26/10/2016

Pour remonter dans le passé…

Manuel de paléographie française.jpg

Nicolas Buat, conservateur en chef du patrimoine, est directeur adjoint des Archives de Paris et Évelyne Van den Neste, conservateur général du patrimoine, est chef du Service des archives et de l’information documentaire de la Présidence de la République française. Archivistes-paléographes, ils sont chargés depuis plus de dix ans du cours de paléographie organisé aux Archives départementales du Val-de-Marne.

Ils sont aussi les auteurs, aux Éditions Les Belles Lettres à Paris, d’un Manuel de paléographie française et d’un Dictionnaire de paléographie française qui passionneront les historiens et seront de la plus grande utilité pour les archivistes, les conservateurs de bibliothèques et de musées, les notaires, les généalogistes, les mémorialistes, les romanistes, les étudiants, les thésards, les membres de cercles d’histoire locale et nationale, et, plus largement, toutes les personnes amenées à déchiffrer des textes rédigés entre le XVe et le XVIIIe siècle.

Voici ce qu’ils nous écrivent de leurs deux ouvrages :

« De la fin du Moyen Âge à la Révolution, la façon d'écrire le français a beaucoup évolué, et le tracé des lettres encore plus rapidement que l'orthographe ou la grammaire. Pour lire les sources originales de l'histoire de France, de la charte royale au plus humble registre paroissial, il est indispensable de maîtriser certains codes et certaines règles : c'est ce qu'enseigne la paléographie.

Quel lecteur de documents anciens n'a pas été confronté à des difficultés pour déchiffrer un texte ? Quel amateur d'archives n'a pas été rebuté par une écriture jugée illisible, désorienté par une orthographe erratique, perdu par un vocabulaire abscons ? Outil pratique et pédagogique, le Manuel de paléographie française a été conçu pour que chacun, néophyte ou expert, puisse surmonter ces difficultés, à son rythme et en parfaite autonomie.

C'est pourquoi il s'intéresse essentiellement aux écritures de la période postérieure à 1450, couvrant trois siècles d'un Ancien Régime riche en fonds d'archives patiemment reconstitués après les désastres de la guerre de Cent ans. Une nouvelle ère s'ouvre alors, avec le triomphe de la langue française et la généralisation des écritures liées, bientôt qualifiées de gothiques, auxquelles les greffiers et tabellions vont demeurer attachés jusqu'au XVIIIe siècle.

Abondamment illustré, l’ouvrage se compose de deux parties distinctes : un exposé en six chapitres des principes et des méthodes de la paléographie, suivi de neuf parcours d'exercices, à la fois thématiques et progressifs.

Cet apprentissage permet aux paléographes débutants, mais aussi aux plus confirmés, de se familiariser avec le dessin des lettres, de repérer les abréviations des mots, de comprendre des tournures de phrases aujourd'hui archaïques, en bref, d'exercer au quotidien son œil paléographique…

Dictionnaire de paléographie française.jpg

Conçu quant à lui comme un ouvrage de base, le Dictionnaire de paléographie française s'adresse aussi bien à l'érudit qu'au simple curieux. Plus commode qu'un manuel, il est le compagnon idéal du chercheur en salle de lecture. Il se laisse également feuilleter avec plaisir : comme tout dictionnaire, il offre avec plus de 2 500 entrées, 12 000 exemples et 15 000 illustrations un trésor d'associations de mots et d'images, de découvertes inattendues.

Certains mots font encore l'objet de planches particulières : autre, faire, icelui, Jehan, maître, pour, présent, que... Il ne s'agit en aucun cas d'un dictionnaire de mots rares ! Ce sont au contraire les termes les plus courants qui sont les plus difficiles à lire ou à interpréter, parce qu'ils sont écrits en abrégé ou perdus dans des formules au sens obscur. Les exemples sont là pour montrer les associations de mots et d'idées les plus fréquentes dans les actes de procédure ou de la pratique notariale.

Régler une querelle de voisinage, obtenir un dégrèvement d'impôts, passer un contrat de travail, organiser une succession : ces soucis de la vie quotidienne étaient également ceux de nos ancêtres, et nous sommes nombreux à vouloir en retrouver le témoignage dans des liasses et des registres parfois très anciens.

Les archives publiques sont ouvertes à tous, et ce dictionnaire aidera son utilisateur à remonter le temps, peut-être bien au-delà de ce qu’il espérait. »

De précieux outils de décryptage !

Bernard DELCORD

Manuel de paléographie française par Nicolas Buat et Évelyne Van den Neste, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Sources », mai 2016, 313 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 21,6 cm sous couverture brochée en bichromie, 25 € (prix France)

Dictionnaire de paléographie française, nouvelle édition revue et augmentée, par Nicolas Buat et Évelyne Van den Neste, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Sources », mai 2016, 803 pp. en noir et blanc au format 14,6 x 21,6 cm sous couverture brochée en bichromie, 45 € (prix France)

21/07/2016

« Je regarde la grammaire comme la première partie de l'art de penser. » (Étienne Bonnot de Condillac)

Le bon Usage (16e édition).jpg

Offrant 3 mois d’accès gratuit à la version électronique de l’ouvrage, la 16e édition du Bon Usage de Maurice Grevisse et André Goosse parue chez De Boeck supérieur à Louvain-la-Neuve constitue, on le sait, la grammaire française de référence qui apporte une réponse nuancée [1] à toutes les difficultés que l’on peut rencontrer.

C’est aussi la grammaire de l’usage, à travers l’observation constante de l’évolution du français actuel, dont témoignent 40 000 citations de 2 500 auteurs (mentionnés en couleur dans le texte et repris dans un index, ce sont deux nouveautés), issues d’œuvres littéraires et de la presse écrite.

C’est enfin l’outil de travail incontournable des écrivains, correcteurs, traducteurs, journalistes, rédacteurs, professeurs de français… ainsi que des étudiants et des amoureux de notre langue.

Rappelons au passage que les auteurs de cette somme monumentale sont belges.

En effet, né à Rulles près de Habay en 1895, Maurice Grevisse fut successivement instituteur, professeur de français puis docteur en philosophie et lettres à l’Université de Liège (1925). À partir de 1927, il enseigne à l’École royale des Cadets à Namur. Ayant accepté de refondre une grammaire scolaire existante, il rédigea une œuvre originale, Le Bon Usage, qui parut en 1936 et devint la préoccupation de toute sa vie. Les plus grands grammairiens et écrivains de l’époque, dont André Gide, ont salué ce travail minutieux. Plusieurs distinctions ont ponctué sa carrière admirable, comme le prix De Keyn de l’Académie royale de Belgique en 1939 et la médaille d’or de l’Académie française en 1946. Il a été nommé officier de la Légion d'honneur en 1971 et est décédé à La Louvière en 1980 après avoir confié les rênes à son gendre, André Goosse.

Celui-ci, né à Liège en 1926, a fait des études de philologie romane à l’Université catholique de Louvain où il a rencontré Marie-Thérèse Grevisse, fille de l’illustre grammairien. Ils se marieront en 1950. Professeur dans l’enseignement secondaire puis dans son université, il est entré à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique en 1976. Il en deviendra le secrétaire perpétuel de 1996 à 2001. Très vite associé à son beau-père, il a pris la succession afin d’assurer la pérennité du Bon Usage. Depuis, il continue à actualiser et enrichir ce gigantesque tableau de la langue française.

En son temps, la renommée de Maurice Grevisse était immense, et nous en voulons pour preuve une anecdote amusante que nous confia Marcel Jullian (1922-2004), qui devint directeur littéraire de la maison Plon en 1967 et fut l’éditeur des Mémoires d’espoir de Charles de Gaulle.

Jullian avait engagé dans son équipe de relecteurs l’écrivain belge Robert Poulet (1893-1989), fort tatillon en matière de style et qui n’hésitait pas à intervenir dans le texte du général. Celui-ci, estomaqué, demanda qui se permettait pareille audace…

N’osant expliquer qu’il s’agissait d’un ancien (injustement à notre sens, mais c’est une autre histoire…) condamné à mort pour collaboration avec les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, Jullian expliqua qu’il s’agissait d’un Liégeois.

« Et alors ? », demanda de Gaulle.

« Maurice Grevisse est liégeois », répliqua l’éditeur.

« Dans ce cas… », répondit de Gaulle.

Comme quoi…

Bernard DELCORD

Le Bon Usage (16e édition) par Maurice Grevisse & André Goosse, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck supérieur, juillet 2016, 1750 pp. en bichromie au format 13,5 x 19,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 89 €

 

[1] Car jamais elle n’impose, mais suggère, en donnant les différents usages suffisamment courants pour être pris en considération.

16:45 Écrit par Bernard dans Références | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2016

Archétype de l'écrivain libre...

Aymé Qui suis-je.jpg

Michel Lécureur a enseigné en primaire, collège et lycée avant de terminer sa carrière à l'université du Havre. Depuis 1985, il a publié des ouvrages de régionalisme ou des études littéraires. Dans le premier domaine, il s'est notamment intéressé aux Manoirs et Châteaux du Pays de Caux (Les Falaises, 2004), aux Normands pionniers du sport (Les Falaises, 2007), aux Corsaires et pirates de Normandie (Magellan, 2011).

Dans le second, il a édité les œuvres de Marcel Aymé (1902-1967) chez Gallimard, dans la Pléiade, en 2001. Co-fondateur de la Société des Amis de Marcel Aymé, qu’il a présidée pendant vingt ans, il a par conséquent dirigé la publication des Cahiers Marcel Aymé.

Il est aussi l'auteur de quatre biographies de référence : Marcel Aymé (Les Belles Lettres,1997), Raymond Queneau (Les Belles Lettres, 2002), René Fallet (Les Belles Lettres, 2005), Barbey d'Aurevilly (Fayard, 2008), et d'un essai sur Guy de Maupassant (Orep, 2009).

Il a également sorti, aux Éditions Pardès à Grez-sur-Loing, un savoureux et passionnant petit essai intitulé Aymé Qui suis-je ?, une synthèse biographique du meilleur aloi consacrée à l’un des plus grands et des plus inclassables écrivains français, dont les prises de position littéraires et politiques, à tout le moins libertaires si pas libertariennes, lui ont valu des haines pugnaces, en raison du fait qu’elles se fichaient de la bien-pensance et du politiquement correct comme un poisson d’une pomme.

C’est ainsi qu’au début de l’occupation allemande, Marcel Aymé fit paraître, en septembre et octobre 1940, quatre articles dans la version à l’esprit anticonformiste du journal Aujourd’hui alors dirigé par Henri Jeanson (un ancien du Canard enchaîné), publication qu’il quittera lors de l’éviction de Jeanson et son remplacement par le collaborationniste Georges Suarez en novembre de la même année.

Marcel Aymé avait proposé à Jeanson un article contre les mesures antisémites de Vichy, texte qui fut interdit par la censure allemande.

Notre auteur donna alors trois articles aux Temps nouveaux, dirigés par le sulfureux Jean Luchaire, dans lesquels il s’opposa notamment à la fermeture des Écoles normales, mesure emblématique du régime de Vichy.

Entre 1942 et 1943, Marcel Aymé publia cinq articles dans les colonnes de Je suis partout, l’organe de Doriot et Brasillach, des papiers consacrés à des peintres de ses amis (Chas Laborde, Paul Bourg, Ralph Soupault et Jodelet) où il éreinte au passage les crédos des publicistes collaborationnistes Lucien Rebatet et Pierre-Antoine Cousteau, deux piliers centraux de… Je suis partout !

À la même époque, Marcel Aymé prêta son appartement montmartrois pour des réunions du réseau de résistance communiste de Frédéric Joliot-Curie (1900-1958), prix Nobel de chimie en 1935.

Interrogé en 1944 par le journal ultra-collaborationniste La Gerbe sur les bombardements alliés dénoncés notamment par Philippe Henriot, ministre de la Propagande de Pétain, notre écrivain déclare sans ciller que ceux-ci obéissent aux lois de la guerre.

En 1945, Marcel Aymé fit circuler une pétition auprès des gens de lettres pour obtenir la grâce de Robert Brasillach, condamné à mort à l’issue d’un procès impensable aujourd’hui, au cours duquel le procureur Marcel Reboul n’avait eu de cesse de dénoncer l’homosexualité de l’accusé, en plus de sa trahison.

Ce dernier fut tout de même exécuté, après un refus de grâce de Charles de Gaulle contre qui Marcel Aymé garda désormais une dent – particulièrement dure – ainsi que contre la magistrature qu’il éreinta joyeusement dans La Tête des autres en 1952.

Après la Seconde Guerre mondiale, Marcel Aymé, qui avait voyagé aux États-Unis, afficha un antiaméricanisme constant, en raison du matérialisme et de la ségrégation des Noirs qui sévissaient dans la patrie de l’Oncle Sam.

Il soutint aussi Louis-Ferdinand Céline dans les pages du Libertaire, préconisa le retrait de la France de l’OTAN et défendit la cause de l’Algérie algérienne dans L’Esprit public, revue partisane de l’Algérie française.

En 1950, on lui proposa d’être candidat à la Légion d’honneur et de recevoir par conséquent une invitation à la Présidence de la République, offre qu’il déclina en expliquant plus tard dans Le Crapouillot que s’il avait eu à motiver sa décision, il aurait suggéré aux très hauts personnages qui lui faisaient cette demande « qu’ils voulussent bien, leur Légion d’honneur, se la carrer dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens. »

Voici la présentation que Michel Lécureur donne de son excellent livre :

« Dès le prix Renaudot de 1929, obtenu pour La-Table-aux-Crevés, Marcel Aymé a connu la célébrité. Dès lors, il s'est affirmé comme romancier avec des réussites aussi éclatantes que La Jument verte (1933), Le Moulin de la Sourdine (1936) ou La Vouivre (1943). Sa trilogie composée de Travelingue (1941), Le Chemin des écoliers (1946) et Uranus (1948) est fréquemment citée par les historiens pour évoquer l'histoire de la France avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

Parallèlement à cette production romanesque, Marcel Aymé a publié plusieurs recueils de nouvelles, comme Le Nain (1934), Derrière chez Martin (1938) ou Le Passe-Muraille (1943). Dans le domaine des histoires brèves, il a connu un succès exceptionnel avec Les Contes du chat perché (1934-1946).

Ce Marcel Aymé Qui suis-je ? montre qu'il s'est également révélé comme un journaliste de talent dont on a sollicité les articles les plus divers dans différents journaux et revues. Cependant, son désir le plus cher était probablement de devenir auteur dramatique et il a atteint cet objectif avec des pièces comme Lucienne et le boucher (1948), Clérambard (1950) et La Tête des autres (1952).

Observateur lucide de la nature humaine, il a confié ses réflexions dans toute son œuvre et, en particulier, dans Le Confort intellectuel (1949). Son goût peu commun pour la liberté de penser et de s'exprimer lui attire encore l'opprobre de certains qui le connaissent mal, car son humanisme et son humour restent à découvrir. »

Soulignons encore que l’ouvrage de Michel Lécureur fournit une bibliographie et une filmographie très complètes.

Car Marcel Aymé fut aussi le scénariste, l’adaptateur et/ou le dialoguiste de nombreux films, dont certains sont restés cultes, comme La Traversée de Paris (1956) avec Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès ou La Jument verte (1959) avec Bourvil, Yves Robert et Francis Blanche.

Un homme formidable, donc…

Bernard DELCORD

Aymé Qui suis-je ? par Michel Lécureur, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », février 2016, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

14:52 Écrit par Bernard dans Récits de vie, Références | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/03/2016

Sacré Bescherelle...

S'en laver les mains et autres expressions bibliques.jpg

Formatrice en français, Françoise Claustres est également l'auteur de livres sur la Bible, notamment pour les enfants. Aux Éditions Hatier à Paris, dans la célébrissime collection « Bescherelle », elle a fait paraître S'en laver les mains et autres expressions bibliques, un petit essai illustré par le bédéiste Robin dans lequel on apprend que des expressions comme « gagner son pain à la sueur de son front », « trouver la perle rare », « jeter la première pierre », « un bouc émissaire », « ne pas bouger d’un iota », « une année sabbatique », « servir sur un plateau d’argent », « pleurer comme une madeleine », « une période de vaches maigres », « semer la zizanie », « quel tohu-bohu ! » trouvent leur origine dans la Bible.

L’auteure explique leur provenance, qu’elle est allée rechercher dans les pages de ce texte fondateur, et elle leur rend ainsi tout leur sens en montrant à quel point elles ont traversé les âges, certaines étant « vieilles comme Mathusalem » !

Bernard DELCORD

S'en laver les mains et autres expressions bibliques par Françoise Claustres, illustrations de Robin, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », octobre 2015, 96 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 20,5 cm sous couverture cartonnée et plastifiée en couleurs, 19,95 € (prix France)

13:18 Écrit par Bernard dans Références | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/08/2014

« Et pourtant, elle tourne ! » (Galilée)

Géographie 3e-6e.jpg

Conforme aux compétences terminales et aux savoirs requis en Belgique pour l’enseignement de la branche, l’ouvrage collectif intitulé Géographie 3e/6e paru chez De Boeck à Louvain-la-Neuve s’adresse en priorité aux élèves de la 3e à la 6e année de l’enseignement de transition général et technique, mais aussi – et nous insistons sur ce point – à toutes les personnes qu’intéressent l’organisation et le fonctionnement de la planète sur laquelle nous vivons.

Il s’agit en effet d’un livre de référence très dense, remarquablement précis et largement documenté qui fournit des réponses essentielles aux questions soulevées par l’évolution du monde actuel.

Dans un premier volet, 43 fiches reprennent les SAVOIRS indispensables organisés autour de 7 thèmes :

– Organisations de territoires-sociétés [1].

– Dynamiques de développement [2].

– Dynamiques des populations [3].

–Dynamiques socio-économiques [4].

–La Terre [5].

– Environnement [6].

– Références spatiales [7].

Chaque fiche est organisée de façon claire et attrayante. Les objectifs et les mots-clés sont indiqués sur des post-it colorés, tandis que l’exposé des principales notions renvoie systématiquement à un lexique, à de nombreux liens vers d’autres fiches ou vers des sites Web ainsi qu’à un portfolio de documents.

Un second volet, constitué de 12 fiches, présente les SAVOIR-FAIRE fondamentaux de la géographie [8] à travers des tâches proposées, des méthodes de travail et des techniques géographiques qui, en association avec les savoirs indispensables, rendent possible leur appropriation par l’utilisateur.

Un bouquin costaud, qui aurait sûrement plu à Élisée Reclus et à Haroun Tazieff !

Bernard DELCORD

Géographie 3e/6e, Savoirs et savoir-faire, par Mireille Bekaert, Luc Bosson, Corinne Évrard, Olivier Gobert, Christian Jacques et Philippe Lother, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck, 4e édition, juin 2012, 232 pp. quadrichromie au format 19,5 x 25 cm sous couverture brochée en couleurs, 24,90 €


[1] Métropoles d’Europe – Métropoles d’Amérique du Nord – Zone aride : le désert saharien – Zone tropicale : rizières et forêt équatorial – Zone tropicale : un village africain et la montagne andine – Métropoles des pays du Sud – Zone méditerranéenne : un littoral touristique – Zone tempérée : un village européen – Belgique – Union européenne – Un modèle d’organisation spatiale : centre et périphérie – Clés de lecture de l’organisation de territoires-sociétés – Culture et territoire – Localisation des activités – Identités territoriales et conflits – Organisations internationales.

[2] Développement et aménagement du territoire – Indicateurs du développement – Blocages du développement économique – Facteurs du développement économique.

[3] Contrastes du peuplement – Mouvements migratoires – Transition démographique.

[4] Agents économiques – Politiques économiques – Population active – Notions sociales – Mondialisation – Dette du tiers monde.

[5] Révolution de la Terre – Rotation de la Terre et marées – Le temps qu’il fait – Dynamiques des masses d’air – Zones bioclimatiques – Mouvements des plaques tectoniques – Érosion et sédimentation – Ressources énergétiques et minérales.

[6] Risques naturels – Actions humaines et leurs conséquences – Gestion rationnelle de l’environnement.

[7] Références spatiales dans le monde – Références spatiales en Europe – Références spatiales en Belgique.

[8] Localiser et situer un objet de recherche – Choisir une méthode de travail – Traiter des informations – Analyser les images d’un territoire – Des statistiques aux graphiques – Analyser des cartes – De la coupe topographique au transect – Visualiser des disparités spatiales – Réaliser une carte de synthèse – La synthèse systémique – Décoder les conflits géopolitiques – Des compétences transversales.

19:12 Écrit par Bernard dans Références | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/12/2012

Plus clair et complet que ça, tu meurs !

 Le marketing.jpg

S'adressant non seulement aux étudiants de licence et de master en marketing et en management, aux étudiants en dernière année de lycée à orientation gestion, mais aussi aux professionnels du secteur (entreprises, consultants, formateurs), l'imposante somme des spécialistes britanniques Paul Baines, Chris Fill & Kelly Page parue dans sa traduction française aux Éditions De Boeck à Louvain-la-Neuve sous le titre Le marketing. Des fondamentaux à la pratique contemporaine constitue sans conteste le nec plus ultra en la matière, tout en demeurant parfaitement accessible à tout amateur intéressé.

C'est que l'ouvrage, à l'édition duquel votre serviteur a apporté sa modeste contribution, est construit autour de sept points forts :

1. Son approche est à la fois pédagogique, pragmatique et managériale : chaque chapitre se termine par un résumé, des questions de révision, des thèmes à débattre, des références bibliographiques et des renvois au site Web.

2. Son propos est international car il intègre des exemples de pays francophones (France, Belgique, Québec et Suisse).

3. Ses auteurs sont à la fois professeurs d'université et actifs dans la vie professionnelle.

4. Son positionnement est très ouvert et son approche actuelle et dynamique amène le lecteur à réfléchir pour mieux mémoriser ensuite.

5. Tout en couleur, il est illustré de nombreux encadrés, études de cas, photos et figures.

6. Il se termine par un glossaire de plus de 500 entrées avec les termes en français et en anglais, un index des notions et un index des noms propres.

7. Il est doté sur Internet d'un site compagnon (www.lemarketing.deboeck.com) proposant de nombreuses ressources complémentaires.

Les auteurs vont à la rencontre des lecteurs, en s’intéressant d’abord à leurs propres comportements face à des situations marketing réelles et concrètes, et ils invitent les lecteurs à y réfléchir. L’ouvrage adopte ainsi une démarche innovante et chaque chapitre est rédigé selon un même fil conducteur :

– présentation d’un aperçu illustratif ;

– des questions sur le problème que soulève cet aperçu ;

– des réflexions, explications, citations de chercheurs de référence, ainsi que des propositions  de compléments illustratifs sur le site ;

– en fin de chapitre, une synthèse qui relie les points clés dans un ordre rationnel, des questions de révision et des questions de discussion, ainsi qu’une bibliographie.

Un manuel limpide et précis qui met le marketing à la portée de tous...

Bernard DELCORD

Le marketing. Des fondamentaux à la pratique contemporaine par Paul Baines, Chris Fill & Kelly Page, adaptation française et avant-propos par Jacques Dioux, traduction française de Nathalie Tramonte, préface de Jean-Watin-Augouard, postfaces de Patrick Gabriel & Emmanuelle Le Nagard, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck, juillet 2012, 775 pp. en quadrichromie au format 11 x 17,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 59,50 €

16:57 Écrit par Bernard dans Références | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/01/2012

Le Bescherelle des écrivains et des lecteurs

Laurence Caillaud-Roboam se propose, dans Les figures de style illustrées par des dessins de Plantu paru aux Éditions Hatier à Paris, d'éveiller l'attention ou de réveiller le savoir de ses lecteurs sur les différentes techniques formelles permettant « d'opérer des modifications du langage ordinaire à l'aide de jeux sur le sens des mots, sur leur graphie, leur sonorité, leur grammaire ou encore sur la syntaxe des phrases ».

On connaît certes généralement l'acrostiche, l'allégorie, l'aphorisme, l'apologie, le calembour, le calligramme, le cliché, le chiasme, la comparaison, la contrepèterie, l'euphémisme, l'ironie, le leitmotiv, la métaphore, le mot-valise, le néologisme, l'oxymore, le parallélisme, le pastiche, le pléonasme, la tautologie...

Mais en va-t-il de même de l'anaphore, de l'antonomase, de l'apocope, de l'asyndète, de la dérivation, de l'ellipse, de l'emphase, de l'épenthèse, du gallicisme, de la litote, du palindrome, de la syncope, du zoomorphisme ?

Rien n'est moins sûr...

Quant à l'adynaton, l'aposiopèse, l'épanadiplose, l'épanalepse, la gémination, l'isotopie, la polyptote et la prosopoppée, pour beaucoup, c'est sûr, c'est du chinois !

Illustrées de dessins de Plantu et d'exemples choisis dans des textes classiques, l'auteure décode ces figures de style, et d'autres encore, avec un brio incontestable.

Il est vrai que son ouvrage a paru dans la fameuse collection « Bescherelle », un gage incontesté de qualité incontestable...

Bernard DELCORD

Les figures de style illustrées par des dessins de Plantu par Laurence Caillaud-Roboam, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », octobre 2011, 96 pp. en quadrichromie au format 27 x 20 cm sous couverture cartonnée et plastifiée en couleurs, 19,90 €  (prix France)

Bescherelle Les figures de style.jpg

13:51 Écrit par Bernard dans Références | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |