10/02/2018

« Il pleuvait encore, ce matin-là ; une pluie douce, morne, résignée comme un veuvage. » (Georges Simenon in "Cécile est morte")

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Membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises à Bruxelles, juré du Prix Nocturne à Paris, collaborateur du Magazine littéraire et auteur prolifique, Jean-Baptiste Baronian (°1942) est l'auteur d'une soixantaine de livres. Il a publié des romans, des essais, des biographies (Baudelaire, Verlaine et Rimbaud), ainsi que le Dictionnaire amoureux de la Belgique. Il est le président de l'association internationale « Les Amis de Georges Simenon », auquel il a consacré une centaine d'articles et plusieurs ouvrages.

Parmi ceux-ci, relevons Le Paris de Simenon (Paris, Éditions Alexandrines), dans lequel Jean-Baptiste Baronian met en avant les rapports qu’entretenait le créateur du commissaire Maigret avec la Ville Lumière.

Voici ce qu’il nous en dit :

« Simenon découvre Paris lors de son service militaire. Il écrit à Tigy, sa femme : “Paris ne m'a pas étonné. Dès la première minute, je m'y suis trouvé comme chez moi. Pas une hésitation – pas la moindre curiosité. J'étais bien, j'étais content d'être là et pas ailleurs –, je me demandais et je ne demande encore qu'à y rester toujours.” Il s'installe à Paris en 1919 et au printemps 1924, il publie Le Roman d'une dactylo.

Ses publications se vendant fort bien, au début du mois de novembre 1924, Tigy et lui louent un appartement de deux pièces sur cour au 21, place des Vosges, dans le cœur du Marais. On les voit alors partout : à La Rotonde, à La Coupole, “aussi peu bourgeois que possible”, au Select, ouvert jour et nuit, à la terrasse du Dôme... Il mène une vie trépidante et emmagasine une multitude d'expériences, d'impressions, de sensations et d'émotions. Il a d'ailleurs situé à Paris l'intrigue de cent sept romans sur les quelque deux cents qu'il a signés de son patronyme, et il l'a toujours longuement évoquée dans ses œuvres autobiographiques, en particulier dans ses vingt et une dictées.

De 1931 à 1934, ce sont donc dix-neuf aventures du commissaire Maigret, Jules de son prénom, qui paraissent à l'enseigne d'Arthème Fayard. On voit le héros se balader sur les pas de son créateur, du quai des Orfèvres au boulevard Richard Lenoir et au carrefour Montparnasse où il s'arrête à La Coupole, au milieu d'une populeuse clientèle internationale. »

Ajoutons que la plupart des romans de Simenon qui parlent de Paris ont été écrits aux États-Unis ou en Suisse.

Une histoire bien belge…

Bernard DELCORD

Le Paris de Simenon par Jean-Baptiste Baronian, Paris, Éditions Alexandrines, collection « Le Paris des écrivains », octobre 2016, 102 pp. en noir et blanc au format 10,5 x 15,2 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 8,90 € (prix France)

12:36 Écrit par Bernard dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/02/2018

Le roi Jean...

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Officier au Service historique de la Défense et docteur en histoire, Ivan Cadeau est également rédacteur en chef adjoint de la Revue historique des armées. Auteur de plusieurs ouvrages, il a publié en 2013, chez Perrin à Paris, La Guerre de Corée 1950-1953.

Dans la même maison, il a fait paraître ensuite De Lattre, une biographie lumineuse particulièrement passionnante du général d'armée et maréchal de France à titre posthume Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952).

Jeune dragon arrivé quatrième en 1908 au concours d’entrée à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr-l’École, ce brillantissime officier supérieur reçut des funérailles nationales en janvier 1952 après une carrière militaire exceptionnelle.

Qu’on en juge :

– Blessé cinq fois, il a terminé la Première Guerre mondiale avec huit citations, la Légion d'honneur et la Military Cross.

– en 1925-26, il a participé à la guerre du Rif au Maroc, où il fut à nouveau blessé.

– Au début de la Seconde Guerre mondiale, plus jeune général de France, à la tête de sa division lors de la bataille de France, il tient tête aux Allemands à la bataille de Rethel, en Champagne et sur la Loire jusqu’au 22 juin 1940.

– Commandant de la 16e division militaire à Montpellier, lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes, à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 11 novembre 1942, il est arrêté et condamné à dix ans de prison pour avoir donné l’ordre à ses troupes de résister par les armes aux troupes du IIIReich. Il parvient ensuite à s'évader et rallie la France libre.

– À la tête de la 1re armée française débarquée en Normandie en juin 1944, il mène la campagne victorieuse, dite « Rhin et Danube » et il est le seul général français de la Seconde Guerre mondiale à avoir commandé de grandes unités américaines.

– Il a représenté la France à la signature de la capitulation allemande à Berlin, le 8 mai 1945, aux côtés d'Eisenhower, Joukov et Montgomery.

– Commandant en chef des forces françaises en Allemagne en 1945, puis inspecteur général de l'Armée de terre et chef d’État-Major général de la Défense nationale en 1947, il devient vice-président du Conseil supérieur de la guerre.

– De 1948 à 1950 auprès du maréchal Montgomery, il est le premier commandant en chef des Forces terrestres de l’Europe occidentale.

– Fin 1950, il est envoyé redresser la situation sur le front de la guerre d'Indochine, et cumule alors les postes de haut-commissaire en Indochine et de commandant en chef du corps expéditionnaire. Il remporte en 1951 plusieurs victoires importantes contre le Việt Minh, mais, très affecté par la mort de son fils Bernard (tué au combat à Ninh Binh, le 30 mai 1951) et atteint d’un cancer de la hanche, il doit quitter l'Indochine dès la fin de l'année pour se faire soigner en France où il décédera peu de temps après. [1]

« Quant à la personnalité du maréchal de Lattre, écrit Ivan Cadeau, elle continue bien après sa mort à susciter les plus vifs commentaires, les uns mettant en avant ses atouts – animateur hors pair, travailleur infatigable –, les autres préférant relever ses défauts – ses colères, sa vindicte, son goût du faste. »

Un peu comme George Patton…

Bernard DELCORD

De Lattre par Ivan Cadeau, Paris, Éditions Perrin, novembre 2017, 325 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 € (prix France)

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Lattre_de_Tassigny

19:17 Écrit par Bernard dans Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Entretiens avec l’ange…

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Quatrième petit ouvrage de la sympathique collection « Opuscule » publiée par les Éditions Lamiroy à Bruxelles, la nouvelle fort originale et habilement menée par Jacques Mercier intitulée Des matins lumineux met en scène un animateur de radio intérimaire qui converse avec ses auditeurs dans une émission appelée 5 à 7 le matin.

Entre paroles de chansons françaises et dialogues récurrents avec une auditrice ponctuelle, il ira de surprise en émois avant de partir à sa recherche.

Et de la trouver…

Bernard DELCORD

Des matins lumineux par Jacques Mercier, Bruxelles, Éditions Lamiroy, collection « Opuscule », septembre 2017, 33 pp. en noir et blanc au format 10 x 14 cm sous couverture brochée en couleurs, 4 €

15:51 Écrit par Bernard dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2018

Splendeurs baroques…

L'hôtel de ville de Liège – Un remarquable florilège d'ornements.jpg

Grand spécialiste de l’histoire de l’art, de la musique et de l’ornementation architecturale, Bernard Wodon [1] a fait paraître récemment, dans la collection des « Carnets du Patrimoine » publiée à Namur par l’Institut du Patrimoine wallon, un passionnant petit ouvrage intitulé L'hôtel de ville de Liège – Un remarquable florilège d'ornements dans lequel il retrace et commente en détail la construction, durant le premier tiers du XVIIIsiècle, de ce magnifique bâtiment baroque érigé sur un plan en U.

Situé à l'emplacement de l'ancienne maison communale gothique, détruite par les troupes françaises en 1691 sur ordre de Louis XIV, ce monument municipal a été classé en 1942 et inscrit au patrimoine exceptionnel de Wallonie depuis 2002, en raison notamment de son remarquable état de conservation, de la splendeur des deux cages de ses escaliers d’honneur et de la richesse décorative de ses nombreuses salles ornées par quantité d’artistes, liégeois pour la plupart.

Une véritable débauche de feuilles d’acanthe, de rinceaux, d’espagnolettes, de culots, d’attiques, de trophées, de panneaux et de plafonds peints, de dorures, de stucs, de dais, de dessus de porte sculptés, d’atlantes, de caryatides, de boiseries travaillées, de toiles murales, de manteaux de cheminées…

De toute beauté !

Bernard DELCORD

L'hôtel de ville de Liège – Un remarquable florilège d'ornements par Bernard Wodon, Namur, Institut du Patrimoine wallon, collection « Carnets du Patrimoine », décembre 2017, 52 pp. en quadrichromie au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 6 €

[1] Docteur en musicologie et histoire de l’art de l’Université catholique de Louvain, Bernard Wodon a entre autres fonctions été chargé du cours d’analyse du décor monumental à l’Université de Liège. Il est notamment l’auteur de -2000 +2000, 4000 ans de patrimoine (Bruxelles, Éditions Didier Hatier, 2002), de l’Histoire de la Musique (Paris, Larousse, collection « In extenso », 2008, rééd. 2014), de 1000 ans de rayonnement artistique liégeois (Liège, Éditions de la Province de Liège, 2016), de L’Opéra dans l’Histoire (Liège, Éditions de la Province de Liège, 2017),  – quatre ouvrages dont votre serviteur a assuré la direction éditoriale –, ainsi que de L'Ornement. De l'Antiquité au XXsiècle (Paris, Citadelles & Mazenod, 2014).

21:35 Écrit par Bernard dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/02/2018

Festival de vacheries…

À la fin de l'envoi, je touche.jpg

Chroniqueur, essayiste, fasciné par la richesse de la langue française, Olivier Clodong aime traquer les bons mots, les traits d'esprit et les répliques qui font mouche. Il leur a consacré plusieurs livres, dont Et toc ! (Fayard, 2015).

Il a fait paraître à Paris, aux Éditions J’ai Lu dans la collection « Librio », un petit ouvrage caustique intitulé « À la fin de l'envoi, je touche ! » – Histoire, cinéma, politique, littérature - Les répliques qui tuent dans lequel sont rassemblées de nombreuses estocades hilarantes.

Court florilège :

De Georges Clemenceau sur Paul Deschanel : « Il a un bel avenir derrière lui… »

Du même, à propos du décès de Félix Faure : « En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui ».

De Winston Churchill sur son rival travailliste Clement Atlee : « C’est un homme modeste qui a de nombreuses raisons de l’être ».

De François Mitterrand sur Margaret Thatcher : « Elle a les lèvres de Marylin, les yeux de Caligula ».

De Jacques Chirac : « Sarkozy, il faut marcher dessus. Et du pied gauche, ça porte bonheur ».

En 1796, Mme de Staël sollicite l’avis de Rivarol : « Que pensez-vous de mon livre ? » [1] Réponse : « Je fais comme vous, Madame, je ne pense pas ».

De Louis Scutenaire, poète surréaliste belge : « Saint-John Perse, mais il y a mis le temps ! »

De Rodin à Picasso qui lui propose une de ses toiles : « Commencez par signer, que je sache dans quel sens ça se regarde… »

D’une admiratrice à l’écrivain Paul Morand « Vous souvenez-vous, Cher maître, des cerises que nous avons cueillies ensemble il y a quatre ans ? » Réponse : « Oui, je me souviens parfaitement des cerises… »

Ou encore de Jean Cocteau, à propos d’un dîner en ville : « Tout était froid, sauf le champagne ».

Une vaste compilation assassine !

Bernard DELCORD

« À la fin de l'envoi, je touche ! » – Histoire, cinéma, politique, littérature - Les répliques qui tuent par Olivier Clodong, Paris, Éditions J’ai Lu, collection « Librio », novembre 2017, 91 pp. en noir et blanc au format 13 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 5 € (prix France)

[1] De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations.

20:23 Écrit par Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2018

« En règle générale, aucun homme dans l'embarras n'est tout à fait honnête. » (William Makepeace Thackeray)

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William Makepeace Thackeray, né à Calcutta en 1811 et mort à Londres en 1863, est l'un des grands romanciers anglais de l'époque victorienne.

Fils d'un administrateur de la Compagnie des Indes, il dilapide la fortune paternelle au jeu, en voyages et dans deux journaux qui font faillite. 

Ayant écrit de nombreux romans sous divers pseudonymes, il est surtout connu pour ses œuvres satiriques prenant pour cible les classes moyenne et aristocratique britanniques. Il est l'auteur, entre autres, des Mémoires de Barry Lyndon (1844), qui fut adapté par le cinéaste Stanley Kubrick (en 1975, 4 Oscars), de The Book of Snobs (1846) et de Vanity Fair (1846-1847), l'un des romans-phares de la littérature anglaise.

On lui doit aussi Samuel Titmarsh et le grand diamant des Hoggarty, paru d'abord dans le Fraser's Magazine en 1841 et dont la traduction française est ressortie récemment en poche aux Éditions de la Table ronde à Paris, dans la collection « La petite Vermillon » [1].

En voici le pitch :

« Lorsque, vers 1820, le jeune Irlandais Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre un gros médaillon d’un modèle ancien devenu épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. »

Et une citation du livre qui explique tout :

« Dès que les gens espèrent un grand profit, le jugement semble les abandonner, et parce qu'ils souhaitent ce profit, il leur paraît si sûr qu'ils méprisent tout avertissement et toute prudence. »

Une satire grandiose !

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William Makepeace Thackeray par Jesse Harrison Whitehurst.

Bernard DELCORD

Samuel Titmarsch et le grand diamant des Hoggarty par William Makepeace Thackeray, traduit de l’anglais par Paul de Kock révisée par Cécile Arnaud, postface de Lucien d’Azay, Paris, Éditions de la Table ronde, collection « La petite Vermillon », mai 2016, 246 pp. en noir et blanc au format 11 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 8,70 € (prix France)

[1] La première parution de cette traduction date de 1964, aux Éditions Gallimard.

20:17 Écrit par Bernard dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2018

« À l'œuvre, on connaît l'ouvrier. » (Aristophane)

Claude Debussy .jpg

Pianiste virtuose et producteur de radio depuis 2005 (des émissions Notes du traducteur puis Portraits de famille sur France Musique), Philippe Cassard (°1962) a consacré une part importante de ses activités à Claude Debussy (1862-1918). Il interprète régulièrement l'intégrale de la musique pour piano de ce musicien d’avant-garde à son époque [1], qu'il a enregistrée pour Virgin's Classics et Decca [2]. Parallèlement à sa carrière pianistique, il a publié un essai sur Franz Schubert chez Actes Sud en 2008 et un livre d'entretiens sur le cinéma et la musique, Deux temps trois mouvements chez Capricci en 2012.

Il revient cette année chez Actes Sud avec un Claude Debussy particulièrement intéressant dans la mesure où, en plus de données biographiques et d’analyses de l’œuvre de l’auteur du Prélude à l’après-midi d’un faune (symphonie sous-titrée Églogue pour orchestre d'après Stéphane Mallarmé, 1894), de Pelléas et Mélisande (opéra en cinq actes d’après l’œuvre éponyme de l’écrivain belge Maurice Maeterlinck, 1902) et de La Mer (trois esquisses symphoniques pour orchestre, 1905), il donne à connaître en de courts chapitres le point de vue de l’interprète particulièrement en phase avec les nombreuses pièces pianistiques qu’il exécute.

Un concert magnifique !

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie intimiste est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Claude Debussy par Philippe Cassard, Arles, Actes Sud, collection « Classica », janvier 2018, 152 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 16,50 € (prix France)

Œuvres principales de Claude Debussy :

Œuvres pour piano

1888-1889 : Petite Suite, pour piano à 4 mains

1888-1891 : Arabesques

1890-1905 : Suite bergamasque

1903 : Estampes

1904 : Masques

1904 : L’Isle joyeuse

1904 : Images - Livre I

1906-1908 : Children’s Corner

1907 : Images - Livre II

1909-1912 : Préludes

1914-1915 : Six épigraphes antiques, pour piano à 4 mains

1915 : En blanc et noir, pour 2 pianos à 4 mains

1915 : Études

Musique de chambre

1893 : Quatuor à cordes en sol mineur

1913 : Syrinx, pour flûte

1915 : Sonate pour violoncelle et piano

1915 : Sonate pour flûte, alto et harpe

1916-1917 : Sonate pour violon et piano

Œuvres symphoniques

1892-1894 : Prélude à l’après-midi d’un faune

1897-1899 : Nocturnes

1903-1905 : La Mer

1905-1912 : Images pour orchestre

Musique de ballet

1912 : Jeux

1913 : La Boîte à joujoux

Œuvres lyriques

1884 : L’Enfant prodigue, cantate sacrée sur un livret d’Édouard Guinand

1888 : La Damoiselle élue, cantate sur un livret de Dante Gabriel Rossetti (orchestrée en 1902).

1893-1902 : Pelléas et Mélisande, drame lyrique en cinq actes sur un livret de Maurice Maeterlinck

1908-1916 : La Chute de la maison Ushern 4, 34, 35 et Le Diable dans le beffroi, deux opéras (inachevés) en un acte, d’après Edgar Allan Poe traduit par Charles Baudelaire

1911 : Le Martyre de saint Sébastien, mystère en cinq actes sur un livret de Gabriele D’Annunzio

Mélodies

1888 : Ariettes oubliées d’après Verlaine

1887-1889 : Cinq poèmes de Charles Baudelaire

1891 : Fêtes galantes (premier recueil) d’après Verlaine

1891 : Trois mélodies d’après Verlaine

1897-1899 : Trois chansons de Bilitis d’après Pierre Louÿs

1904 : Fêtes galantes (second recueil) d’après Verlaine

1904 : Trois chansons de France d’après Charles d’Orléans et Tristan L’Hermite

1909 : Trois chansons de Charles d’Orléans

1904-1910 : Le Promenoir des deux amants d’après Tristan L’Hermite

1910-1911 : Trois ballades de François Villon

1913 : Trois poèmes de Stéphane Mallarmé

[1] Le nom de Philippe Cassard est étroitement lié à Debussy, dont il a enregistré une intégrale en 1994, et qu'il a jouée en une journée et quatre concerts à Besançon, Paris, Marseille, Angoulême, Londres, Dublin, Sydney, Tokyo, Lisbonne, Vancouver et Singapour. Il a aussi interprété en une journée l’intégrale pour piano solo à la Philharmonie de Liège en 2012.

[2] Debussy : Œuvres pour piano à 4 mains et 2 pianos (Prélude à l'après-midi d'un faune, Petite suite, En blanc et noir, Lindaraja, Première Suite pour orchestre), avec François Chaplin (Decca, 2012). On lui doit aussi Debussy : Mélodies avec Natalie Dessay, soprano (Virgin's Classics, 2012), Debussy (Toccata, Jardins sous la pluie) et Debussy : Préludes (livres 1 et 2), Images (livres 1 et 2), Estampes, Images oubliées, L'Isle Joyeuse (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Cassard)

15:02 Écrit par Bernard dans Arts, Musique, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |