-Louis Viel, Paris, Éditions Larousse, collection « Tout en 1 plat », août 2016, 96 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 23,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 8,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette maritime suivante :

Dorade aigre-douce

Pour 4 personnes

Préparation : 30 minutes

Cuisson : 15 minutes

Ingrédients :

4 filets de dorade en morceaux

12 oignons nouveaux coupés en deux

2 carottes en cubes

10 feuilles de basilic

2 cuillers à soupe de sauce aigre-douce au piment

5 cl de vinaigre de riz

5 cl d’huile d’olive

Sel et poivre

Recette :

Faites cuire les carottes 5 minutes dans le wok avec la moitié de l’huile sur feu moyen.

Ajoutez les oignons, salez, poivrez, laissez cuire 5 minutes et réservez.

Saisissez la dorade 2 minutes sur feu vif dans le wok avec l’huile restante, salez et poivrez.

Remettez les légumes dans le wok, ajoutez le vinaigre de riz, la sauce aigre-douce, et faites sauter le tout 1 minute sur feu vif.

Ajoutez le basilic ciselé et servez aussitôt.

23:16 Écrit par Bernard dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/02/2017

Brusque retour aux sources…

Outre-Mère.jpg

Nouvelliste très talentueuse [1], Dominique Costermans a fait paraître à Avin chez Luce Wilquin son premier roman, Outre-Mère qui est tout à la fois le récit de la véritable histoire de Charles Morgenstern (nom d’emprunt), un Juif bruxellois enrôlé volontairement dans l’armée allemande et devenu par la suite indicateur très actif de la Gestapo [2], et celui, sans pathos, de la découverte progressive des faits par sa petite-fille Lucie, malgré le tabou régnant dans la parentèle depuis deux générations.

Un texte fort, remarquablement rédigé, autour des secrets de famille, en l’occurrence particulièrement indicibles et monstrueux, mais aussi de la notion d’identité – ici, la découverte de sa judéité par la narratrice, masquée jusque-là « pour la bonne cause » – au-delà du silence et de la honte maternelle…

Une brillante réussite !

Bernard DELCORD

Outre-Mère par Dominique Costermans, Avin, Éditions Luce Wilquin, janvier 2017, 172 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 17 €

 

[1] On lui doit une demi-douzaine de recueils, C’est moderne.com, Y a pas photo, Nous dormirons ensemble, Je ne sais pas dire non, Des provisions de bonheur (chez Luce Wilquin) et Petites coupures (chez Quadrature à Louvain-la-Neuve), dont nous ne saurions trop vous recommander la lecture.

[2] L’auteure se fonde sur des dossiers judiciaires authentiques.

20:35 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/02/2017

Un riche patrimoine…

Les Pauvres Sœurs de Mons.jpg

Les Pauvres Sœurs de Mons et la Maison de la Mémoire de Mons organisent aux Ateliers des FUCaM [1] une passionnante exposition – en 4 jalons historiques et 7 modules patrimoniaux présentant de nombreux manuscrits et objets d’art religieux – intitulée PSM - Les Pauvres Sœurs de Mons.

Les Pauvres Sœurs de Mons sont les vivantes héritières du béguinage de Cantimpret [2].

Leur histoire, d'une particulière richesse, est donc liée à celle de la ville depuis le XIIIe siècle.

Car leur congrégation, née à Mons en 1350, a fortement marqué l'histoire du quartier de Messine et de la Ville tout entière.

Cette exposition se double de la publication d’un fort beau livre, Les Pauvres Sœurs de Mons depuis 1350, un charisme, une histoire, un patrimoine, un ouvrage collectif tiré à 1 000 exemplaires [3] dans lequel les textes d’historiens voisinent avec 190 illustrations somptueuses. 

Détail d'une chasuble.jpg

Détail d’une chasuble

La maison des Pauvres Sœurs de Mons, entre la rue de Bertaimont et la place Nervienne, apparaît ainsi dans ses murs, ses œuvres d'art, ses meubles et ses archives, comme une pièce non négligeable du patrimoine local et régional.

Aujourd'hui, il reste très peu de religieuses, mais les activités autour du couvent sont en pleine expansion avec une maison de repos, des résidences services ou encore la distribution de vivres aux plus démunis.

Et le lieu demeure, encore et toujours, le périmètre d'épanouissement d'un charisme alimenté par la spiritualité de saint Augustin.

Il est enfin l'outil d'une mission de service qui plonge ses racines jusqu'au Moyen Âge.

Bernard DELCORD

Les Pauvres Sœurs de Mons depuis 1350, un charisme, une histoire, un patrimoine, ouvrage collectif, Mons, Les Pauvres Sœurs de Mons et la Maison de la Mémoire de Mons, décembre 2016, 208 pp. en quadrichromie au format 22 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 25 €

Sommaire

Partie I : Au fil de l’Histoire

  1. La traversée des siècles
  2. Patrimoine et pauvreté
  3. Pauvres Sœurs contre Chanoinesses
  4. Réponses à des appels

Partie II : Une vie consacrée

  1. La spiritualité augustinienne
  2. La Règle et les Constitutions
  3. Aime et dis-le par ta vie
  4. Portraits de religieuses
  5. Notre charisme
  6. Face aux grandes épidémies

Partie III : À la découverte d’un patrimoine

  1. Topographie de la mémoire
  2. La nature au cœur du couvent
  3. Objets de célébration
  4. Le patrimoine artistique
  5. Au détour des couloirs

Partie IV : Une œuvre en expansion

  1. Trente années de croissance
  2. Vivre au quotidien avec les personnes âgées
  3. « Vivre le reste de son âge »

Archiver le présent ?

Informations pratiques :

L’exposition est accessible jusqu’au 25 février 2017 en semaine de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30, le samedi de 14 h à 17 h.

La totalité de l'exposition n'est visible que les mercredis et samedis de 14 à 17 h et sur demande.

Visite guidée chaque samedi à 14h30 et sur demande pour les groupes au 065/66.69.14.

 

[1] Facultés Universitaires Catholiques de Mons, rue des Sœurs Noires, 2 (entrée rue du Grand Trou Oudart) à 7000 Mons.

[2] Le béguinage de Cantimpret était sous la direction de l'église Sainte-Waudru et se trouvait sur le territoire de Cuesmes. En 1295, Jean d'Avesnes incorpore le béguinage de Cantimpret dans l'enceinte de Mons. 

En novembre 1792, les révolutionnaires français envahissent la Belgique et exigent une somme de 18 140 livres aux chanoinesses à titre d'impôt. Le 2 mars 1793, après la victoire de l'armée autrichienne, les chanoinesses retrouvent leur statut, mais, en juin 1794, après la bataille de Fleurus gagnée par les Français, le chapitre cesse d'exister.

Après le rétablissement du culte sous le règne de Napoléon Ier, quelques chanoinesses reviennent à Mons, entre autres Henriette-Bernardine-Josèphe, comtesse de Spangen, qui meurt le 15 août 1855. Elle était la dernière survivante du chapitre. (Source : http://home.scarlet.be/heraldus/Chanoinessehistorique.htm)

[3] Il peut être commandé à ladresse suivante : http://www.mmemoire.be/les-pauvres-soeurs-de-mons-depuis-...