28/05/2017

« C'est grâce à l'héritage du jazz que l'homme singe devient l'homme sage. » (MC Solaar)

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Né à Uccle en 1970, le saxophoniste Stéphane Mercier, qui s’est formé en Belgique et aux États-Unis où il a fait carrière dans la musique de jazz, possède par ailleurs une belle plume.

C’est donc tout naturellement qu’il s’est penché dans Le jazz, un petit essai inspiré et bien documenté paru aux Éditions Ikor à Toulouse, sur l’histoire de ce courant enraciné chez les Noirs américains qui avaient été réduits en esclavage, puis libérés de ce joug sans pour autant accéder à la liberté démocratique, faisant par-là naître une musique balancée entre cris de révolte et chants d’espoir, sans cesse renouvelée et toujours actuelle.

Du ragtime et du blues aux œuvres de Brad Mehldau, de Mark Turner et de Kurt Rosenwinkel en passant par Louis Armstrong, le be-bop, Sidney Bechet, Bix Beiderbecke, Buddy Bolden, le boogie-woogie, Dave Brubeck, Ornette Coleman, John Coltrane, Chick Corea, le Cotton Club, Miles Davis, le Dixieland, Duke Ellington, Ella Fitzgerald, le freejazz, Stan Getz, Dizzy Gillespie, Benny Goodman, Stéphane Grappelli, John Hammond, Herbie Hancock, Coleman Hawkins, Fletcher Henderson, Billie Holiday, Keith Jarrett, le jazz-rock, Quincy Jones, Wynton Marsalis, Glenn Miller, Charles Mingus, Thelonious Monk, Jelly Roll Morton, Gerry Mulligan, Charlie Parker, Michel Petrucciani, Jaco Pastorius, Django Reinhardt, Horace Silver, Frank Sinatra, Toots Thielemans, Paul Whiteman, Lester Young et bien d’autres encore, l’auteur fait le tour de la question avec beaucoup d’éclectisme et de savoir-faire, tout en proposant une sélection discographique, filmographique et bibliographique permettant au lecteur d’aller plus loin dans la découverte.

Un très beau solo musical !

Bernard DELCORD

Le jazz par Stéphane Mercier, Toulouse, Éditions Ikor, collection « C’est si simple », avril 2017, 106 pp. en noir et blanc au format 12 x 17 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,99 € (prix France).

15:18 Écrit par Bernard dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/05/2017

Le bel canto à travers les âges…

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C’est dans la collection « Histoire » dirigée par votre serviteur que les Éditions de la Province de Liège ont publié, après 1000 ans de rayonnement artistique liégeois, L’Opéra dans l’Histoire, une somme monumentale rédigée par l’historien d’art belge Bernard WODON [1].

D’Antonio-Maria Abbatini (1595-1677) à Gregor Joseph Werner (1693-1766) en passant par Jean Absil (1893-1974), Isaac Albéniz (1860-1909), Tomaso Albinoni (1671-1751), Gregorio Allegri (1582-1652), Daniel-François-Esprit Auber (1782-1871), Georges Auric (1899-1983), Jean-Sébastien Bach (1685-1750) et ses fils, Ludwig van Beethoven (1770-1827), Alban Berg (1885-1935), Hector Berlioz (1803-1869), Georges Bizet (1838-1875), François-Adrien Boieldieu (1775-1834), Pierre Boulez (1925-2016), Benjamin Britten (1913-1976), John Cage (1912-1992), Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), Frédéric Chopin (1810-1849), Dmitri Chostakovitch (1906-1975), Domenico Cimarosa (1749-1801), Claude Debussy (1862-1918), Gaetano Donizetti (1797-1848), Pascal Dusapin (1955-), Manuel de Falla (1876-1946), Gabriel Fauré (1845-1924), César Franck (1822-1890), George Gershwin (1898-1937)  Philip Glass (1937-), Christoph Gluck (1714-1787), Charles Gounod (1818-1893), André-Ernest-Modeste Grétry (1741-1813), Edvard Grieg (1843-1907), Georg Friedrich Haendel (1685-1759), Joseph Haydn (1732-1809), Arthur Honegger (1892-1955), Roland de Lassus (1532-1594), Ruggiero Leoncavallo (1858-1919), György Ligeti (1923-2006), Franz Liszt (1811-1886), Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Gustav Mahler (1860-1911), Félix Mendelssohn (1809-1847), Olivier Messiaen (1908-1992), Giacomo Meyerbeer (1791-1864), Darius Milhaud (1892-1974), Claudio Monteverdi (1567-1643), Modest Moussorgski (1839-1881), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Luigi Nono (1924-1990), Jacques Offenbach (1819-1880), Giambattista Pergolesi (1710-1736), Francis Poulenc (1899-1963), Giacomo Puccini (1858-1924), Henry Purcell (1659-1695), Sergei Rachmaninov (1873-1943), Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Maurice Ravel (1875-1937), Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908), Gioacchino Rossini (1792-1868), Camille Saint-Saëns (1835-1921), Antonio Salieri (1750-1825), Erik Satie (1866-1925), Domenico Scarlatti (1685-1757), Arnold Schönberg (1874-1951), Franz Schubert (1797-1828), Bedřich Smetana (1824-1884), Karlheinz Stockhausen (1928-2007), Richard Strauss (1864-1949), Igor Stravinsky (1882-1971), Piotr Tchaïkovski (1840-1893), Georg Philipp Telemann (1681-1767), Mikis Theodorákis (1925-), Ralph Vaughan Williams (1872-1958), Giuseppe Verdi (1813-1901), Antonio Vivaldi (1678-1741), Richard Wagner (1813-1883), Carl Maria von Weber (1786-1826) ou Kurt Weill (1900-1950) – et on en passe des dizaines ! –, tout le gratin de l’Occident lyrique voit ses œuvres scrupuleusement passées en revue.

Voici ce que nous a récemment écrit Bernard Wodon à propos de son ouvrage :

« Si l’opéra retrouve aujourd’hui une forme de popularité sous l’influence des médias, il se présente aussi comme un événement lors de grandes représentations en plein air dans des cadres prestigieux. Ce genre continue à plaire par la magie du théâtre et par le jeu du chanteur doublé d’un comédien. Aussi, beaucoup de compositeurs bravèrent jadis la scène pour y acquérir la notoriété. L’aura du merveilleux, le talent incantatoire de la voix du soliste et la puissance des chœurs “sculptant” le sens subtil d’un mot, le mariage du texte et de la musique, le rôle jubilatoire de la chorégraphie, les prodiges de la mise en scène et l’action des interventions instrumentales ou orchestrales méritaient une synthèse actualisée.

Le couple opéra et scénologie, rehaussé par la féerie des décors et la diaprure des costumes, relève des arts plastiques (arts de l’espace) dans les ballets, les farandoles, les pantomimes et même les pirouettes. La collaboration du compositeur, du librettiste, du chorégraphe et du metteur en scène enrichit ce divertissement musical, amplifie la durée du spectacle et avive le “chef-d’œuvre”. Le chef-d’œuvre ? C’est “mettre ensemble des notes qui s’aiment… !”, réplique en boutade prêtée au bambin Mozart à la marquise de Pompadour.

Quelle définition, si ce n’est celle du secret de son discours, aussi fluide et léger qu’une dentelle !

L’année 1600 voit la naissance de l’opéra avec Euridice de Jacopo Peri (1561-1633). Mais qu’en fut-il alors de la tragédie lyrique grecque, des mystères et des miracles du Moyen Âge, des ballets allégoriques et des intermezzi de la Renaissance ? N’en représentent-ils pas les prémices ?

À grand renfort de recherches biographiques et bibliographiques, de dépouillements alphabétiques de guides, de dictionnaires et d’encyclopédies vérifiés par recoupements, je me suis attelé à tisser les antécédents et les conséquents, deux “mailles” essentielles de la trame historique laissant transparaître les transitions ou les filiations des styles lyriques au sein des différentes époques. Tel se présente le “liant historique fort” de cette synthèse chronologique.

Englobant l’opéra américain, l’ouvrage définit les styles du patrimoine lyrique et décrit les décors de théâtre. Les modes fluctuent selon la variété des genres, tragédies, opéras historiques, mythologiques, opéras bouffes, opéras-comiques, sans omettre les Singspiele, opérettes, drames et zarzuelas espagnols, ni les opéras radiophoniques et les comédies musicales.

La biographie des compositeurs révèle les difficultés de composition, de publication et d’exécution d’une œuvre. Témoignant du vécu d’un artiste, elle justifiera aussi son impact dans l’apparition, la disparition ou la résurgence des styles. En outre, le livre reprend les compositeurs actuels, les grands défis contemporains médiatiques et sensibilise aux recherches musicologiques en matière d’interprétation des opéras des xviie et xviiie siècles relatée par les textes (archives, traités, correspondances, récits des mémorialistes).

Neuf chapitres divisent cette histoire de l’opéra des origines à 2017. Chacun de ceux-ci se compose du contexte historique et culturel, de la présentation synoptique des compositeurs groupés par école, du recensement explicatif d’œuvres-jalons accompagnées de leur scénario.

Retraçant l’évolution chronologique du patrimoine lyrique, les encadrés permettent une “lecture à deux vitesses”, par les exergues recréant le climat et l’ambiance d’une époque, et par les intertitres-vedettes relatifs à l’apport des écoles ou des compositeurs.

Accessible et concis, l’exposé définit directement les termes musicaux dans le corps du texte. Pluridisciplinaire, cette synthèse brasse donc à la fois l’histoire de l’art (décor) et celle des arts phoniques ou arts de la durée, littérature (livret) alliée à la musique (vocale et instrumentale). La bibliographie, puis l’index des compositeurs et de leurs maîtres accompagnés de leurs coordonnées chronologiques terminent cet ouvrage-outil. »

Un Himalaya de culture musicale !

Bernard DELCORD

L'Opéra dans l'Histoire par Bernard Wodon, préface de Stefano Mazzonis di Pralafera, Liège, Éditions de la Province de Liège, collection « Histoire » dirigée par Bernard Delcord, avril 2017, 544 pp. en noir et blanc au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 24 €

SOMMAIRE

Préface par Stefano Mazzonis di Pralafera, directeur de l’Opéra royal de Wallonie (Liège)

Introduction

Chapitre I. Les prémices 

Chapitre 2. Féérie du baroque (1600-1700)

Chapitre III. Ultimes feux du baroque (1700-1750)

Chapitre IV. « Premier souffle » du classicisme : son évolution (1750-1770) 

Chapitre V. « Ultime souffle » du classicisme :sa révolution (1770-1800) 

Chapitre VI. Premier élan du romantisme (1800-1850)

Chapitre VII. Second élan du romantisme (1850-1900)

Chapitre VIII. « Schisme » de la « modernité » (1900-1950)

Chapitre IX. Avant-gardes (1950-2016)

Conclusion 

Heuristique, méthodologie & bibliographie

Index des compositeurs & de leurs maîtres

 

[1] Docteur en philosophie et lettres de l’Université catholique de Louvain (Département archéologie, histoire de l'art et musicologie), Bernard Wodon a enseigné à l'Université de Liège et à l'Institut des hautes études des communications sociales de Bruxelles (I.H.E.C.S.) où il donna durant 25 ans un cours intitulé « L’évolution des formes plastiques et musicales ». Le Service public de Wallonie l’a requis pour les procédures de classement et la rédaction des notices de divers inventaires du patrimoine monumental.

21:45 Écrit par Bernard dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/04/2017

L'homme aux doigts d'or...

Django Reinhardt - Le génie vagabond .jpg

Sorti en juin 2015 et réédité en avril 2017 à l’occasion de la sortie du film d'Étienne Comar intitulé Django avec Reda Kaleb et Cécile de France, Django Reinhardt – Le génie vagabond, la biographie, rédigée par Noël Balen [1], ramène sur le devant de la scène l'un des guitaristes de jazz les plus fulgurants du XXe siècle.

De sa naissance à Liberchies [2] (Belgique) le 23 janvier 1910 dans une famille de Sinti nomades habitués à traverser l’Europe de part en part jusqu'à sa mort à l’hôpital de Fontainebleau le 16 mai 1953 des suites d’une congestion cérébrale (il repose au cimetière de Samois-sur-Seine en Seine-et-Marne), cette biographie retrace les étapes de la carrière exceptionnelle et de l'existence riche de contrastes de ce Manouche : les premiers bals musettes, l'incendie de sa roulotte le 26 octobre 1928, à Saint-Ouen, et sa main gauche mutilée (il en perdit définitivement l’usage de l’annulaire et de l’auriculaire), la révélation du jazz et la rencontre avec Stéphane Grappelli, la création du Quintette du Hot Club de France, les années de gloire et les dépenses fastueuses, les déceptions américaines auprès de Duke Ellington et les difficiles retrouvailles de l'après-guerre...

Considéré avec Charlie Christian, Joe Pass et Wes Montgomery comme l’un des meilleurs guitaristes de jazz, Django Reinhardt est une référence majeure pour des guitaristes comme Andrès Segovia, Mark Knopfler ou Jimi Hendrix, qui a intitulé son dernier album Band of Gypsys (1970) pour lui rendre hommage [3].

L’ouvrage se complète d'une discographie chronologique exhaustive.

Bernard DELCORD

Django Reinhardt – Le génie vagabond par Noël Balen, Monaco, Éditions du Rocher, juin 2015, réédition avril 2017, 292 pp. + un cahier photo de 12 pp. en noir et blanc au format 15,2 x 23,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 19,90 € (prix France)

 

[1] Écrivain et musicien, Noël Balen partage son activité entre littérature, productions discographiques et conférences sur les musiques noires américaines. Parmi ses nombreux ouvrages musicologiques, figure L'Odyssée du jazz, considéré comme un classique. Par ailleurs, il écrit la série romanesque Le sang de la vigne, vingt-quatre enquêtes au cœur des grands vignobles, en collaboration avec Jean-Pierre Alaux. Il cosigne également avec Vanessa Barrot les romans de la série Crimes gourmands.

[2] Chaque année, depuis 2010, le Musée Django Reinhardt y ouvre ses portes durant tout un week-end à l'occasion du festival annuel de jazz manouche « Django à Liberchies ». La donation du journaliste belge Marc Danval y présente de nombreux documents d'époque (disques 78 tours et 33 tours, photos, revues…) et une iconographie détaillée y retrace chaque étape de la vie du musicien.

[3] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Django_Reinhardt

18:06 Écrit par Bernard dans Musique, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/04/2017

« Un compositeur de l’inouï… »

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Jacques Bonnaure, professeur agrégé de lettres, est critique musical. Il collabore notamment à La Lettre du musicien, Opéra Magazine et Classica. Il a publié un Saint-Saëns (2010) et un Massenet (2011) ainsi que, tout récemment, un Gabriel Fauré dans la collection « Classica » des Éditions Actes Sud.

Élève de Camille Saint-Saëns à l’école Niedermeyer et maître de Maurice Ravel au Conservatoire de Pais, Gabriel Fauré, né à Pamiers (Ariège) en 1845 et mort à Paris en 1924, est un pianiste, organiste et compositeur français célèbre pour son Requiem (1887), ses compositions orchestrales (Pavane, 1887, Pelléas et Mélisande, 1898, Masques et Bergamasques, 1919), sa musique pour piano (Valses-Caprices, Impromptus, Nocturnes, Barcarolles, Préludes…), sa musique de chambre (sonates pour violon et piano, sonates pour violoncelle et piano, Trio pour piano et cordes, quatuors pour piano et cordes, quintettes pour piano et cordes, Quatuor à cordes, Élégie, 1880, Romance sans parole), ses mélodies (Cinq mélodies de Venise, 1881, L'Horizon chimérique, 1921), La Bonne Chanson, 1892-1894, sur des poèmes de Paul Verlaine, et son opéra en trois actes Pénélope (1913).

Voici ce qu’en écrit Jacques Bonnaure :

« Compositeur très en vue, qui fut un charismatique directeur du Conservatoire de Paris, considéré avec Debussy et Ravel comme l'un des trois grands noms de la musique française de son temps, auteur de quelques pages célèbres, Gabriel Fauré n'en est pas moins un artiste mystérieux et méconnu.

Peu carriériste, grandi dans l'ombre de son aîné et ami Camille Saint-Saëns, il s'affirma peu à peu comme un maître d'une rare subtilité, refusant les brillantes séductions de la musique symphonique, alors en pleine expansion en France, pour explorer les sortilèges de la mélodie, de la musique pour piano et de la musique de chambre. 

Ce fut, pour la meilleure part de son œuvre, un compositeur de l'inouï. »

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie passionnante est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Gabriel Fauré par Jacques Bonnaure, Arles, Actes Sud, collection « Classica », avril 2017, 190 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 18 € (prix France)

15:24 Écrit par Bernard dans Musique, Récits de vie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/02/2017

Apprentissage musical...

Natalie Dessay raconte la véritable histoire de l'apprenti sorcier (cover).jpg

Constituant pour les enfants une belle initiation à la musique classique, le livre-CD intitulé Natalie Dessay raconte la véritable histoire de l'apprenti sorcier publié à Paris aux Éditions Didier Jeunesse est constitué d’un texte de Jean-Pierre Kerloc’h illustré par Rémi Saillard et dit par la grande soprano colorature française Natalie Dessay, par ailleurs comédienne de formation.

Le récit porté par les multiples voix de cette conteuse ensorcelante, qui incarne tous les personnages avec brio, donne en effet l’occasion d’approcher l’œuvre de compositeurs aussi divers que Camille Saint-Saëns, Maurice Ravel, Felix Mendelssohn, Manuel de Falla, Modeste Moussorgski, Hector Berlioz et Paul Dukas.

En voici le pitch :

Quatre enfants rêvant de devenir magiciens se présentent au maître sorcier Alto Incantador qui devra au final n’en garder qu’un. Commence alors un voyage initiatique qui leur apprendra à surmonter leurs peurs et les obligera à révéler tous leurs talents. Avant d’annoncer l’enfant élu, le grand sorcier leur racontera ses mésaventures du temps où lui aussi était apprenti sorcier.

Durée totale : 00h57’23’’

Natalie Dessay raconte la véritable histoire de l'apprenti sorcier (illu).jpg

Liste des extraits musicaux[1] (orchestre sous la direction musicale de David Pastor[2]) :

  1. INTRODUCTION : « ILS ARRIVAIENT DES QUATRE HORIZONS… »

Marche des fées (Felix Mendelssohn)

L’Enfant et les sortilèges (Maurice Ravel)

Escena (Manuel de Falla)

El aparecido (Manuel de Falla)

Danza del terror (Manuel de Falla)

En la cueva. La noche (Manuel de Falla)

  1. PREMIER VOYAGE : LA PEUR DU MAL

L’Enfant et les sortilèges (Maurice Ravel)

Une nuit sur le mont Chauve (Modeste Moussorgski)

  1. DEUXIÈME VOYAGE : LA PEUR DE L’INCONNU

Baba-Yaga (Modeste Moussorgski)

Songe d’une nuit de sabbat (Hector Berlioz)

  1. TROISIÈME VOYAGE : LA PEUR DE LA MORT 

Danse macabre (Camille Saint-Saëns)

  1. MAÎTRE ALTO INCANTADOR, APPRENTI SORCIER

L’Apprenti sorcier (Paul Dukas)

  1. ÉPILOGUE : LE CHOIX DU GRAND SORCIER

El círculo mágico (Manuel de Falla)

Menuet des follets (Hector Berlioz)

  1. L’APPRENTI SORCIER, PAUL DUKAS (version intégrale)

Bernard DELCORD

Natalie Dessay raconte la véritable histoire de l'apprentisorcier, un texte de Jean-Pierre Kerloc’h dit par Natalie Dessay et illustré par Rémi Saillard, sous la direction musicale de David Pastor Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », septembre 2016, 36 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

 

[1] Certains d’entre eux sont écoutables à l’adresse suivante : http://www.didier-jeunesse-musique.com/#/fiche/9782278078660/la-veritable-histoire-de-lapprenti-sorcier

[2] David Pastor est corniste et directeur artistique de l’Ensemble Agora (quintette à vent et harpe). Son parcours musical lui a fait côtoyer les musiciens de jazz avec l’Orchestre départemental de jazz de l’Yonne, ainsi que les grandes formations classiques (Opéra national de Lyon, Orchestre de Paris, Orchestre d’Auvergne…). Il est titulaire d’un premier prix de cor du CNSMD de Lyon et d’un DESS de management des entreprises culturelles (université Lumière-Lyon II).

17:06 Écrit par Bernard dans Livres pour enfants, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/11/2016

Un Noël joyeux…

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Véritable emblème musical, Casse-noisette est un ballet-féerie de Piotr Ilitch Tchaïkovski en deux actes, soit trois tableaux et 15 scènes, représenté pour la première fois le 18 décembre 1892 à Saint-Pétersbourg.

Son livret s'inspire de la version d'Alexandre Dumas d'un conte d'Hoffmann : Casse-Noisette et le Roi des souris. La partition, confiée à Tchaïkovski et composée de février 1891 à mars 1892, est certainement une des musiques de ballet les plus populaires aujourd'hui et une des œuvres de Tchaïkovski les plus appréciées.

En voici le pitch : 

Le soir de Noël, Clara reçoit de son oncle un casse-noisette. Pendant la nuit, une merveilleuse féerie commence : dans le salon, les jouets s'animent et le casse-noisette se transforme en prince…

Pour la collection « Un livre, un CD » des Éditions Didier Jeunesse à Paris, le poète et romancier belge Pierre Coran (Mons, 1934–) a rédigé une belle adaptation de cette œuvre majeure, dont le texte est lu avec brio par la comédienne française Valérie Karsenti (Pantin, 1968–) et est illustré en finesse par sa compatriote Delphine Jacquot (1982–), diplômée aux Beaux-Arts de Bruxelles.

Le cadeau de fin d’année par excellence !

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Liste des extraits musicaux (interprétés par l’Orchestre symphonique de la Radio slovaque dirigé par Ondrej Lenárd) [1] :

  1. La maison d’argent (2’10) – Ouverture miniature – 2. Les cadeaux de l’oncle Drosselmeyer (4’25) – L’Arrivée de Drosselmeyer – La Décoration de l’arbre de Noël – 3. La fête se termine… (1’16) – Danse du Grand-Père– 4. Une bataille inévitable (4’48) – Clara et le Casse-noisette – La Bataille – 5. L’histoire du prince Casse-Noisette et le voyage au château enchanté (6’03) – Le Palais enchanté du Royaume des Délices – Clara et le Prince – 6. Le palais des délices : la fée Dragée et le prince d’Orgeat (3’41) – Clara et le Prince (suite) – Valse des Flocons – 7. Divertissements : la danse du chocolat (1’27) – Danse espagnole – 8. La danse du café (3’05) – Danse arabe – 9. La danse du thé (1’18) – Danse chinoise – 10. La danse des bonbons menthe (1’13) – Danse russe – Trepak – 11. La danse des mirlitons (2’15) – 12. Mère Gigogne et les polichinelles (2’56) – 13. Valse et pas de deux (2’52) – Valse des Fleurs – 14. Final (3’42) – Clara et le Casse-noisette – Galop et Danse des Parents – Apothéose

Bonus : suite de ballet (version intégrale interprétée par l’Orchestre philarmonique de Slovaquie dirigé par Michael Halász) :

  1. Ouverture (3’23) – 16. Marche (2’23) – 17. Danse de la Fée Dragée (1’49) – 18. Danse russe (1’11) – 19. Danse arabe (2’55) – 20. Danse chinoise (1’14) – 21. Danse des Mirlitons (2’23) – 22. Valse des Fleurs (6’46)

Bernard DELCORD

Casse-noisette de Tchaïkovski, un texte de Pierre Coran dit par Valérie Karsenti et illustré par Delphine Jacquot, Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », octobre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

 

[1] Certains d’entre eux sont écoutables à l’adresse suivante : http://www.didier-jeunesse.com/livre/casse-noisette/

23/11/2016

Une fresque balzacienne…

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C’est depuis 2001 – 15 ans déjà… tempus fugit ! – que Brice Depasse produit et anime chaque jour La Story sur Nostalgie Belgique, une chronique musicale consacrée à la culture pop dans son acception la plus large.

Pour cet anniversaire, il a rassemblé la quintessence des 4 500 chroniques qu’il a lues à l’antenne dans un livre passionnant intitulé La Story - Le meilleur de la Légende, paru aux Éditions de la Renaissance du Livre à Bruxelles.

Dans ce pavé (plus de 520 pages bien tassées), il évoque avec brio et dans un style très enlevé d’innombrables épisodes de la vie et de la carrière de non moins innombrables vedettes des sixties jusqu’à nos jours, comme Bob Dylan, David Bowie, les Beatles, les Rolling Stones, Jimi Hendrix, les Pink Floyd, les Sex Pistols, The Clash, Kurt Cobain, Prince, Johnny Hallyday, Freddie Mercury, Michel Polnareff, Peter Gabriel, Serge Gainsbourg, Eric Clapton, Billy Joel, Sting, Renaud, The Police, William Sheller ou encore Plastic Bertrand [1] pour n’en citer qu’une infime partie, ainsi que de personnages, d’événements ou de phénomènes marquants des dernières décennies à l’instar de Coluche, Woody Allen, Jerry Lewis, Mad Max ou l’émergence du synthétiseur...

Le tout narré avec verve, talent et conviction…

Du grand art… pour l’art !

Bernard DELCORD

La Story - Le meilleur de la Légende par Brice Depasse, Bruxelles, Éditions Renaissance du Livre, novembre 2016, 523 pp. en noir et blanc au format 15 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 24,90 €

 

[1] Que Coluche appelait Carton Marcel dans sa fameuse émission sur Europe 1 à la fin des années 1970…

21:56 Écrit par Bernard dans Arts, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |